l’actrice américaine Amandla Stenberg a fait son coming-out sur Instagram

Après s’être définie bisexuelle puis pansexuelle, l’actrice américaine Amandla Stenberg, révélée par son rôle dans le premier film de la saga Hunger Games, a finalement officialisé son homosexualité. La jeune comédienne de 19 ans a en effet fait son coming-out sur son compte Instagram, à l’occasion d’une interview qu’elle a accordée au magazine Wonderland. « Tellement heureuse de dire ces mots : Yep, I’m Gay », a posté la jeune femme en référence aux propos de l’animatrice Ellen DeGeneres en 1997. « Merci de m’avoir offert un endroit sûr pour faire mon coming-out », a-t-elle ajouté, avant que le magazine ne dévoile quelques extraits de son interview dans lesquels elle explique sa démarche.
« Si j’avais eu plus d’exemples de femmes noires homosexuelles en grandissant, je serais probablement arrivée à cette conclusion plus tôt, parce que j’aurais eu conscience que c’était possible et que ce n’était pas grave », a-t-elle confié à Wonderland. L’actrice se dit « reconnaissante » car « être homosexuelle (lui) a permis d’expérimenter et de comprendre l’amour et le sexe, et donc la vie, sans limite et de façon complète ». « De nos jours, nous ne manquons plus d’exemples de femmes noires homosexuelles, et je me reconnais en elles. Tout cela m’aide réellement à me sentir entière, complète et normale », a ajouté Amandla Stenberg.

Cameroun : Agression homophobe de 2 militantes lesbiennes

Deux attaques homophobes ont blessé deux responsables de Women in Front Cameroon, une nouvelle association de défense des droits LBTQ.
Voici le communiqué de presse de l’association, daté le 13 juin:
Renée et Soltera sont deux responsables de l’association Women in Front Cameroon, qui œuvrent pour la santé sexuelle et reproductive et les droits humains des lesbiennes, bisexuelles, trans* et queers à Yaoundé au Cameroun, en qualité de présidente et responsable administrative, respectivement.
Militantes engagées, elles travaillent depuis 2012 dans le mouvement identitaire camerounais sous le couvert d’une association mixte LGBTQ. Et face à la nécessité de répondre aux besoins spécifiques des femmes et filles lesbiennes, bisexuelles, trans et queers, elles ont créé depuis 2014 une structure auparavant informelle, et qui a été légalisée en mai 2018 sous l’appellation de Women in Front Cameroon (WIFC) pour mener officiellement des activités en faveur des filles et femmes LBTQ.
Les faits :
Renée et Soltera font face aux injures, intimidations et menaces de mort depuis plus d’un an, de la part du fils de leur défunt bailleur qui veut les expulser de leur domicile au motif de leur orientation sexuelle. Face à leur résistance, ce dernier les a sauvagement agressées et battues dans la matinée du 07 juin 2018 dans leur domicile, avec une planche épaisse, sous le fallacieux prétexte qu’elles sont des lesbiennes et doivent mourir car ce sont des sorcières.
Après son forfait, le bourreau s’est échappé en emportant avec lui l’arme du crime et en laissant les victimes dans d’affreuses souffrances. Elles s’en sont sorties avec des tuméfactions, des blessures, un bras cassé pour l’une et une main cassée pour l’autre.
L’agresseur ne s’est pas arrêté là. Trois jours plus tard, il est revenu dans la nuit avec un arsenal composé d’un couteau et d’une barre de fer, accompagné de complices pour « en finir définitivement avec les sorcières qui vivent dans la maison de son père ».
Elles ont été ensuite poursuivies par ces brigands armés de couteaux et de barres de fer à travers le quartier. N’eut été l’intervention de quelques voisins, elles auraient surement été poignardées voire tuées.
La situation actuelle:
Après leur agression, les victimes ont eu recours à des services médicaux d’urgence pour les blessures et les contusions et une assistance psychologique a été mise en place. Elles ont également entamé des procédures juridiques avec l’aide d’un avocat. Actuellement, le bourreau ainsi que l’un de ses complices sont incarcérés. Malheureusement, ses autres complices sont toujours en liberté et les victimes continuent à vivre dans la peur car la menace de mort reste d’actualité.
Une aide financière leur a été apportée par leurs employeurs de l’association identitaire mixte où elles travaillent, et par quelques membres de WIFC, pour payer leurs soins d’urgence ; mais beaucoup de besoins persistent notamment le besoin d’un relogement en dehors du quartier pour des raisons de sécurité, l’assistance médicale et psychologique qui doivent se poursuivre, les honoraires de l’avocat et les frais relatives à l’enquête en cours à payer, et les multiples dépenses de transport pour ces différentes procédures.
Aujourd’hui, elles ne savent où aller. Elles sont barricadées dans leur domicile, dans l’insécurité totale, craignant pour leurs vies car les brigands leur ont promis la mort dans d’affreuses souffrances.
via : https://76crimesfr.com

Irlande : Le Premier ministre s’excuse auprès de tous les gays inculpés pour leur homosexualité

