Archives de Tag: homophobie

Indonésie : arrestations de quatre hommes accusés d’avoir diffusé du matériel immoral sur les réseaux sociaux

La police criminelle indonésienne a arrêté quatre hommes gays âgés de 22 à 42 ans dans la capitale, Jakarta. Ils sont accusés d’avoir diffusé du matériel « immoral » sur les réseaux sociaux.
Ces hommes auraient posté des photos avec un contenu sadomasochiste sur Facebook, mais sans représentations pornographiques.
Les suspects ont été exhibés jeudi lors une conférence de presse. Toutefois, leurs noms n’ont pas été mentionnés et ils ont été autorisés à cacher leurs visages sous des cagoules.
Mais les quatre hommes ont dû se tenir derrière les officiers quand ceux-ci ont présenté le matériel BDSM comme des fouets ou des menottes comme preuve de leur supposée « déparavayion » et devaient également porter un signe autour du cou les identifiant comme « Esclave » ou « Maître ».
Selon le porte-parole de la police, il s’agit d’un « matériel sexuellement immoral qui est classé comme BDSM »(Bondage, Domination et Soumission, Sadisme et Masochisme).
En Indonésie les actes homosexuels ne sont pas illégaux à l’exception de la province ultra-conservatrice d’Aceh. Cependant, la répression gouvernementale contre les personnes LGBT a considérablement augmenté ces dernières années.
Les arrestations se multiplient. Il y a tout juste un mois, l’arrestation de 51 personnes dans un sauna gay a fait la une des journaux.
Un projet de loi prévoit également que la représentation de l’homosexualité dans un programme de télévision devrait être complètement interdite.

USA : Les crimes haineux ont connu une nouvelle hausse en 2016

Les crimes haineux étaient de nouveau en hausse aux États-Unis en 2016, a révélé lundi la police fédérale américaine, en raison d’une augmentation du nombre d’attaques contre les Noirs, les Juifs et les LGBT.
Un rapport publié lundi recense plus de 6100 crimes haineux l’an dernier, soit une hausse d’environ 5 pour cent par rapport à l’année précédente.
En 2015 et 2016, le nombre de crimes haineux a été gonflé par des attaques motivées par la race ou l’origine ethnique.
Plus de la moitié des 4229 crimes motivés par la race visaient des Noirs. Les Juifs ont été la cible de la plus de la moitié des 1538 crimes motivés par la religion.
Ce rapport annuel brosse le portrait le plus complet des crimes haineux aux États-Unis.
Les responsables préviennent toutefois que l’enquête est incomplète, puisqu’elle dépend des chiffres fournis volontairement par les forces policières du pays.

USA : un rabbin compare les homosexuels à des extraterrestres pour défendre un boulanger homophobe

