Un athlète gay britannique s’engage à défendre les droits des LGBTI au Qatar

Tom Bosworth, champion du 5000 et du 10000 mètres au Royaume-Uni avait fait son coming-out en 2015 face à la journaliste Victoria Derbyshire sur la chaîne BBC , devenant ainsi le premier champion d’athlétisme ouvertement gay au Royaume-Uni
Médaillé d’argent aux Jeux olympiques de Rio et aux Jeux du Commonwealth, il se dit prêt à risquer la prison pour défendre les droits des homosexuels lors des Championnats du monde de 2019 au Qatar.
«Il y a beaucoup d’interrogations sur le choix du Quatar» , a déclaré Bosworth à The Independent . «Je pense que les athlètes et peut-être même le sport a été oublié.»
«Évidemment, le Qatar veut faire une déclaration. Ils ont aussi la coupe du monde de football (en 2022). S’il s’agit d’argent, il y a d’autres options [qui auraient pu être prises]».
L’athlète de 28 ans a fait ces commentaires après avoir atteint le deuxième record du monde de sa carrière au London Stadium samedi.
Il est l’un des meilleurs espoirs de médaille d’or de Grande-Bretagne pour l’épreuve de Doha après avoir remporté une médaille d’argent dans la course de 20 km aux Jeux du Commonwealth plus tôt cette année.
On ne sait pas exactement comment Bosworth prévoit de faire la lumière sur les questions LGBTI au Qatar. Cependant, The Independent a noté que critiquer l’émir de l’Etat du Golfe est passible d’une peine d’emprisonnement de cinq ans.
«Je n’aurai pas peur de parler », a déclaré Bosworth après sa dernière victoire samedi. «Je vais là-bas pour faire un travail et faire de la compétition, mais je veux le faire en toute sécurité, heureusement, et je veux ces opportunités pour tout le monde».
L’homosexualité est illégale au Qatar et passible d’une peine de prison de un à trois ans. Cependant, cela peut aller jusqu’à cinq ans pour les hommes gays.

Cuba: vers le mariage homosexuel

Le projet de nouvelle constitution que le parlement cubain a commencé à examiner samedi ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT de l’île.
Dans son article 68, le projet définit le mariage comme «l’union consentie volontairement entre deux personnes, sans préciser le sexe», a indiqué le quotidien officiel Granma, faisant le point sur les débats qui ont précédé cette session de l’Assemblée nationale. La constitution actuelle, qui date de 1976, limite le mariage à «l’union volontaire entre un homme et une femme».
La députée Mariela Castro, fille de l’ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.
Dans la foulée de la révolution castriste en 1959, les minorités sexuelles étaient stigmatisées et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de «rééducation». S’appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.
En 2010, Fidel Castro – pourtant peu habitué à verser dans l’autocritique – a reconnu les «injustices» faites aux homosexuels qui provoquèrent l’exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.
L’Assemblée nationale travaille à une réforme de la Constitution de 1976 avec l’objectif, tout en maintenant son caractère socialiste, d’adapter le pays à la nouvelle époque économique et sociale. Le projet, qui compte 224 articles, doit être voté par l’assemblée d’ici lundi et être soumis à un referendum populaire avant son adoption définitive.

Montpellier: congrès de professionnels pour lutter contre les discriminations à l’encontre des personnes LGBT

Une association héraultaise,  ABC Trajectoire, a organisé à Montpellier le tout premier congrès professionnel de France dédié à la question de l’homophobie au travail.
Pour cette première française, l’association ABC Trajectoire a réuni associations, multinationales, petites entreprises et particuliers pour réfléchir, ensemble, à la manière d’inclure au mieux les salariés LGBT dans les entreprises.
Durant la journée les débats s’enchaînent, mais aussi la présentation d’outils plus concrets. ABC Trajectoire a préparé un guide d’une quarantaine de pages pour aider les employeurs à créer un espace de travail accueillant. L’association de professionnels LGBT L’autre cercle présente un questionnaire à destination des salariés et des patrons pour auto-évaluer l’hostilité au sein de l’entreprise.
Le but de ces échanges : partager les bonnes idées et inciter les patrons à prendre la température au sein de leur entreprise.
Pouvez-vous mettre sur votre bureau la photo de votre conjoint(e) sans craintes de remarques de la part de vos collègues ou de votre hiérarchies ? Pouvez-vous librement raconter votre week-end à la machine à café ? Des questions qui peuvent paraître anodines, mais qui sont de véritables dilemmes pour les personnes LGBT.
Les représentants de Barilla en France étaient eux aussi présents. En 2013, le PDG italien du groupe s’était publiquement opposé à la présence de couples de même sexe dans ses publicités.
Après l’énorme scandale l’entreprise a entrepris un revirement radical. Désormais les salariés LGBT du groupe sont protégés par le règlement interne : ils peuvent désormais bénéficier des mêmes avantages d’entreprise que les couples hétérosexuels, et faire inscrire leur partenaire sur la mutuelle professionnelle. En parallèle, l’ensemble des salariés suit des formations sur les discriminations en entreprise.
Pour les personnes LGBT, l’un des principaux obstacle, c’est l’invisibilité : 3 personnes LGBT sur 4 évitent de parler de leur vie privée au travail, d’après une étude menée par le Défenseur des droits et l’IFOP en 2017. « C’est la roulette russe, on ne sait jamais comment vont réagir les personnes en face alors on préfère ne pas le dire », regrette Jean-Loup Thévenot, dirigeant d’une PME à Perpignan, et membre de l’association LGBT 66.
Selon la même étude, 15% des personnes LGBT ont déjà fait qu’elle croire qu’elles étaient hétérosexuelles.
Un à deux millions de personnes cacheraient leur orientation sexuelle sur leur lieu de travail en France.

Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ont refusé les rôles principaux de Brokeback Mountain

C’est l’un des films gay les plus aimés  mais Brokeback Mountain a d’ abord a d’abord eu du mal à trouver deux hommes pour jouer les cow-boys Jack Twist et Ennis Del Mar.
Les producteurs ont déjà révélé comment les acteurs, y compris Matt Damon et Joaquin Phoenix ont rejeté les rôles – qui sont finalement allés à Jake Gyllenhaal et feu Heath Ledger .
Selon le cinéaste Gus Van Sant, qui avait été approché pour diriger Brokeback Mountain avant que Ang Lee soit choisi, Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ont également refusé le film, qui a reçu huit nominations aux Oscars, remportant trois d’entre eux .
« Personne ne voulait le faire », a déclaré Van Sant à IndieWire . « Je travaillais là-dessus, et j’avais l’impression que nous avions besoin d’un casting vraiment fort, comme d’un casting très célèbre ».
« J’ai demandé aux acteurs habituels: Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Matt Damon, Ryan Phillippe. Ils ont tous dit non. »
Les déclarations de Van Sant ont été confirmé par la productrice de Brokeback Mountain , Diana Ossanna, qui a elle-même révélé plus tôt cette année qu’un acteur anonyme avait été engagé dans le film pendant six mois avant de reculer.
« Oui, tous ces jeunes messieurs (à l’époque) ont décliné le projet, pour diverses raisons », a confirmé Ossana à IndieWire.
Les principaux acteurs d’Hollywood ont peut-être hésité à joué à Brokeback Mountain , mais Van Sant dit qu’il reviendrait dans le passé, il s’inquiéterait moins de l’arrivée des plus grands noms.
« Ce que j’aurais pu faire, et ce que j’aurais probablement dû faire, c’était de choisir plus d’inconnus, sans m’inquiéter de savoir qui étaient les acteurs principaux », a-t-il dit.
« Je n’étais pas prêt, je ne sais pas pourquoi »
Avec ses 170 millions de dollars de recettes dans le monde, Le secret de Brokeback Mountain est l’un des films abordant l’homosexualité les plus rentables de l’histoire du cinéma. Et prouva qu’un rôle gay attribué à un acteur hétéro n’est pas synonyme de fin de carrière. Heath Ledger et Jack Gyllenhaal furent d’ailleurs tous deux été nominés par l’Académie des Oscars dans les catégories « Meilleur acteur » et « Meilleur acteur dans un second rôle ».

« C’est quoi cette question ? », le programme court contre les préjugés à voir sur TF1

Des personnes en fauteuil roulant ou atteintes de trisomie 21, des banlieusards et des homosexuels répondent sans tabous pour lutter contre les préjugés: C’est le principe de
« Les jeunes femmes sont-elles libres en banlieue ? Si vous aviez une baguette magique, deviendrez-vous hétéro ? Est-ce que vous comprenez tout ce qu’on vous dit ? Pouvez-vous faire l’amour et avoir des enfants ? »: C’est le genre de questions indiscrètes, politiquement incorrectes, naïves ou dérangeantes auxquelles des personnes acceptent de répondre en toute franchise, face caméra.
« C’est quoi cette question ? » est programmé les week-ends à 11H55 jusqu’au 19 août, à 20H30 du 4 au 26 août et en semaine à 13H30 du 6 au 24 août. Des horaires avoisinant ceux des JT, afin de garantir des audiences élevées. Les épisodes seront également diffusés dès le 21 juillet sur le site MyTF1.
Ce module court, inspiré de « You can’t ask that », lancé sur la chaîne australienne ABC en 2016, est produit par Capa pour TF1 Initiatives, programme lancé l’an dernier pour accélérer les efforts du groupe TF1 en faveur de la diversité.
En outre, il fait suite à la diffusion en 2017 et 2018 de fictions en prime time mettant en scène une jeune trisomique (« Mention particulière ») des enfants handicapés (« Les Bracelets rouges ») ou encore un personnage transgenre (« Louis(e) ».
« TF1 et toutes les chaînes ont un rôle à jouer dans la société pour montrer les différences, mais par le passé, on a été timides et on a eu tort, on ne l’a pas suffisamment affirmé », a expliqué à l’AFP Arnaud Bosom, directeur général adjoint du groupe chargé des relations humaines et de la responsabilité sociale et environnementale.
En lançant « C’est quoi cette question? », « on a voulu casser les préjugés et les clichés, et, pour être plus positifs, valoriser ce qui fait nos différences, y compris celles qui sont rarement mises en avant », avec « un côté poil à gratter », a-t-il déclaré, ajoutant que le programme pourrait s’élargir à l’avenir à d’autres thèmes.

