Trois personnes, soupçonnées d’avoir frappé des homosexuels, arrêtés

Trois mineurs de 17 et 14 ans, soupçonnés d’avoir agressé et dépouillé à Nîmes de jeunes homosexuels contactés via un site de rencontre, ont été interpellés et présentés jeudi à un juge en vue de leur mise en examen.
« Cinq victimes majeures ont été recensées pour l’instant, mais il pourrait y en avoir d’autres », a indiqué le chef de la Sûreté départementale du Gard Emmanuel Dumas.
Les victimes, qui pensaient rencontrer la personne contactée par le site internet, se faisaient agresser à leur domicile ou dans leur voiture et voler leurs effets personnels: portable, bijoux et ordinateurs, selon la même source.
Certains jeunes hommes frappés par leurs agresseurs se sont vu prescrire entre 1 et 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Grâce notamment au recoupement des appels téléphoniques, le groupe criminel de la sûreté départementale a pu identifier et interpeller, mercredi à l’aube, les trois agresseurs: deux mineurs de 17 et un de 14 ans déjà connu des services de police pour vols, violences et trafic de produits stupéfiants.
« Leur motivation était avant tout crapuleuse, mais ils s’en prenaient également à des personnes homosexuelles car ils les pensaient plus vulnérables » et plus réticentes à porter plainte, a ajouté Emmanuel Dumas.

Les évêques s’opposent à l’extension de la PMA aux couples lesbiens

L’ensemble des évêques de France réaffirme son opposition à ce projet, en signant une déclaration intitulée « La dignité de la procréation », à moins d’une semaine de la publication de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur l’ensemble des sujets de bioéthique débattus lors des états généraux et alors que l’élargissement de la PMA doit figurer dans la prochaine révision de la loi de bioéthique.
« L’Eglise catholique, soucieuse de la valeur de la fraternité, tient à faire connaître son inquiétude sur la société que préparerait une évolution législative étendant l’usage des techniques » de PMA, souligne la CEF.
Une telle extension « écarte dès le principe la référence biologique et sociale à un père », écrit l’épiscopat dans cette déclaration, énumérant « cinq obstacles éthiques majeurs ».
« La suppression juridique de la généalogie paternelle porterait atteinte au bien de l’enfant qui serait privé de sa référence à une double filiation », estiment les évêques.
Cela « encouragerait socialement la diminution, voire l’éviction des responsabilités du père », poursuivent-ils. « Pourrions-nous accepter collectivement que l’homme soit considéré comme un simple fournisseur de matériaux génétiques et que la procréation humaine s’apparente ainsi à une fabrication? »
S’agissant des femmes seules, la CEF craint une autorisation de PMA « post mortem », se demandant si c’est « l’intérêt de l’enfant d’être engendré (…) dans un tel contexte de deuil ». Autre obstacle: « le risque de marchandisation » si le don de sperme devait être rémunéré.
Les évêques s’inquiètent d’une éventuelle transformation du « rôle de la médecine ». « Comment établir les priorités de soin et de son financement si le critère n’est plus celui de la pathologie médicale ? »
L’épiscopat craint que l’argument de l’égalité soit brandi et conduise « à la légalisation de la gestation pour autrui ». « En effet, la référence à l’égalité, indissociable de la dignité, s’applique tout autant aux femmes qu’aux hommes ».
Le gouvernement a prévu de présenter avant la fin de l’année un projet de loi, débattu par le Parlement début 2019. Le CCNE rendra mardi un avis sur l’ensemble des sujets débattus au Etats généraux de la bioéthique. En 2017 il s’était déjà prononcé pour l’extension de la PMA, promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Deux suspects interpellés suite à l’agression homophobe du 19e arrondissement

Deux suspects ont été interpellés dans le cadre de l’enquête sur une agression à caractère homophobe sur un jeune acteur mardi soir dans le XXe arrondissement de Paris, a-t-on appris jeudi de sources policières.
Les deux frères, un majeur et un mineur, ont été placés en garde à vue, selon ces mêmes sources.
Les enquêteurs cherchent à déterminer lequel des deux a pu porter les coups. Mardi à 22h15, deux hommes ont été insultés par un groupe qui leur a tenu des propos homophobes devant un théâtre du XXe arrondissement.
L’un d’eux a alors porté des coups avec un casque à l’un des deux hommes qui a été blessé à l’arcade sourcilière droite. Les agresseurs ont pris la fuite.
La victime, un jeune acteur, avait témoigné sur les réseaux sociaux et porté plainte.
Le parquet a confié au commissariat du XXe arrondissement de Paris une enquête pour des faits qualifiés de « violences avec arme par destination en raison de l’orientation sexuelle et menaces de crimes ou délits en raison de l’orientation sexuelle », a indiqué une source judiciaire.