L’Université Chrétienne du Colorado a organisé un rassemblement pour défendre un boulanger religieux qui se bat contre les protections anti discriminatoires LGBT.
Et lors de l’événement, un rabbin a comparé les homosexuels à des « extraterrestres ».
La Cour suprême des États-Unis a fixé au 5 décembre prochain la date du jugement de l’affaire du boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage au motif que le couple était homosexuel, ce qui heurtait ses convictions religieuses.
Jack Phillips, de Masterpiece Cakeshop dans le Colorado, avait refusé en 2012 de leur faire un gâteau de mariage gay, en mettant en avant ses croyances religieuses. Le mariage homosexuel n’était alors pas encore légalisé dans l’Etat du Colorado mais la loi interdisait déjà la discrimination pour des raisons d’orientation sexuelle.
Charlie Craig et David Mullins avaient donc porté plainte
Ce dossier très sensible est considéré par les experts comme d’une portée spéciale, car il oppose deux principes particulièrement importants aux yeux des Américains: la liberté confessionnelle et l’interdiction de la discrimination sexuelle.
86 membres républicains du congrès ont signé un mémoire adressé à la Cour suprême des États-Unis dans lequel ils soutiennent le droit du boulanger à discriminer et la Maison Blanche soutient le boulanger .
Le boulanger, en début d’année, a affirmé que Jésus-Christ sdiscriminerait les homosexuels , et continue d’insister sur le fait que sa religion exige une discrimination contre les homosexuels.
Lors de son intervention à l’université chrétienne, le rabbin Yaakov Menken de la Coalition « for Jewish Values » ​​a fait une comparaison extravagante.
Il a dit: « Si les extraterrestres devaient atterrir demain, ils résoudraient le problème. Maintenant, certains d’entre vous pensent probablement que je suis fou, mais laissez-moi vous expliquer. Imaginons ET atterrit demain et quelqu’un tombe amoureux de ET et décide de se marier à ET. Croyez-moi – dans deux ans, la Cour suprême déciderait qu’en vertu de la Constitution américaine, Sally – ou Bill – pourrait se marier à ET
« Mais parce que les extraterrestres ne sont pas des êtres humains, et malgré ce que vous avez vu dans Star Trek, il serait impossible pour les extraterrestres et les humains d’avoir des enfants – ce serait la définition biblique du mariage – et Jack Phillips ne serait pas capable de leur faire un gâteau.
« Et alors il serait évident qu’il ne discrimine personne. Il ne distingue pas les couples de même sexe pour l’exclusion. Au contraire, il dit qu’il ne peut que célébrer un mariage biblique impliquant un homme et une femme. Et l’ACLU devrait faire ses valises et rentrer à la maison. Tes avocats prennent-ils des notes, Jack?
Une décision de la Cour Suprême en faveur du boulanger pourrait avoir un effet dissuasif sur les protections des droits des LGBT dans tout le pays, et les militants pour l’égalité craignent que cela ne finisse par créer une ouverture pour la discrimination homophobe basée sur la religion.
L’affaire semble être difficile, avec le nouveau juge de la Cour suprême de Trump, Neil Gorsuch, qui veut un vote ferme pour la liberté du boulanger de discriminer.

Malte : agression homophobe

Un homme d’une vingtaine d’années a été attaqué à Paceville, un quartier située entre Spinola Bay et St George’s Bay sur l’Ile de Malte, réputé pour son nombre très important de bars, pubs, restaurants et boites de nuits, tôt dimanche matin après qu’on lui ait demandé s’il était gay.
Clif Debono, de San Gwann, a confié qu’il avait été approché par un groupe d’hommes vers 3 heures du matin après une nuit passée à Paceville.
Un des hommes lui a demandé s’il était gay et quand il a répondu par l’affirmative, l’homme a dit qu’il détestait les homosexuels, et a frappé Clif au visage. Il est tombé par terre et des personnes présentes ont rapidement maitrisé l’attaquant.
« Un gros coup de poing au visage, c’est tout ce dont je me souviens vraiment, je me suis levé du sol et je n’ai même rien dit parce que j’étais tellement choqué et que c’était douloureux. »
Sa chute lui a également causé d’autres blessures aux jambes.
L’agresseur parlait en anglais, Clif ne peut pas reconnaitre son accent, mais ne pense pas qu’il était maltais. « Je ne m’en souviens vraiment pas, j’étais en état de choc … ce genre de chose ne m’est jamais arrivé. »
Après l’attaque, sa mère est venue le chercher et il est rentré chez lui. Il a dit qu’il n’avait pas encore déposé plainte parce qu’il était trop choqué et qu’il voulait simplement «rentrer à la maison».
Malte a fait de nombreux efforts pour les droits LGBT au cours des dernières années, Malte étant le numéro 1 des droits LGBT au classement ILGA-Europe.
Malte est aussi l’un des rares pays au monde à garantir les droits LGBT au niveau constitutionnel, et l’Ile a été le premier pays de l’UE à interdire les thérapies de conversion en 2016.

l’Église anglicane d’Angleterre défend le droit des enfants “d’explorer les possibles de leur identité”

