Grande Bretagne : une école censure un collage qui montre des filles qui s’embrassent

Megan Angus, une élève de 16 ans, accuse son école, Laurence Jackson School à Guisborough,  au Nord de l’Angleterre, d’homophobie
L’établissement s’excuse mais plaide avoir été obligé de censurer une image sexuellement explicite.
Son montrent des couples de filles qui s’embrassent, se tiennent la main en sous vêtement, sur fond de drapeau LGBT .
Le travail de Megan Angus, 16 ans, présenté pour son examen d’art en juin dernier dans son école de Guisborough, au Nord de l’Angleterre, était une façon d’exprimer que “les relations homosexuelles sont normales et ne devraient pas être exclues dans la société.” Ainsi, quand la jeune britannique récupère la pièce au mois de janvier, elle a pu y découvrir sept autocollants “censuré” collés dessus, elle s’insurge sur Facebook et accuse le comité de l’école d’“homophobie”.
Elle écrit : “On ne fait pas plus homophobe que Laurence Jackson School qui colle des stickers “censuré » sur tout mon travail sans ma permission, cette école a ruiné mon travail j’y avais passé 40 heures merci beaucoup.”
L’adolescente, qui a depuis quitté l’école pour travailler comme sauveteur, a ajouté: « Je ne vois pas pourquoi ils l’ont censuré ».
Megan Angus explique le dessin, qui l’a aidée à obtenir une note B : “Nous devions réaliser une oeuvre qui joue avec les normes, et nous avions cinq options. J’ai choisi les relations homosexuelles car elles sont mises de côté dans la société. J’ai voulu montrer qu’il n’y avait pas à froncer les sourcils sur deux femmes qui s’embrassent, et qu’elles ont droit d’être ensemble.”
Dans un communiqué, un porte-parole de l’école explique que la censure est due à la nature sexuellement explicite des images du dessin. Il continue en annonçant que cela n’a pas empêché le travail de recevoir la note B, soit un 14/20 en France, ni d’être apprécié des professeurs d’art et du corps enseignant en général au sein de l’école. Pour Pink News, l’école a réaffirmé que son intention n’était pas de censurer l’homosexualité mais de préserver les plus jeunes spectateurs des images. Une chose que la jeune fille n’excuse pas, de même que le fait qu’on ne lui ait présenté aucune excuse à titre personnel. Sur Pink News à nouveau, elle a partagé : “Dans une galerie d’art, mon dessin n’aurait pas été censuré.”

court métrage LGBT : REJETE

« Rejeté » raconte l’histoire de Lina, une jeune fille qui, pour se rendre au lycée, empreinte une ruelle déserte. Un matin, alors qu’elle passe par cette ruelle comme chaque jour, elle remarque la présence d’un jeune qui semble avoir son âge et s’être installé dans cette même ruelle. Lina veut en savoir plus et comprendre ce qui lui est arrivé pour qu’il se retrouve là. Elle tente de lui parler avec enthousiasme mais malheureusement le garçon l’ignore. Obstinée, un soir, en revenant des cours elle décide de s’asseoir à côté de lui pour en apprendre plus, tenter de comprendre son histoire…
Steeven (Sur L’homosexualité & L’homophobie) : « J’ai réalisé cette histoire, qui est pour moi plus qu’un court-métrage , car j’en ai plus que marre d’entendre encore en 2018 « Oh c’est dégeu de les voir s’embrasser (…) / Les gays doivent tous mourir, ils ne méritent pas de vivre… » Tous ces propos ignobles, ou bien encore des préjugés autour de cette orientation sexuelle, tout ça, j’en ai plus que marre. Ce que j’ai voulu montrer à travers ce court-métrage c’est plusieurs choses : La première c’est mon propre avis, un avis extérieur vis-à-vis de l’homosexualité, ce que je veux transmettre comme message c’est qu’il n’ait dis nulle part que l’amour se résume à aimé une personne du sexe opposé, l’amour c’est selon moi aimé la personne avec qui tu te sens le mieux, pour qui tu serais prêt à tout. La deuxième c’est mon regard vis-à-vis de l’homophobie, et ce regard on le voit très clairement dans la routine d’Eliot qui a cause de l’homophobie vis dehors, car il n’y a personne dans sa famille et son entourage qui a accepté le fait qu’il soit homosexuel. La troisième c’est la solidarité, et qui de mieux placé pour jouer ce rôle que Margot, qui est une fille, une jeune femme engagée dans ses actions, qui défend les mêmes valeurs que moi, et qui à travers son personnage de Lina, parle et agit pour nous deux. Le message global que j’ai voulu transmettre à travers ce court-métrage, c’est qu’il y à certes pleins de cause à défendre dans le monde, mais s’il y en a bien une à défendre en 2018 c’est l’amour… »