Deux suspects mis en examen dans l’affaire de l’incendie de la maison d’un couple gay

Deux hommes soupçonnés d’avoir mis le feu  à une maison à Bully-les-Mines, ont été mis en examen ce jeudi pour « tentative de meurtre en raison de l’orientation sexuelle de la victime », et « dégradations volontaires par incendie ».
L’un des deux a été d’ores et déjà été écroué. Le sort du second, dont le placement en détention a également été requis, était toujours débattu ce jeudi en fin de journée avec le juge des libertés et de la détention. Une information judiciaire avait été ouverte en juin et un juge d’instruction désigné pour mener les investigations.
Dans cet incendie criminel qui avait ravagé son habitation, Ludovic, 41 ans, avait été pris au piège par les flammes, alors qu’il dormait à l’étage. Gravement brûlé à la jambe, il avait également fait deux arrêts cardiaques suite à son évacuation des lieux par les secours. Deux chiens n’avaient pas survécu au sinistre.
Cette nuit-là, vers deux heures du matin, Ludovic, qui se trouvait seul dans la maison, avait entendu un groupe d’individus forcer sa porte pour commettre un cambriolage et détruire du mobilier, avant de prendre la fuite. L’un des auteurs présumés aurait mis le feu à un fauteuil avant de quitter les lieux.
Quelques minutes plus tard, les flammes gagnaient le rez-de-chaussée puis l’escalier de la maison.
Pour Ludovic et son compagnon Johnny (absent au moment des faits), le caractère homophobe de l’attaque ne fait aucun doute. Ce couple homosexuel subissait depuis de nombreux mois des dégradations, insultes et menaces de la part du voisinage.
C’est justement dans ce quartier de Bully-les-Mines, que l’un des deux prévenus, âgé de 30 ans, a été interpellé. L’autre suspect, âgé de 24 ans, est originaire de Mazingarbe. Au total, sept personnes ont été placées en garde à vue cette semaine dans ce dossier.

Serbie : La première ministre lesbienne présente à la Pride de Belgrade

La Première ministre serbe, Ana Brnabic, ouvertement lesbienne, a rejoint dimanche à la Gay pride de Belgrade qui se déroulait sous haute surveillance policière, sept ans après les violences homophobes qui avaient fait plus de 100 blessés au défilé arc-en-ciel dans la capitale serbe.
En poste depuis juin, Mme Brnabic, 41 ans, est le premier chef d’un gouvernement du pays balkanique qui participe à une Gay pride.
Il y avait aussi l’ambassadeur américain en Serbie, Kyle Scott, ainsi que les ambassadeurs de France et d’Italie, et le chef de la délégation européenne en Serbie.
Certains militants voulaient interdire à la Première ministre de venir à la marche, à laquelle elle a participé l’année dernière, car ils estiment qu’elle ne tient pas ses promesses vis à vis de la communauté. A la marche de 2017 Ana Brnabic avait déclaré que les droits LGBT seraient abordés une fois que des sujets plus importants, comme l’économie, auraient été réglés.
Predrag Azdejkovic du Gay and Lesbian Info Center (GLIC) a qualifié cette déclaration de « scandaleuse ». Il a par ailleurs organisé une Pride séparée en juin « pour rendre la marche aux gens ordinaires et l’éloigner des politiques. »
Les violences homophobes et transphobes sont toujours monnaie commune en Serbie, en particulier en dehors de la capitale. Le mariage n’est pas ouvert aux couples de même sexe et 90% de la population s’oppose au droit à l’adoption (70% sont même contre le fait que les homosexuels puissent hériter de leur partenaire). Beaucoup espèrent que le désir de la Serbie de rejoindre l’Union Européenne conduira le pays à au moins faire adopter une loi créant une union civile dans le futur.

