Le pape François réaffirme l’interdiction de la prêtrise aux homosexuels

D’après le quotidien italien La Stampa, le pape François aurait mis en garde les évêques italiens en début de semaine sur le recrutement d’homosexuels dans les séminaires.
Lors de la réunion de printemps de la Conférence épiscopale italienne, le pape a affirmé: « Attention à l’admission aux séminaires: gardez les yeux ouverts. Quiconque a même le moindre doute dans l’hétérosexualité d’un candidat ne devrait pas le laisser entrer ».
L’avertissement contre les prêtres homosexuels est conforme aux directives du Vatican relatives au sacerdoce qui ont été renouvelées sous François à la fin de 2016.
Ces dernières années, en dépit de son image libérale liés à son expression « Qui suis-je pour le juger? » prononcée de 2013, le pape François a à plusieurs reprises torpillé les initiatives législatives sur l’égalité de traitement des minorités sexuelles dans plusieurs pays.
Il s’est fortement opposé au mariage homosexuel, commentant en 2012 que c’était une menace pour « l’avenir de l’humanité elle-même ».
Une polémique secoue le Vatican après que le pape François aurait dit au Chilien Juan Carlos Cruz, victime d’abus sexuel par un prêtre alors qu’il était mineur dans les années 80, « Ça m’est égal que tu sois gay. Dieu t’a fait comme ça, et il t’aime comme tu es ».
La victime s’était entretenu avec le pape en marge de rencontres avec l’épiscopat chilien sur le scandale de pédophilie qui secoue le pays.

L’AJL, Association des Journalistes LGBTI (lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes), et la Maison des métallos, établissement culturel de la ville de Paris, lancent la seconde édition des OUT d’or, prix de la visibilité LGBTI, mardi 19 juin 2018 à 20h.
Seule cérémonie française récompensant artistes, journalistes et personnalités qui, grâce à leurs actions, accroissent et valorisent la visibilité des thématiques LGBTI en France et à l’international. La cérémonie sera placée sous le signe de la lutte contre les « fake news » et les discours de haine. Pour cette nouvelle édition, l’AJL a décidé de renforcer le rôle du grand public, en appelant les internautes à lui signaler ses coups de cœur (œuvres, articles ou personnalités…) pour participer à l’élaboration de la liste des nommés. Et, comme pour la précédente édition, la personnalité LGBT de l’année sera désignée par un vote du public.
À la présentation, Marie Labory endosse à nouveau son rôle de maîtresse de cérémonie, aux côtés de Rebecca Chaillon, actrice, metteuse en scène, performeuse et comédienne française.
Les nommés se verront remettre leurs prix par des personnalités telles Laura Flessel, Augustin Trapenard, Nadia Daam.

Les nommés :
1. OUT d’or de la personnalité de l’année
La personnalité de l’année est élue par le public :
– Édouard Louis
Écrivain, pour ses prises de position engagées à l’occasion de la parution de « Qui a tué mon père » (Seuil) en mai 2018.
– Paul B. Preciado
Philosophe, pour sa chronique « Interzone » dans​ Libération​, notamment sa « Lettre d’un homme trans à l’ancien régime sexuel » en janvier 2018.
– Inès Rau
Mannequin, première « playmate » trans à la une de Playboy en novembre 2017.
– Océan
Comédien, pour son coming out trans en avril 2018.
– Constance Debré
Écrivaine, pour son coming out et la parution de « Play boy » (Stock) en janvier 2018.
– Jonas Ben Ahmed
Premier acteur trans dans une série française grand public (« Plus belle la vie », France 3) depuis mars 2018.
– Olly Plum
Travailleur du sexe et performeur, pour son coming out trans en mai 2018.