Australie : Billie Jean King veut rebaptiser la Margaret Court Arena

Après les propos homophobes tenus par son ancienne rivale Margaret Smith Court, la joueuse de tennis américaine Billie Jean King souhaite que le court qui porte le nom de l’ex-championne australienne soit renommé. Cette dernière avait en effet indiqué en mai dernier que le tennis est « plein de lesbiennes » et que les enfants transgenres sont l’œuvre « du diable ». L’Open d’Australie débutera lundi prochain à Melbourne, sans Margaret Court, qui a décliné l’invitation des organisateurs.
Pour Billie Jean King, qui n’a jamais caché son homosexualité, ces propos « désobligeants » ne doivent pas rester sans réponse. « Je suis une femme gay. Si je devais jouer aujourd’hui, je ne jouerais pas sur ce court », en référence à la Margaret Court Arena, le court N.2 de l’Open d’Australie. « Jusqu’à présent ça allait jusqu’à ce qu’elle dise tant de choses péjoratives à l’égard de ma communauté », a déclaré vendredi l’Américaine ancienne numéro un mondiale et détentrice de 39 titres du Grand Chelem (12 en simple, 16 en double dames et 11 en double mixte). « Je ne pense pas que ce soit approprié d’avoir son nom sur le stade », estime-t-elle.
Nommé ainsi en 2003, ce court N.2 pourrait donc être débaptisé. Interrogé sur cette possibilité, le directeur de l’Open d’Australie, Craig Tiley, a précisé qu’il n’y avait pour l’heure, aucun projet en ce sens, mais que si une décision devait être prise, elle viendrait du gouvernement australien.

Bresil : La vidéo virale du lynchage d’une ado trans dans le nord-est du Brésil relance le débat sur l’invisibilité des crimes de haine

La vidéo est insoutenable: une jeune personne en t-shirt rouge et bermuda blanc hurle, terrorisée. Elle est poursuivie par au moins cinq garçons. Elle s’écroule, sous des jets de pierres et des coups de bâtons et de hache. Elle est encore frappée à terre avec une brutalité inouïe. Les ados s’acharnent encore sur son corps inanimé, qui gît au milieu des détritus.
Après avoir été censurée sur les réseaux sociaux, cette séquence de 47 secondes est devenue virale sur les messageries, sous le titre «Assassinat d’un gay au Brésil». De fait, on entend un des assaillants traiter la victime de «viadinho», une insulte homophobe. D’après des sources syndicales citées par Esquerda Diario, celle-ci était une travesti en cours de transition.
La police a finalement communiqué cette semaine sur ce crime. Le nom de la victime était Wesley Tiago de Sousa Carvalho, 17 ans. Le lynchage a été perpétré le 30 décembre 2017 dans le quartier touristique de Praia do Futuro, à Fortaleza (nord-est). Toutefois, les enquêteurs ont écarté la thèse du crime de haine, ajoutant n’avoir aucune information sur l’orientation sexuelle et sur l’identité de genre de Wesley. Il s’agirait d’un «règlement de comptes entre gangs».
Cette conclusion rapide laisse la communauté LGBT locale sceptique. «Face à une réalité où ces assassinats se suivent, on se retrouve dans la plupart des cas sans la moindre enquête. Et si enquête il y a, elle vise à nier l’existence de LGBT-phobie», écrit le site anticapitaliste Esquerda Diario. Les crimes visant les gays, lesbiennes, bi et trans seraient ainsi classés de manière routinière comme suicides, crimes passionnels ou alors mis sur le compte de la guerre des gangs.
A Fortaleza, le drame du 30 décembre rappelle le massacre d’une femme trans de 42 ans, Dandara, également filmé, qui avait horrifié l’opinion au début de l’année 2017. Sur 115 travestis assassinées cette année-là jusqu’en septembre, seul ce cas avait été traité par la justice. Dix de ses assaillants présumés ont été inculpés. Un projet de loi qui porte le nom de Dandara a été soumis au Congrès, il prévoit de considérer la haine LGBT-phobe comme circonstance aggravante.
Le Brésil détient le triste record des meurtres de personnes LGBT: 331 en 2016, soit un toutes les 25 heures. Socialement très exposées, les transsexuelles et travestis sont surreprésentées dans ces statistiques. Leur espérance de vie est d’à peine 35 ans, selon des chiffres présentés à l’ONU. Pour la militante Virgínia Guitzel, «l’Etat est complice de la violence, parce qu’il ne prend pas la défense des LGBT, nie leur existence, exclut et marginalise».
source : 360.ch