Dans un Guide contre le harcèlement homophobe à l’école, l’Église anglicane d’Angleterre défend le droit des enfants “d’explorer les possibles de leur identité”.
Dans le Guide d’orientation soumis lundi 13 novembre aux 4 700 établissements scolaires sous sa tutelle, l’Église anglicane d’Angleterre emploie des mots forts pour empêcher que « les élèves soient harcelé·e·s en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, réelle ou supposée. »
Les comportements des filles et des garçons « ne doivent en aucun cas poser problème parce qu’ils ne se conforment pas aux stéréotypes de genre » est il écrit.
Ce Guide est une mise à jour d’une édition de 2014 qui s’en prenait à l’homophobie, et actualisée pour prendre également en considération la biphobie et la transphobie, autres vecteurs de harcèlement.
Le document souligne qu’à l’école, les jeunes enfants « doivent se sentir libres d’explorer les possibles de leur identité sans subir de jugement ou de dérision. Par exemple, un enfant doit pouvoir choisir de porter un tutu, une couronne de princesse ou des talons et/ou un casque de pompier, une ceinture à outil ou une cape de super-héros sans que cela fasse l’objet de questions ou de commentaires ».
« Près de la moitié des élèves LGBT sont harcelés. Nous saluons ce signal clair » de l’Église d’Angleterre, a réagi l’association Stonewall, association britannique de défense des personnes LGBT (lesbiennes, gay, bi et trans).
En acceptant la notion d’« identité de genre », l’Église d’Angleterre s’éloigne de l’église catholique qui se bat contre la prétendue « théorie du genre ».
https://www.churchofengland.org/media/4043522/ce-vagc-report-dl-v5-web.pdf

Bresil : une chanson pour combattre l’homophobie

Le dimanche 19 novembre 2017 aura lieu la grande gay pride de Rio de Janeiro . La semaine des festivités débutera ce 13 novembre.
De nombreux chanteurs se sont réunies pour faire une chanson contre les violences anti-LGBT au Brésil .
En effet, ce pays détient le triste record des meurtres sur des personnes LGBT dans le monde: 343 victimes de crimes homophobes en 2016.
La chanson intitulée “Igual” sera l’hymne de la Rio Pride cette année et tous les fonds récoltés seront reversés à l’ONG Grupo Acro-Iris pour aider la communauté LGBT brésilienne.
La chanson est disponible sur Spotify, iTunes, Deezer, Apple Music, Google Play…

USA: Ellen Page témoigne contre Brett Ratner

Dans un long billet publié sur Facebook dans la nuit de vendredi à samedi, l’actrice Ellen Page revient sur des épisodes de sa carrière durant laquelle elle a été victime de harcèlements sexuels.
La comédienne s’en prend ouvertement à Brett Ratner, réalisateur de X-Men, un film dans lequel elle a joué.
« Vous devriez baiser avec elle pour qu’elle réalise qu’elle est gay. Il a dit ça à mon sujet pendant une rencontre avec le casting et l’équipe avant le début du tournage. J’avais 18 ans. Il a regardé une femme qui se tenait à mes côtés, dix ans plus âgée que moi, il m’a désignée et a dit: Vous devriez baiser avec elle pour qu’elle réalise qu’elle est gay. C’était le réalisateur du film, Brett Ratner. »
« J’étais une jeune adulte et je n’avais pas encore fait mon coming out », se rappelle-t-elle. Ellen Page savait qu’elle avait des préférences pour les femmes mais n’en avait pas encore parlé publiquement. « Je me suis sentie violée quand c’est arrivé. J’ai regardé mes chaussures, je n’ai pas dit un mot. Cet homme, qui m’avait castée pour le film, a commencé nos mois de tournage avec cette horrible déclaration. Il m’a ‘outé » sans aucune considération pour mon bien-être, un acte que nous considérons tous comme homophobe. »
Anna Paquin a corroboré les propos de l’actrice sur Twitter en expliquant qu’elle était là quand c’est arrivé. « Je suis avec toi. »
Ellen Page a fait son coming out en 2014.
Elle se souvient que la réflexion de Brett Ratner lui a laissé « un sentiment de honte » pendant des années. « C’est l’un des résultats les plus destructeurs de l’homophobie. Rendre quelqu’un honteux de ce qu’il est est cruel. »

Biélorussie : Descentes de police dans les bars et fermeture d’un site de rencontre

photo : getty

Les personnes LGBT « sont confrontées à une répression alarmante » en Biélorussie, selon des militants des droits LGBT. Cette répression est dénoncée et est semblable à la situation d’autres communautés LGBT dans la région.
Deux clubs fréquentés par la communauté LGBT ont fait l’objet de descente de police le week-end dernier.
La police a recueilli des informations relatives aux clients du Club Burlesque et du Casta Diva, dans la capitale, Minsk, selon le réseau russe LGBT.
« Certains clients ont été arrêtés, a rapporté le groupe. Les raisons des détentions ne sont pas connues ». Un témoin oculaire a déclaré que les autorités avaient demandé aux gens de montrer leur passeport et noté leurs noms.
Un site de rencontres pour les hommes homosexuels aurait également été fermé par le gouvernement.
Ces actions anti-gays ont apparemment été faites sur les ordres directs du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994.
Accusé de diriger son pays en dictateur il y a quelques années, Loukachenko avait répondu qu’il était « préférable d’être un dictateur que gay ».
La répression de ces derniers jours en Biélorussie fait un écho troublant aux purges homophobes en Azerbaïdjan, en Tchétchénie et au Tadjikistan.

