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IDF : Le Front National contre l’affichage LGBT dans les transports publics

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Lyon : Agression homophobe le soir de la Fête de la Musique

Un jeune homme originaire de Saint-Etienne, Boris et son compagnon Alfredo, ont été victimes d’une agression homophobe violente le soir de la Fête de la musique, à Lyon. Le couple se tenait la main quand il a été pris à partie par trois individus puis passé à tabac.
Une femme et deux hommes d’une vingtaine d’années passent à leur hauteur et les insultes à caractères homophobes commencent à pleuvoir : «c’est la fille uniquement qui nous a insultés», explique Boris, « on a d’abord rien dit puis on a fini par répondre et là, les deux gars ont commencé à nous taper. Ça a été très violent ».
Boris, dont le témoignage a été recueilli par France Bleu, a dû être opéré d’une double fracture tibia péroné et a écopé de 45 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
«J’ai pensé que ça pouvait très mal se finir. Ils avaient tellement de haine qu’on aurait pu rester sur le carreau», raconte-il au micro de la radio. Selon les médecins qui l’ont accueilli à l’hôpital, d’autres homosexuels ont également été agressés ce soir là.
 A retrouver sur France Bleu

La Manif pour tous à Macron :Rouvrir le dossier de la PMA serait une erreur majeure

Rouvrir le dossier de la procréation médicalement assistée (PMA) serait pour Emmanuel Macron une « erreur majeure », a averti mardi la Manif pour tous, après que le Comité d’éthique s’est dit favorable à son ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Emmanuel Macron « s’est engagé à de multiples reprises à rassembler les Français. Or ce sujet les diviserait sensiblement, comme sous François Hollande », a déclaré à l’AFP la présidente du collectif, Ludovine de la Rochère, en référence aux débats houleux ayant entouré la loi de 2013 sur le mariage pour tous.
La Manif pour tous, qui s’est beaucoup mobilisée contre la PMA pour toutes et la gestation pour autrui (GPA), soit le recours aux mères porteuses, ne réfléchit toutefois pas pour l’heure à organiser de nouvelles manifestations, comme contre le mariage pour tous.
« On n’en est pas là », a dit Ludovine de la Rochère, bien que l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ait, selon elle, été rendu « sous pression politique ».
La PMA sans père est « un détournement de la médecine », qui va « au-delà de l’humain » et « piétine les droits de l’enfant », a-t-elle estimé.

USA : trois femmes exclues de la marche des lesbiennes car elles brandissaient des drapeaux arc-en-ciel juifs

