Archives de Tag: homosexuel

USA : début du procès de l’assassin d’un enfant de 8 ans accusé d’être gay

Gabriel, un enfant de 8 ans, est mort sous les coups d’Isauro Aguirre, son beau-père alors âgé de 37 ans. Ce dernier suspectait son beau-fils d’être homosexuel et lui faisait vivre un véritable calvaire depuis plusieurs mois.
Le décès de Gabriel a été causé par les innombrables coups de son beau-père portés au visage et sur le corps.
Pendant plusieurs mois précédant sa mort, Gabriel Fernandez vivait sous la torture de son beau-père. Homophobe assumé, Isauro Aguirre était convaincu que son beau-fils était homosexuel, et tenait à le lui faire payer en conséquence.
« Chaque parcelle de son corps a été exploitée pour davantage de souffrance» , a expliqué l’un des ambulanciers qui a répondu à “l’appel d’urgence” de la mère, et trouvé l’enfant nu dans sa chambre avec une fracture du crâne et plusieurs côtés brisées. Il est décédé deux jours après.
Isauro Aguire pleurait  pendant son interrogatoire de police, qui a été montré à la cour.
Son avocat a fait valoir que les larmes de son client exprimaient ses remords, mais l’inspecteur Elliot Uribe du Département du shérif du comté de Los Angeles a émis des doutes sur cette déclaration.
L’inspecteur Uribe a témoigné que bien que les suspects pleurent parfois par remords, il a également vu des suspects pleurer égoïstement, parce qu’ils ont peur de ce qui leur arrivera ensuite.
Il a également déclaré au tribunal que les blessures infligées à l’enfant «étaient les pires blessures que j’ai jamais vues sur un enfant».
Le détective a travaillé pour « le Bureau spécial des victimes » du shérif pendant 10 ans, selon des rapports locaux.
Les experts ont révélé à la cour qu’Aguirre avait à plusieurs reprises frappé la tête de Gabriel contre les murs de leur maison, causant des centaines de taches de sang et de bosses.
Plus tôt dans le procès, Ezequiel et Virginia , le frère et la soeur de Gabriel, ont fait pleurer des jurés  en décrivant des tortures horribles dont ils ont dit que Gabriel avait souffert.
Ezequiel, 16 ans, a déclaré qu’Aguirre a abattu Gabriel avec un pistolet BB sur le visage et l’aine et l’a battu avec des cintres en métal et une boucle de ceinture.
Le tribunal a également vu des images d’ Aguirre admettant qu’il ne se rappelait plus combien de fois il a frappé l’enfant.
En mars, quatre travailleurs sociaux ont été accusés de maltraitance d’enfants pour leur rôle dans la mort de Gabriel. Le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Mary Lou Villar, a déclaré que «les drapeaux rouges étaient partout».
La mère de Gabriel, Pearl Fernandez, sera jugée séparément.
Les parents, qui ont plaidé non coupables, pourraient être condamnés à mort s’ils sont reconnus coupables.
Le grand-père de Gabriel, Robert Fernandez, qui a déjà témoigné, a raconté en pleurant la dernière fois qu’il a parlé à son petit-fils.
Robert, qui a déjà élevé Gabriel avec sa femme, a dit qu’il l’aimait comme un fils.
« Nous avions sa garde « , a déclaré le grand-père. « Je ne pensais pas que Pearl le voulait. »
Lors de leur dernière conversation téléphonique, raconte Robert au tribunal: «Il a dit qu’il voulait rentrer à la maison.
« Je lui ai dit que … le DCFS enquêtait sur l’affaire et que je ne pouvais pas le ramener à la maison maintenant , mais qu’ils allaient le ramener à la maison »
Au début de 2013, Gabriel a dit à son enseignant qu’il était battu à la maison, information que l’enseignant a immédiatement rapportée au ministère des Services à l’enfance et à la famille.
Le tribunal a entendu un enregistrement d’un appel de Garcia aux autorités, dans lequel elle dit que Gabriel lui avait dit: «Parfois, ma mère me fait saigner.
« J’ai dit: » Où saignez-vous?  » et il dit: « Eh bien, sur mes fesses parce qu’elle me frappe avec une ceinture. »
« Et il dit, » vous connaissez cette partie avec le métal dessus? Cette partie.' »
L’enseignante a dit à la cour qu’au cours des mois suivants, elle a vu de multiples ecchymoses, brûlures, blessures et autres blessures sur l’enfant.
Elle a également dit que Gabriel est venu à l’école en portant des vêtements de filles.
L’Accusation avait auparavant accusé Aguirre de forcer l’enfant à porter des leggings roses et une robe à l’école.