Les infections sexuellement transmissibles ont triplé en 4 ans

Les diagnostics d’infections sexuellement transmissibles dues aux bactéries chlamydia et gonocoque ont triplé  entre 2012 et 2016 selon les chiffres dévoilés pa les autorités sanitaires française.
En 2016, le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à chlamydia a été estimé à 267.097 (491 pour 100.000 habitants de 15 ans et plus), selon des chiffres dévoilés par l’agence sanitaire Santé publique France.
En 2012, il était de 76.918, soit plus de trois fois moins. Pour les infections à gonocoque, le nombre de diagnostics était de 15.067 en 2012 et de 49.628 en 2016 (91 pour 100.000 habitants de 15 ans et plus).
« Le poids très important des infections à chlamydia et à gonocoque mis en évidence par cette enquête souligne l’importance de l’utilisation du préservatif et du dépistage régulier en cas de rapports sexuels non protégés », conclut l’agence sanitaire, qui lance une campagne de sensibilisation sur OnSexprime.fr.
Tous ces chiffres sont sans doute en deçà de la réalité, a prévenu Santé publique France dans un communiqué. Ils « ne prennent pas en compte les personnes n’ayant pas consulté, notamment en raison de l’absence de symptômes, ou n’ayant pas fait l’objet d’un prélèvement biologique ».
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette flambée, a souligné Santé publique France : la sous-estimation des cas diagnostiqués en 2012, l’amélioration du dépistage mais aussi l’augmentation des cas eux-mêmes.
Très contagieuses, ces infections peuvent entraîner des complications: douleurs chroniques, stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH, transmission mère-enfant…
Les infections à chlamydia, qui peuvent passer inaperçues, touchent surtout les femmes de 15-24 ans (2.271 cas sur 100.000 habitants). C’est l’Île-de-France qui présente le taux de diagnostics le plus élevé (1.481 pour 100.000 habitants, contre 258 dans le reste de la métropole). Les infections à gonocoque, elles, touchent davantage les hommes que les femmes (131/100.000 contre 55/100.000), sauf outre-mer. Les 15-24 ans sont là encore les plus concernés.

Russie : tentative d’enlèvement d’un survivant de la purge anti-gay de Tchétchénie

Zelimkhan, 20 ans, s’était réfugié à Saint-Petersbourg ou il vivait caché après avoir fui des prisons tchétchènes où régulièrement, des homosexuels sont enfermés, torturés, et tués, dans l’indifférence générale.
Après avoir été recueilli par le Russian LGBT Network, il se pensait en sécurité.
Pourtant, le 13 juillet dernier, il a été victime d’une tentative d’enlèvement. Alors qu’il sortait les poubelles, un groupe de 5 personnes, dont son père, l’a fait monter de force dans une voiture. Rapidement, des bénévoles se rendent sur place et commencent à récolter les témoignages avant de déclarer l’enlèvement à la police. « Le personnel de la résidence enregistre les plaques de toutes les voitures qui y pénètrent, explique-t-on au sein de l’association, ils ont donc repéré le numéro de la voiture impliquée. » Quelques jours plus tard, la police le retrouve. Dans la maison, deux personnes : la victime, ainsi que son bourreau. Son père.
Alors que les deux hommes sont emmenés au commissariat, ce dernier menace son fils : « Il lui a dit qu’il était une honte pour toute la famille, et qu’à cause de lui, tout le clan était menacé de mort. Le père a aussi essayé de persuader son fils de faire une vidéo pour dire qu’il n’y avait pas de persécutions en Tchétchénie, et qu’il n’était pas homosexuel ».
Zelimkhan refuse. Il est libéré en fin de journée et rejoint l’association, qui le met à nouveau en sécurité. Le père, lui, est toujours en détention. « Un enlèvement est puni de 5 à 12 ans de privation de liberté », rappelle l’association, qui insiste sur le fait que le gouvernement russe ne semble pas vouloir protéger les homosexuels tchétchènes réfugiés sur leur territoire. The Russian LGBT Network a ainsi déjà enregistré 5 enlèvements de LGBT réfugiés et remmenés de force en Tchétchénie.