Australie : Après ses sorties homophobes, Margaret Court n’assistera pas cette année à l’Open d’Australie

Margaret Court n’assistera pas cette année à l’Open d’Australie ont annoncé vendredi les organisateurs du tournoi.
Lauréate de 24 titres du Grand Chelem, un record absolu, l’ancienne joueuse de 75 ans, aujourd’hui pasteur a donné son nom au deuxième plus grand court du tournoi de Melbourne, la Margaret Court Arena.
L’ancienne championne de tennis avait dérapé à la radio. Invitée de 20TwentyVision, Court avait créé la polémique en expliquant que « le tennis était pratiqué par beaucoup de lesbiennes ».
Celle qui est devenue pasteur, avait estimé que les enfants transgenres étaient « l’oeuvre du diable ». «C’est le diable… Mais c’est ce que Hitler a fait et c’est ce que le communisme a fait – contrôler l’esprit des enfants», avait déclaré Court en criant au «complot».
« Quand je jouais, il n’y avait que quelques joueuses lesbiennes. Mais elles entraînaient les jeunes dans des soirées. On est là pour les aider à surmonter ça. Nous ne sommes pas contre ces personnes ».
Mme Court avait aussi assuré boycotter Qantas en raison du soutien du patron de la compagnie aérienne, Alan Joyce, au mariage homosexuel .
De nombreuses voix se sont élevées pour demander que ce terrain soit débaptisé, compte tenu du discours homophobe de Mme Court, dans un pays qui vient juste de légaliser le mariage gay.
En plein débat sur le mariage pour tous, elle avait déclaré en mai sur une radio chrétienne australienne qu’elle n’avait rien «contre» les personnes gays mais qu’elle voulait les «aider à surmonter cela».
Elle s’était attirée les foudres d’une autre gloire du tennis, Martina Navratilova, elle-même homosexuelle, qui avait jugé les propos de Mme Court «malsains et dangereux». Et certains avaient lancé des appels au boycott de la Margaret Court Arena.
Mme Court a affirmé que la controverse n’était pas la raison pour laquelle elle ne se rendait pas cette année à Melbourne. «Je ne fuis pas les choses, je les affronte», a-t-elle déclaré vendredi au Herald Sun de Melbourne, affirmant qu’elle regarderait l’Open à la télévision dans sa maison de vacances, où elle s’adonnerait à son hobby, la pêche aux crabes.

Indonesie : 10 hommes condamnés à la prison en vertu des lois anti-pornographie

La police indonésienne a condamné au moins 10 hommes homosexuels à des peines allant jusqu’à trois ans de prison après le raid dans un club en mai dernier.
Parmi les accusés, deux d’entre eux étaient des visiteurs accusés d’avoir pratiqué le sexe oral.
La police indonésienne avait mené une descente dans un immeuble de la capitale abritant une salle de gym et un sauna et avait arrêté 141 hommes soupçonnés de participer à une fête gay .
Sur les réseaux sociaux, des photographies montraient des hommes assis torse nu, après le raid, dans une salle dotée d’équipements sportifs.
Les hommes qui n’ont pas été condamné travaillaient à la station thermale Atlantis de Jakarta en tant que gérants, stripteaseuses, entraîneurs de gym et gardes de sécurité, selon la sœur de l’un des hommes inculpés.
Ils ont tous été relâché car l’homosexualité n’est pas illégale en Indonésie.
Pour elle : «Cette punition est trop lourde parce que, en fait, ce qu’ils faisaient est un comportement privé qui ne nuit pas aux autres».
Les hommes ont été inculpés en vertu des lois anti-pornographie.

