Nancy : Rejugés pour avoir déployé une banderole homophobe lors de la Gay Pride 2014

nancy homophobieDevant la Cour d’appel de Nancy, Pierre-Nicolas N et Maxime A, deux jeunes militants d’extrême droite, n’ont pas voulu parler.
Ils sont rejugés pour avoir déployé une banderole homophobe lors de la Gay Pride 2014 à Nancy
Ils avaient été condamné à 8 et 6 mois avec sursis pour avoir fait partie du groupe d’activistes qui s’en était pris aux participants de l’édition 2014 de la gay pride à Nancy.
Ils étaient restés muets en garde à vue. Ils avaient refusé de s’expliquer lors de leur premier procès. Ils ont, dès le début de leur second procès, annoncé leur intention de continuer à faire usage de leur droit au silence.
Ce qui braque aussi sec la présidente Sammari : « C’est regrettable que vous ne vous exprimiez pas ! » Cela laisse également un boulevard à l’avocat de l’association de lesbiennes et gays Equinoxe, Me Stéphane Massé : « Lorsque les deux prévenus ne sont pas dans une enceinte judiciaire, ils n’hésitent pas à assumer leur acte et même à le revendiquer ». Et de citer des extraits d’un article du journal Libération sur la provocatrice fête du cochon qui s’est déroulée à Hayange et au cours de laquelle le duo a tenu des propos virulents devant un reporter.
« Il y a eu quelque chose de raté dans leur éducation », déplore l’avocat général, Amaury Lacote, choqué par le slogan figurant sur la banderole déployée sur le parking aérien du centre commercial Saint-Sébastien alors que le défilé de la Gay Pride passait en dessous : « Allez brûler en enfer ». Une phrase d’une « extrême violence », « une menace de mort » caractérisée, selon le magistrat qui réclame la confirmation des peines prononcées en première instance.
L’avocat de la défense, Me Clémence Morel, essaie de jouer avec les mots : « Ce n’est pas une menace de mort qui figurait sur la banderole. Car lorsqu’on est en enfer, on est déjà mort ».
« Je ne suis pas d’extrême droite et je n’étais pas présent le jour des faits », se défend Pierre-Nicolas N, étudiant en droit coincé dans un costume rétro et futur candidat aux législatives en Meurthe-et-Moselle pour le « Front National canal historique ».
Problème : son ADN a été retrouvé sur un fumigène lancé par le groupe qui tenait la banderole. « Quelqu’un a pu voler ce fumigène chez moi. J’en ai tout un tas car je suis supporter de foot », tente le jeune homme.
Son copain à la barre, Maxime A, chômeur, pris en photo à visage découvert sur le toit du Saint-Seb avec la banderole, tente de trouver une autre échappatoire, celle du deux poids et deux mesures : « L’année suivante, lors de la Gay Pride, il y avait une banderole avec écrit : fachos, allez brûler en enfer. Je me suis senti concerné. J’ai donc voulu porter plainte mais les policiers m’ont ri au nez ». Jugement le 16 mars.

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