Costa Rica : le candidat évangélique en tête de la présidentielle

Le pasteur évangélique Fabricio Alvarado est arrivé en tête dimanche du premier tour de l’élection présidentielle au Costa Rica, selon des résultats partiels, et poursuivra sa croisade anti-mariage gay jusqu’au second tour, le 1er avril.
Le député évangélique est arrivé en tête du premier tour avec 24,9 % des suffrages, selon des résultats portant sur près de 75 % des bureaux de vote.
Le président sortant, le centriste Luis Guillermo Solis, ne pouvait briguer un second mandat du fait de la loi. Le candidat de son parti, Carlos Alvarado Quesada, est donné en deuxième position avec un score provisoire de 21,4 %.
Aucun de ces deux candidats n’ayant obtenu plus de 40 % des votes, un second tour les opposera le 1er avril prochain.
Au cours de la campagne, Fabricio Alvarado a su imposer son opposition à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels comme thème central du débat. Alors qu’il n’était crédité que de 3 % des intentions de vote à son entrée en lice, ce pasteur évangélique et chanteur âgé de 43 ans, a bondi dans les sondages pour sortir finalement en tête du premier tour.
« Nous avons conquis les cœurs des gens », a-t-il dit dans la journée. « Le Costa Rica sait que nous défendrons ses enfants, que nous défendrons la famille. Et rien n’importe plus que la famille. »
Unique député du Parti de la Restauration nationale, Fabricio Alvarado a notamment dénoncé la décision, le 9 janvier, de la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) exhortant les pays d’Amérique latine à reconnaître le mariage gay.
Il a estimé que cette décision, marquant une évolution sociétale majeure dans la région, violait la souveraineté du Costa Rica, pays conservateur et à majorité chrétienne d’environ 4,9 millions d’habitants. « Il faut se dresser devant ceux qui veulent écraser les valeurs de la famille », a-t-il dit lors du dernier débat de la campagne.

Philippines : le président soutient le mariage homosexuel

Le président des Philippines a offert son soutien au mariage homosexuel et a déclaré qu’il prévoyait de créer une commission LGBT.
Rodrigo Duterte a annoncé ce dimanche les plans de la commission lors de la 7ème réunion des LGBT à Azuela Cove.
Il a demandé aux membres de la communauté LGBT de proposer des candidats pour la commission.
Il a demandé que les personnes les plus «honnêtes» et «les plus travailleuses» soient proposées .
Lors de cet événement, Dueterte a également apporté son soutien au mariage homosexuel.
« Il n’y a pas de problème avec un homme qui épouse un homme, nous devrons changer la loi» a t’il affirmé.
Dans un communiqué, le porte-parole présidentiel Harry Roque, a déclaré: « Le président Duterte est le président de tous les Philippins. Cette administration a longtemps embrassé l’inclusivité et la sensibilité. Nous ne faisons aucune distinction. Nous sommes tous des Philippins jouissant de nos droits, de notre liberté et de notre égalité devant la loi. »
Les Philippines sont l’un des pays d’Asie les plus favorables aux LGBT. Selon un sondage réalisé en 2014, 73% des Philippins pensent que l’homosexualité devrait être acceptée.
Pourtant, il n’y a pas de lois anti-discrimination nationales LGBT, pas de reconnaissance du mariage homosexuel, et le Code de la famille des Philippines définit le mariage comme «un contrat spécial d’union permanente entre un homme et une femme».
Fils d’un gouverneur de province du sud du pays, Rodrigo Duterte a été, vingt-deux ans durant, maire de Davao. Il y a imposé des mesures comme l’interdiction de fumer dans les rues ; mais ce sont surtout ses méthodes contre la criminalité et la drogue qui l’ont rendu célèbre. Il a notamment invité les policiers à ne pas hésiter à abattre les suspects.
Avant de devenir président du pays, Duterte avait été le premier maire à avoir fait signer une ordonnance « anti-discrimination » dans sa ville de Davao.
Il y a un an, plusieurs représentants de l’Eglise catholique philippine avaient exprimé leur opposition à un projet de loi sur le mariage homosexuel, porté par un proche de Rodrigo Duterte. « Pourquoi imposer une moralité qui ne fonctionne plus et est presque obsolète ? », a dit Duterte, critiquant sans les nommer les responsables de l’Eglise. « Alors, je suis avec vous ».

Australie : un parlementaire demande son partenaire en mariage en pleine séance

Un parlementaire australien du parti conservateur au pouvoir a demandé son compagnon en mariage, lundi 4 décembre, en pleine séance à la Chambre des représentants, à Canberra, la capitale du pays. Une proposition formulée quelques instants après la transmission devant les parlementaires d’un projet de loi légalisant le mariage entre couples homosexuels.
Tim Wilson, qui est fiancé avec Ryan Bolger depuis neuf ans, selon la presse, luttait contre les larmes quand il a remercié son compagnon pour l’avoir accompagné pendant les longs débats sur le mariage entre personnes du même sexe.
« Dans mon premier discours, j’avais défini notre relation par la bague que nous portons à notre main gauche (…). Alors il ne reste qu’une chose à faire : Ryan Patrick Bolger, veux-tu m’épouser ? », a lancé Tim Wilson, en regardant son compagnon qui se trouvait dans les tribunes. L’intéressé a répondu « oui » sous les applaudissements de l’assistance.