Irlande : L’Ong tunisienne Shams remporte le prix LGBT international

Bouhdid Belhadi, directeur exécutif de Shams, association tunisienne défendant les homosexuels, a remporté le « Galas LGBT Award 2017 ».
Le prix lui a été décerné, ce samedi 21 octobre 2017, à l’occasion de la 8e édition des Galas, à la Mansion House de Dublin (Irlande).
Ce prix récompense les personnes et organisations pour leurs contributions à la défense des droits de l’homme, notamment leur engagement à promouvoir l’égalité et l’acceptation sociale des LGBT, dans les pays qui pratiquent une discrimination à leur égard.
Interrogé sur cette récompense, le président de l’association Shams, Me Mounir Baatour, a fait part de sa fierté et rappelé qu’il s’agit du 2e prix que son association décroche cette année, après la Grande médaille de la ville de Paris, obtenue le 13 juin 2017, pour son action en faveur des droits des LGBT.
«Ceci est une preuve et une reconnaissance internationale importante que nous obtenons grâce au travail et à l’engagement des membres de l’association et ceux qui l’ont soutenue dans leur lutte pour les droits de l’homme, en Tunisie et dans la région Moyen Orient – Afrique du Nord (Mena)», a-t-il commenté.
La loi tunisienne interdit toujours l’homosexualité, assimilée par la loi tunisienne à la sodomie, qu’elle interdit et punit ceux qui la pratiquent à 3 ans de prison ferme en vertu de l’article 230 du code pénal.

Tunisie : fin des tests anaux sur les homosexuels

La Tunisie a annoncé devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève  la fin des tests anaux auxquels la police et justice soumettent les homosexuels, mais refuse de dépénaliser les relations entre hommes.
Ces tests humiliants sont censés « prouver » l’homosexualité des personnes qui y sont soumises.
Le Conseil de l’ordre national des médecins de Tunisie réclamait le consentement des accusés pour ces tests et l’association Shams se bat depuis le retour de la Tunisie à la démocratie pour qu’il y soit mis fin.
Le refus de se soumettre à ces tests humiliants est considéré comme une preuve de culpabilité et le suspect est écroué sur la base de l’article 230 du code pénal, qui interdit la sodomie.
Les Nations Unies classe ces examens comme des actes de torture
L’imam de la mosquée de Mnihla en Tunisie, arrêté le 11 septembre 2017 pour homosexualité a refusé de se soumettre au test anal et la justice l’a libéré.
Le jeune homme arrêté en même temps que l’imam pour les mêmes raisons et qui s’est présenté comme son petit ami a également été libéré.
Par contre n enseignant et un arbitre de football ont été récemment reconnus coupables d’homosexualité après avoir refusé de se prêter à ce test.

Belgique : L’adoption désormais plus simple pour les couples homosexuels

couple lesbienLa Chambre a adopté jeudi à l’unanimité une proposition de loi de Stefaan Van Hecke et Muriel Gerkens (Ecolo-Groen) visant à contourner certains obstacles à l’adoption par les couples homosexuels. La proposition répond notamment à un arrêt de la Cour constitutionnelle qui tente de rétablir coûte que coûte l’égalité devant la loi des unions de même sexe.
Aujourd’hui , les couples homosexuels inscrits dans un projet d’adoption continuent de rencontrer des difficultés, par exemple, lorsque le parent légal ex-conjoint s’oppose à l’adoption.
Si celui-ci a le droit d’exprimer un refus, la proposition de loi écologiste entend donner au juge un pouvoir d’appréciation quant à déterminer si cette décision est considérée comme contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.
La proposition crée la possibilité pour une personne d’adopter l’enfant de son ancien conjoint ou cohabitant(e), sans pour autant que l’adoption ne rompe les liens de l’enfant avec sa famille d’origine. L’autorité parentale sera donc ainsi toujours exercée conjointement par l’adoptant et son ancien conjoint ou cohabitant. Cet ajustement s’illustre dans le cas où deux personnes homosexuelles ont élevées un enfant ensemble, mais finissent pas se séparer. Celui des deux qui n’est pas le parent légal pourra désormais revendiquer ses droits, même après une séparation.
Somme toute logique dans la suite des questions abordées par cette nouvelle proposition de loi, des règles d’attribution des noms de famille devraient également être précisées.

