USA: un boulanger anti-mariage gay devant la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé aujourd’hui qu’elle examinerait une affaire concernant un boulanger qui avait refusé de préparer un gâteau de mariage au motif que le couple convolant était homosexuel, ce qui heurtait selon lui ses convictions religieuses.
La haute cour a accepté d’ajouter ce dossier au calendrier de sa session d’audiences, débutant en octobre, au jour du deuxième anniversaire de son arrêt historique par lequel elle avait légalisé le mariage gay sur l’ensemble du territoire américain.
Dans cette affaire s’opposent la boulangerie, nommée Masterpiece Cakeshop, et le Comité des droits civiques de l’Etat du Colorado.
Accepter de confectionner la pièce montée du mariage « serait déplaire à Dieu », avait affirmé le pâtissier en refusant d’assurer la commande.
« Ce qui est jeu est bien plus qu’un gâteau. Si un commerce se veut ouvert au public, alors il doit l’être pour tout le monde » a commenté lundi l’ACLU, la grande organisation de défense des libertés, qui s’oppose au boulanger.
D’ici là, la cour suprême devra peut être faire face au dépars du juge Anthony Kennedy, un des neuf sages de la Cour suprême américaine, qui pourrait partir à la retraite
Le juge Kennedy, qui aura 81 ans en juillet, avait été nommé par le président républicain Ronald Reagan en 1988. Il s’est souvent aligné sur les opinions de ses quatre confrères progressistes sur le droit à l’avortement, celui des prisonniers de Guantanamo, des homosexuels ou la discrimination positive en faveur des Noirs. Il a notamment rédigé la décision de 2015 reconnaissant le mariage homosexuel comme un droit constitutionnel dans l’ensemble des Etats-Unis.
Sur d’autres sujets comme les questions économiques, le droit de vote et le contrôle des armes à feu, il a en revanche adopté des vues conservatrices.
Interrogée sur ces rumeurs, une proche conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, a dit sur la chaîne ABC qu’elle « ne révélerait jamais la teneur d’une conversation entre un juge en exercice de la Cour suprême et le président ou la Maison Blanche », tout en ajoutant que « la présidence suivait cela de très près ».
En cas de départ du juge Kennedy, Donald Trump aura une nouvelle occasion d’imprimer sa marque en nommant à vie un deuxième juge conservateur. M. Trump a déjà nommé le conservateur Neil Gorsuch, qui a travaillé pour M. Kennedy et est entré à la Cour suprême en avril, pour remplacer Antonin Scalia, mort en février 2016.

Tanzanie: les défenseurs des droits LGBT menacés

Le gouvernement tanzanien a menacé d’arrêter tous les défenseurs des homosexuels et promis d’expulser les étrangers qui militeraient pour leurs droits.
« Je voudrais rappeler et avertir toutes les organisations et institutions qui font campagne et prétendent défendre les intérêts des homosexuels Nous allons arrêter et traduire en justice tous ceux qui sont impliqués », a affirmé dimanche le ministre de l’Intérieur, Mwigulu Nchemba  ( photo) dans un discours public rapporté lundi par le quotidien gouvernemental Daily News.
Le ministre a averti que son pays n’hésiterait à chasser du pays tout étranger défendant les droits des homosexuels. « Si nous trouvons un étranger menant cette campagne, il ou elle sera déporté(e) sans le moindre délai. Ils n’auront même pas le temps de retirer leur téléphone portable de la prise électrique », a-t-il asséné.
Le gouvernement tanzanien avait menacé au début de l’année de publier des listes d’homosexuels faisant commerce de leur corps, avant d’y renoncer par la suite.
Quelques jours plus tôt, il avait ordonné la fermeture de centres de santé spécialisés dans la lutte contre le sida, accusés de promouvoir l’homosexualité, une décision critiquée par les États-Unis.
Dans un discours prononcé jeudi dernier, le président tanzanien John Magufuli s’en était déjà pris aux organisations défendant les droits des homosexuels et plaidant pour le droit des mères adolescentes à poursuivre leur scolarité après des maternités.
« Ceux qui nous enseignent des choses pareilles ne nous aiment pas, mes frères. Ils nous ont apporté la drogue, les pratiques homosexuelles que même les vaches réprouvent », avait affirmé le chef de l’Etat.
M. Magufuli avait appelé ses administrés à cesser « d’imiter ces pratiques indignes », même si cela risque d’entraîner l’arrêt de certaines aides extérieures. « Ils  brandissent l’aide, mais ce sont les ressources qu’ils nous volent! ….Vous, vous élevez du bétail; mais avez-vous jamais vu une chèvre ou un porc se livrer à ce jeu? Et ces gens veulent que les Tanzaniens s’y adonnent! », avait-il ajouté.