Taiwan : des milliers de personnes à la gay pride de Tapei

Des dizaines de milliers de personnes ont participé à la plus grande « gay pride » d’Asie, ce samedi Taipei, la première depuis la décision en mai de la Cour constitutionnelle en faveur du mariage homosexuel.
La Cour a donné deux ans au gouvernement pour mettre en oeuvre un arrêt stipulant qu’en affirmant qu’un contrat de mariage ne pouvait être conclu qu’entre un homme et une femme, le code civil « violait » les principes constitutionnels de liberté de mariage et d’égalité entre tous.
L’île devrait ainsi innover en Asie en légalisant le mariage gay.

USA :La Cour suprême va auditionner le boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage gay

La Cour suprême va auditionner le boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage gay
La Cour suprême des États-Unis a fixé au 5 décembre prochain la date du jugement de l’affaire du boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage au motif que le couple était homosexuel, ce qui heurtait ses convictions religieuses.
Jack Phillips, de Masterpiece Cakeshop dans le Colorado, avait refusé en 2012 de leur faire un gâteau de mariage gay, en mettant en avant ses croyances religieuses. Le mariage homosexuel n’était alors pas encore légalisé dans l’Etat du Colorado mais la loi interdisait déjà la discrimination pour des raisons d’orientation sexuelle.
Charlie Craig et David Mullins avaient donc porté plainte
Ce dossier très sensible est considéré par les experts comme d’une portée spéciale, car il oppose deux principes particulièrement importants aux yeux des Américains: la liberté confessionnelle et l’interdiction de la discrimination sexuelle.
86 membres républicains du congrès ont signé un mémoire adressé à la Cour suprême des États-Unis dans lequel ils soutiennent le droit du boulanger à discriminer et la Maison Blanche soutient le boulanger .
Dans cette affaire s’opposent la boulangerie, nommée Masterpiece Cakeshop, et le Comité des droits civiques de l’Etat du Colorado.
Accepter de confectionner la pièce montée du mariage « serait déplaire à Dieu », avait affirmé le pâtissier en refusant d’assurer la commande.
« Ce qui est jeu est bien plus qu’un gâteau », a commenté lundi l’ACLU, la grande organisation de défense des libertés, qui s’oppose au boulanger. « Si un commerce se veut
Pour le couple gay commanditaire du gâteau de mariage, David Mullins et Charlie Craig, « cela a toujours été plus qu’un gâteau. Les entreprises ne devraient pas être autorisées à violer la loi et à nous discriminer en raison de qui nous sommes et de qui nous aimons ».
« Alors que nous sommes déçus que les tribunaux continuent à débattre de la simple question de savoir si les personnes LGBT méritent d’être traitées comme tout le monde, nous espérons que notre cas aidera à éviter que ce soit ne puisse être discriminé simplement à cause de qui il est », ont-ils commenté.
Une décision en faveur du boulanger pourrait produire un effet de recul sur les protections des droits LGBT à l’échelle du pays, et les militants de l’égalité craignent que cela ne crée une brèche pour la discrimination homophobe fondée sur la religion.

Australie : Le rappeur américain Macklemore déterminé à chanter sa chanson sur le mariage gay

Macklemore doit chanter son ode au mariage gay « Same Love », écrit avec Ryan Lewis, dimanche à Sydney lors du match qui mettra aux prises Melbourne Storm et les North Queensland Cowboys.
Initiative qui ne plait pas aux conservateurs alors que les Australiens sont invités à se prononcer par vote postal sur la légalisation du mariage entre personnes du même sexe.
« Je reçois beaucoup de tweets de vieux blancs en colère en Australie », a déclaré le rappeur dans l’émission de radio américaine The Cruz Show. « Je crois qu’il y a une pétition pour m’interdire de jouer ». Cela ne fait que le rendre « plus déterminé », a-t-il poursuivi.
De nombreuses organisations sportives se sont prononcées en faveur du « oui », y compris la Ligue nationale de rugby.
L’ancien Premier ministre conservateur Tony Abbott, fervent défenseur du « non », soutient une pétition qui demande à la Ligue de cesser de militer pour le mariage gay. « Les fans ne doivent pas être soumis à une finale politisée. Le sport c’est le sport », a-t-il lancé sur Twitter.
Cette pétition a été lancée par Tony Wall, ancien joueur de la Ligue, et explique qu’il sera difficile de regarder un match « avec un hymne LGBTIQ  en clou du spectacle ». Pour le moment, elle a recueilli 10.000 signatures.
Le ministre de la Justice George Brandis a apporté son grain de sel et jugé « étrange » que Tony Abbott s’en prenne à Macklemore. « Cette chanson est l’une des quatre qu’il va chanter je crois. C’est l’une de ses chansons les plus populaires et que pense que dire qu’il faut l’interdire est étrange », a-t-il déclaré.

