Nantes : Deux étudiants victimes d’une agression homophobe

Deux étudiants nantais ont été victimes d’une agression homophobe dans la nuit de samedi à dimanche à proximité d’une discothèque du Bas-Chantenay à Nantes. L’un d’eux témoigne.
Les deux étudiants agressés dans la nuit de samedi à dimanche dernier à proximité d’une discothèque du Bas-Chantenay à Nantes porteront plainte ce mardi au commissariat de Saint-Herblain.
Selon leur récit, Nicolas et Jordan, étudiants à Nantes, ont été frappés par deux individus qui ont proféré envers eux des insultes clairement homophobes. Les deux agresseurs ont commencé par leur proposer de la drogue qu’ils ont refusée. Et puis, le ton est très vite monté.
Les secours sont rapidement arrivés sur place. Les agresseurs, eux, se sont enfuis. Pour les victimes, la nuit s’est terminée aux urgences.
Les deux jeunes, militants à La République en Marche, ont choisi de rendre publique cette agression et ont reçu publiquement le soutien du président de l’Assemblée Nationale François de Rugy et du secrétaire d’état en charge des relations avec le Parlement Christophe Castaner.
Selon les premiers examens médicaux, l’une des deux victimes souffre d’une fracture du plancher orbital.

Brésil : le candidat d’extrême droite affirme que le «Guide du zizi sexuel» de Zep fait partie d’un kit scolaire homosexuel

Invité mardi pour une grande interview sur une chaîne de télé brésilienne, Jair Bolsonaro , l’un des favoris à la présidentielle, est arrivé avec «Le guide du zizi sexuel» de Zep sous le bras.
Le candidat d’extrême-droite , qui pourrait être présent au deuxième tour, crédité de plus de 20% des voix, a toutefois attendu plus d’un quart d’heure avant de brandir le livre. Il l’a fait au moment où on lui parlait de son homophobie. Qu’il ne cache pas puisque il a par le passé déclaré qu’il «préférerait voir son fils tué dans un accident plutôt qu’homosexuel».
Lors de l’émission, il a affirmé que ce livre, qui est l’éducation sexuelle expliquée par Titeuf, faisait partie du «kit gay» distribué dans les écoles, sous entendu que l’éducation publique encourageait l’homosexualité.
Zep, à qui l’on a appris la nouvelle mercredi, n’est pas surpris. «Je n’ai pas vu cette dernière interview, mais je connais Bolsonaro. Il y a deux ans, au festival d’Angoulême, j’avais rencontré des Brésiliens qui m’ont expliqué que ce politicien d’extrême-droite s’en prenait au Guide. Je suis allé voir les vidéos de la chaîne Youtube de Bolsonaro. En effet, il critiquait déjà le livre et passait son doigt dans la page trouée.»
Visblement, le politicien a une dent contre l’ouvrage écrit en 2001 par Zep et Hélène Brüller. «En même temps, il est contre beaucoup de choses, fait remarquer le dessinateur genevois. Je ne suis jamais allé au Brésil, mais s’il devient président, je ne pense pas qu’on m’invitera pour des dédicaces». Zep ignore d’ailleurs si Titeuf est célèbre au pays du football. «Je ne connais pas les chiffres de vente par pays. En revanche, je sais que le Guide a une version brésilienne, différente de la version portugaise. Mais j’ignore s’il fait partie du matériel scolaire. Je n’ai pas connaissance d’un pays où il serait un manuel officiel. En revanche, je sais que certains profs s’en servent et qu’il figure dans des bibliothèques scolaires.»