Turquie : Un réfugié syrien gay violé et décapité à Istanbul

m SankariLe corps d’un homme décapité a été difficilement identifié par ses amis. Il s’agit de Muhammad Wisam Sankari, réfugié syrien à Istanbul depuis un an.
Son cadavre portait les traces de multiples coups de couteau et de violences sexuelles. Il était tellement mutilé que ses amis ont eu beaucoup de mal à l’identifier. C’est le pantalon qu’il portait qui a permis son identification.
Les amis de Muhammad Wisam Sankari font partis du groupe des  droits des homosexuels turcs, kaosgl.org. Ils racontent qu’il avait été victime de viols collectifs précédemment et qu’il était menacé par un groupe d’hommes violents .
«Nous avons dû quitter un hébergement parce que nous sommes gays. Autour de nous, les gens surveillaient que nous ne fassions rien d’immoral. Il y a cinq mois, un groupe avait déjà kidnappé Wisam dans le quartier de Fatih. Ils l’avaient emmené dans une forêt pour le tabasser et le violer. Ils l’auraient tué s’il ne s’était pas échappé … Nous nous sommes plaints auprès de la police, mais rien n’a été fait», raconte un de ses amis. Mais le harcèlement a continué, par téléphone et dans les rues d’Istanbul.
L’organisation LGBT turque KaosGL.org a dénoncé son assassinat en reprochant aux autorités turques mais aussi aux Nations Unies de ne prendre aucune mesure pour protéger les réfugiés homosexuels.
Un autre de ses amis raconte que l’Organisation des Nations Unies est également incapable de protéger la communauté gay en Turquie.
«Je reçois des menaces par téléphone … Ca n’a pas d’importance que tu sois Syrien ou turc, si tu es gay tu es la cible de tout le monde. Ils veulent baiser avec toi et quand tu n’est pas d’accord … Qui est prochain?» se demande t’il
Cagil Kasapoglu, du service turc de la BBC, explique que, en Turquie, les crimes haineux contre les personnes LGBT , ne sont pas signalés la plupart du temps .
Selon kaosgl, il y a eu une forte augmentation des violations des droits de l’homme concernant les LGBT ses dernières années.
L’organisation a enregistré cinq meurtres, 32 agressions et trois suicides en Turquie l’an dernier.

livewire.amnesty.org : Les réfugiés syriens homosexuels luttent pour survivre au Liban

De Khairunissa Dhala, chercheuse sur les réfugiés à Amnesty International.
Lorsque Khalil, 26 ans, est entré au Liban après avoir fui la guerre et la crise humanitaire en Syrie, il pensait que sa vie allait enfin prendre un tournant favorable.
Mais un soir, il a été attiré par la ruse à une rencontre avec deux hommes. Il affirme qu’ils l’ont violé, avant de lui voler son téléphone portable et de l’argent dans son portefeuille.
Khalil n’a jamais signalé ce viol présumé à la police. C’est un réfugié, et c’est aussi un homosexuel. Il craignait d’être puni et avait peur que personne ne se préoccupe de ce qui lui était arrivé.
Depuis lors, il a tenté de se suicider. Un ami l’a heureusement trouvé à temps et l’a conduit à l’hôpital.
Bien que le Liban soit souvent perçu comme plus tolérant que la plupart des pays de la région, le Code pénal considère comme illégaux les « actes homosexuels », tout comme en Syrie. Si la communauté des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués (LGBTI) gagne en importance, la question n’en demeure pas moins taboue.
Comme près d’un million de réfugiés syriens, Khalil s’est installé au Liban. Il affirme subir des discriminations quotidiennes en raison de sa nationalité. Et ajoute qu’en tant que gay, il en subit davantage encore.
La majorité des réfugiés syriens au Liban s’enregistrent auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), afin d’obtenir de l’aide. J’ai appris que de nombreux hommes gays ne révèlent pas leur identité sexuelle lorsqu’ils s’enregistrent auprès du HCR en tant que réfugiés, par peur d’être rejetés.
Ceux qui sont enregistrés affirment que les agents du HCR émettent fréquemment des doutes concernant le fait qu’ils sont homosexuels avant de leur fournir une assistance, et ne se montrent pas sensibles à leurs besoins.
La plupart disent qu’ils n’ont pas trouvé la sécurité qu’ils recherchaient en quittant la Syrie….
Une fois au Liban, la plupart des réfugiés de Syrie sont en butte au coût élevé de la vie et au manque d’aide disponible.
En raison des difficultés financières qu’ils peuvent rencontrer pour accéder aux services, les réfugiés comptent de plus en plus sur l’aide d’autrui. Du coup, ils sont vulnérables et risquent de se retrouver prisonniers de relations violentes parce qu’ils n’ont nulle part où aller. lire la suite sur http://livewire.amnesty.org/