La Bulgarie reconnait un couple lesbien une première

Un tribunal bulgare a affirmé le droit d’un couple marié de même sexe à résider dans le pays pour la première fois dans une décision historique.
Le tribunal administratif de Sofia a statué que le couple franco-australien devrait être autorisé à vivre ensemble en Bulgarie, rapporte le réseau de télévision australien SBS.
Cristina Palma, d’Australie, a épousé sa compagne Mariama Diallo en France en 2016, après s’être rencontrée à Sydney il y a 15 ans.
Le couple a déménagé en Bulgarie ensemble peu de temps après. Cependant, la demande de Palma de continuer sa résidence dans le pays a été rejetée en 2017.
Palma a alors entamé un procès pour refus de résidence, qu’elle a remporté le 29 juin, lorsque le tribunal de Sofia a statué en sa faveur.
On pense que c’est la première fois que la Bulgarie – pays où le mariage gay et l’adoption homosexuelle reste illégale – a reconnu les droits d’un couple marié de même sexe dans une affaire comme celle-ci.
En janvier 2018, la Cour européenne de justice a statué que tous les pays de l’UE doivent reconnaître les droits des conjoints de même sexe, même si le gouvernement n’a pas légalisé le mariage égal.
Le cas historique a été salué par les militants des droits LGBT dans le pays.
Sur le compte de la « Sofia Pride », qui a eu lieu le mois dernier, un post sur Facebook:
« Dans une décision historique publiée le 29 juin 2018, le tribunal administratif de Sofia a statué en faveur d’un couple de même sexe – Cristina et Mariama – qui se battaient pour leur droit de résidence. comme un couple marié en Bulgarie! » … « Cette décision est d’une importance primordiale pour nous en tant que communauté car elle donne l’espoir à tous les couples de même sexe, indépendamment de leur citoyenneté, que leurs familles seront reconnues en Bulgarie! »
Palma, quant à elle, a posté sur Twitter: « Nous faisons partie de l’Histoire dans le mouvement #LGBT en Bulgarie ».
Source: Pink News

Le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi pose dans Paris Match avec son compagnon

A l’occasion de la dernière Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le 18 mai, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique avait publié un message sur Twitter dans lequel il fait son coming out officiel même si son homosexualité était déjà connue.
Mounir Mahjoubi, 34 ans, présente son compagnon, dans un article publié par Paris Match en date du 17 juillet et dévoile ses ambitions pour les prochaines municipales à Paris .
« Si je suis en situation de rendre à Paris tout ce que cette ville m’a apporté, je le ferai », déclare le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, dans un article publié par Paris Match en date du 17 juillet. Une forme de pré-déclaration de candidature à la mairie de Paris pour les élections municipales de 2020.
Mounir Mahjoubi pose avec son compagnon, Mickaël Jozefowicz, dans le portrait que lui consacre l’hebdomadaire. Une première pour un ministre.

Liban : la justice fait un pas de plus vers la dépénalisation de l’homosexualité

Plusieurs personnes jugées pour avoir eu des relations homosexuelles au Liban ont été acquittées le 12 juillet, ouvrant la voie à la dépénalisation de l’homosexualité dans le pays.
La Cour d’appel du Mont Liban a donné une interprétation favorable aux homosexuels de l’article 534 du Code pénal libanais qui interdisait d’avoir des relations sexuelles « contraires aux lois de la nature », une disposition qui sans mentionner explicitement l’homosexualité, la pénalisait de fait.
Dans son verdict rendu jeudi dernier, elle a acquitté deux personnes accusées d’homosexualité en confirmant une décision de février 2017 selon laquelle deux personnes poursuivies pour avoir eu des relations de même sexe ne sont pas passibles de poursuites.
Dans son jugement, elle considère que l’article 534 n’est pas applicable dans le cas d’espèce, estimant que cette loi ne cherche pas à punir « les déviations sexuelles », mais plutôt « l’atteinte à la pudeur publique à travers ces pratiques ».
La cour fonde son interprétation sur le fait que l’article 534 figure dans la section du code pénal relative à « l’outrage à la pudeur publique et aux bonnes mœurs ».
Le Liban s’oriente ainsi vers une dépénalisation de fait de l’homosexualité suivant un mouvement qui concerne aussi la sphère politique.
Cette année, pour la première fois dans l’histoire du pays, des candidats aux élections ont inscrits les droits des homosexuels dans leurs programmes, faisant du Liban le pays du monde arabe le plus avancé dans la protection des personnes LGBT, même si les militants LGBT doivent toujours se battre pour accéder à la visibilité et que les homosexuels sont encore souvent traqués ou humiliés par les forces de l’ordre.