USA : l’acceptation de l’homosexualité en baisse

GLAAD a publié les résultats de son quatrième rapport annuel sur l’acceptation et ce rapport montrent que les attaques contre la communauté par l’administration Trump ont un effet réel : Moins de la moitié des adultes non LGBTQ, soit 49%, ont déclaré être « très » ou « plutôt » à l’aise avec les LGBTQ dans sept situations, comparativement à 53% l’année précédente.
C’est la première fois que le rapport d’acceptation montre une diminution de l’acceptation des LGBTQ.
« Au cours de l’année écoulée, il y a eu une érosion rapide et alarmante de l’acceptation qui ne peut être combattue qu’en étant visible », a déclaré la présidente et directrice générale de GLAAD, Sarah Kate Ellis. « Ce rapport confirme ce que trop d’Américains LGBTQ ont récemment vécu. GLAAD lutte contre l’effacement en faisant appel à des leaders philanthropiques tels que la Fondation Ariadne Getty et les changemakers mondiaux participant au Forum économique mondial pour utiliser leurs plateformes et faire progresser notre communauté ».
55% des adultes LGBTQ ont déclaré avoir été victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, en hausse de 11 points par rapport à l’année précédente. 30% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient mal à l’aise d’apprendre qu’un membre de leur famille soit LGBTQ, contre 27% l’année dernière. 31% ont déclaré qu’ils seraient mal à l’aise d’avoir leur enfant enseigné par un éducateur LGBTQ, contre 28% l’année dernière. 31% ont également déclaré qu’ils seraient mal à l’aise d’avoir un médecin LGBTQ, contre 28% l’année précédente.
L’enquête nationale a été menée en ligne, du 16 au 20 novembre 2017. Au total, 2 160 adultes ont été interrogés, dont 1 897 sont classés comme non-LGBTQ. « Au cours de l’année écoulée, il y a eu une érosion rapide et alarmante de l’acceptation qui ne peut être combattue qu’en étant visible », a déclaré la présidente et directrice générale de GLAAD, Sarah Kate Ellis. « Ce rapport confirme ce que trop d’Américains LGBTQ ont récemment vécu. GLAAD lutte contre l’effacement en faisant appel à des leaders philanthropiques tels que la Fondation Ariadne Getty et les changemakers mondiaux participant au Forum économique mondial pour utiliser leurs plateformes et faire progresser notre communauté ».

Gus Kenworthy embrasse son petit ami devant les caméras

Dimanche, Gus Kenworthy a terminé 12e du slopestyle messieurs aux Jeux de PyeongChang.
Après la compétition, il n’a pas hésité à embrasser publiquement son compagnon Matthew Wilkas, devant les caméras de NBC.
Si en 2014, Gus Kenworthy avait voulu embrasser son compagnon de l’époque et ainsi montrer au monde qu’il était un athlète gay, il n’avait finalement pas osé.
« Je ne savais pas que c’était à la télévision », a dit l’Américain de 26 ans. « Je voulais partager un baiser avec mon ami aux derniers Jeux, mais j’avais trop peur de le faire ».
C’est un an après les JO 2014 que l’Américain avait fait son coming out.
Gus Kenworthy a indiqué que la vie aurait été plus facile pour lui quand il était plus jeune s’il avait vu de pareilles images à la télévision. « C’est un sentiment incroyable d’être à ces Jeux et de sortir en étant moi-même. Je pense que le plus important est que tout le monde puisse vivre sa vie comme il l’entend et d’être authentique et honnête. Ce n’était pas le cas à Sotchi », dit Gus Kenworthy, 12e dimanche. « Ce n’est pas le résultat que j’espérais mais je suis très fier de représenter la communauté LGBT ».
Gus Kenworthy s’était cassé un doigt de la main droite à l’entraînement. Il avait annoncé vendredi sur Twitter que cela ne l’empêcherait pas de disputer le slopestyle mais qu’il ne pourrait pas serrer la main de Mike Pence, le vice-président américain, chef de la délégation américaine en Corée du Sud.