  1. OUT d’or de la presse étrangère

– BBC Scotland – The Social (Royaume-Uni)
La chaîne a diffusé en avril 2018 le film du jeune Sean Lìonadh intitulée « Le moment d’aimer – L’homophobie en 2018.
– El País (Espagne)
Le 26 avril 2018, le journal madrilène a publié la vidéo « Journée de la visibilité lesbienne : 26 femmes font face”.
– Marvia Malik (Pakistan)
Nommée présentatrice sur la chaîne TV Kohenoor News en mars 2018, Marvia Malik est devenue la première femme trans à occuper une telle fonction au Pakistan.
– Meduza (Lettonie)
Site d’enquête russe basé en Lettonie pour fuir la censure, Meduza a publié en novembre 2017 l’enquête de Mikhail Danilovich intitulée « Il n’était pas digne d’être un homme » (« He wasn’t worthy of being a man »), soulignant la bienveillance de la justice russe envers les meurtriers d’homosexuels.
– Olympic Channel (basée à Madrid)
La web TV du Comité international olympique a diffusé en juin 2017 la série « Identify », consacrée à cinq athlètes trans.
– SHAMS RAD (Tunisie)
Cette web-radio LGBTI tunisienne, à l’antenne depuis décembre 2017, est la première du genre dans le monde arabe.

  1. OUT d’or de l’enquête ou du reportage

– « Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances », d’Aude Lorriaux et Mathilde Larrère (Éditions du Détour)
– « ​Le malaise des patients LGBTI chez le médecin » de Marie-Violette Bernard et Louise Hemmerlé (franceinfo)
– « ​À Nice, la Manif pour tous accapare les débats sur la PMA », de Louise Fessard (Mediapart)
– « ​Vieillir avec le VIH : des seniors séropositifs racontent leur quotidien  » de Marie Slavicek (​Le Monde​)
– « ​Être femme et gay au Sénégal : les lesbiennes cherchent leur place », de Sarah Elzas (RFI)
– « ​L’enfer des prisons égyptiennes pour les gays et trans », de Martin Roux (Slate)
– « ​Homos en quête d’asile : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne », d’Anne Laffeter (​Les Inrockuptibles​)

  1. OUT d’or du documentaire

– « Quand la création raconte le sida », de Didier Roth-Bettoni (France culture)
– « Chasse à l’homme en Tchétchénie », d’Élise Menand, Philippe Maire et Benoît Sauvage (France 2)
– « Il était une fois la PMA » et « Coming In », d’Élodie Font
– « Pourquoi nous détestent-ils, nous les homosexuels ? »​ ​d’Olivier Nicklaus et Gurwann Tran Van Gie (Planète+)
– « L’Autre mère », de Mathilde Guermonprez (Arte radio)

  1. OUT d’or de la rédaction engagée

– franceinfo.fr
Le site d’information a réalisé de nombreux articles sur la PMA et les LGBTIphobies ainsi que des enquêtes sur les thématiques LGBTI, notamment sur la santé, l’adoption et l’homophobie dans l’armée.
– Libération
Le quotidien a lancé Libé LGBT+, un compte Twitter dédié aux thématiques LGBTI, leur donnant ainsi de la visibilité.
– Rue 89 Lyon-Hétéroclite
Rue 89 Lyon ouvre ses colonnes à ​Hétéroclite​, mensuel régional queer, permettant d’avoir une actualité locale LGBTI respectueuse.
– Brut
Dans ses vidéos très virales sur les réseaux sociaux, Brut met régulièrement en avant des thématiques liées aux LGBTphobies et aux droits des personnes LGBTI.
– RTL Girls
RTL Girls publie des articles sur des thématiques féministes et LGBTI dans des domaines divers (éducation, santé, politique, culture, sport, etc.). Avec ses catégories « égalité », « société » et « sexualité », la plateforme de RTL donne la parole aux premières concernées et contribue à lutter contre les clichés.

  1. OUT d’or de la création artistique

– « Bed Work » et « Haunted Lives », de Soufiane Ababri
– « Cure », d’Eddy de Pretto
– « Plaire, aimer et courir vite » et « Ton Père », de Christophe Honoré
– « Fiertés », de Philippe Faucon
– Phia Ménard (metteuse en scène)
– « Aria » d’Emilie Jouvet
– « Un Couteau dans le coeur », de Yann Gonzalez

