Le calvaire de Zak Ostmane, militant LGBT algérien, à Marseille

Zak Ostmane, 35 ans, militant LGBT algérien réfugié en France depuis 2014, a été agressé à Marseille le vendredi 3 mars.
Drogué, séquestré, violé et battu, le jeune homme a vécu l’enfer pendant près de 36 heures, n’échappant à ses agresseurs qu’en hélant des policiers depuis la fenêtre de la chambre d’hôtel dans laquelle il avait été attiré.
Immédiatement arrêtés, les deux suspects, un ancien légionnaire de 31 ans et un autre, signalé comme déserteur depuis le 1er mars, selon le Parisien, ont été depuis mis en examen pour « viol, séquestration, vol aggravé, violences aggravées et extorsion », et écroués. Le caractère homophobe du crime n’a pour l’heure pas été retenu, alors qu’il ne « fait aucun doute », selon Véronique Godet, déléguée Paca de SOS Homophobie, qui a recueilli le témoignage de la victime.
C’est le vendredi 3 mars au soir, dans un bar gay du centre de Marseille, qu’a débuté le calvaire de Zak Ostmane. Sous ce qu’il présume être aujourd’hui l’influence de drogues, il aurait suivi un homme dans un hôtel, où une troisième personne les aurait rejoints. «D’habitude, je suis très méfiant, je ne vais jamais chez quelqu’un comme ça. Et comme par hasard, ce soir là, je l’ai suivi», a raconté Zak Ostmane à Yagg, (http://yagg.com/2017/03/10/temoignage-le-militant-zak-ostmane-raconte-son-agression-et-son-viol-a-marseille/).
S’ensuivent des coups, un viol, et d’autres coups encore, pour extorquer au jeune homme le code de sa carte bleue… « Ils se sont servis de lui comme d’un punching-ball », résume Véronique Godet, dont l’association pourrait se porter partie civile dans ce dossier.
Militant d’origine kabyle et opposant au président Bouteflika, Zak Ostmane avait quitté l’Algérie après la publication d’un manifeste en 2013 contre la pénalisation de l’homosexualité, qui lui avait valu des menaces de morts. Des discriminations présentes aussi de ce côté ci de la Méditerranée. Dans son rapport 2016 ( https://www.sos-homophobie.org/sites/default/files/rapport_annuel_2016.pdf ), SOS Homophobie avait ainsi recueilli 1318 témoignages, dont 14% avaient abouti à des agressions physiques.

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