I love you Phillip Morris : trop gay pour les américains

Jugé trop risqué pour son sujet ouvertement gay, le dernier film de Jim Carrey pourrait ne jamais sortir en salles aux USA, ce qui équivaudrait à un manque à gagner considérable.

Dans «Love You Philip Morris», comédie basée sur un fait divers, Jim Carrey interprètera un père de famille I love you Phillip Morris : trop gay pour les américains  dans Cinema-DVD gay et lesbien ily2incarcéré tombant amoureux de son compagnon de cellule et tentant de se faire la belle le jour où ce dernier est libéré, afin de pouvoir le retrouver. En dépit du nom d’un des acteurs les plus «bankable» du moment, ce film n’a pas trouvé de distributeur aux USA. Des analystes du secteur avancent que le sujet et une scène de sexe explicite entre Carrey et Ewan McGregor, pourraient rebuter une bonne partie du public hétéro. Voilà la rumeur du moment qui en vérité, pourrait être montée de toutes pièces à des fins publicitaires.

La véritable raison de la diffusion d’une telle nouvelle pourrait être tout autre: toujours désireuse de surfer sur les clichés d’une Amérique coincée et rétrograde, la presse mondiale offrirait, en relayant ce pseudo scoop, une énorme publicité gratuite dans le monde entier aux producteurs de «I love you Philipp Morris», équivalant à plusieurs millions de dollars.

C’est ce qu’on peut penser en apprenant que le prochain film avec Jim Carrey et Ewan Mcgregor en tête d’affiches pourrait sortir directement en DVD aux Etats-Unis.
La cause ? I Love You Philip Morris raconte l’histoire de deux hommes tombant amoureux l’un de l’autre en prison, ce qui refroidit visiblement les distributeurs américains potentiels.
Dommage pour lui, car ce film avait quand même reçu un accueil enthousiaste au Festival de Sundance en janvier dernier.
aux dernièrs nouvelles , le film serait actuellement en remontage pour une version  » acceptable  » par les multiplexes américains, qui pourraient donc passer à côté d’un gand succès comme Harvey Milk ou Le secret de Brokeback mountain…. sauf si l’on considère que c’est une bonne publicité que parler d’un film, d’un album de musique, d’un tableau ou d’un jeu vidéo interdit, censuré ou bloqué….

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Le projet de loi sur le statut du beau-parent est ajourné

Boutin aurait elle gagnée ?  Devant l’opposition d’une partie de la droite qui s’est fortement mobilisée, le gouvernement a décidé d’ajourner le projet de loi sur l’autorité parentale et les droits des tiers, le texte sur le statut des beaux-parents défendu par Nadine Morano

Devant la fronde d’une partie de la droite, le gouvernement a décidé de se donner du temps avant d’ouvrir le débat sur la réforme de l’autorité parentale et les droits des tiers : le texte sur le « statut des beaux-parents », comme on l’appelle parfois, ne devrait pas être inscrit à l’ordre du jour du Parlement avant septembre. D’ici là, un groupe de travail dirigé par le député (UMP, Alpes-Maritimes) Jean Leonetti a été chargé de travailler sur le projet. « Il faut apaiser les esprits », souligne-t-il.

Ce texte répond à une promesse du chef de l’Etat : pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu’il était hostile à l’adoption pour les couples homosexuels, mais il s’était engagé à prendre en compte les nouvelles constellations familiales. Il faut, affirmait-il alors, préciser les droits des tiers qui interviennent dans la vie de l’enfant, qu’il s’agisse de beaux-parents, d’homoparents ou de demi-frères et soeurs.Le projet de la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, reprend ces orientations : il ne touche en rien à la filiation mais il autorise les tiers à accomplir les actes « usuels » de la vie quotidienne – accompagner un enfant à l’école ou chez le médecin. Il simplifie en outre les partages d’autorité parentale et proclame le droit de l’enfant à poursuivre ses relations avec un tiers s’ils ont tissé des « liens affectifs étroits ».