SOS homophobie tire la sonnette d’alarme face à la succession d’agressions LGBTphobes

Devant la succession d’agressions LGBTphobes ces dernières semaines, SOS homophobie demande aux pouvoirs publics de se mobiliser et d’engager au plus vite des mesures concrètes pour lutter contre les LGBTphobies.
Ajda, personne trans agressée à Limoges au début du mois d’août. Vanesa Campos, personne trans tuée à Paris mi-août. Une jeune femme agressée parce qu’elle embrasse sa petite amie à Paris fin août. Plusieurs jeunes hommes piégés sur Grindr puis agressés à Nîmes la semaine dernière. Un couple de femmes aspergé d’eau de javel et de peinture noire à Lille début septembre. Une travailleuse du sexe trans volée et violentée lundi au bois de Boulogne. Arnaud, agressé avec plusieurs jours d’ITT car il embrassait son compagnon dans la rue à Paris hier.
La France connaît une succession frappante d’agressions homophobes, lesbophobes et transphobes depuis plusieurs semaines.
« Jusqu’où irons-nous ? interrogé l’association SOS homophobie. Cette succession d’agressions nous met face à la réalité de la persistance des LGBTphobies aujourd’hui en France. Quand pourrons-nous vivre et aimer librement sans risque et sans haine ? »
En tant qu’association de soutien aux victimes de LGBTphobies, SOS homophobie interpelle le Président de la République et le gouvernement.
« Nous attendons un message fort de soutien adressé aux victimes de LGBTphobies, a réagi l’organisation mercredi. Nous attendons une politique beaucoup plus efficace contre la haine anti-LGBT. Nous demandons à ce que des politiques publiques ambitieuses de prévention et de lutte contre les LGBTphobies soient mises en place sans attendre ».
SOS homophobie invite également toutes les personnes concernées ou alliées à s’exprimer et à se faire entendre pour montrer que les LGBTphobies n’ont plus leur place dans nos foyers, dans nos rues, dans notre société avec le hashtag #LGBTphobieCaSuffit.
source : http://reloaded.e-llico.com

Paris : Après une agression homophobe, un comédien publie une photo de son visage tuméfié

Arnaud Gagnoud, comédien de 27 ans, a choisi de diffuser sur les réseaux sociaux la photo de son visage meurtri suite à l’agression homophobe dont il a été victime mardi 18 septembre dans le 20e arrondissement de Paris.
Arnaud Gagnoud a choisi de partager ce mercredi 19 septembre une photo de son visage tuméfié pour témoigner de la violence d’un moment qu’il redoutait depuis longtemps: se faire agresser parce qu’il est gay.
« Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu’un jour je devrais faire ce choix: prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C’est donc aujourd’hui », écrit ce jeune comédien sur Instagram avant de raconter cette épreuve.
« Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus. Ils nous ont interpellés. Comme nous les avons ignorés, ils se sont rapprochés. Un flot d’insultes homophobes sortaient de leur bouche. Ils exigeaient que nous quittions ‘leur quartier’ où ‘y a pas de PD ici’. Comme nous avons refusé de partir, les insultes sont devenues plus graves, plus haineuses. Puis un quatrième les a rejoints. Un gamin qui paraît avoir 12 ans. Et c’est lui qui a appelé des renforts. Un scooter avec nos cinquième et sixième agresseurs. Insultes, bousculades, menaces. On ne cède pas. Le chauffeur du scooter détache son casque, le retire et me frappe avec. Deux coups portés à la tête. » raconte t’il
Les spectateurs du théâtre encore présents viennent au secours du couple, font partir les agresseurs et mettent les deux hommes agressés à l’abri. Arnaud Gagnoud précise dans son post que son compagnon n’a pas été blessé ; mais que lui souffre d’un « traumatisme facial, avec ecchymose et œdème périorbitaire ». Il a dû se faire faire sept points de suture et s’est vu prescrire plusieurs jours d’ITT.