USA : La Cour Suprême donne raison au boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau pour le mariage de deux hommes

La Cour Suprême des Etats-Unis donne raison au boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau pour le mariage de deux hommes, au motif que « cela heurtait ses convictions religieuses »
La Cour suprême des États-Unis a statué qu’un État violait les règles de «liberté religieuse» en ordonnant à une boulangerie de cesser toute discrimination à l’encontre des couples de même sexe.
Dans cette affaire devenue emblématique s’opposaient un pâtissier de l’Etat du Colorado, Jack Phillips, et deux hommes aujourd’hui mariés, Dave Mullins et Charlie Craig.
L’histoire remonte au 19 juillet 2012. Invoquant sa foi chrétienne, Jack Phillips a tout bonnement expliqué dans sa pâtisserie en banlieue de Denver, « Masterpiece Cakeshop », qu’il ne pouvait prendre une commande venant de monsieur Mullins et monsieur Craig.
Les deux époux ont alors déposé plainte sur le fondement d’une loi du Colorado interdisant toute discrimination aux magasins accueillant le public.
« La religion a été utilisée dans le passé pour tenter de défendre l’esclavage, la ségrégation, la discrimination », assurait Dariely Rodriguez, du Lawyers Committee for Civil Rights Under Law.
Selon elle, l’affaire Masterpiece Cakeshop est comparable à un cas remontant à 1968 dans lequel le propriétaire d’une chaîne de restauration spécialisée dans les barbecues refusait de servir les Noirs en raison de ses croyances religieuses.
Si Jack Phillips bénéficie d’une exception au nom de sa liberté artistique, avertissait en décembre 2017,  Dariely Rodriguez, celle-ci « deviendrait applicable aux commerces hors mariage : seraient concernés les arts de la table, les coiffeurs, les barbiers, les boutiques de mode. Cela serait sans fin. »
Les militants LGBT avaient averti que la décision pourrait conduire à des décisions ultérieures qui pourraient remettre en question les lois sur les droits civiques et les protections contre la discrimination à travers les États-Unis.
Le ministère de la Justice de Trump avait présenté des arguments oraux dans le cadre de la défense du boulanger, soutenant qu’il avait un «intérêt substantiel» dans l’affaire pour protéger la «liberté d’expression».

Metz :Une exposition photo montrant des couples gay vandalisée

Des tags homophobes ont été découvert à Metz sur les clichés d’une exposition d’Olivier Ciappa montrant des « couples de la République ». Une dizaine de photos installées en plein air au square du Luxembourg, ont été recouvertes du mot « NON », inscrit à la peinture rouge.
Les faits ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la municipalité.
En 2015, cette même exposition avait déjà été vandalisée à Toulouse. Les dégradations ont été découvertes vendredi par des membres de l’association LGBT « Couleurs Gaies », qui organisait l’événement dans le cadre de la 2e édition de son festival pro-visibilité, les « Rainbow Weeks ».
En accord avec l’artiste, la ville de Metz et l’association ont décidé de prolonger la durée de l’exposition et de « laisser les photos en l’état ». Il s’agit de « montrer qu’en 2018, l’homophobie est toujours là et une réalité », a indiqué Thomas Scuderi, adjoint à la démocratie participative et à la citoyenneté.
Le maire socialiste Dominique Gros a évoqué un « acte d’homophobie caractérisé » et condamné les dégradations « avec la plus grande sévérité », dans un communiqué. « Nous avons décidé de laisser les bâches sur lesquelles sont imprimées les photographies de l’exposition dans l’état où elles se trouvent », a indiqué le maire.
Evoquant « un acte de vandalisme », l’association « Couleurs Gaies » a annoncé qu’elle déposerait une « plainte contre X » la semaine prochaine. « C’est un acte qui ne doit pas rester impuni », a souligné Matthieu Gatipon-Bachette, président de l’association. « La ville de Metz fait beaucoup pour les associations, et vous avez un acte isolé qui vient tout ternir », a-t-il regretté.
« Le mariage pour tous a beau être passé, on est encore très loin de vivre dans une France tolérante et inclusive », a réagi le photographe Olivier Ciappa dans un texte posté samedi sur Twitter. « L’exposition montre l’étendue des différentes familles et des différents couples de la République. On y voit de vraies familles de vrais couples, qu’ils soient gays, lesbiennes, bi, trans ou hétéros. Bien entendu c’est à nouveau les photos LGBT qui ont été détruites, pas les hétéros », a fait remarquer l’artiste.
Les « Rainbow Weeks » de Metz s’achèveront samedi prochain par la Gay Pride.