Le 13 février, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de lui présenter un projet de loi avant fin mars. « Qui peut nier la réalité des liens affectifs qui peuvent se créer entre un enfant et le conjoint de son parent biologique ? affirmait-il alors. Je souhaite reconnaître ces liens particuliers par la création d’un statut des beaux-parents et, plus largement, des tiers qui vivent au domicile d’enfants dont ils ne sont pas les parents. » Le texte est prêt, mais l’exposé des motifs a fait bondir certains députés UMP.

Au chapitre des « nouvelles configurations familiales », il évoque les 1,6 million d’enfants qui vivent dans une famille recomposée, les 2,7 millions qui vivent dans une famille monoparentale et les 30 000 qui, selon l’INED, grandissent « dans un foyer composé de deux adultes du même sexe ». Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire des défenseurs de la famille « traditionnelle ».

Le 3 mars, la ministre du logement, Christine Boutin, a ouvert les hostilités en décrétant que ce texte constituait une « reconnaissance détournée » de l’homoparentalité. Une semaine plus tard, la Conférence des évêques de France affirmait que le projet de Nadine Morano « donnait un statut parental et conjugal aux unions entre partenaires de même sexe ».

Les députés hostiles au texte craignent que l’assouplissement des partages d’autorité parentale constitue de facto une reconnaissance de l’homoparentalité. Inventée en 2002 parSégolène Royal, cette mesure n’instaure aucun lien de filiation et ne permet ni la transmission du nom ni celle des biens. Mais elle autorise un tiers à participer à l’éducation d’un enfant. La procédure sera assouplie – la requête devant le juge sera remplacée par une simple homologation de convention -, mais elle restera très encadrée : le juge devra vérifier le libre consentement des parents et le respect de l’intérêt de l’enfant.

Pour l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens, le texte de Mme Morano n’est qu’une « petite avancée ». « Ce que nous demandons, ce n’est pas seulement l’autorité parentale, c’est aussi la filiation », précise son porte-parole, Franck Tanguy. Mais certains députés UMP trouvent que le projet va déjà trop loin. « Je ne voterai jamais un texte qui met à mal la famille et qui ouvrirait la voie à l’homoparentalité », affirme le député (UMP, Yvelines) Jean-Frédéric Poisson.

Le groupe de travail a désormais pour ambition de « dissiper les malentendus » et de « dédramatiser » le débat, selon les mots de M. Leonetti. « Ce texte a été complètement caricaturé, regrette Mme Morano. Il ne touche pas à la filiation, il n’autorise pas l’adoption par les couples homosexuels : il se contente de faciliter la vie des familles. Il faut cependant prendre le temps de lever les ambiguïtés. »

 

Efficacité du préservatif: l’évêque d’Orléans revient sur ses propos –

L’évêque d’Orléans Mgr André Fort, qui avait laissé entendre que le préservatif n’était pas efficace pour empêcher la transmission du virus du sida, est revenu vendredi sur ses propos, admettant « avoir commis l?erreur de parler de questions posées dans des études antérieures ». »André Fort admet avoir commis l?erreur de parler de questions posées dans des études antérieures sur la perméabilité du préservatif. Il prend acte des déclarations expertes des spécialistes qui attribuent ces échecs à d?autres causes », indique l’évêque dans un communiqué.

« Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent: la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d’un spermatozoïde. La preuve est faite que le préservatif n’est pas une garantie à 100% contre le sida », avait-il dit auparavant au micro de France Bleu Orléans.

« Il y a écrit sur les boîtes de cigarettes: +danger+. On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs: fiabilité incomplète », avait-il ajouté.

L?évêque d?Orléans « prenait alors en compte l?article publié le 22 mars par un quotidien national qui informait d?une étude précisant que le préservatif n?était fiable qu?à 97% dans les meilleures conditions d?utilisation et à 87% dans les conditions communes telles quelles se présentent en Afrique », indique le communiqué.

S?il considère que « dans la lutte en faveur de la nécessaire éradication du sida, compter sur le préservatif et sur la recherche scientifique ne suffit pas », l’évêque « milite en faveur d?une démarche active en vue de l?éducation du sens de la responsabilité dans la vie affective et sexuelle ».