USA : le fils gay de celui qui a battu l’homophobe Roy Moore

Le républicain ultra-homophobe Roy Moore a été battu aux sénatoriales dans l’Alabama contre toute attente. Sa défaite est aussi un revers pour Donald Trump qui s’était engagé dans cette bataille électorale et qui voit sa majorité se réduire.
Son adversaire, le candidat démocrate Doug Jones a recueilli 49,9% des voix contre 48,4 à Roy Moore. Il est le premier sénateur démocrate de cet Etat depuis 1992.
Carson Jones « ne pouvait pas être plus fier » de son père, Doug Jones, qui a battu le républicain anti-LGBT Roy Moore lors d’une élection mardi pour un siège au Sénat américain en Alabama.
« Je suis évidemment ravi de la victoire de mon père », a déclaré Carson. « Nous avons été submergés par le soutien de tant de personnes qui ont rendu cela possible.L’Alabama a fait une très grande déclaration: l’unité l’emporte, je ne pourrais pas être plus fier de lui ou de mon pays d’origine! »
Carson Jones a confirmé à The Advocate qu’il était gay, après que plusieurs blogs gay aient publié des articles compilant des messages Instagram du « fils gay chaud » du démocrate .
Carson se définit comme un «gentleman du Sud addict au sushi » sur son profil Instagram ou il a, entre autre, publié des images de la victoire de son père.
La déclaration de Carson fait suite à une critique de Trudy Ring , journaliste de The Advocate , dont les recherches sur les antécédents de Doug Jones concernant les droits LGBT ont déterminé que «l’élection de mardi n’était pas seulement la défaite d’un ennemi, mais une victoire pour un allié». Le politicien s’est prononcé contre l’interdiction des personnes transgenres dans l’armée par le président Trump, et serait un partisan du mariage homosexuel.
Doug Jones « est habile et a mis en sourdine ses positions libérales sur des questions telles que l’ avortement et les droits des homosexuels – une nécessité dans l’ un des Etats conservateurs du Sud, » le Los Angeles Times note .
Sur les droits civils, le site de campagne de Jones a noté qu’en tant qu’avocat américain, il a plaidé contre les membres du Ku Klux Klan responsables de l’attentat de Birmingham en 1963 qui a tué quatre jeunes filles afro-américaines et Eric Rudolph. Il s’est également battu pour l’égalité pour tous.
« Je crois que nous sommes tous égaux aux yeux du Seigneur et de la loi », lit-on sur le site. « Bien que nous ayons fait des progrès en matière de droits civiques en tant que nation, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers en continuant de menacer l’égalité et la justice. Le massacre de l’église de Charleston à motivation raciale et Charlottesville sont des rappels frappants de cette menace continue t’il. Je crois que les États-Unis d’Amérique sont une terre de lois, de justice, de liberté, d’égalité et d’opportunités. « 

Suisse: un passager homophobe expulsé d’un tram à Genève

Jordon Davis est journaliste à la télévision suisse, et est gay. Dans le tram de Genève, un passager qui disait ne pas aimer « les pédés » l’a reconnu et s’en prend à lui pour cette raison. Mais la victime n’entend pas le rester. Fort de reportages passés sur le sujet du harcèlement, Jordon Davis ne se laisse pas faire et met en pratique les réflexes qui font changer la honte de camp, et fini par l’expulser de la rame, avec l’aide des autres passagers.
Davis sort alors son smartphone pour enregistrer la scène et récolter d’éventuelles preuves d’agression verbale et/ou physique.
Ensuite, il répond à voix haute mais sans surenchérir dans la violence afin de prendre toute la rame en témoin et pour que personne ne puisse faire semblant de ne rien avoir vu ni entendu.
« Monsieur, nous sommes en Suisse. Je suis homosexuel, je suis fier de l’être et je suis votre égal. Vous n’êtes pas mieux que moi parce que vous êtes hétérosexuels. Vous croyez que vous alliez me rabaisser, mais vous vous humiliez vous-mêmes », entend-on dire Jordan Davis. sur la vidéo.
Les autres passagers se rangent du côté du journaliste et contre l’homophobe. Calmement mais avec détermination, ils le poussent vers la sortie à l’arrêt suivant.
Suite à l’article et aux nombreux likes et commentaires, Jordan Davis. a fini par retirer son post facebook, afin de ne pas livrer l’identité de l’homme qui est visiblement connue des Genevois, apprend-on dans les commentaires de la vidéo « La personne qui y figure sur la vidéo est manifestement un désiquilibré notoire à Genève, et plusieurs personnes (femmes surtout) m’ont rapporté des cas de harcèlement commis par ce monsieur. Plusieurs personnes m’ont partagé de leur crainte que son image soit jetée en pâture et qu’il puisse à son tour être victime de justiciers, ce que je ne saurais en aucun cas cautionner. »
La vidéo est toujours visible dans l’article de la Tribune, mais le visage de l’agresseur est flouté.
Dans les commentaires également, beaucoup accusent le journaliste de répondre à l’homophobie par le racisme.
Ce n’est pas parce que son agresseur est noir et que l’auteur de la vidéo utilise comme argument «Nous sommes en Suisse» que ce dernier est à son tour coupable de xénophobie ou de racisme. En rappelant qu’ils sont en Suisse, Jordon Davis revendique ses droits et la loi qui le défendent de l’agression qu’il est occupé à filmer. Y voir une forme de condescendance aux relents racistes serait lui faire un procès d’intention ( lavenir.net).