Justin Trudeau prend la tête du cortège de la Gay Pride de Toronto

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défilé lors de la marche des fiertés de Toronto, avec sa femme Sophie Grégoire et leurs enfants Ella-Grace et Xavier.
La Première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne défilait à ses cotés.
Pour marquer son soutien, Justin Trudeau avait sur la joue une feuille d’érable aux couleurs de l’arc-en-ciel.
Cet événement, a-t-il expliqué aux médias présents dont «La Presse», vise à «célébrer les multiples couches de l’identité qui font du Canada un pays extraordinaire et fort». «L’inclusion est une valeur fondamentale de notre communauté et tant qu’un groupe ou une entreprise appuie l’égalité LGBT, alors selon moi, ils sont les bienvenus», a-t-il ajouté.
Il s’agit de la deuxième participation de M. Trudeau au défilé de la Fierté gay de Toronto en tant que premier ministre. L’an dernier, il était devenu le premier ministre canadien en exercice à prendre part à cet événement, le plus important du genre au Canada. Justin Trudeau avait aussi participé au défilé de la Fierté de Montréal l’an dernier au mois d’août.
Sur Twitter, il a partagé plusieurs photos le montrant durant la marche, écrivant : «L’amour, c’est l’amour».
Acclamé par la foule, il a salué de nombreux participants à cette marche des fiertés, dont certains étaient des fans assumés du Premier ministre : un jeune homme brandissait une pancarte «Hug Me Justin» («Fais moi un câlin Justin»), et un autre portait une tenue blanche et rouge, les couleurs du drapeau canadien, ornée de feuilles d’érable et d’une photo de Justin Trudeau.

USA :Des dizaines de milliers de personnes à la Gay Pride de New York

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche pour la Gay Pride de New York avec comme mot d’ordre, la défense des transsexuels .
Pour la 48e année consécutive, des milliers de participants, à pied, en moto ou juchés sur des camions descendaient la 5e Avenue sous les applaudissements d’une foule compacte et joyeuse, pour une marche de 3 kilomètres depuis les gratte-ciels de Midtown jusqu’à Greenwich Village, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969.
Sous un grand soleil, des centaines de policiers et de nombreux élus, dont le maire Bill de Blasio, le gouverneur de l’Etat de New York Mario Cuomo ou le sénateur Chuck Schumer, tous démocrates, ont marché aux côtés de participants volontiers très dénudés.
Cette année, de nombreux cortèges marchaient en brandissant les pancartes « Resist » des opposants à Trump, dénonçant la nouvelle administration et ses projets législatifs – notamment l’abrogation de la loi santé Obamacare – et la remise en cause des droits des transsexuels.
Aux premiers rangs de l’Aclu figurait l’ancienne analyste de l’armée américaine qui avait transmis de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks et entamé en prison un changement de sexe, Chelsea (ex Bradley) Manning. « J’ai perdu ma voix d’avoir tant crié », a-t-elle tweeté.
Si de nombreux participants étaient clairement opposés à Trump, beaucoup soulignaient aussi ne pas vouloir faire de cette marche un évènement politique.

Turquie : des balles (en caoutchouc) contre la gay pride d’Istanbul

C’est la troisième année consécutive que les autorités turques interdisent la Marche des Fiertés à Istanbul. Cette année, après des menaces de groupes conservateurs et d’extrême droite, les autorités avaient annoncé samedi interdire cette manifestation pour préserver «l’ordre public» et la «sécurité des touristes». Les organisateurs avaient alors annoncé qu’ils maintiendraient l’événement et encore affiché dimanche leur détermination, assurant dans un communiqué : «Nous n’avons pas peur, nous sommes là, nous ne changerons pas. Vous avez peur, vous changerez et vous vous y habituerez.»
Les militants ont tout de même tenté de défiler. La police turque a tiré des balles en caoutchouc pour tirer sur des manifestants qui défilaient pour la Gay Pride .
Les militants se tenaient sur la place Taksim quand des policiers ont tiré sur 40 d’entre eux avec des projectiles en caoutchouc. Selon la BBC Turkey, des policiers, qui ont un temps essayé de bloquer l’accès à la place, ont également interdit de brandir le drapeau multicolore de la Gay Pride et ont demandé à un homme de retirer son t-shirt qui arborait un symbole de la communauté LGBTI .
Cette semaine, onze militants ont été jugés à Istanbul pour avoir bravé l’interdiction de la Gay Pride de 2016, mais ils ont été acquittés. Les années précédentes, ces manifestations s’étaient déroulées sans incident.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan est accusé par ses opposants de conduire une islamisation rampante de la société. Ses commentaires conservateurs sur les femmes et la famille enflamment régulièrement la critique, mais il se garde généralement d’évoquer publiquement les questions liées à l’homosexualité. En 2010 toutefois, la ministre de la Famille et de la Femme Aliye Selma Kavaf avait suscité la colère des défenseurs des droits des homosexuels en qualifiant l’homosexualité de « désordre biologique » et « maladie » devant être soignée. L’homosexualité n’est pas pénalement réprimée en Turquie, mais l’homophobie y reste largement répandue.

