Les familles homoparentales enfin admises au sein de l’Union Nationale des Associations Familiales

agplL’APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens, fêtera l’an prochain ses trente ans, mais vient seulement d’intégrer l’UNAF, l’Union Nationale des Associations Familiales, après des années de refus « fondés sur une appréciation restreinte et homophobe de ce qu’est une famille », selon les termes de l’APGL.
 En 2000, l’APGL a déposé pour la première fois une demande d’adhésion à l’UNAF. Cette demande s’est soldée par un refus au motif avoué que « des futurs parents » ne pouvaient pas être pris en compte dans la définition d’une association familiale.
 La principale organisation représentative des familles homoparentales de France, l’APGL, présente partout en France restait ainsi à la porte de l’UNAF, malgré diverses tentatives et des aménagements allant jusqu’à une modification de ses statuts.
 Elle aura donc attendu quinze ans pour être reconnue et pour intégrer le mouvement familial.
 Pour la première fois, et par une écrasante majorité, le Conseil d’Administration de l’UNAF a enfin voté l’agrément d’une association homoparentale, au plan national. Sur une assemblée de 37 votants, 29 se sont prononcés pour, 6 contre et 2 se sont abstenus.
 Ce changement permettra prochainement à l’APGL d’intégrer, grâce à ses antennes départementales, les 20 premières UDAFs : après les Bouches du Rhône, d’autres viendront, là où des dossiers sont déjà déposés (Eure, Hérault, La Réunion, Paris, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) ou ailleurs.
 L’APGL se félicite qu’après toutes ces années, à travers son admission à l’UNAF, il soit enfin admis qu’elle est « une association familiale à part entière, que ses adhérents sont des familles à part entière, et qu’elle peut contribuer à l’élaboration d’une politique familiale globale ».
 « L’APGL jouera pleinement ce rôle, forte de son expérience et de celle de ses adhérents répartis partout en France ; expériences acquises également sur la base des discriminations et des stigmatisations récurrentes dont sont victimes les homosexuels », expliquent Marie-Claude Picardat et Dominique Boren, les co-présidents de l’APGL.
 L’APGL entend aussi « œuvrer contre l’homophobie par un dialogue constructif et apaisé avec d’autres structures familiales connues pour leurs positions conservatrices et dont les manifestations publiques ont engendré un déferlement de haine contre les homosexuels, les familles homoparentales et leurs enfants ».(Source APGL)

Allemagne : Le conseil des ministres doit se pencher mercredi sur le mariage homosexuel

unionLe ministre de la Justice social-démocrate, Heiko Maas a indiqué que le conseil des ministres allait se pencher, ce mercredi, sur 23 changements législatifs qui « étendent les dispositions du mariage aux partenariats enregistrés ».
 Cette forme d’union a été introduite en 2001 par l’Allemagne pour les personnes de même sexe, mais son statut reste juridiquement bien en-dessous de celui du mariage. Elle n’est notamment pas reconnue à l’étranger.
 Les nouveaux aménagements prévus sont « insuffisants et sans ambition » a ainsi réagi le député Volker Beck, du parti d’opposition Vert, tandis qu’une des figures de proue du même parti, Katrin Göring-Eckardt, s’est dite « confiante que le vote des Irlandais allait accélérer l’égalité de traitement en Allemagne ». « Les Unions chrétiennes d’Angela Merkel ne pourront pas se soustraire indéfiniment au débat sur le mariage pour tous » a-t’elle ajouté.
 Beaucoup, chez les conservateurs, seraient favorables à une législation plus ouverte : « On pourrait penser que ce qui marche pour les Irlandais catholiques marche aussi pour nous » a ainsi déclaré Jens Spahn, membre de la direction du parti CDU, dans les colonnes du quotidien Die Welt à paraître ce mardi. «L’opinion publique est souvent plus avancée qu’on ne pense sur ces questions», a-t-il ajouté.

Israël : il faut sortir « du placard » les archétypes familiaux

Israel-Gay-PrideFacebook Israël et la municipalité de Tel Aviv ont initié un congrès unique en son genre dont le but est de changer les mœurs des publicités en Israël. La ménagère qui fait sa lessive, le garagiste pied-noir, et la famille modèle ashkénaze, devront compter désormais avec une nouvelle forme de cellule familiale : les deux papas ou les deux mamans.
Le congrès, qui se tiendra le dimanche 7 juin, peu avant la Gay Pride annuelle de Tel Aviv, réunira les grands noms du marketing mondial qui tenteront de faire sortir Israël « du placard » des archétypes familiaux auxquels les consommateurs sont habitués.
Elad Brindt Shavit, le chef de clientèle de Facebook Israël a déclaré au site de la seconde chaîne de télévision Mako : « Nous voyons dans le monde entier de plus en plus de marques qui comprennent l’avantage culturel et le bénéfice économique de représenter une gamme variée de personnes aussi différentes soient-elles. Nous serions heureux de voir le marketing israélien s’ouvrir et se diversifier ». source : .israpresse.net

