Homophobie dans les stades : “une polémique inutile” estime Jérémie Janot

L’ex-gardien de but Jérémie Janot, aujourd’hui entraîneur au VAFC, s’est exprimé sur Twitter sur le débat qui agite actuellement le football français après l’interruption de plusieurs matches pour des chants ou des banderoles jugés homophobes.
« J’ai subi pendant 16 ans et 425 matchs pro des « ho hisse enculé … » a aucun moment j’ai pensé à une insulte homophobe », écrit Jérémie Janot dans un tweet publié mardi soir.
J’ai subi pendant 16 ans et 425 matchs pro des « ho hisse enculé … » a aucun moment j’ai pensé à une insulte homophobe. Je condamne toute forme de discrimination mais ce que j’ai subi c’était de là déstabilisation du chambrage rien d’autre . Polémique inutile.
« Je condamne toute forme de discrimination mais ce que j’ai subi, c’était de là déstabilisation du chambrage rien d’autre », indique l’ancien joueur de 41 ans, revenu cet été dans sa ville natale de Valenciennes pour entraîner les gardiens de but du VAFC. « Polémique inutile », conclut-il.
Ce message, posté sur Twitter, a suscité de nombreuses réactions sur le réseau social. « Et si vous aviez été homosexuel ? Comment auriez vous pris tout ça ? Comme du chambrage ? Le problème n’est pas comment vous, vous l’avez ressenti ! », a notamment rétorqué Franck Ballanger, journaliste à Radio France et conjoint de la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui a fait de la lutte contre l’homophobie dans les stades l’un de ses chevaux de bataille. « Sincèrement pareil. Regarde mon tweet sur les supporters niçois et ma maman … », lui a répondu Jérémie Janot, qui fut pendant 16 ans le gardien emblématique de l’AS Saint-Etienne.

J’ai subi pendant 16 ans et 425 matchs pro des « ho hisse enculé … » a aucun moment j’ai pensé à une insulte homophobe. Je condamne toute forme de discrimination mais ce que j’ai subi c’était de là déstabilisation du chambrage rien d’autre . Polémique inutile. pic.twitter.com/8AMWPdPfAd

— Jérémie Janot (@jeremiejanot) September 10, 2019

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homophobie : chacun son avis

René Malleville au sujet de l’homophobie « C’est une fumisterie cette polémique
Lors de la matinale de CNEWS, René Malleville était l’invité de Pascal Praud. Ce dernier a notamment demandé au fan marseillais s’il était prêt à s’engager pour que certains mots ne soient plus utilisés dans les tribunes du Vélodrome. Ne manquant pas de répartie, René Malleville a répliqué : « C’est une fumisterie cette polémique. Quand on est homophobe ou raciste, il vaut mieux partir quand on est à Marseille. « Pd ou enculé », c’est devenu une insulte plutôt que des mots homophobes. Si vous pouviez passer en régie un disque de Georges Brassens, vous savez celui qui a donné son nom à beaucoup de collèges et lycées. Le titre s’appelle « S’faire enculer »« . Une sortie qui a fait réagir Pascal Praud, qui lui a rétorqué que Georges Brassens avait écrit ce titre dans les années 50, soit une autre époque.

Cyril Hanouna en guerre contre l’homophobie
Ce mercredi 11 septembre dans TPMP, Cyril Hanouna, qui a investi dans le club de foot de l’Athlético Marseille (ex- Marseille-Consolat, club de Nationale 3) et à l’occasion d’un débat sur l’homophobie dans le football a fait une annonce. « J’ai un petit club de foot qui s’appelle l’Athlético Marseille et à notre petite échelle, à notre prochain match, on a refait faire des maillots pour lutter contre l’homophobie et les joueurs joueront avec ce maillot dès leur prochain match » a révélé l’animateur, provoquant l’emballement de ses chroniqueurs et les applaudissements du public.
Un beau geste de la part de celui qui retrouvera Balance ton post ce jeudi soir sur C8.