Pakistan : le premier passeport transgenre délivré

Farzana Riaz, 30 ans, a reçu le premier passeport transgenre jamais délivré par les autorités pakistanaises. Une avancée importante dans un pays où la communauté LGBT reste très marginalisée.
C’est la première fois qu’un tel document est délivré par le Pakistan. « Auparavant, j’avais un passeport qui m’attribuait le sexe masculin. Mais cette fois j’ai dit aux autorités que je n’accepterais plus de passeport s’il ne m’identifiait pas comme transgenre », a expliqué Mme Riaz, cofondatrice et la présidente de l’association TransAction.
Cette dernière milite en faveur des droits de la communauté khawajasiras (au Pakistan, ce terme englobe les transsexuels, les travestis et les eunuques).
Il y aurait environ 500.000 transgenres au Pakistan. Lesquels se présentent comme les héritiers culturels des eunuques (hommes castrés) qui officiaient à la cour des empereurs moghols. Pour gagner de l’argent, ils sont nombreux à accomplir des rituels tels que la bénédiction des nouveaux nés ou en dansant lors de mariages et de fêtes.
Le Pakistan est devenu en 2009 l’un des premiers pays au monde à reconnaître l’existence d’un troisième sexe. Depuis, certains d’entre eux se sont même présentés à des élections. Des signes positifs quant à leur intégration dans la société. Mais, le chemin vers leur acceptation totale est encore long puisqu’une grande majorité de transgenres continuent à vivre de mendicité ou de la prostitution, tout en étant victimes d’extorsions et de discriminations en tout genre.

Mexique : 39e « marche des fiertés » à Mexico

Plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de Mexico samedi, pour exiger le respect et l’intégration pour les personnes LGBT, lors de la 39e « marche des fiertés »  organisée dans la capitale mexicaine.
La marche est organisée traditionnellement le dernier samedi du mois de juin, depuis 1979, pour « demander la fin des stigmatisations, préjugés et discriminations » envers la communauté LGBT, et pour des « droits égaux » à ceux du reste de la population, a rappelé la commission nationale des droits de l’homme.
Cette même commission a profité de l’évènement pour lancer un appel aux Etats mexicains pour la légalisation du mariage entre personnes du même sexe. Seules dix des 32 entités (31 Etats + Mexico City) qui constituent le Mexique permettent ces mariages, dont celle de Mexico City.
Le mariage gay y a été légalisé en 2009, pour une entrée en vigueur de la loi en 2010. En septembre dernier, des manifestations contre la volonté du président Enrique Pena Nieto de légaliser le mariage homosexuel dans tout le pays avaient rassemblé des milliers des personnes, dont de nombreux catholiques, sous la bannière du « Front national pour la famille ».
En mai 2016, Enrique Pena Nieto avait en effet annoncé qu’il proposerait une réforme de la Constitution, pour autoriser explicitement, à travers tout le pays, le mariage entre personnes du même sexe. Sa proposition comprenait également la suppression des critères d’orientation sexuelle et d’identité de genre dans le processus d’adoption d’un enfant. Deux comités de la Chambre des Députés, chambre basse du Congrès mexicain, ont rejeté cette proposition en novembre dernier. Selon des associations militant pour les droits des personnes LGBT, les agressions envers cette communauté ont connu une recrudescence au Mexique, à la suite de cet épisode.
Selon l’ONG Transgender Europe, qui maintient une base de données des meurtres de personnes transgenres ou de « genre variant », le Mexique est le deuxième pays au monde, derrière le Brésil, en nombres absolus, avec 290 crimes de ce genre rapportés dans les années 2008 à 2016.