par jydom Posté dans info
Vidéo

Tes mots sont mes maux :un court métrage contre la banalisation de l’homophobie

Tes mots sont mes maux est une campagne de sensibilisation contre la banalisation de l’homophobie, une forme d’homophobie trop souvent méconnue qui tend pourtant à se propager ces dernières années. Elle a pour but d’inciter les jeunes, et les moins jeunes, à prêter attention aux mots qu’ils emploient quotidiennement. Elle vise à les interpeller et à favoriser chez eux, chez nous, une prise de conscience quant à l’impact que de simples mots peuvent avoir, sans pour autant être de l’homophobie avérée, ni même consciente. La stigmatisation par la parole, même empreinte d’humour, reste une forme de violence. Et si dans notre société actuelle, la violence physique tend à être sanctionnée, les mots, eux, tendent à être tolérés. Rire d’une stigmatisation en la tournant en dérision, c’est indirectement contribuer à celle-ci.

Italie : le premier ministre promet une union civile aux couples homosexuels

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Manifestation contre l’égalité des droits organisée par LMPT Italia

Le premier ministre italien, Matteo Renzi, profitant du succés du référendum Irlandais sur le mariage homosexuel veut accélérer le vote d’une Union Civile ouverte aux couples homosexuels : « Le texte sur le contrat d’union civile ne peut plus être renvoyé », a-t-il dit. La proposition de loi pourrait être votée en première lecture avant l’été. La Péninsule est l’un des derniers pays d’Europe occidentale à n’être dotée d’aucune norme législative sur la question des couples du même sexe.
 Des propositions pour faire avancer les droits des LGBT ont été proposé mais ni le Dico (droits et devoirs des personnes vivant de manière stable en concubinage) porté par Romano Prodi en 2007, ni le CUS (contrat d’union solidaire), son avatar, ni le DiDoRe (droits et devoirs de réciprocité entre concubins) proposé par Silvio Berlusconi en 2008 n’ont pu voir le jour, en raison de l’opposition d’une majorité catholique très puissante .

Tunis: les religieux s’opposent à l’association LGBT Chams

Association-ShamsLes muftis, les religieux musulman qui interprètent la loi musulmane ; et qui ont l’autorité d’émettre des avis juridiques,sont de plus en plus nombreux à réagir à l’autorisation donnée à une association gay de pourvoir exister sur le territoire tunisien.
 Dar al-Ifaâ affirme ce lundi avoir suivi il y a quelques jours l’avènement de cette association qui « défend l’homosexualité, et propage cette grave dérive des valeurs morales et de la nature humaine à travers les médias ».
 Cette association « prend l’exemple des sociétés où l’appel à l’émancipation a rimé avec la déliquescence de toute valeur religieuse ou morale, au point de la dégradation de la race humaine, à un niveau inférieur à celui de l’Homme, dont la dignité est stipulée dans toutes les religions monothéistes et l’Islam en particulier ».
L’autorisation d’activité donnée à l’association Chams est  « une grave déviation par rapport aux règles universelles et naturelles, et une atteinte aux valeurs de l’Islam, à la morale des musulmans et aux principes de l’ancienne société tunisienne, qui a donné l’exemple au fil de l’histoire à l’ensemble des peuples du monde, en faisant valoir la dignité humaine, la modération comportementale et morale, et a exprimé son rejet du relâchement des mœurs et du déni de la nature de l’homme ».considère un autre mufti, Hamda Saïd dans un communiqué
 « Ce a quoi appellent quelques homosexuels et ceux qui les défendent, comme étant émancipation, affranchissement et modernité, est en réalité le retour de l’Homme à la préhistoire et la restitution des comportements de la population de Lôut, emportée par le châtiment de Dieu » a-t’il ajouté.
 Ce religieux a appelé « les parties concernées à revoir l’autorisation accordée à ce type de comportements déviants et graves, qui menacent les futures générations, et à faire valoir les valeurs de modération et de juste-milieu, à travers lesquelles, on fait face aux griffes de l’extrémisme et du terrorisme ».
L’association Shams, défendant les droits de la communauté LGBT tunisienne, a réussi, le lundi 18 mai 2015, à obtenir officiellement son visa.
Cette association a été fondée par un groupe de tunisiens qui ont pour but d’ouvrir un débat sur les minorités sexuelles en Tunisie. L’abolition de l’article 230 du code pénal tunisien est l’objectif à long/moyen terme de l’association.
L’association a considéré que, suite aux différents obstacles rencontrés, l’officialisation de son statut représente un pas en avant dans sa lutte.