  1. OUT d’or du sport

– Amandine Leynaud et Alexandra Lacrabère (handball)
En décembre 2017, ces deux joueuses professionnelles, out depuis quelques années, sont devenues championnes du monde avec l’équipe de France.
– Marinette Pichon (football)
L’ancienne capitaine de l’équipe de France de football, a été l’une des premières sportives françaises de haut niveau à faire son coming out. Aujourd’hui, elle est notamment consultante pour France Télévisions et elle a sorti en avril son autobiographie, “Ne jamais rien lâcher” (First éditions).
– Sandra Forgues (canoë)
En mars, la sportive est devenue la première championne olympique française à faire son coming out trans dans une longue interview à “L’Equipe”. Sandra Forgues avait obtenu la médaille d’or en canoë slalom biplace avec Frank Adisson aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996.
– Yoann Lemaire (football)
Premier footballeur français en activité à faire son coming out en 2004, et victime d’homophobie dans son club amateur des Ardennes le FC Chooz, Yoann Lemaire est le protagoniste du documentaire « Footballeur et Homo : l’un n’empêche pas l’autre », réalisé par Michel Royer.

  1. OUT d’or de la chaîne YouTube

– Bonsoir Tino
Cette chaîne est animée par un jeune homme pansexuel engagé contre l’homophobie et les clichés, qu’il s’efforce de dénoncer.
– Laura Badler
Femme trans, Laura Badler partage expérience et conseils sur la transidentité sur la chaîne qui porte son nom.
– Lez Talk
Carla et Louisiane, l’une québécoise et lesbienne, l’autre française et bisexuelle, sont en couple. Sur un ton enlevé, souvent léger, intime et drôle à la fois, elles partagent leurs expériences et répondent aux questions de leurs nombreuses abonnées, pour la plupart des ados, lesbiennes ou bies, qui trouvent ici des récits qui leur ressemblent.
– Mx Cordélia
Mx Cordélia anime deux chaînes. La première “Cordélia aime” débusque et partage des recommandations de livres queer, tandis que la seconde “Princ(ess)e” est un espace de débat et de réflexion sur les questions « sexo » des minorités de genre et sexuelles.
– Viens voir le Docteur
La santé des personnes LGBTI, pour lesquelles un rendez-vous médical peut s’avérer être une expérience fort éprouvante, est souvent un angle mort des médias. Animée par Marielle, Pierrine et Elsa, professionnelles de la santé, “Viens-voir le Docteur” est une chaîne d’information médicale qui aborde avec pédagogie la santé des personnes queers (PMA, homosexualité et suicide, etc.).

  1. OUT d’or du coup de gueule
    Les journalistes, chercheur·e·s, militant·e·s, personnalités, qui ont eu le courage de hausser le ton, cette année, pour dénoncer les LGBTphobies.

– Baptiste Beaulieu
– Sam Bourcier
– Emilie Mazoyer
– Giovanna Rincon
– Muriel Robin

  1. OUT d’or du dessin engagé

– Lisa Mandel
– Pochep
– Shyle Zalewski
– Muriel Douru
– Timothé Le Boucher
– Quentin Zuttion

Vandalisme contre la plaque honorant les derniers condamnés à mort pour homosexualité

Les fleurs déposées sur la plaque qui honore la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France, ont été brûlées par un individu hostile aux homosexuels.

Le 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRËTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT.
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ,
ILS FURENT BRÜLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE

Ces fleurs avaient été déposées rue Montorgueil par la mairie de Paris et les associations LGBT à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie
L’act

e de vandalisme a été rapporté sur Facebook par un internaute qui a alerté la police et permis l’arrestation de l’individu.
« Aujourd’hui peu avant 16h, un individu a mis le feu à l’aide d’une bouteille d’essence aux fleurs déposées pour la commémoration de la mort du couple d’homosexuels, à l’angle Montorgueil/Bachaumont. Je l’ai suivi jusqu’à son domicile et sur le trajet, en l’interpelant pour lui demander les raisons de son acte, il a proféré des menaces du type ‘il faut brûler tous les PD’. J’ai appelé la police qui est venue l’interpeler. J’espère sincèrement que la Mairie de Paris portera plainte ! », a-t-il témoigné.
Le responsable de la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), Yohann Roszéwitch, a condamné cet acte de vandalisme homophobe.
A l’initiative de Ian Brossat, élu communiste de la ville de Paris, un voeu du groupe PCF-PG avait été adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris en Mai 2011. 3 ans plus tard, une plaque était dévoilée par la maire de Paris Anne Hidalgo, à l’endroit où ils s’aimèrent furtivement, et où leur destin de joua.