Il conclut en disant qu’il n’oublie pas « la souffrance de toutes les victimes de ce fléau et tient à exprimer sa profonde estime à tous ceux qui s?appliquent à leur venir en aide et à tenter de maîtriser l?épidémie ».

En route vers l’Afrique, le pape avait la semaine dernière affirmé que l’on ne pouvait « pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs » et qu’ »au contraire, (leur) utilisation aggrave le problème ».

Mgr Fort « fait partie de l’aile intransigeante conservatrice de l’épiscopat français », selon le rédacteur en chef de la revue catholique protestataire Golias, Christian Terras. Selon lui, les déclarations initiales de l’évêque s’inscrivaient dans « une mobilisation (…) pour sauver le soldat Benoît XVI, à tout prix ».

ce qu’il avait dit :

La preuve est faite que le préservatif n’est pas une garantie à 100 % contre le sida. » L’évêque d’Orléans, André Fort, a volé au secours du pape, Benoît XVI, vendredi 27 mars, sur les ondes de France Bleu Orléans. « Vous le savez très bien, tous les scientifiques le savent : la taille du virus du sida est infiniment plus fine que celle d’un spermatozoïde », a expliqué l’évêque.

On met maintenant sur les boîtes de cigarettes : ‘danger’. On devrait mettre sur les boîtes de préservatifs : ‘fiabilité incomplète’ », a-t-il ajouté. En route vers l’Afrique, le pape avait la semaine dernière affirmé que l’on ne pouvait « pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs » et que, « au contraire, leur utilisation aggrave le problème« .

M. Fort a expliqué que ceux qui avaient vertement critiqué les propos de Benoît XVI « n’ont pas pris le temps d’entendre complètement ce que le pape disait ».

statut du beau parent : GayLib appelle à l’apaisement

GayLib qualifie de « regrettables » les polémiques qui ont eu lieu ces dernières semaines au sein de la majorité au sujet de l’inclusion des familles homoparentales dans l’exposé des motifs du texte défendu par Nadine Morano. Le mouvement gay interne à l’UMP les considèrent « à contre-courant de l’évolution de la société » et rappelle « avec conviction et détermination » que le texte de loi en question « n’est que la simple concrétisation d’une promesse présidentielle qui doit être absolument tenue ».

« L’objectif est, en premier lieu, d’assurer la protection de l’enfant. Il s’agit pour l’essentiel de clarifier et de simplifier les obligations et les droits du parent ‘social’ pour les familles homoparentales, ou du beau-parent pour les familles recomposées, explique GayLib. Il ne s’agit pas, et nous le regrettons, de reconnaître l’établissement d’un lien de filiation pour le parent ‘social’ ».

Les militants gay UMP demandent en conséquence « à chacun de sortir des faux débats ». « Aucune famille ne saurait être stigmatisée et exclue par la République, en raison de l’orientation sexuelle des parents », insiste GayLib.

Le groupe gay appelle « à l’apaisement, au respect de chacun et à la raison dans ce débat, où le mépris et le dénigrement n’ont pas leur place »

Lancement de l’étude ANRS COM’TEST à Lille Dépistage Communautaire du VIH à Résultat Rapide auprès des Hommes ayant des Relations sexuelles avec d’autres hommes

Pour élargir l’offre de dépistage et proposer une réponse à ceux qui ne vont pas se faire dépister aussi souvent qu’ils le désirent, par peur d’être jugés, parce qu’ils viennent se faire dépister pour la troisième fois cette année, AIDES a décidé d’initier un projet de dépistage du VIH, associatif et communautaire, non médicalisé, s’appuyant sur des tests à résultats rapides. AIDES a choisi de mettre en place une approche communautaire, sans personnel médical, où l’accueil, l’écoute, le soutien et les conseils de prévention seront prioritaires. Il s’agit de proposer un lieu d’échange, sans jugement, où l’on peut venir parler de sa sexualité, poser ses questions, parce qu’il est difficile de toujours se protéger…