Pakistan : Une femme transgenre torturée et décapitée

Une femme transgenre a été torturée et décapitée avant que son corps ne soit retrouvé. Le corps de cet femme de 25 ans a été abandonné sur des terres agricoles à proximité de la ville de Peshawar, au nord-ouest du pays.
Les autorités ont été incapables d’identifier le cadavre, qui a été retrouvé trois jours après sa mort.
Elle a été enterrée dimanche après que ses photos et ses empreintes digitales aient été enregistrées, a indiqué un responsable de la police locale.
Il a déclaré que la police enquêtait sur la mort et essayait toujours d’identifier la victime.
Selon les données d’un recensement d’août dernier, le Pakistan compte officiellement 10.400 personnes transgenres, mais les activistes LGBT estiment qu’il pourrait y en avoir des centaines de milliers d’autres dans le pays.
Le Pakistan a pris plusieurs mesures en faveur de l’égalité pour les personnes transgenres. En 2009, le pays est devenu l’un des premiers au monde à reconnaître légalement un troisième genre en délivrant des cartes d’identité neutres. Plus tôt ce mois-ci, une université pakistanaise a offert une éducation gratuite aux étudiants trans.
Et en août, le gouvernement a présenté un projet de loi visant à protéger les personnes transgenres.
Mais malgré ces mesures, la violence et les agressions sexuelles contre les personnes trans sont encore courantes dans ce pays musulman.
Le mois dernier, deux femmes transgenres auraient été victimes d’un viol collectif dans leur propre maison. Deux autres femmes trans ont été brutalement battues lorsque cinq hommes ont fait irruption dans la maison louée par un groupe de femmes trans dans la capitale, Karachi.
Et quelques semaines plus tôt, une bande d’hommes armés a ouvert le feu sur un groupe de personnes trans. Une personne a été tuée dans l’attaque, qui a également été commise dans la capitale.

Maroc : Le ministre des droits de l’homme qualifie les homosexuels d’ordures

Le ministre marocain des droits de l’Homme, Mustapha Ramid, a qualifié les homosexuels d' »ordures » lors d’une interpellation journalistique sur la pénalisation de l’homosexualité.
Les propos ont été prononcés le 28 septembre dernier lors d’une réunion dédiée aux mécanismes de prévention de la torture organisée par le CNDH. Interrogé par un journaliste sur les réserves soulevées par le Maroc sur les libertés sexuelles auprès de l’ONU, Ramid a répondu sèchement. « Trop c’est trop. Tout le monde donne de l’importance à cette homosexualité et veut en parler. Ces gens-là sont des odures ».
Ces propos ont été vivement dénoncés par plusieurs associations dont Asswat et Aqaliyat qui viennent d’adresser une lettre au chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani dans laquelle elles accusent le ministre de ne pas respecter les dispositions de la constitution de 2011, appelant le roi Mohammed VI « à appliquer ses prérogatives constitutionnelles pour protéger les Droits et les libertés ».
Pour elles, le ministre d’État « encourage l’homophobie ».
« Nous considérons que qualifier de ‘saleté’ des citoyens marocains comme tout autre citoyen, est une violation flagrante de la constitution marocaine, qui dans son préambule, adopte l’engagement de l’État marocain aux droits de l’homme tel que reconnu internationalement », écrivent-elles.
Elles demandent en outre au « président du ministère public d’ouvrir une enquête sur le ministre Ramid » suite à ces propos qu’ils jugent « inconstitutionnels et discriminatoires ».
Mustapha Ramid n’en est pas à sa première déclaration homophobe. En 2015, interrogé sur la criminalisation de l’homosexualité, il avait estimé que les homosexuels devraient changer de sexe pour ne pas être inquiétés par la loi.
« Celui qui a une voix grave masculine, mais se sent femme à l’intérieur n’a qu’à changer de sexe ».