Bruno Lenoir et Jean Diot, ont été brûlé à Paris en 1750…
Bruno Lenoir et Jean Diot ne furent pas les seuls à subir cette exécution, mais les derniers.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1750, entre les rues Saint-Sauveur et Beaurepaire, deux hommes sont arrêtés par le « guet royal » (institution ancienne qui coexistait avec la police), «en posture indécente et d’une manière répréhensible», comme il sera précisé dans le procès-verbal. Bruno Lenoir, 21 ans, cordonnier, admet avoir été abordé par Jean Diot rue Montorgueil, qui lui a «proposé l’infamie». Selon lui, il a «défait sa culotte» mais ils n’ont pu «finir l’affaire». Jean Diot, quarante ans, domestique dans une charcuterie du quartier, nie tout en bloc. Il n’a fait qu’aider un jeune homme endormi sur le pas d’une porte, sa culotte belle et bien remontée.
Le procès sera expédié,
Maurice Lever rappelle dans Les Bûchers de Sodome (Fayard, 1985), que l’on soit un homosexuel puissant ou misérable, on n’est pas traité de la même façon. Ce sont un artisan et un domestique qui finissent en « exemple », pas des fils de bonnes familles à qui on évite une honte publique, encore moins un ecclésiastique qu’on exile…
En 1750, le bûcher sera une nouvelle fois dressé pour Jean et Bruno et leur cas de « crime de sodomie ».

USA; Stoli Vodka lance une bouteille hommage à Harvey Milk

Stoli Vodka in US a dévoilé hier une bouteille spéciale en édition limitée commémorant l’activiste LGBTI, Harvey Milk.
La vodka Stolichnaya , qui defend depuis 25 ans les droits LGBT , a sorti ce mardi une édition limitée en hommage à Harvey Milk , défenseur des droits des homosexuels , qui a été interprété par Sean Penn dans un film oscarisé sur sa vie en 2008 .
Avec 50 000 bouteilles produites, Stoli, reversera  une partie des bénéfices à la Harvey Milk Foundation de San Francisco , fondée et dirigée par le neveu de Milk, Stuart Milk.
Le travail qu’ils accomplissent est très large, travaillant pour l’inclusion et l’égalité pour t
ous les peuples du monde », déclare Patrik Gallineaux, ambassadeur LGBTQ officiel de Stoli USA, qui semble être la seule personne dans l’industrie mondiale des spiritueux à détenir ce genre de position .

 Harvey Milk est devenu l’un des premiers hommes politiques ouvertement homosexuels de la nation quand les électeurs de San Francisco l’ont élu au conseil de surveillance de la ville en 1977. S
Moins d’un an après avoir prêté serment, Milk et son proche collègue, le maire de San Francisco, George Moscone, ont été abattus à bout portant – à l’hôtel de ville – par le superviseur conservateur et rival Dan White.

Belgique : vers une interdiction des thérapies de conversion

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances Zuhal Demir (N-VA) souhaite que les thérapies de conversion visant les homosexuels puissent être punis. “Il n’y a pour le moment pas de législation à cet égard“, déplore-t-elle mercredi dans Het Belang van Limburg et Het Nieuwsblad. “Malte et la Suisse disposent pourtant d’une loi à cet effet. J’œuvre à cela désormais“.
“Le droit pénal ne prévoit pas pour le moment de punir les individus qui prétendent ‘guérir’ l’homosexualité“, observe la secrétaire d’Etat.
“Les homosexuels ne sont pas malades et ne doivent donc pas être guéris. Dans l’affaire Layla Achichi, une jeune fille qui a été martyrisée quatre jours durant car elle se sentait attirée par les femmes, la torture a été prise en compte dans la condamnation mais pas l’homophobie. Mêmes ses parents ont eu recours à un charlatan pour la ‘guérir’. Grâce à une nouvelle loi, je souhaite que l’on puisse apporter une réponse à ce genre d’affaires“, détaille Mme Demir.
La secrétaire d’Etat souhaite expliquer son objectif au nouveau président de l’exécutif des musulmans, mais aussi aux représentants des autres communautés religieuses.