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Une femme chauffeur de taxi Uber licenciée après avoir expulsé deux femmes homosexuelles

Une femme chauffeur de taxi Uber, a été licenciée après avoir expulsé deux femmes de son véhicule parce qu’elles étaient homosexuelles, a annoncé l’entreprise.
Kristen Michele a filmé leur échange virulent, qui s’est produit vendredi dernier, alors qu’elle et sa compagne, Jenn Mangan, se rendaient à un concert à Camden, dans le New Jersey. La conductrice aurait demandé au couple de sortir de sa voiture après avoir vu Michele embrasser Mangan sur la joue.
Dans la séquence ci-dessous, Michele demande à la conductrice si elle les met à la porte parce qu’elles sont homosexuelles et cette dernière rétorque sèchement : «Oui. Sortez». Michele a déclaré qu’elle avait commencé à filmer après que la conductrice eut déclaré qu’elle était une femme chrétienne et qu’elle ne croyait pas à l’homosexualité.
«Vous devez vous moquer de moi. Nous sommes en 2019 et vous me jetez à la porte parce que je suis gay», lance Michele alors que le chauffeur leur ordonne catégoriquement de partir.
Uber a déclaré que l’attitude de la conductrice était incorrecte. Selon leur site Web, la société a des politiques claires en matière de non-discrimination. Après leur départ, Michele a dit qu’elle et Mangan avaient dû marcher environ un kilomètre pour rentrer chez elles avant de prendre le train pour se rendre au concert.

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le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel et son compagnon ont posé avec son homologue serbe Ana Brnabic et sa compagne

C’est une photo quasi « historique ». A Belgrade, en marge de discussions sur l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne, le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel et son compagnon ont posé avec son homologue serbe Ana Brnabic et sa compagne.
Xavier Bettel assume son homosexualité, déclarant que « les gens ne jugent pas sur le fait qu’on soit ou non homosexuel ». Il défend par ailleurs la légalisation du mariage homosexuel.
Il vit avec Gauthier Destenay, architecte belge, qui l’accompagne lors des cérémonies protocolaires et avec qui il a contracté un partenariat légal en 2010. Peu après la légalisation du mariage homosexuel au Luxembourg, ils se marient le 15 mai 2015, ce qui fait de Bettel le premier dirigeant d’un État membre de l’Union européenne uni par un mariage homosexuel
Ana Brnabić est présidente du gouvernement Serbe depuis le 29 juin 2017
Elle annonce le 20 février 2019 que sa compagne Milica Djurdjic a donné naissance à un petit garçon. Elle n’en est pas légalement la mère, puisque la loi serbe ne reconnaît pas les couples homosexuels ou l’homoparentalité

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Le centre LGBT Vendée demande au parquet de faire appel suite à la relaxe des étudiants de l’Ices pour les injures homophobes

Lundi 9 septembre, le tribunal correctionnel de la Roche-sur-Yon rendait son jugement concernant les douze étudiants de l’Ices de La Roche-sur-Yon suite à une entrave d’une manifestation le 18 mai dernier.
Dans un communiqué, le centre LGBT de Vendée a déclaré avoir « pris acte « de ce jugement.
« Le Centre LGBT de Vendée se félicite que l’ensemble des prévenus ait été reconnu coupable du délit d’entrave ayant porté atteinte à une liberté fondamentale. Ce qui signifie clairement que nul ne peut entraver une manifestation organisée par une association LGBT portant fièrement les droits des personnes LGBT+ et combattant les actes et paroles lgbtphobes », déclare le centre.
Pour autant, le centre LGBT de Vendée demande au parquet du tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon de faire appel pour le relaxe des prévenus concernant le chef d’accusation d’injures en raison de l’orientation sexuelle. Pour eux, le « homo-folie » scandé ce 18 mai 2019 sur la place Napoléon est une insulte condamnable.