Trois femmes qui brandissaient des «rainbow flags», les drapeaux arc-en-ciel de la communauté LGBTQ, ont été exclues de la Dyke March ( «marches des lesbiennes» ou «marche des gouines») de Chocago, après qu’un membre du collectif chargé d’organiser la manifestation aurait dit à ces femmes que «les gens ne se sentaient pas en sécurité» à cause des drapeaux et que la marche était «pro-Palestine» et «anti-sioniste».
Une des participantes exclues, Laurel Grauer, également membre de l’organisation LGBTQ juive A Wider Bridge, a expliqué au Windy City Times que son drapeau célébrait ses «identités queer et juive.» Elle a également publié une tribune dans Haaretz, relatant son expérience du 24 juin.
«Je participe depuis dix ans à cette marche avec le même drapeau. Là, on m’a demandé de partir car c’était une provocation à l’encontre de personnes qui le trouvaient offensant.»« Il est difficile de se faire à l’idée de l’inclusion quand vous excluez des gens comme cela. Les gens disent « tu peux être gay, mais pas de cette manière ». Nous ne nous sommes pas senties les bienvenues. Nous ne nous sommes pas senties incluses », a-t-elle dénoncé.
Une autre participante, Eleanor Shoshany-Anderson, a elle aussi été congédiée de la manifestation car elle possédait un drapeau similaire. «La Dyke March est censée inclure tout le monde, a-t-elle déploré dans le Windy City Times. Je ne sais pas pourquoi mon identité a été exclue. J’ai sentie qu’en tant que juive, je n’étais pas la bienvenue ici.»
Sur son fil Twitter, la Dyke March de Chicago a publié une réponse officielle à la polémique naissante:
«Cette décision –de demander à trois personnes arborant des drapeaux arc-en-ciel juifs de partir– a été prise après qu’elles ont exprimé plusieurs fois leur soutien au sionisme durant des conversations avec d’autres membres de la manifestation. Nous avons depuis appris que l’une des individues en question est directrice régionale de l’association A Wider bridge, une organisation qui a des connexions avec l’État d’Israël et les groupes d’extrêmes droite pro-Israéliens.»
La Dyke March de Chicago affirme que A Wider Bridge a été «condamnée par plusieurs organisations» car elle utiliserait la méthode du pinkwashing, un concept selon lequel Israël utiliserait sa tolérance pour les mouvements LGBTQ pour faire oublier le conflit israélo-palestiniens et l’occupation de la Palestine.
Dans son communiqué, la Dyke March de Chicago a ajouté qu’elle n’était «pas anti-sémite», mais «anti-sioniste» –c’est à dire qu’elle condamne la constitution d’un État juif indépendant sur les terres palestiniennes-. «Le collectif de la Dyke March de Chicago soutient la libération de la Palestine et les peuples oppressés partout dans le monde.»
source : http://www.haaretz.com/us-news/1.797845

« La ville de l’amour »prête son titre à Madrid

Madrid, où se tient la fête mondiale des « Fiertés » homosexuelles, la Worldpride, a demandé à la ville de Paris de lui prêter, le temps des célébrations LGBT, le titre de « ville de l’amour ».
Dans une vidéo diffusée lundi par la mairie sur les réseaux sociaux, des habitants de la capitale s’adressent à la ville lumière et lui lancent: « Chère Paris, c’est moi Madrid…, j’ai besoin de ton aide… ».
« Tu as toujours été la ville des amoureux … Je veux te demander de me prêter ton titre: Madrid capitale de l’amour », poursuivent-ils, à tour de rôle.
« Un amour divers, libre, fier comme nous », poursuit la vidéo, qui se termine sur des paroles de la maire, Manuela Carmena, réputée proche de son homologue parisienne Anne Hidalgo. « Peu importe qui tu aimes, Madrid t’aime, voudrais-tu nous prêter ce si beau titre qui t’appartient, capitale de l’amour? », demande-t-elle. « Merci Paris, ton amie à jamais. Madrid. »
Anne Hidalgo a répondu « oui ». « Chère @ManuelaCarmena, chers amis de Madrid, Paris vous aime et partage avec vous le titre de la ville de l’Amour ! », a-t-elle écrit à son tour sur son compte Twitter.
La capitale de l’Espagne s’est recouverte de drapeaux arc-en-ciel depuis vendredi, pour le démarrage de huit jours de festivités, conférences et expositions autour des fiertés gay.
Les fêtes s’achèveront samedi soir par une grande parade, à laquelle pourraient assister plus d’un million de personnes venues du monde entier, entourées de mesures de sécurité draconiennes.

Les associations LGBT se félicitent de l’avis favorable du Comité national d’éthique

L’Inter-LGBT s’est « félicitée »de l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) à l’ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la procréation médicale assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels.
Dans un communiqué, elle « invite le Parlement à légiférer rapidement en ce sens », tout en disant « attendre la publication du texte complet »: « L’Inter-LGBT se montrera vigilante vis-à-vis d’éventuelles restrictions qui pourraient être présentes dans l’avis ».
« L’ouverture de la PMA est une question d’autonomie des femmes et de choix personnels, au même titre que la contraception, la stérilisation ou l’avortement » et « une question d’égalité et de santé publique », rappelle l’Inter-LGBT.
« Pour que toutes les femmes puissent en bénéficier, l’Inter-LGBT demande au Parlement de prévoir le remboursement des frais médicaux pour toutes les femmes », poursuit le texte, en appelant également à « légiférer » sur « la possibilité (pour les femmes) de conserver leurs propres ovocytes, pour se donner toutes les chances de réussir leur projet parental si elles envisagent une grossesse après 35 ans ».