USA: le père de l’un des quatre hommes accusés de crimes haineux après une attaque homophobe révèle qu’il est gay

Le père de l’un des hommes qui a agressé un couple gay à Miami dit au juge qu’il est homosexuel
Les quatre jeunes, d’origine hispanique, ont été accusés de voies de fait graves et de préjugés, ce qui signifie que s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 30 ans de prison. Ce crime est considéré comme un crime de haine dans l’État de Floride.
Vendredi, le père de Juan Carlos Lopez , a déclaré lors de l’audience qu’il était en colère contre son fils et les trois autres jeunes suspectes d’avoir attaqué un couple gay le 8 avril à Miami Beach (USA), qui est homosexuel et que son fils avait « Une excellente relation » avec son partenaire, avec qui il vit depuis plus de 10 ans .
Juan Carlos Lopez, Luis Alonso Piovet, Adonis Diaz et Pablo Reinaldo Romo, âgés de 20 à 21 ans, ont été inculpés cette semaine par le ministère public en vertu des lois contre les crimes motivés par la haine, par conséquent, ils pourraient faire face à une peine pouvant aller jusqu’à à 30 années de prison.
Lors de l’audience ce vendredi, le juge qui suit l’affaire a décidé de porter la caution de ces quatre personnes à 75 et 76 mille dollars. En outre, il a ordonné l’assignation à domicile.
Dimanche 8 avril alors qu’il participait à la Gay Pride de Miami Beach (Etats-Unis) avec son compagnon, Dmitry Logunov, quatre personnes s’en sont très violemment pris à eux.
Une troisième personne nommée Helmut Muller Estrada, qui s’est présentée pour défendre le couple, a également été violemment battue et a dû être emmenée dans un centre de santé. Les caméras de surveillance ont enregistré le moment où le couple a été brutalement attaqué en faisant la queue pour entrer dans la salle de bain dans un parc sur Ocean Drive.
Aux États-Unis, les personnes qui commettent des crimes de haine sont passibles de peines sévères et même de la peine de mort en cas de meurtre.
Les actes de violence motivés par le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, l’homophobie et le mépris pour les personnes handicapées ou sans – abri sont considérés comme des crimes de haine .

USA : Il évite la prison en plaidant la « panique homosexuelle »

James Miller, un Américain de 69 ans, a été jugé jeudi 26 avril au Texas pour le meurtre de Daniel Spencer, 37 ans.
Son voisin, avec qui il jouait de la musique, lui aurait fait des avances que James Miller n’aurait pas supporté. Il l’a poignardé à mort.
Il s’est présenté au commissariat quelques heures plus tard, avouant le meurtre. Devant le tribunal, James Miller a utilisé la gay panic defense, qui lui a permis d’échapper à la prison. Il a simplement été condamné à 6 mois de sursis, 10 ans de liberté surveillée, et 11.000 dollars d’amende.
La gay panic defense permet, dans des affaires d’homicide aux États-Unis, de faire alléger la peine du meurtrier en plaidant avoir agi dans un état de « panique homosexuelle », causé par des avances d’une personne du même sexe. Ce mode de défense existe également pour les meurtres envers les personnes transgenre.
Aux États-Unis, la Californie et l’Illinois sont les seuls États à l’avoir supprimée, respectivement en 2014 et 2017. La gay panic defense existe également encore en Australie, dans l’État d’Australie-Méridionale, le seul à ne pas l’avoir abolie dans le pays.
Née il y a plus d’un demi-siècle, cette défense repose sur une pathologie de « panique homosexuelle », un terme inventé par Edward J. Kempf en 1920 pour désigner une « panique due à la pression d’envies sexuelles perverses incontrôlables ». Mais cette pathologie n’est plus reconnue par l’Association américaine de psychiatrie, rappelle L’Obs.
Cela n’empêche pas des meurtriers de continuer de la plaider ces dernières années pour voir leur peine allégée. En 2013, Lawrence Reed, 22 ans, plaide la « panique homosexuelle », disant s’être défendu d’une tentative de viol, après que Marco McMillian, 34 ans, a été retrouvé étranglé avec une chaîne et calciné.
En 2017, c’est James Dixon, 22 ans, qui avait battu à mort la jeune femme avec qui il flirtait, furieux d’avoir découvert qu’elle était une transgenre. Grâce à la gay panic defense, il n’a été condamné qu’à 12 ans de prison, au lieu des 17 ans requis par le procureur.
La National LGBT Bar Association se bat contre cette ligne de défense, « basée sur l’idée que si un gay drague un hétéro, alors l’hétéro a le droit de faire ce qu’il veut avec lui, même de le tuer », explique sa directrice général D’Arcy Kemnitz. « C’est dur de croire que quelque chose comme ça existe. »
La gay panic defense « joue sur le fait que les personnes LGBT sont considérées comme ‘les autres’, hors de la normalité, ou pas autant estimées que les autres dans la société », souligne D’Arcy Kemnitz dans le Wahington Post. Avec l’American Bar Association, elle milite pour que les autres États américains rejoignent la Californie et l’Illionois en supprimant cette défense.