Australie: l’arrière des Wallabies, Israel Folau prend position contre le mariage gay

Alors qu’un référendum postal est mené en Australie, jusqu’au 7 novembre, pour légaliser ou non le mariage gay, l’arrière des Wallabies Israël Folau a exprimé son opinion sur Twitter : « J’aime et je respecte tous les gens pour ce qu’ils sont et pour leurs opinions. Mais personnellement, je ne soutiens pas le mariage gay ».

Ce à quoi a répondu Gareth Thomas, l’ancien arrière du Stade Toulousain, qui avait fait son coming out après sa carrière : « J’aime et je respecte tout les gens pour ce qu’ils sont et pour leurs opinions mais personnellement… (smiley doigt d’honneur) ».
La légende du rugby irlandais, Brian O’Driscool, a retweeté la réponse de Gareth Thomas.

Australie : l’opinion publique se dit majoritairement favorable au mariage homosexuel

Dans un récent sondage du Melbourne Institute, organe dépendant de l’Université de Melbourne, l’opinion publique australienne se dit majoritairement favorable au mariage homosexuel, alors que le parlement australien avait rejeté l’idée, en novembre dernier, d’un référendum populaire sur le mariage homosexuel d’un référendum sur le sujet .
Le premier ministre a promis de relancer le projet aux prochaines élections législatives, en 2019
Les unions civiles sont reconnues seulement à l’échelle de certains Etats, et non au niveau fédéral.
Depuis 2006, l’Université de Melbourne envoie un questionnaire annuel traitant des thèmes de la famille, du revenu et du dynamisme du travail.
Les questions ne changent pas, et s’adressent chaque année aux mêmes 17000 Australiens. De cette façon, l’institut peut retracer l’évolution de la population sur ces thématiques.

Taïwan : La justice prend position en faveur du mariage gay

La justice taïwanaise a rendu une décision historique sur le mariage gay, qui devrait permettre à l’île de devenir le premier territoire asiatique à légaliser les unions entre personnes du même sexe.
La Cour constitutionnelle a estimé que la disposition du code civil affirmant qu’un contrat de mariage ne pouvait être conclu qu’entre un homme et une femme « violait » les principes de la Constitution garantissant la liberté de mariage et l’égalité entre les citoyens.
La haute juridiction a donné deux ans au gouvernement pour rectifier la loi.
Si le Parlement ne vote pas dans ce délai les modifications nécessaires, les couples du même sexe pourront néanmoins conclure un mariage, par interprétation de cet arrêt, précise la Cour.
Au Parlement, un projet de loi amendant le code civil a franchi en 2016 un premier obstacle en étant voté en première lecture. Mais l’île compte également une frange très conservatrice qui, redoutant que le mariage pour tous ne détruise les valeurs de la famille, a organisé de grandes manifestations hostiles à toute évolution législative sur le sujet.
De son côté, la Cour a estimé que la légalisation du mariage gay contribuerait à davantage de stabilité sociale et à protéger la « dignité humaine ». Des centaines de défenseurs du mariage pour tous rassemblés à l’extérieur du Parlement ont hurlé de joie à l’annonce de la décision, certains éclatant en sanglots.
Certains redoutent des manoeuvres dilatoires des adversaires du mariage gay au Parlement. A l’extérieur de bâtiments du ministère de la Justice, des manifestants hostiles au mariage homosexuel se faisaient également entendre en criant « justice injuste », ou encore « pécheurs ».

Australie: une campagne publicitaire en faveur du mariage pour tous

L’organisation «Australian mariage equality » pour le mariage pour tous en Australie a publié le 5 janvier dernier une vidéo destinée à défendre le droit au mariage pour tous. « Nous pouvons sauver des vies », « nous pouvons tenir avoir une vie entre nos mains », « alors pourquoi ne pouvons-nous pas nous marier ? » disent les intervenants dans la vidéo.
Au service des intérêts de la communauté australienne LGBT, la séquence demande aux politiciens « de faire leur travail » et de légaliser le mariage pour les couples homosexuels et transgenres.
En effet, le mariage pour les individus de même sexe est interdit en Australie, et ce malgré les nombreux mouvements populaires organisés depuis le début des années 2000 pour obtenir sa légalisation. Le 11 octobre 2016, le Parti travailliste Australien a rejeté un projet de référendum sur le sujet lui préférant la voie parlementaire reportant ainsi une éventuelle loi favorable au mariage homosexuel aux prochaines élections législatives prévues en 2019.