Un journaliste homosexuel quitte la Russie pour l’Allemagne après six mois de rétention

Un journaliste homosexuel du média indépendant russe Novaïa Gazeta menacé d’expulsion vers l’Ouzbékistan, où il dit avoir été torturé, a quitté jeudi la Russie vers l’Allemagne après plus de six mois en rétention, selon son rédacteur en chef.
Arrêté en août par la police russe lors d’un contrôle d’identité, Ali Ferouz avait été placé en centre de rétention administrative et condamné à être expulsé vers l’Ouzbékistan.
Après l’annulation par la Cour suprême de cette décision, la justice russe lui avait accordé début février le droit de quitter la Russie par ses propres moyens.
Son départ de la Russie a été rendu possible grâce «au travail accompli par la déléguée pour les droits de l’homme (auprès du Kremlin, ndlr), Tatiana Moskalkova», s’est-t-il félicité.
De nationalité ouzbèke, Ali Ferouz, de son vrai nom Khoudoberdi Nourmatov, est né en Russie où il a vécu jusqu’à ses 17 ans avant d’aller vivre en Ouzbékistan, selon l’ONG Amnesty International.
Le journaliste a quitté précipitamment le pays en 2009, après avoir été «détenu et torturé», selon Novaïa Gazeta. Il disait craindre d’être à nouveau torturé s’il était forcé de retourner en Ouzbékistan, notamment en raison de son homosexualité et de ses activités de militant en faveur des droits de l’homme.
Ali Ferouz avait perdu son passeport ouzbek en 2012, qu’il ne pouvait pas renouveler sans se rendre en Ouzbékistan, d’après Novaïa Gazeta. Il avait déposé en 2014 une demande d’asile en Russie, qui lui avait été refusée.

Afrique du Sud : Le film LGBT Wound interdit de diffusion dans des cinémas

La commission sud-africaine des films a décidé mercredi d’interdire la diffusion dans les cinémas d’un long-métrage qui a suscité la controverse en racontant une histoire d’amour homosexuelle sur fond de rite initiatique de circoncision.
« The Wound » (« Les Initiés » en français) du réalisateur sud-africain John Trengove, présélectionné pour la cérémonie américaine des Oscars, était initialement réservé aux plus de 16 ans.
Mais saisie par plusieurs organisations de défense des traditions, la commission du film a revu sa copie et finalement décidé de l’interdire aux moins de 18 ans.
En conséquence, le film « peut seulement être distribué dans des établissements pour adultes. Cela signifie que le film ne peut pas être montré dans les cinémas », a expliqué la commission.
Cette décision a été prise après des plaintes qui «portaient essentiellement sur la déformation» dans le film «de la tradition de la circoncision dans la culture xhosa», a-t-elle ajouté.
La projection du film, sorti début février en Afrique du Sud, a déjà été suspendue dans plusieurs cinémas du pays.
Présentée aux festivals de Sundance (États-Unis) et de Berlin, l’oeuvre a déjà été primée à plusieurs reprises, notamment au London Film Festival et au festival de Carthage (Tunisie). À Montréal, nous avons pu le voir au Festival Image+nation et sera présenté aussi la semaine prochaine au Festival Massimadi, dans le cadre du mois de l’histoire des noirs.

USA : une jeune maman transgenre est parvenue à allaiter son bébé

Une femme de 30 ans suivant un traitement hormonal depuis 6 ans pour devenir une femme, est parvenue à allaiter son bébé. Son cas a été rapporté dans le journal Transgender Health.
Alors que sa compagne enceinte ne souhaitait pas allaiter leur bébé, elle s’est rendue au service spécialisé dans le changement de sexe de l’hôpital new yorkais Mount Sinaï pour étudier toutes les possibilités. Si elle n’a subi aucune opération pour changer de sexe et devenir une femme à part entière, elle avait tout de même une poitrine grâce à son traitement hormonal.
Etant en bonne santé, non fumeuse et n’ayant aucun antécédents de thromboembolique (maladie veineuse), la jeune femme est vue proposer par les médecins un traitement à la progestérone (une hormone féminine qui prépare l’utérus à la grossesse) et des médicaments stimulant la lactation. Les médecins lui ont alors dit de tirer régulièrement son lait. Un mois plus tard, elle était parvenue à tirer quelques gouttes. Après trois mois de traitement, elle arrivait à en tirer 200ml par jour.
Lorsque le bébé est né deux semaines plus tard, elle était capable d’en produire 227 grammes par jour. La jeune maman transgenre née de sexe masculin, a pu allaiter le nourrisson pendant 6 semaines. Lorsqu’il a eu besoin de plus de lait, elle a alterné avec du lait infantile puisqu’elle était incapable d’en produire plus. « Pendant cette période, le pédiatre de l’enfant a noté que sa croissance, son alimentation et sa digestion se développaient de façon appropriée », précise le journal.
Le lait fourni par la maman transgenre, s’il n’était pas aussi abandonnant que celui d’une mère née femme, était d’aussi bonne qualité. « Nous sommes contents que la patiente ait partagé son expérience avec nous, et nous sommes ravis d’aider nos patients transgenres à construire une famille heureuse et en bonne santé », a affirmé au Daily Mail, le docteur Tamar Reisman, qui a étudié ce cas. Ce cas laisse entrevoir de réels progrès en matière de grossesse pour la communauté LGBT.