H&M soutient la communauté LGBTI avec « Love for all »

H&M vient de lancer sa collection « Love for all », une collection en édition limitée célébrant l’amour et l’égalité.
On y retrouve des veetements pour hommes et pour femmes aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, dont 10% du prix de vente reviendra à un fond des Nations Unies pour les personnes LGBTI. .
Pile à temps pour la période des gay prides, H&M lance sa collection « Love for all ». Au programme, des pièces pour hommes et femmes aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, dont 10% du prix de vente reviendra à un fond des Nations Unies pour les personnes LGBTI. Mode et engagement, tout ce que l’on aime.
« H&M soutient le droit et la liberté de tout un chacun d’aimer qui il ou elle veut. Nous espérons que la collection H&M Love For All permettra à toutes et tous de célébrer l’Amour et l’Egalité », explique Andreas Lowenstam, à la tête de la création homme chez H&M.
Ainsi, 10% du prix de vente seront versés à « Libres et Egaux », le fond des Nations Unies qui soutient l’égalité des droits et le traitement équitable des personnes LGBTI.
Disponible dès le 24 mai dans certaines boutiques et le 31 en ligne, la collection sera composée de pièces et accessoires femme et homme reprenant les couleurs de l’arc-en-ciel et des messages tels que « Pride » ou « Equality ».

Albi : Ouverture de la première permanence pour les personnes LGBT dans le Tarn

L’association toulousaine Arcenciel ouvrira, demain mardi, sa première permanence pour les personnes LGBT du Tarn, à Albi.
Arcenciel existe depuis quinze ans à Toulouse et compte 150 adhérents, sans compter ceux des autres organisations du collectif (Refuge, Amnesty International, etc.).
L’association vient en aide aux personnes Lesbiennes, Gaies, Bisexuelles, Transsexuelles, Queers et Intersexes (LGBTQI) et intervient également dans le milieu scolaire. De nombreux adhérents sont originaires du Tarn. Aucune structure dans ce département, aux portes de Toulouse, ne pouvait les accueillir. Ils réclamaient une permanence à Albi pour être écoutés, cela sera donc fait demain mardi 22 mai.
La permanence d’Arc-en-ciel à Toulouse existe depuis 2012. « C’est un lieu d’écoute et d’aide, un espace en sécurité pour des personnes discriminées », explique Baptiste Poiret, président de l’association. Ouverte tous les samedis, les bénévoles conseillent les familles de personnes transgenres, aident au coming-out. Des tests rapides d’orientation diagnostique au VIH peuvent aussi être réalisés dans les locaux de l’association, situé à l’Espace des diversités et laïcité.
A Albi, la permanence se tiendra à la maison de quartier Patus Crémat, un mardi sur deux.

Anne Hidalgo remet le premier Paris Prize for LGBT Rights

Anne Hidalgo a remis, pour la première fois, le prix Paris Prize for LGBT Rights 2018.
Le président du jury, le juge sud-africain ouvertement gay et séropositif, Edwin Cameron, a annoncé les premiers lauréats. Pour la France, c’est la toute jeune association Handi-Queer, qui lutte pour les droits des personnes LGBTQI en situation de handicap qui a été récompensé. Handi-Queer s’est dite « fière » de recevoir ce prix.
A l’international, la Commission nationale des Droits humains des Gay et Lesbiennes du Kenya (NGLHRC) a été récompensée pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité dans ce pays d’Afrique de l’Est.
La personnalité récompensée est Ameen Rhayem, journaliste et présentateur libanais, militant trans engagé dans de nombreuses associations LGBTQI+ dans son pays.
Prévu au départ pour n’être attribué qu’à deux lauréat.e.s, le Paris Prize for LGBT Rights a donc été remis à trois personnes. La quatrième association qui faisait partie des nominées, Acceptess-T, n’est pas repartie tout à fait bredouille, puisque le jury lui a accordé une mention spéciale.
Parmi les huit membres du Jury, dont la Maire elle-même, figurait la militante trans et porte-parole de l’Inter-LGBT Clemence Zamora-Cruz, le co-président de l’ARDHIS Thierry Moulin ou encore Stuart Milk, neveu d’Harvey Milk et Fondateur de la Fondation Harvey Milk.
Dans un tweet, Jean-Luc Romero, qui avait fait figurer cette proposition de prix en faveur des LGBT en tête de ses recommandations dans un rapport remis l’an dernier à Anne Hidalgo, s’est réjouit de cet événement.