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SOS Homophobie réclame la démission de Le Graët

Les propos tenus sur France Info par Noël Le Graët, qui arrêterait un match pour des cris racistes mais ne veut plus que ce soit le cas en cas de chants ou banderoles homophobes, ont provoqué de nombreuses réactions et ulcéré les défenseurs de la cause LGBT. « C’est extrêmement dérangeant comme propos, a réagi Jérémy Faledam, co-président de SOS Hompohobie, sur BFMTV. Ça veut dire qu’il hiérarchise les discriminations, qu’il fait une différence entre le racisme et l’homophobie, qui sont deux types de discrimination qu’ils font combattre au même titre. »
« Pour nous, c’est absolument problématique, a-t-il ajouté, avant de réclamer la tête du président de la FFF. On demande à ce qu’il prenne ses responsabilités et à ce que l’ensemble des membres de la fédération puissent répondre aux propos de son président. Quitte à ce que ça mène à sa démission. Ça montre bien sos-homophobiequ’il y a un vrai travail de prévention, de pédagogie sur ces questions, au niveau des supporters mais aussi de tous les acteurs du secteur, les cadres dirigeants, les institutions. On voit bien que c’est un sujet encore tabou et cette intervention le montre tout à fait. »
Sur Twitter, le collectif Rouge Direct, qui se définit comme un « lanceur d’alerte contre l’homophobie dans le sport » appelle à la démission du patron de la « 3F ». « Il s’essuie les crampons sur les décisions d’Emmanuel Macron et de Roxana Maracineanu », écrit-il, ponctuant son message par le hashtag #PasDeCadeauPourNoel. Interrogé par le quotidien L’Equipe, Olivier Rouyer n’est pas tendre non plus avec Noël Le Graët qui, selon lui, « a toujours nié le problème » de l’homophobie dans les stades de football et « n’a jamais rien fait » pour l’éradiquer.

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Noël Le Graët ne veut plus qu’on arrête les matchs pour des chants homophobes

Le président de la Fédération française de football (FFF) a estimé mardi sur Franceinfo que c’était « une erreur » d’arrêter les matchs de football en raison de chants homophobes. « Mais je ferais arrêter un match pour des cris racistes », a-t-il assuré.
Le président de la FFF trouve ça excessif. « Je trouve qu’on arrête trop de matchs. Cela fait plaisir à certains ministres, mais moi, ça me gêne. Le football ne peut pas être pris en otage pour des propos vulgaires », a-t-il déclaré vendredi 6 septembre dans Ouest-France. Ce mardi 10 septembre, le patron du football français est allé plus loin. « Je n’arrêterai pas les matchs », a-t-il affirmé sur France-info, estimant que c’était « une erreur ».
Noël Le Graët va ainsi demander aux arbitres, dont la FFF a la responsabilité, de ne plus arrêter les matchs pour des chants ou banderoles homophobes dans les tribunes. Il « espère » que cette demande sera prise en compte dès la prochaine journée de championnat, ce week-end.
« J’arrêterais un match pour des cris racistes, j’arrêterais un match pour une bagarre, des incidents s’il y a un danger dans les tribunes », a-t-il poursuivi, assurant que le racisme dans les stades et l’homophobie en tribunes, « ce n’est pas la même chose » et appelant les clubs à « agir » via leurs services de sécurité. « Le service sécurité des clubs doit contrôler les personnes qui rentrent sur le terrain, il y a des services qui sont là pour faire en sorte que ces banderoles disparaissent rapidement », a-t-il lancé. « Mais l’arrêt des matchs, c’est autre chose. Le jeu, c’est quelque chose de compliqué, de beau. On va faire en sorte qu’il n’y ait plus de banderoles, mais arrêter les matchs, non ».
« L’homophobie c’est un problème national. Je n’accepte pas que seul le football soit concerné par l’homophobie parce que c’est tellement faux, c’est un problème national », a-t-il martelé sur France Info.

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Brésil: la Cour suprême interdit au maire de Rio de censurer une BD LGBT

La Cour suprême du Brésil a mis fin à la «censure» du comic book Avengers: The Children’s crusade, une bande dessinée montrant un baiser gay, déboutant le maire ultraconservateur de Rio de Janeiro, qui avait demandé qu’elle soit retirée d’un salon du livre.
Cette décision de la plus haute juridiction du pays a annulé dimanche un ordre judiciaire autorisant le maire Marcelo Crivella à saisir les exemplaires qu’il considérait comme «inappropriés». Sur la bande dessinée en question, Avengers: The Children’s crusade (Avengers, la croisade des enfants), de la célèbre maison d’édition américaine Marvel, on peut voir deux super-héros, Wiccan et Hulkling, qui entretiennent une relation amoureuse, échanger un baiser, intégralement vêtus.