Roumanie : référendum pour le mariage

Le gouvernement roumain a annoncé que le référendum visant à inscrire dans la Constitution que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme aura lieu les 6 et 7 octobre prochains.
Cela fait suite à l’initiative citoyenne lancée par la Coalition pour la famille qui avait récolté quelque 3 millions de signatures de personnes inscrites sur les listes électorales, alors que 500 000 suffisaient.
Pour que le référendum soit valide, il faut 30% de participation.
Il y a donc de très fortes chances pour que la Roumanie n’accepte pas le mariage homosexuel .

Le centre LGBT de Nantes en passe de retrouver sa subvention

En février 2018, le tribunal administratif de Nantes avait annulé une subvention municipale de 22 000 € au centre LGBT.
En février 2016, elle avait octroyé une subvention au centre lesbien, gay, bi- et trans (LGBT) qui avait organisé une réunion d’information autour de la gestation pour autrui.
Une « contribuable » locale, qui s’était émue sur les réseaux sociaux de cette subvention, avait saisi le tribunal administratif de Nantes. Le 7 février 2018, celui-ci avait estimé que, la GPA restant pénalement interdite en France, la Ville ne pouvait accorder une telle aide publique. Il l’avait donc sommée de récupérer les 22000€ versés à l’association pour l’année 2016 sous deux mois, suscitant alors une vive inquiétude dans les milieux gays et lesbiens.
Ce mardi 18 septembre, le rapporteur public a suggéré d’annuler ce premier jugement de première instance pour une question d’irrecevabilité de la requête: l’association pourrait retrouver sa subvention.
La ville de Nantes a déjà fait appel de l’annulation de la délibération du conseil municipal.
Le magistrat – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a estimé que la délibération n’avait « pas de caractère politique ». « Le seul fait que l’association se soit prononcée en faveur d’une modification de la législation française en matière de GPA ne suffit pas à établir le caractère politique de la subvention contestée », a-t-il commenté.
Le rapporteur public a donc suggéré d’annuler le jugement de première instance du tribunal administratif. Il propose aussi de condamner la contribuable, à l’origine de la requête à verser 1500€ à la ville de Nantes pour ses frais de justice.
« L’association ne s’est pas exactement prononcée en faveur de la GPA, mais a simplement hébergé une conférence sur comment aider les hommes homosexuels à progresser dans leur réflexion sur la parentalité », a insisté l’avocat de l’association Nos orientations sexuelles et identités de genre (Nosig), nouveau nom du centre LGBT.
Ce procès en appel survient dans un contexte particulier à Nantes : un escalier repeint aux couleurs du drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT y a été dégradé le 9 septembre pour la troisième fois en quelques mois. Ces marches des fiertés avaient été restaurées deux jours plus tôt par les militants de l’association Nosig.
La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt d’ici trois semaines.

USA: Le nageur Abrahm DeVine fait son coming-out

Le nageur Abrahm DeVine, 22ans, membre de l’équipe nationale américaine de natation, a fait son coming-out, dimanche 16 septembre 2018.
« Je suis un athlète gay. On n’est pas nombreux et cela a été très difficile pour moi de faire mon coming-out aux membres de mon équipe », a déclaré le nageur au journaliste du magazine de natation, Swimming World Magazine.
Abrahm DeVine est un nageur américain. Il a participé à l’épreuve de 200 mètres quatre nages individuel masculin aux Championnats du monde de natation de 2017 et a fini second .Il est spécialiste du 400 mètres quatre nages
Il en a d’abord parlé à un ancien coéquipier, Max Williamson, qui l’a rassuré et a « été là en tant qu’ami ».
Le nageur  s’est vite rendu compte que ses appréhensions étaient infondées. Les réactions de ses coéquipiers et des coachs ont toutes été très positives :
« Cela a été un moment d’émotion. Sentir mon équipe me soutenir, sentir cet amour dans un endroit où je ne l’avais pas encore vraiment senti c’était très spécial pour moi. Le simple fait de les voir me prouver que je me trompais, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais. »
Le champion a également expliqué avoir dû longtemps lutter avec sa sexualité, quitte à parfois aller jusqu’à remettre en question sa carrière de nageur :
« Évoluer en tant que sportif gay, dans n’importe quel sport, est vraiment dur. Il y a une culture qui se créé dans de nombreuses disciplines, dans laquelle être gay est une insulte. C’est quelque chose qui est brassé partout et qui parfois ne vous donne plus envie de pratiquer ou de faire partie de l’équipe. »