Grande Bretagne : mécontentement des supporteurs de foot Gays

La Fédération anglaise de football a signé mercredi un accord de coopération avec la Fédération de football du Qatar, provoquant ainsi l’indignation de Pride in Football, l’alliance des groupes de supporters LGBT en Angleterre.
L’organisation a demandé vendredi à rencontrer Greg Clarke, président de la FA, pour discuter de cette décision, rappelant que « le Qatar figurait dans le top 10 des pays les plus oppressifs du monde envers les personnes LGBT » .
Greg Clarke, président du conseil d’administration de la FA, a participé à une tournée à Doha avec l’ambassadeur britannique au Qatar
« En novembre, Clarke et son directeur général, Martin Glenn, arboraient les insignes de Rainbow Laces lors du tirage au sort de la Coupe du monde de Russie, un signe clair de leur respect pour les droits des supporters LGBT + de soutenir leurs équipes partout où ils jouent.
« Ce nouvel accordavec un régime dans le top 10 des nations les plus oppressives au monde envers les personnes LGBT est en contradiction avec les progrès que la FA a réalisés ave Clarke dans la promotion de l’inclusion et de la diversité. » indique la Prinde in Football
En 2015, Greg Dyke, prédécesseur de Clarke à la tête des plus hautes instances du football anglais, avait déclaré que la décision d’attribuer la Coupe du monde 2022 au Qatar était « le pire moment de l’histoire de la FIFA » à cause des graves manquements aux droits de l’homme dont fait preuve le pays du golfe Persique.

Russie : frapper les filles pour ne pas devenir gay

Le magazine Schastlivye Roditeli (« Parents heureux ») donne de drôle de conseil pour éviter le harcèlement sexuel.
La psychologue pour enfants Maria Vishnyakova commence par donner un bon conseil : les enfants harcelés doivent communiquer avec leurs harceleurs. Les victimes doivent faire comprendre à l’agresseur que leurs gestes les blessent, puis leur demander d’arrêter. La spécialiste recommande aussi de ne pas se laisser emporter par la violence et de répondre par des coups. Elle indique aussi aux parents d’en discuter avec les enseignants ou le personnel encadrant pour mettre fin à la situation. Des paroles de bon sens, mais qui prennent un tournant par la suite.
Si la psychologue Maria Vishnyakova commence par déconseiller de répondre à la violence par la violence, elle indique toutefois aux parents, de façon complètement contradictoire, que les pères doivent apprendre à leur garçon comment se défendre, rapporte Slate. D’après elle, « cela l’endurcira et lui donnera le sens de la virilité ». Un avis partagé par le deuxième spécialiste interrogé, Evgeny Idzikovsky. Pour lui, il faut « réagir en fonction des circonstances ». Et rendre coup pour coup. S’il ne le faisait pas, « il se sentirait réprimé et finirait par exploser de toutes façons, attaquant encore plus violemment son agresseur. Selon lui, « les enfants qui n’ont pas l’âge d’aller à l’école et même ceux en primaire et secondaire ne peuvent pas frapper fort, ils ont trop peu de poids », donc « rien de terrible ne se produira ». Simplement, « ce sera mauvais pour celui qui attaqué. Et dans ce cas, je n’ai pas beaucoup de pitié pour le délinquant », conclut-il.
Pour les fillettes, pas question. « Si vous avez une fille, vous devriez immédiatement faire savoir à chacun de ses agresseurs que cette fille est sous votre protection et qu’ils ne peuvent pas se comporter ainsi », déclare la première psychologue. Donc on comprend non seulement que les garçons doivent se battre mais en plus que les filles doivent rester passives et attendre qu’un adulte ou un homme les protègent….
Evgeny Idzikovsky va encore plus loin dans ses propos, en encourageant les garçons à battre les petites filles. Si ce sont elles les agresseuses, répondre par des coups reviendrait leur donner « ce qu'[elles méritent], et ce sera encore plus utile pour [elles] ». « Au moment où la fille commence à se battre, elle cesse d’être une fille et devient agresseuse. Et vous devez la frapper. C’est simplement la bonne chose à faire », déclare Evgeny Idzikovsky.