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MAJ : Un tribunal brésilien a autorisé le maire évangéliste de Rio de Janeiro à saisir des livres à connotation LGBT qu’il considère comme «inappropriés» pour les mineurs

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Dans un nouveau rebondissement sur cette affaire, la décision du tribunal, émise samedi, suspend une injonction provisoire qui empêchait le maire de procéder à l’interdiction de diffusion d’un livre de bandes dessinées Marvel, en vente au salon du livre de Rio, où l’on voit deux super-héros, Wiccan et Hulkling, s’embrasser.
Le maire ultra-conservateur, Marcelo Crivella, a demandé à ce que l’ouvrage soit retiré de la vente en raison de son «contenu sexuel pour les mineurs».
Mais le président du tribunal de Rio de Janeiro, Claudio de Mello Tavares, a apporté son soutien samedi aux initiatives du maire. Une bande dessinée avec des super-héros et destinée par conséquent à une jeune lectorat n’est pas censée aborder les questions de sexualité et devrait par conséquent être accompagnée d’un bandeau d’avertissement, a fait valoir le juge.
Les organisateurs du salon du livre, qui s’est achèvé dimanche, ont indiqué qu’ils feraient appel. Editeurs et écrivains considèrent pour leur part que la décision du maire équivaut à de la censure.
«Puisque cette décision semble viser précisément l’interdiction de magazines exposant des baisers gay (plutôt que les autres), j’interpréterais cela comme étant motivé par de la discrimination, tant de la part du maire que du juge», a estimé un spécialiste du droit constitutionnel, Michael Mohallem, de la Fondation Getulio Vargas.
La Cour suprême du Brésil a décidé en juin de criminaliser l’homophobie, l’assimilant à du racisme. Cette décision est considérée comme un pas important pour les minorités sexuelles d’un des pays qui comptent le plus grand nombre d’assassinats de personnes LGBT.

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Vendée : la justice relaxe les étudiants de l’ICES du délit d’injure homophobe

Le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon a reconnu coupables douze étudiants de l’Institut catholique de Vendée (ICES) du délit d’entrave à un manifestation, mais les a relaxés pour le délit d’injure publique à raison de l’orientation sexuelle, ce lundi 9 septembre.
Mi-mai, ils s’en étaient pris au stand contre l’homophobie de l’association Centre LGBT de Vendée, sur la place Napoléon, dans le centre-ville de La Roche-sur-Yon.
La peine la plus importante est de deux mois de prison avec sursis et 240 heures de travail d’intérêt général pour l’un de prévenus, pour avoir volé et brûlé un drapeau LGBT. Quatre autres écopent de deux mois de prison avec sursis, et 180 heures de travail d’intérêt général.
Parmi eux, un jeune est condamné des violences, requalifiées en violences légères qui n’ont pas entraîné d’interruption de travail, alors qu’il avait été poursuivi pour des violences plus grave dans son renvoi en correctionnelle. Il écope finalement de deux mois avec sursis et 180 heures de travail d’intérêt général comme les autres.
« Il y a des dommages et intérêt, mais nous on ne veut pas d’argent, on veut que soit reconnu que l’homophobie est un délit. Et là, clairement le message c’est pas ça », regrette Sophie Proquin-Salacroup, présidente du centre LGBT qui s’était porté partie civile, à l’issue du rendu du délibéré. D’autres associations, comme la Ligue des Droits de l’Homme, se disent satisfaits.
Lors du procès au mois de juillet, le procureur avait requis à leur encontre de 2 à 8 mois de prison avec sursis, ainsi que 100 à 250 heures de travail d’intérêt général. Les avocats de la défense avaient plaidé la relaxe, sur les faits d’injure et d’entrave.
Parmi les douze étudiants, trois ont été exclus de l’ICES, l’école fondée par Philippe de Villiers en 1985, dont deux de manière définitive.

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