USA: un boulanger anti-mariage gay devant la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé aujourd’hui qu’elle examinerait une affaire concernant un boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage au motif que le couple convolant était homosexuel, ce qui heurtait selon lui ses convictions religieuses.
La haute cour a accepté d’ajouter ce dossier au calendrier de sa session d’audiences, débutant en octobre, au jour du deuxième anniversaire de son arrêt historique par lequel elle avait légalisé le mariage gay sur l’ensemble du territoire américain.
Dans cette affaire s’opposent la boulangerie, nommée Masterpiece Cakeshop, et le Comité des droits civiques de l’Etat du Colorado.
Accepter de confectionner la pièce montée du mariage « serait déplaire à Dieu », avait affirmé le pâtissier en refusant d’assurer la commande.
« Ce qui est jeu est bien plus qu’un gâteau. Si un commerce se veut ouvert au public, alors il doit l’être pour tout le monde » a commenté lundi l’ACLU, la grande organisation de défense des libertés, qui s’oppose au boulanger.
D’ici là, la cour suprême devra peut être faire face au dépars du juge Anthony Kennedy, un des neuf sages de la Cour suprême américaine, qui pourrait partir à la retraite
Le juge Kennedy, qui aura 81 ans en juillet, avait été nommé par le président républicain Ronald Reagan en 1988. Il s’est souvent aligné sur les opinions de ses quatre confrères progressistes sur le droit à l’avortement, celui des prisonniers de Guantanamo, des homosexuels ou la discrimination positive en faveur des Noirs. Il a notamment rédigé la décision de 2015 reconnaissant le mariage homosexuel comme un droit constitutionnel dans l’ensemble des Etats-Unis.
Sur d’autres sujets comme les questions économiques, le droit de vote et le contrôle des armes à feu, il a en revanche adopté des vues conservatrices.
Interrogée sur ces rumeurs, une proche conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, a dit sur la chaîne ABC qu’elle « ne révélerait jamais la teneur d’une conversation entre un juge en exercice de la Cour suprême et le président ou la Maison Blanche », tout en ajoutant que « la présidence suivait cela de très près ».
En cas de départ du juge Kennedy, Donald Trump aura une nouvelle occasion d’imprimer sa marque en nommant à vie un deuxième juge conservateur. M. Trump a déjà nommé le conservateur Neil Gorsuch, qui a travaillé pour M. Kennedy et est entré à la Cour suprême en avril, pour remplacer Antonin Scalia, mort en février 2016.

Justin Trudeau prend la tête du cortège de la Gay Pride de Toronto

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défilé lors de la marche des fiertés de Toronto, avec sa femme Sophie Grégoire et leurs enfants Ella-Grace et Xavier.
La Première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne défilait à ses cotés.
Pour marquer son soutien, Justin Trudeau avait sur la joue une feuille d’érable aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Cet événement, a-t-il expliqué aux médias présents dont «La Presse», vise à «célébrer les multiples couches de l’identité qui font du Canada un pays extraordinaire et fort». «L’inclusion est une valeur fondamentale de notre communauté et tant qu’un groupe ou une entreprise appuie l’égalité LGBT, alors selon moi, ils sont les bienvenus», a-t-il ajouté.
Il s’agit de la deuxième participation de M. Trudeau au défilé de la Fierté gay de Toronto en tant que premier ministre. L’an dernier, il était devenu le premier ministre canadien en exercice à prendre part à cet événement, le plus important du genre au Canada. Justin Trudeau avait aussi participé au défilé de la Fierté de Montréal l’an dernier au mois d’août.
Sur Twitter, il a partagé plusieurs photos le montrant durant la marche, écrivant : «L’amour, c’est l’amour».
Acclamé par la foule, il a salué de nombreux participants à cette marche des fiertés, dont certains étaient des fans assumés du Premier ministre : un jeune homme brandissait une pancarte «Hug Me Justin» («Fais moi un câlin Justin»), et un autre portait une tenue blanche et rouge, les couleurs du drapeau canadien, ornée de feuilles d’érable et d’une photo de Justin Trudeau.