SommaireUn projet expérimental…

Aujourd’hui, le contexte légal ne reconnaît pas le droit à des acteurs non médicaux de réaliser des tests de dépistage du VIH. AIDES s’est donc inscrite dans une « recherche bio-médicale ». Le projet ANRS COM’TEST piloté par l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida, en répondant à des critères précis, a pour objectif d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité de cette nouvelle forme d’offre de dépistage, la satisfaction des personnes dépistées et la compétence des acteurs communautaires à prendre en charge le dépistage du VIH.

 en direction des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes

Parce que le besoin est remonté des gays, lors des actions de prévention et réduction des risques menées tout au long de l’année par l’association… Et parce que l’amélioration de l’accès au dépistage est un enjeu de réussite de la prévention.

la reconnaissance des PaCS étrangers en France

Les couples ayant contracté un tel partenariat à l’étranger sont actuellement contraints de le rompre pour pouvoir signer un pacs français. Des amendements de la gauche ont été adoptés dans le cadre de la loi UMP de simplification du droit

Deux amendements identiques du groupe PS et des sénateurs Verts permettant cette reconnaissance ont été adoptés avec l’avis favorable du gouvernement et de la commission des Lois du Sénat à majorité UMP.

La mesure « vise à simplifier la vie des partenaires ayant contracté à l’étranger un partenariat, qui se sont installés en France, et ont des difficultés à faire reconnaitre leur engagement », a dit Roger Karoutchi (Relations parlement).

« Les personnes ayant contracté un tel partenariat sont actuellement contraintes de le rompre pour pouvoir signer un pacte civil de solidarité en France et bénéficier des droits afférents », a affirmé la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) dans l’exposé des motifs de son amendement.
Ces personnes peuvent perdre « le bénéfice de nombreux droits issus du régime favorable » auxquels elles étaient soumises avec leur pacte à l’étranger, comme la reconnaissance d’un droit à une pension de réversion en cas de décès, avait elle également dit.
Un amendement identique du député Vert François de Rugy avait été rejeté par l’assemblée nationale lors de la première lecture de la proposition de loi.
Les sénateurs ont toutefois repoussé des amendements Verts et PS qui proposaient de faire bénéficier les salariés d’un congé de 4 jours pour conclusion de PaCS comme c’est le cas pour les mariages

Donald Strachey – L’intégrale : sortie ajourd’hui du coffret

Les 4 films du plus sexy et du plus gay des détectives privés enfin réunis. Plus de six heures de suspens, d’intrigues, de guests (Margot Kidder, Sean Young, Jack Wetherall, Morgan Fairchild…), de romance et de « bogosses »… Chad Allen renoue avec la tradition du Film Noir avec brio et avec une cohésion qui font de ces 4 films, une véritable mini-série…Contient :

  • Third Man Out2361.jpg
  • Traitement de choc
  • Jeux de mains
  • Ice Blues

Bonus vidéo :

Bande-annonce
Making of
Interviews
Catalogue Rainbow

Pour Nicolas Sarkozy, Karoutchi «n’aurait pas dû» faire son coming out

Nicolas Sarkozy n’aime pas les perdants, et mentionner le nom du président de la République toutes les deux minutes n’est pas une garantie de son soutien. Sous le titre « Sarko enfonce Karoutchi »,Le Canard enchaîné daté du 25 mars rapporte ainsi la réaction de Nicolas Sarkozy à la défaite du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement face à Valérie Pécresse: « Sarko, lundi matin à l’Elysée, a commenté la défaite de Roger Karoutchi lors de la primaire UMP en Ile-de-France pour les régionales de 2010. Ce qui l’a desservi, selon lui, c’est son « outing », la révélation de son homosexualité. « Il n’aurait pas dû le faire. Cela l’a définitivement mis hors jeu, c’était le truc de trop’ », a-t-il dit. Et de conclure: « De toute façon, Karoutchi n’est pas un bon produit médiatique. »