GPA: Laurence Rossignol est pour la prohibition absolue de la GPA sur le territoire français

laurencerossignol1Laurence Rossignol, la secrétaire d’État à la Famille était l’invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
 Elle a longuement été interrogée sur la Gestation Pour Autrui.
 Le parquet de Nantes a annoncé la semaine dernière avoir fait appel de jugements rendus par le tribunal de grande instance de la ville qui lui ordonnaient l’inscription à l’état civil de trois enfants nés par GPA à l’étranger.
 « Les enfants dont il est question sont nés de mariages hétérosexuels » a insisté Laurence Rossignol, affirmant que ces enfants n’avaient « aucun lien » avec le mariage homosexuel.
 « La position de la France est celle de la prohibition absolue de la GPA sur le territoire français. Et il faut que cet interdit soit concilié avec l’intérêt des enfants » observe-t’elle.
 Les Français sont « hostiles à la marchandisation du corps mais attentifs à l’intérêt de l’enfant. On a connu dans le passé des différences dans le traitement entre les enfants naturels et légitimes. Ces différences ne sont plus d’actualité. Vous comprendrez que dans le pays des droits de l’homme, on ne va pas créer une nouvelle catégorie d’enfants qui n’auraient pas les mêmes droits que les autres » insiste-t-elle.
 D’après la secrétaire d’État, l’une des solutions envisagées pourrait être de passer une convention avec les pays qui reconnaissent la GPA, comme la Grèce, pour empêcher les ressortissants français de bénéficier de la reconnaissance de ces enfants dans le pays où ils sont nés.
 De fait, il s’agit de compliquer les formalités administratives des couples.
 « Nous ne voulons pas de la transcription automatique dans l’état civil car nous ne voulons pas banaliser la GPA. C’est ce que nous cherchons avec les magistrats et les tribunaux. À la fin de ce semestre, on aura tous les rapports. On pourra proposer quelque chose. Mais il nous faut du temps. C’est très complexe » a conclu Laurence Rossignol.

Vatican : des évêques français, allemands et suisses se concertent à Rome sur la famille

catho gayCe lundi de Pentecôte, des évêques français, suisses et allemands, « progressistes », se réuniront à huis clos à Rome pour une réunion de réflexion sur les thèmes du prochain synode sur la famille comme les divorcés et les homosexuels
 Cette réunion se déroulera dans les locaux de l’université jésuite de la Grégorienne. Une cinquantaine de participants sont attendus. Parmi eux, le cardinal Walter Kasper, qui fait partie du conseil rapproché du Pape François, ainsi que le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands, qui prononcera le mot de conclusion de cette journée.
 Les noms de « théologiens réformateurs » sont cités : le jésuite français Alain Thomasset, l’allemande Eva-Maria Faber, l’allemand Eberhard Shockenhoff viendront « éclairer » les prélats invités.
 Le cardinal allemand Reinhard Marx, président de la conférence des évêques allemands, est un des artisans de cette réunion restreinte et non officielle à laquelle tous les évêques n’ont pas été conviés.
 Ce cardinal est l’une des chevilles ouvrières d’une tentative d’ouverture de l’Eglise sur ces sujets qui divisent l’Eglise.
 Mgr Marx est notamment partisan de solutions pour permettre, dans des conditions très cadrées et limitées, l’accès aux sacrements des divorcés remariés, et aussi pour une meilleure reconnaissance de la place des couples homosexuels dans l’Eglise.

par jydom Posté dans info

Irlande: L’Eglise dépassée

Vingt-deux ans après la dépénalisation de l’homosexualité en Irlande, le oui au mariage gay l’a emporté largement avec 62% des voix, selon les résultats publiés samedi.
 Si, en 2015, l’Irlande reste un des pays les plus catholiques d’Europe, l’Eglise a perdu son emprise sur la société, faute d’avoir pu anticiper ses mutations socio-économiques, et parce qu’elle s’est arc-boutée sur des positions ultra-conservatrices.
 « Hier, l’Irlande est officiellement sortie de l’ombre de l’Eglise catholique pour exprimer tout l’amour et le respect qu’elle éprouve envers ceux qui ont souffert pendant des siècles », écrivait dimanche le journal Irish Sun on Sunday, dont la une affichait le mot « Fierté » avec une photo des partisans du oui au mariage gay.
 Pour l’archevêque de Dublin, Diarmuid Martin, l’Eglise doit désormais « ouvrir les yeux », « trouver un nouveau langage ».
 Ce partisan du non au mariage gay ne s’en est pas moins « réjoui » du bonheur « que les gays et lesbiennes doivent ressentir en ce jour », reconnaissant que l’Eglise n’avait « pas toujours été respectueuse » des aspirations de tout un chacun.
 A Rome, la situation irlandaise pourrait être évoquée lundi lors d’une réunion d’évêques sur les thèmes du prochain synode sur la famille, comme les divorcés et les homosexuels.
 Après la victoire du oui au mariage homosexuel, certains responsables irlandais aspirent désormais à faire tomber un des derniers bastions conservateurs en Irlande, là-aussi ardemment défendu par l’Eglise: l’avortement, interdit par le 8e amendement de la Constitution, sauf lorsque la vie de la mère est en danger.

par jydom Posté dans info