USA :Des dizaines de milliers de personnes à la Gay Pride de New York

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche pour la Gay Pride de New York avec comme mot d’ordre, la défense des transsexuels .
Pour la 48e année consécutive, des milliers de participants, à pied, en moto ou juchés sur des camions descendaient la 5e Avenue sous les applaudissements d’une foule compacte et joyeuse, pour une marche de 3 kilomètres depuis les gratte-ciels de Midtown jusqu’à Greenwich Village, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969.
Sous un grand soleil, des centaines de policiers et de nombreux élus, dont le maire Bill de Blasio, le gouverneur de l’Etat de New York Mario Cuomo ou le sénateur Chuck Schumer, tous démocrates, ont marché aux côtés de participants volontiers très dénudés.
Cette année, de nombreux cortèges marchaient en brandissant les pancartes « Resist » des opposants à Trump, dénonçant la nouvelle administration et ses projets législatifs – notamment l’abrogation de la loi santé Obamacare – et la remise en cause des droits des transsexuels.
Aux premiers rangs de l’Aclu figurait l’ancienne analyste de l’armée américaine qui avait transmis de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks et entamé en prison un changement de sexe, Chelsea (ex Bradley) Manning. « J’ai perdu ma voix d’avoir tant crié », a-t-elle tweeté.
Si de nombreux participants étaient clairement opposés à Trump, beaucoup soulignaient aussi ne pas vouloir faire de cette marche un évènement politique.

Turquie : des balles (en caoutchouc) contre la gay pride d’Istanbul

C’est la troisième année consécutive que les autorités turques interdisent la Marche des Fiertés à Istanbul. Cette année, après des menaces de groupes conservateurs et d’extrême droite, les autorités avaient annoncé samedi interdire cette manifestation pour préserver «l’ordre public» et la «sécurité des touristes». Les organisateurs avaient alors annoncé qu’ils maintiendraient l’événement et encore affiché dimanche leur détermination, assurant dans un communiqué : «Nous n’avons pas peur, nous sommes là, nous ne changerons pas. Vous avez peur, vous changerez et vous vous y habituerez.»
Les militants ont tout de même tenté de défiler. La police turque a tiré des balles en caoutchouc pour tirer sur des manifestants qui défilaient pour la Gay Pride .
Les militants se tenaient sur la place Taksim quand des policiers ont tiré sur 40 d’entre eux avec des projectiles en caoutchouc. Selon la BBC Turkey, des policiers, qui ont un temps essayé de bloquer l’accès à la place, ont également interdit de brandir le drapeau multicolore de la Gay Pride et ont demandé à un homme de retirer son t-shirt qui arborait un symbole de la communauté LGBTI .
Cette semaine, onze militants ont été jugés à Istanbul pour avoir bravé l’interdiction de la Gay Pride de 2016, mais ils ont été acquittés. Les années précédentes, ces manifestations s’étaient déroulées sans incident.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan est accusé par ses opposants de conduire une islamisation rampante de la société. Ses commentaires conservateurs sur les femmes et la famille enflamment régulièrement la critique, mais il se garde généralement d’évoquer publiquement les questions liées à l’homosexualité. En 2010 toutefois, la ministre de la Famille et de la Femme Aliye Selma Kavaf avait suscité la colère des défenseurs des droits des homosexuels en qualifiant l’homosexualité de « désordre biologique » et « maladie » devant être soignée. L’homosexualité n’est pas pénalement réprimée en Turquie, mais l’homophobie y reste largement répandue.