Discriminations anti LGBT: une étude dresse un état des lieux dans la fonction publique

Le 18 mai 2018, au lendemain de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, une étude sur les risques de discrimination anti-LGBT dans la fonction publique était remise à Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès ministre de l’action et des comptes publics.
Cette étude scientifique avait été demandée par les associations concernées dès octobre 2016 à la ministre de la fonction publique d’alors, Annick Girardin.
Réalisée par Yannick L’Horty, professeur d’économie et directeur de la fédération « travail emploi et politiques publiques » et Pascale Petit, économiste et maître de conférence à l’université d’Evry Val d’Essonne, une étude dresse pour la première fois en France un état des lieux sur les discriminations vécues ou ressenties par les agents publics en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle.
Ce travail exploratoire a été conduit sur deux métiers différents, dans les trois versants de la fonction publique et dans le secteur privé. Il a permis de mettre en évidence des différences de traitement.
Le nombre de contacts et le nombre de réponses positives sont ainsi plus faibles et le temps de réponse plus élevé pour le candidat signalant son orientation sexuelle à travers sa participation à l’organisation des gay games.
En revanche, lorsque l’étude se concentre sur le taux de réponses positives, il n’y a pas de discrimination à l’embauche significative.
Ainsi l’accès à un entretien d’embauche est globalement comparable pour le candidat de référence et le candidat suggérant son homosexualité, dans les deux professions testées, dans les secteurs public et privé.
Cela dit pour évaluer plus précisément ces résultats une seconde étude sera réalisée.

Le magazine gay Têtu va faire son retour

Le magazine gay fondé en 1995 et liquidé en février va être relancé par un collectif d’entrepreneurs. Une plateforme numérique soutiendra l’impression du magazine papier qui paraitra chaque trimestre.
«Quelques investisseurs du monde des médias et de la tech, passionnément amoureux du titre et emmenés par Albin Serviant, ont décidé de sauver ce média emblématique de la presse et de la communauté LGBTQI+ en lui offrant une stabilité financière et des perspectives de développement. » peut on lire sur le site.
Lancé en 1995 et liquidé en février dernier, la marque Têtu est relancée par un collectif d’entrepreneurs qui a levé 700.000 euros pour une renaissance qu’ils espèrent « pérenne ».
« Mon gros sujet est de stabiliser Têtu dans la durée pour redonner confiance aux journalistes qui vont travailler avec nous », explique à le patron de la SAS Têtu Ventures, Albin Serviant.
Parmi les investisseurs, figurent Marc-Olivier Fogiel, journaliste et producteur, Marc Hernandez, fondateur de Villa Mederic, société de production audiovisuelle, ou encore Cyril Chapuy de L’Oréal Luxe.
Pour relancer Têtu.com dans sa version actuelle, quatre journalistes se sont déjà attelés à la tâche. La deuxième échéance sera « la livraison d’un site entièrement rénové à la rentrée de septembre », précise le directeur de la rédaction. La plateforme numérique sera la locomotive financière du magazine papier qui sera relancé à la fin de l’année en format trimestriel et tiré à 40 000 exemplaires. Quand la liquidation de Têtu a été prononcée en février, l’entreprise avait accumulé plus de 230.000 euros de dettes pour un peu plus de 50.000 euros d’actif.
Lancé en 1995 par des militants anti-sida, avec le soutien du mécène Pierre Bergé (décédé l’an dernier), ce magazine était autrefois une référence de la communauté homosexuelle française, mais chroniquement déficitaire.