Condamnation de la femme qui avait insulté un couple gay dans un supermarché

La jeune femme qui avait insulté un couple gay dans un supermarché de Rueil-Malmaison le 3 mars dernier a été condamnée à 4 mois de prison avec sursis et 5.700 euros d’amende par le tribunal de grande instance de Nanterre.
1.350 euros au titre de dommage et intérêts pour préjudice moral à chacune des victimes et de surcroît 1.500 euros aux deux associations LGBT qui s’étaient constitué partie civile dans le procès.
L’affaire a été jugée par le tribunal correctionnel de Nanterre hier pour « injures publiques en raison de l’orientation sexuelle » et « menaces de mort ».
La femme qui souhaitait passer devant eux à la caisse les a insultés en les traitant de « sales gros pédés, tarlouzes et pédales » qui n’ont « pas le droit de vivre en France ».
Elle avait poursuivi en s’exclamant: « en Algérie, les mecs comme vous on les égorge » puis a appelé quelqu’un de son entourage pour lui dire « qu’il y avait deux clients pédés qui ne méritaient pas de vivre et qu’il fallait les buter ».
Ni les clients et ni le personnel du magasin Carrefour, témoins de la scène, dont un vigile de sécurité, n’ont réagi, mais les deux hommes avait saisi la justice, soutenus notamment par SOS homophobie.
Sans doute consciente des risques encourus devant la justice, la prévenue s’était défendue de toute homophobie mettant ses propos injurieux sur le compte la fatigue et sa grossesse.
« Je ne les ai pas insultés car ils sont homosexuels. Si c’était un gros, j’aurais dit sale gros ! Une blonde, sale blondasse ! Et avec une personne normale, j’aurais réagi pareil », a-t-elle soutenu à la barre

Tunisie : un ancien arbitre perd tout pour avoir assumé son homosexualité

Ancien arbitre de la première division du championnat tunisien du football, Nidhal, 29 ans, a tout perdu après une condamnation pour homosexualité: il a ainsi purgé trois mois de prison mais pas seulement. À sa sortie de prison, il s’est retrouvé sans emploi, mais aussi sans famille.
Ayant témoigné à visage découvert dans le reportage du site français Konbini sur la situation des homosexuels en Tunisie, le jeune homme est désormais pourchassé par sa famille, a-t-il confié au HuffPost Tunisie.
Des membres de sa famille, guidés par son père, ont débarqué chez lui et l’ont violenté en l’accusant de souiller la réputation du clan. Ils ont ainsi promis de “laver l’honneur de la famille par le sang”, raconte Nidhal.
Le jeune homme a trouvé refuge auprès de l’association Shams, mais il n’a plus rien, même ses affaires ont été volées par sa famille.
Devenu persona non grata parmi ses proches, n’ayant plus d’emploi, menacé, Nidhal ne regrette pas pourtant d’avoir témoigné à visage découvert: “Jusqu’à quand doit-on se cacher? Nous ne sommes pas des criminels pour être sommés de vivre dans la clandestinité”, fustige-t-il.
Nidhal n’avait pas l’audace de s’afficher avant, préférant nier son homosexualité à sa famille ainsi qu’à son milieu professionnel qui soupçonnaient son orientation sexuelle, dit-il. Après avoir vécu en cachette, il a choisi de sortir de l’ombre, de tout assumer. Le prix est cher à payer: on refuse aussi de l’employer à cause de ses antécédents judiciaires.
Une campagne, organisée par Shams, a été lancée pour soutenir le jeune homme à travers un appel au don pour l’aider, entre autres, à quitter la Tunisie.
Le jeune homme entreprend à contre-coeur des démarches pour obtenir un droit d’asile dans un pays européen: “Je n’ai plus d’autres choix que de partir”, déplore-il.
“Je suis très attaché à mon pays, je n’ai jamais voulu le quitter malgré les opportunités que j’ai eues avant pour aller étudier ou travailler à l’étranger. J’ai toujours préférer rester auprès des miens. Je dois partir d’ici mais le coeur meurtri”, confie-t-il.
SOURCE huffpostmaghreb.com