bisou gay

Syrie :Les homosexuels sortent timidement de l’ombre

DAMAS – En Syrie, les homosexuels commencent à sortir de l’ombre avec l’appel, lancé sur Internet par une poignée d’entre eux, à la tolérance dans une société relati-vement conservatrice qui les considère comme des malades ou des pervers. »Ils sont de plus en plus visibles dans certains points de rencontres à Damas », une rue commerciale d’un quartier chic, un jardin public près d’un grand hôtel, des pubs dans le centre historique où ils se rencontrent une fois par semaine, affirme à l’AFP un journaliste syrien. Ils sont issus de la petite bourgeoisie urbaine qui est « le moteur de l’émancipation des homos », affirme-t-il. Et c’est sur Internet qu’ils « se dévoilent le plus sincèrement », estime ce jeune journaliste qui veut garder l’anonymat.

 L’Internet est un moyen de « contourner toutes les restrictions sociales », qui permet de se défouler dans l’anonymat ou de former son propre réseau de connaissances, explique-t-il. Sur le web, quelque deux cents homosexuels syriens ont constitué un groupe « Je suis ton semblable » et ont publié un manifeste à la tolérance.    « Je suis homosexuel, j’ai le droit d’exprimer mon opinion.Je fais partie de cette société qui me doit son respect. Je suis homosexuel, mais je ne viens pas d’une autre planète », affirme cet appel sans précédent.
source :    Angop  

«Relations outrageantes»
En Syrie, comme dans la plupart des pays arabes, l’homosexualité est considérée comme «un délit». Celle-ci n’est pas explicitement mentionnée par la loi qui prévoit une peine allant de six mois à un an de prison pour des «relations outrageantes», explique Ammar Qorabi, président d’une organisation des droits de l’Homme. 

L’écrivain Nabil Fayyad, qui se présente comme un défenseur des droits des minorités, dénonce lui «l’amalgame» entre homosexualité et prostitution. Selon lui, «il y a plus d’homosexuels et de lesbiennes que l’on ne croit. 20% sont des homos ou des bisexuels», mais la majorité des Syriens refusent de le reconnaître. Il évoque des jardins publics et des restaurants à Damas. Des hammams, où les gens venaient jadis pour discuter, «sont devenus un traditionnel lieu de rencontre» pour les gays, assure-t-il. Il se rappelle d’un Américain, Edward G., originaire de San José (Californie, ouest) qui se rendait régulièrement en Syrie pour du «tourisme sexuel». Il était muni d’un guide gay et se disait «étonné par l’extension de ce phénomène».

«Sauver les apparences»
Souheil, la trentaine, ne donne pas son véritable prénom. Il dit mener une double vie pour «sauver les apparences». Il «souhaite que les mentalités changent» et que les droits de tous soient «respectés indépendamment de leur identité sexuelle». Bassam, chauffeur, affirme au contraire «être dégoûté». Il voit dans l’homosexualité «une maladie». «Les homosexuels doivent se faire soigner», ajoute-t-il.

En décembre 2008, un appel à la dépénalisation de l’homosexualité déposé à l’Assemblée générale de l’ONU, a été signé par 66 pays. Soixante autres pays ont signé une déclaration opposée, qui avait été lue par la Syrie et soutenue par les pays arabes

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