Ghana : Le président estime que légaliser l’homosexualité sera inévitable

Dans une interview à la chaîne de télévision Al Jazeera, le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a déclaré que son pays devrait finir par décriminaliser l’homosexualité – mais seulement quand un soutien populaire à cette mesure sera développé.
Le président élu en janvier dernier, a été interrogé le mois dernier dans une interview accordée à Al Jazeera sur le fait de savoir s’il envisageait une réforme de la législation de son pays sur les questions LGBT.
Le président Akufo-Addo a comparé la société ghanéenne au Royaume-Uni dans les années 1960, avant la décriminalisation de l’homosexualité.
« Ces problèmes sont sociaux et culturels, a-t-il expliqué. Je ne crois pas qu’au Ghana, jusqu’à présent, une coalition suffisamment forte soit apparue pour modifier l’opinion publique et avoir un nouveau paradigme au Ghana. Je pense que c’est quelque chose qui va arriver. Comme ailleurs dans le monde, les actions des individus et des groupes conduiront à changer les choses ».
Bien que le président ait précisé que cette question n’était pas à l’ordre du jour, certains commentateurs ont laissé entendre au Ghana que le président avait déclaré que le pays était « susceptible de légaliser le mariage homosexuel ».
Il est actuellement illégal d’être gay au Ghana, et les hommes homosexuels encourent jusqu’à trois ans de prison pour des relations sexuelles entre eux.
Les organisations de défense des droits humains affirment que les agressions homophobes physiques et violentes contre les personnes LGBT sont encore courantes, et sont encouragées par les médias et les chefs religieux.
Le Conseil chrétien du Ghana a rappelé son opposition à cette revendication LGBT.

Tanzanie : quatre personnes arrêtées pour une vidéo à caractère homosexuel

Quatre personnes ont été arrêté en Tanzanie pour une video jugée homosexuelle .
La vidéo controversée montrait une femme embrasser et serrer une autre femme dans ses bras, en lui présentant une bague, lors d’une fête.
Ahmed Msangi, chef de la police de la région de Mwanza, a confirmé que ces trois personnes, deux aperçues dans la vidéo et une autre qui en est l’auteure , sont détenues par la police.
Plus tôt dans la semaine, Milembe Suleiman, l’une des deux femmes qui s’embrassaient dans la vidéo, a elle-aussi été appréhendée.
L’homosexualité est punie par la loi tanzanienne. Les contrevenants à la loi peuvent encourir jusqu‘à la prison à vie.
Depuis 2015, le gouvernement tanzanien a intensifié la répression contre les homosexuels.
Depuis son entrée en fonction il y a deux ans, le président de la Tanzanie, John Magufuli , à développé une persécution infatigable contre les homosexuels . Après avoir menacé d’arrêter et d’expulser les activistes qui aident les homosexuels , avertissant de leur intention d’annuler les organisations qui luttent pour les droits homosexuels, ils ont suspendu fin novembre l’activité de CHESA , une ONG locale qui offre des conseils juridiques et de santé.
Dans ce pays d’un peu plus de 50 millions de personnes, on estime que 1,4 million de personnes vivent avec le VIH
Au cours de l’année dernière, environ 33 000 personnes liées à la maladie sont mortes, ce qui n’a pas empêché le gouvernement de suspendre non seulement les programmes de prévention du VIH, mais aussi les traitements qui le combattent parmi ceux qui sont déjà porteurs . En septembre de cette même année, les autorités ont arrêté 20 personnes pour le seul crime d’avoir assisté à un atelier organisé à Zanzibar sur la prévention du VIH par une ONG. Des arrestations qui se sont répétées en octobre dans un hôtel de l’ancienne capitale de Dar es Salaam, affirmant que c’était une réunion qui favorisait les relations homosexuelles.