Rueil-Malmaison : l’auteure d’insultes homophobes sera jugée en avril

La femme qui avait tenu des propos homophobes envers deux hommes dans un Carrefour Market de Rueil-Malmaison a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Nanterre.
Elle sera jugée le 23 avril prochain pour « injure publique en raison de l’orientation sexuelle ».
Le 3 mars dernier, un couple homosexuel était agoni d’insultes visant leur orientation sexuelle par une femme, à la caisse d’un supermarché Carrefour Market de Rueil-Malmaison. L’auteure de ces propos ignominieux avait été interpellée quelques jours plus tard après que les enquêteurs du commissariat local l’ont identifiée sur des images de vidéosurveillance.
La mise en cause sera jugée le 23 avril prochain par la 16e chambre du tribunal.
Me Tewfik Bouzenoune, l’avocat de Laurent et Jean, les deux victimes qui se sont constituées parties civiles, ne cache pas sa satisfaction. « Les injures homophobes dont Laurent et Jean ont été victimes démontrent que la vigilance doit rester entière, estime leur conseil. Cette affaire permettra de rappeler qu’il n’existe aucune impunité à l’égard des propos homophobes et que leur répression demeure une priorité pour les pouvoirs publics ».

USA: Un tribunal donne le droit de refuser un gâteau de mariage à des homosexuels

Un tribunal de Californie a reconnu le droit d’une pâtissière de refuser de vendre un gâteau de mariage pour un couple d’homosexuelles, au moment où une décision de la Cour Suprême est attendue sur un cas similaire. Un gâteau pas encore confectionné.
Un tribunal de Bakersfield, dans la région conservatrice du centre de la Californie, a souligné dans un jugement rendu lundi soir qu' »aucun pâtissier n’a le droit de mettre ses produits dans une vitrine publique, d’ouvrir sa boutique puis refuser des ventes pour des questions de race, religion, genre ou identité sexuelle ».
« La différence ici est que le gâteau en question n’a pas encore été cuisiné » et que l’État de Californie, qui a engagé les poursuites, « veut forcer la pâtissière Cathy Miller à utiliser ses talents pour créer un gâteau qu’elle n’a pas encore fait tout en sachant que son oeuvre sera affichée pour célébrer une union que sa religion interdit ».
Les plaignantes Eileen et Mireya Rodriguez contestent toutefois avoir demandé un gâteau spécialement conçu. Elle disent être allées goûter des gâteaux pour leur mariage le 17 août 2017 et ont été reçues par une employée de Tastries, la pâtisserie de Cathy Miller, et avoir commandé un modèle de gâteau existant, sans demander d’inscription ou décoration particulière.
Le 26 août, elles sont revenues toutes deux accompagnées d’autres personnes à la pâtisserie, et Cathy Miller, s’excusant, les a orientées vers un concurrent, Gimme Some Sugar, affirmant ne pas approuver les mariages entre personnes de même sexe, car, note la décision du tribunal, Cathy Miller « est une chrétienne pratiquante » et qu’elle croit que « des unions homosexuelles enfreignent l’ordre biblique selon lequel le mariage est entre un homme et une femme ».