Lundi 18 juin, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar s’est excusé devant le Sénat auprès des centaines «d’héros inconnus» qui ont été inculpés pour leur homosexualité, avant la décriminalisation de ce délit le 18 juin 1993. L
ui-même gay, l’homme politique récemment élu a indiqué vouloir rendre hommage «aux centaines de personnes dont nous ne connaissons pas les noms et qui ont été inculpés par nos ancêtres. Aux hommes et aux femmes de tous les âges qui ont essayé de vivre et de s’aimer dans une société où leur identité était crainte et détestée et qui se sentaient étrangers dans leur propre pays pendant toute leur vie».
Leo Varadkar a ajouté que trois ans avant sa naissance, en 1979, près de 44 personnes avaient été poursuivies en justice. «C’était il y a si pas si longtemps. L’homosexualité était vue comme une perversion et les procès étaient parfois considérés comme une forme cruelle d’amusement. D’autres voyaient l’homosexualité comme une maladie mentale, y compris les médecins de l’époque».
«On ne peut pas effacer le tort que nous avons causé. Mais ce que nous pouvons dire c’est que nous avons appris en tant que société à souffrir. Leurs histoires nous ont aidé à changer pour le meilleur. Ils nous ont rendu plus tolérants, plus compréhensifs et plus humains.» a t’il ajouté
Le Premier ministre irlandais a aussi évoqué de Declan Flynn, un jeune homme  de 31 ans qui avait été tué le 9 septembre 1982 et dont le meurtre signait la mise en place de la Gay Pride dans le pays.
«L’année dernière j’ai eu le privilège d’être élu Premier ministre, c’est quelque chose qui aurait été inimaginable au moment où je suis né et encore il y a quelques années».
«Beaucoup de gens ont aidé à changer les esprits et les lois. Leur contribution ne doit pas être oubliée. Ce sont des gens qui se sont battus pour moi et pour les autres gays bien avant que nous nous battions pour nous-mêmes», a ajouté Leo Varadkar.

Mexique : meurtre de trois militants LGBT

Trois activistes LGBT ont été abattus au Mexique.
Les corps de Ruben Estrada, Roberto Vega et Carlos Uriel Lopez ont été retrouvés par les autorités de Taxco, une ville de l’État mexicain de Guerrero.
Selon The Washington Blade , les hommes se trouvaient dans une boîte de nuit, dimanche 17 juin, lorsqu’un groupe d’hommes a essayé de leur extorquer de l’argent.
Quand ils ont refusé, le groupe d’hommes est revenu et a enlevé les trois activistes et les a mis dans une camionnette avant de partir.
Les photos des corps des trois hommes ont été publiés .Vraisemblablement  ils ont été mortellement blessés à la tête.
Certains rapports affirment que les hommes ont été torturés avant leur mort.
Les trois hommes étaient actifs dans la communauté LGBT + du Mexique et Estrada, 35 ans, a organisé la marche annuelle Pride ainsi qu’un concours de beauté gay. Lopez était son partenaire.
Gaby Soberanis du groupe LGBT Diversidad Guerrero a déclaré: « Nous sommes tristes, déprimés. Ils étaient jeunes. Ils avaient un avenir devant eux. Le mouvement des droits LGBTI de l’état entier est triste, et est en deuil. « 

Philippines: la Cour suprême examine la légalisation du mariage gay

La Cour suprême des Philippines a commencé à examiner les arguments en faveur du mariage gay.
La plus haute juridiction a été saisie par deux couples homosexuels qui se sont vu refuser le droit de se marier. Ils lui demandent d’abolir une loi de 1987 qui stipule que les mariages doivent être entre un homme et une femme.
L’audience s’est ouverte mardi et l’affaire devrait traîner en longueur.
Mais d’après les spécialistes, la décision de la cour revêtira une grande importance.
Avec le Vatican, les Philippines, où 80% des 100 millions d’habitants sont catholiques, sont le seul endroit au monde où le divorce est illégal. L’avortement est également interdit, en grande partie à cause de l’influence de l’Eglise.
Les plaignants ont cependant trouvé un allié en la personne du président Rodrigo Duterte, qui a exprimé son soutien pour le mariage gay.
Le président Duterte s’est heurté de front à l’Eglise qui critique sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue.
En mai, les partisans du président à la Chambre des représentants ont approuvé la légalisation du divorce mais il est peu vraisemblable que le texte franchisse la rampe du Sénat.
Les dirigeants de l’Eglise sont vent debout contre la légalisation du divorce, du mariage gay et de l’avortement. L’Eglise a cependant perdu un long combat contre une loi sur la contraception et ses financements publics.