Tunisie : Shams Rad est autorisé par la justice a continuer à diffuser ses émissions

L’avocat et porte parole de l’association « Shams » a annoncé sur sa page Facebook que le tribunal de Tunis a rendu son verdict le 15 février 2018 dans le cadre du procès intenté par le conseil national des imams et des cadres des mosquées contre l’association « Shams » pour la fermeture de la radio Shams Rad.
Le tribunal a rejeté la demande des Imams ce qui veut dire que Shams Rad est autorisé par la justice a continuer à diffuser ses émissions.
Il est à rappeler que Shams Rad est la première radio gay en ligne jamais lancée au monde arabe.
Celle-ci milite pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie.
La radio est soutenue par l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie. L’annonce du lancement de la nouvelle radio a eu lieu, le 12 décembre, dans une ambiance festive et en présence de plusieurs militants de la communauté, à l’instar d’Amina Sboui.
Depuis, les réseaux sociaux, les médias nationaux et internationaux se sont enflammés entre ceux qui approuvent et d’autres non, la polémique a été créée mais cela n’a pas empêché la webradio de démarrer. D’ailleurs, elle diffuse depuis un bon moment ses programmes sur le net et elle est très suivie.

Russie : La justice retire ses enfants à une femme soupçonnée de vouloir faire une transition de genre

Yula manifeste pour retrouver ses enfants

Les services sociaux ont retiré ses deux fils adoptifs à Yulia Savinovskikh, une habitante d’Ekaterinbourg, une ville de l’Oural  en août de l’année dernière parce qu’ils la soupçonnaient de vouloir changer de sexe.
Les autorités ont fondé leur affirmation sur son identité de genre au motif qu’elle avait subi une chirurgie de réduction mammaire.
Avant cette opération, elle tenait un blog transgenre, mais insiste sur le fait que c’était juste de la fiction et un moyen pour elle de se préparer psychologiquement pour la chirurgie mammaire.
Yulia Savinovskikh affirme avoir subi cette intervention chirurgicale afin de continuer à faire les activités physiques qu’elle aimait faire.
elle a déclaré qu’elle était « fatiguée de faire face » à de gros seins. Elle raconte qu’ils sont devenus « douloureux » après avoir accouché. «Physiquement, c’était vraiment dur, mon dos me faisait mal la nuit et le matin», a-t-elle déclaré à la BBC en russe.
Mais les services sociaux ont prétendu qu’elle avait effectué l’opération illégalement, suggérant qu’elle avait l’intention d’en réaliser d’autres afin de changer de genre.
Mme Savinovskikh est la mère biologique de trois enfants plus âgés en plus des deux derniers adoptés.
Son mari soutient ses efforts pour retrouver les garçons qui vivaient avec la famille depuis plusieurs années.
Parlant de « malentendu infernal », elle a fourni une attestation de l’hôpital où l’intervention chirurgicale était pratiquée légalement mais en vain.
La motivation de la décision des tribunaux indique: « L’auto-identification de Savinovskikh en tant qu’homme – en tenant compte de son mariage avec un homme, le désir d’adopter un rôle social propre à un homme – est en contradiction avec les principes du droit de la famille de notre pays, les traditions et la mentalité de notre société ».
Le juge de l’affaire a statué qu’elle était ainsi en fait dans un mariage homosexuel, et que ses enfants adoptifs « ne devraient pas être élevés dans une famille de même sexe ».
Le tribunal de district local s’est rangé du côté des travailleurs sociaux et a statué que ses fils, qui étaient au sein de la famille de Yulia Savinovskikh depuis trois ans, devaient lui être retirés.