Augmentation du nombre de séropositifs chez les jeunes gays

Santé publique France publie les premiers résultats sur le VIH de l’étude PREVAGAY menée auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) fréquentant les lieux de convivialité gay de cinq villes françaises*. Ces résultats font l’objet d’un article dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) et de cinq rapports régionaux.
Publiée dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH), cette étude s’appuie sur un panel de 2.646 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Elle a été réalisée fin 2015.
Les chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’Equipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (Enipse) ont mené un « questionnaire comportemental » et effectué des prélèvements sanguins anonymes auprès du public de 60 bars, saunas et backrooms de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).
Résultat: les hommes ayant des relations avec des hommes constituent toujours une population à risque en matière de VIH/sida, en particulier chez les plus jeunes, même si la prévalence s’inscrit à la baisse, à 14,3% en moyenne.
La fréquence de contamination dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%).
L’étude montre des conduites à risques « assez fréquentes », avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (proportion qui monte à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’alcool ou de substances psychoactives.
Chez les jeunes homosexuels, le nombre de séropositifs est en augmentation régulière depuis 10 ans. Une des explications de cette évolution pourrait résider dans la mutation des modes de rencontre, notamment les applications de rencontres où la prévention est faible.
Les homosexuels sont le seul groupe de transmission du VIH pour lequel le nombre de nouveaux diagnostics ne diminue pas.
« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention », reconnaît François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH.
Toutefois, quelques signes encourageants apparaissent. Ainsi, parmi les séropositifs présents dans l’étude, 91,9% étaient déjà diagnostiqués, dont 94,9% sous traitement. Par ailleurs, un peu plus de la moitié (54%) des séronégatifs interrogés connaissaient la prophylaxie pré-exposition au VIH.

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