Les OUT d’or 2018 ont récompensé les personnalités engagées dans la visibilité LGBT

La deuxième cérémonie des OUT d’or, qui récompense la visibilité LGBT+ dans les médias, s’est déroulée mardi soir à la Maison des métallos à Paris.
Les OUT d’or sont organisés par l’Association des journalistes LGBT (AJL). Ces prix sont en quelque sorte le pendant hexagonal des GLAAD Awards américains qui récompensent annuellement la visibilité LGBT dans les médias.
Ils distinguent les personnalités militantes, médiatiques, culturelles, politiques et sportives ayant incarné une représentation positive des personnes LGBTI.
Placés sous le signe de la lutte contre les fake news, et particulièrement celles qui nourrissent les discours de haine envers les minorités LGBTI, les OUT d’or 2018 ont notamment récompensé Jonas Ben Ahmed, le premier acteur trans dans une série française, « Plus Belle La Vie », Marinette Pinchon, ancienne capitaine de l’équipe de France de football, la youtubeuse Mx Cordélia, ou encore le chanteur Eddy de Pretto.
Côté journalisme, les vainqueurs de cette édition sont « RTL Girls » dans la catégorie « rédaction engagée » ainsi que le quotidien espagnol « El Pais ».
Jonas Ben Ahmed, acteur de « Plus belle la vie » sur France 3 et premier transgenre à jouer dans une série française, a été désigné personnalité LGBT de l’année lors du gala des « Out d’or ».
La ministre des Sports Laura Flessel, le Défenseur des droits Jacques Toubon et la chanteuse Marianne James faisaient partie des personnalités qui ont remis des prix au cours de cette cérémonie, organisée à Paris par l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bis et trans (AJLGBT).

Le département de Seine-maritime soupçonné de discrimination envers les couples homosexuels

La responsable du service adoption au département de Seine-Maritime est au coeur d’une vive polémique, après ses propos discriminants à l’égard de la communauté gay, au sujet de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. L’Association des familles homoparentales a décidé de porter plainte.
«On a porté plainte aujourd’hui, on a envoyé tous les éléments au procureur de Rouen», a annoncé mardi 19 juin sur franceinfo Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales (l’ADFH) après les propos tenus par la responsable du service adoption de Seine-Maritime.
«Les couples homosexuels ne sont pas exclus (du processus d’adoption) mais ils ne sont pas prioritaires. Ces couples sont eux-mêmes un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique (donc il faut que) leur projet supporte des profils d’enfants atypiques, un enfant dont personne ne veut», a expliqué Pascale Lemare lundi 18 juin sur France Bleu Normandie.
Invitée à préciser ce qu’elle entendait par «enfant atypique», la responsable de service a répondu : «des enfants dont personnes ne veut, puisqu’il y a des gens qui ne veulent pas adopter des enfants trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés. Ces enfants là ont des perturbations qui ne sont pas recherchées par les couples et c’est normal».
Ces propos «sont discriminants», insiste Alexandre Urwicz. «Ce qu’elle dit, c’est que les enfants dont personne ne veut, comme les enfants trop cassés, handicapés, pourraient faire l’objet d’une adoption par les couples homosexuels, mais ils ne seraient pas prioritaires. Tout ça c’est de l’homophobie, cela relègue l’idée qu’on serait des sous-citoyens, qu’on devrait passer après tout le monde.»
En France, chaque département dispose d’un Conseil de famille, chargé de la tutelle des pupilles de l’Etat et de mettre en oeuvre leur processus d’adoption. On ignore encore si Pascale Lemare fera l’objet d’une suspension de ses fonctions.

GayLib rejoint le Mouvement radical

Le mouvement LGBT de centre droit GayLib rejoint le Mouvement radical, fusion des ex-PRG et radicaux valoisiens, a annoncé lundi ce dernier dans un communiqué.
« La débâcle de la primaire puis de la présidentielle et le récent glissement fait vers la droite à travers le ‘slogan’ de l’UDI faisant tendre à une nouvelle UMP de moindre taille, nous sont difficiles à accepter. Les conditions politiques ne sont plus réunies », écrit GayLib dans un communiqué.
« Fidèle à son engagement en faveur des libertés et des droits des personnes LGBTI, le Mouvement Radical / Social-Libéral est fier d’accueillir GayLib en son sein », écrit de son côté le mouvement politique présidé par Sylvia Pinel et Laurent Hénart.
« En accueillant son premier organisme associé, notre mouvement montre la volonté d’élargissement et d’ouverture de la famille radicale », ajoute le Mouvement radical, annonçant sa présence aux côté de GayLib lors la Marche des Fiertés de Paris le 30 juin.
Ce mouvement groupusculaire, qui a compté dans ses fondateurs l’actuel responsable Front national Sébastien Chenu, a successivement été intégré à l’UMP puis à l’UDI.

Un couple d’hommes sur une bouteille d’Évian provoque des réactions homophobes

Un dessin sur une bouteille d’eau d’Évian de la gamme « Prestige », suscite de vives réactions homophobes sur les réseaux sociaux. On y voit un couple d’hommes se tenant par la main, devant la colonne de la Bastille à Paris.
La bouteille incriminée fait partie d’une gamme de 12 bouteilles baptisée « Évian Prestige », désignée par l’illustratrice Tiffany Cooper. Chacune des bouteilles est illustrée par un ou plusieurs personnages devant un monument symbolique de Paris, comme la cathédrale Notre-Dame, la Tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe.
Interrogé par Ouest-France, Danone France répond pour sa part qu’ « Évian® n’a pas vocation à faire la promotion de quiconque. Évian® est une marque ouverte et respectueuse de tout un chacun et représentative de la société sans barrière. »