Turquie : la gay pride aura lieu malgré l’interdiction

Les organisateurs de la Marche des fiertés LGBTI ont annoncé qu’ils maintiendraient leur manifestation dimanche sur l’emblématique place Taksim à Istanbul. Malgré une interdiction émise par le gouvernorat.
Les autorités locales ont décidé de ne pas autoriser la tenue de la marche et des réunions associées pour des questions de « sécurité des touristes » dans la zone concernée, et « d’ordre public », a annoncé le gouvernorat dans un communiqué publié sur son site.
Affirmant avoir appris que la marche devait se tenir dimanche  sur internet et dans la presse, le gouvernorat affirme par ailleurs ne pas avoir reçu de demande d’autorisation formelle pour la manifestation.
Le communiqué appelle les Stambouliotes à ne pas prendre en considération les appels à manifester et à respecter l’appel des forces de l’ordre.
Des groupes d’extrême droite ont menacé ces derniers jours sur les réseaux sociaux de s’en prendre à la manifestation qui a lieu cette année au premier jour des festivités de l’Aïd, qui marquent la fin du Ramadan.
Le communiqué du gouvernorat appelle à ne pas prendre en considération les appels à manifester et à respecter l’appel des forces de l’ordre.
Amnesty International a accueilli la décision des autorités avec «grande inquiétude», selon un communiqué. «Cette décision ne respecte pas le droit des LGBT et de leurs soutiens à se réunir pacifiquement», affirme le texte, appelant la Turquie à lever cette interdiction et à respecter les libertés d’expression et de réunion.
La Marche des fiertés est interdite à Istanbul depuis 2015, lorsque, selon l’association des LGBT, les autorités avaient mis en cause la coïncidence de l’événement avec le mois sacré du Ramadan.
En 2016, la manifestation a été interdite pour des raisons de sécurité alors que le pays était frappé par une série d’attentats meurtriers liés au groupe Etat islamique (EI) ou aux séparatistes kurdes. Mais, dans un cas comme dans l’autre, les manifestants avaient bravé ces interdictions, et avaient été dispersés violemment par les forces de l’ordre.

le comité LGBT-En marche! chahuté à la gay pride

Pendant le défilé de la Marche des fiertés, le comité LGBT-En marche! a été chahuté par un autre groupe venu défiler derrière une autre banderole.
Plusieurs raisons sont invoquées pour critiquer la présence de ce cortège. D’abord, la nomination au gouvernement d’élus opposés au mariage gay, à commencer par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, mais aussi celle de la sénatrice Modem Jacqueline Gourault, celle-ci ayant voté contre le mariage pour tous.
Ancien sénateur comme elle, le nouveau secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne (ex-Les Républicains) s’était dit favorable à une large réécriture de la loi Taubira. Ce samedi, la porte-parole du PS Corinne Narassiguin comptait « quatre ministres anti-mariage pour tous » dans les rangs de l’exécutif.
Aux élections législatives, un candidat estampillé LREM avait pu conserver son investiture malgré la polémique suscitée par ses propos sur l’homosexualité, qu’il avait qualifiée « d’abomination ». Ce terme avait valu une condamnation en justice à Christine Boutin.
Distribué par les organisateurs de la Pride de nuit, un tract protestait contre la présence « du cortège ‘LGBT en Marche’ à la Pride ». « Une honte » et « une imposture » selon eux.
« Quelles raisons ont au juste les ‘LGBT en marche’ de manifester leur fierté? », s’interroge la Pride de nuit, qui estime que le mouvement d’Emmanuel Macron « cautionne les LGBTI-phobies, aggrave le racisme d’État et renforce les violences policières et institutionnelles à l’égard des migrant-e-s ».
« Récupération »
Vendredi soir déjà, lors du défilé de la « Pride de nuit », de nombreuses pancartes portaient des messages hostiles à Emmanuel Macron.

Israël : 3 500 personnes à la première Gay Pride de Beer sheeva

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Gay pride protest in Beer Sheva, 14.7.2014    photo :Danny-w

Environ 3 500 personnes ont participé à la toute première marche des fiertés de la ville de Beer sheva, dans le sud d’Israël, alors que deux hommes ultra-orthodoxes ont été arrêtés à proximité.
Les deux suspects ont été appréhendés par la police. L’un a été trouvé en possession d’une arme blanche aux environs de la parade et l’autre a tenté d’entrer de force dans le défilé. Selon le site internet Walla, les deux hommes ont été libérés après.
Les années précédentes, les événements de la semaine des fiertés homosexuelles à Beer sheva avaient eu moins d’ampleur et avaient été organisées dans le centre pour les jeunes de la ville.
L’année dernière, les organisateurs avaient annulé l’événement pour signifier leur opposition à une décision de la Haute-cour de justice qui leur interdisait de défiler sur le boulevard Rager, citant des craintes de violence.
L’opinion publique, dans la ville, s’est avérée divisée sur la tenue de la marche, un grand nombre de personnes exprimant son soutien à l’initiative sur les réseaux sociaux.
Toutefois, la semaine dernière, la police a appréhendé un jeune de 17 ans qui avait publié sur Facebook : « Il y aura bientôt une attaque contre la toute première marche homosexuelle à Beer sheva ».