USA : Apple s’oppose à Trump qui s’en prend aux transsexuels

Apple_Computer_Logo_rainbowApple a fait savoir que l’entreprise contestait une décision de Donald Trump, qi veut revenir sur des droits des minorités, un domaine où Apple demeure en pointe, l’entreprise participant tous les ans à la Gay Pride de San Francisco.
Après avoir critiqué le « travel ban » frappant sélectivement les ressortissants d’une liste de 7 pays à majorité musulmane, Apple n’accepte pas que l’administration Trump revienne sur les avancées sociétales que Obama a fait voter .
Trump a annulé une législation de l’administration Obama tentant de limiter les pressions et stigmatisations dont peuvent être l’objet les étudiants transsexuels. Le texte les autorisait à utiliser les toilettes de leur choix, en accord avec leur genre. L’administration Obama avait menacé de limiter les aides aux écoles refusant d’appliquer ce texte. L’administration Trump l’a annulé, estimant qu’une telle mesure doit être de la compétence des écoles, individuellement, et pas d’une législation nationale.
« Apple pense que chacun doit avoir la chance d’évoluer dans un environnement sans discrimination ni stigmatisation. Nous soutenons les efforts vers plus d’ouverture d’esprit, pas vers moins, et nous pensons profondément que les transsexuels doivent être traités avec équité. Nous sommes en désaccord avec les législations qui réduisent leurs droits et protections », a indiqué Apple à Axios

USA: l’administration Trump relance la guerre des toilettes

genre neutreLa Maison Blanche avait laissé entendre qu’elle se préparait à faire marche arrière sur la position adoptée par l’ancien président Barack Obama concernant les personnes transgenres et les W.-C. auxquels elles doivent avoir accès.
Sous l’administration Obama, des dispositions pour autoriser les toilettes mixtes avaient permis aux écoliers et étudiants de se rendre dans les toilettes du genre avec lequel ils s’identifient.
L’administration du président américain Donald Trump a annoncé mercredi qu’elle mettait fin à un dispositif fédéral de protection des droits étudiants transgenres, déclenchant immédiatement un tollé parmi les défenseurs des droits des minorités.
Les ministères de la Justice et de l’Éducation, dirigés tous deux par des conservateurs chrétiens, ont publié mercredi soir un bref communiqué indiquant qu’ils « retiraient les recommandations faites au titre de l’article IX (anti-discrimination, ndlr) en 2015 et 2016 », sur l’accès à des installations non-mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes par exemple. Il revient donc de nouveau aux États fédérés et aux districts scolaires de trancher dans ce qui avait été surnommé « la guerre des toilettes ».

Tunisie : les associations LGBTQI s’unissent pour internationaliser la lutte pour leurs droits

tunisia-periodic-review-feb-2017En Tunisie, 20 associations militantes — LGBTQI et alliées — s’unissaient dans une nouvelle coalition pour revendiquer les droits humains des Tunisien(ne)s LGBTQI.
HuffPost Tunisie rapporte:
En Tunisie, les associations LGBTQI s’unissent pour internationaliser la lutte pour leurs droits
« Historique », c’est par ce mot que les associations LGBTQI (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) en Tunisie qualifient leur union pour présenter un rapport sur la situation des personnes LGBTQI en Tunisie qui sera soumis à l’occasion du prochain Examen Périodique Universel de la Tunisie devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies prévu en mai 2017.
Et dans une salle comble, dans un moment d’union et de communion inédit, devant un parterre de militants et de sympathisants tunisiens et étrangers, rythmé par des applaudissements enthousiasmés, que la coalition composée des ONG Damj, Mawjoudin, Chouf, Shams et collectif Kelmty avec le soutien de EuroMed Droits et de la fondation Heinrich Boll et en présence des 13 autres organisations co-signataires du rapport, a dévoilé, mardi le 21 février, un compte rendu détaillé dudit rapport.
Le mot d’ordre: abolir l’article 230 du code pénal, article criminalisant l’homosexualité ainsi que les articles 226 bis, 228 et de 231 relatifs à l’attentat à la pudeur, au racolage et prostitution qui servent d’épée Damoclès sur les personnes homosexuelles.
Après un rappel des faits marquants qui soulignent la discrimination à l’égard de Tunisiens pour leur orientation sexuelle, de l’affaire Marwen, les six jeunes de Kairouan passant par la récente affaire des transsexuelles à Sousse, etc, la coalition revient sur les autres formes de violences, vécues dans l’ombre comme un lot quotidien. L’accès aux soins, à la justice, au travail, à l’éducation, les propos haineux diffusés par les figures médiatiques ou politiques, le test anal, les délits de faciès pratiqués par certains policiers, etc, les transgressions constatées contre ces droits fondamentaux garantis par la Constitution sont multiples.
source: 76crimesfr.com
 En lire plus: « En Tunisie, les associations LGBTQI s’unissent pour internationaliser la lutte pour leurs droits » (22 février 2017, HuffPo Mahgreb)

Amnesty International : 2016, année terrible pour les droits de l’homme

amnesty_logoLe rapport 2016/17 d’Amnesty International (AI), publié mercredi à Londres, condamne les discours de haine proférés par les responsables politiques actuels, Trump, Erdogan et Duterte en tête. Cette période rappelle à bien des égards les années 1930, s’inquiète l’ONG.
Le document alerte sur les conséquences des discours ‘de rejet des autres’ qui dominent en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, alors que le populisme grignote du terrain.
‘Trop de responsables politiques tentent de séduire l’électorat en répondant aux craintes légitimes en matière économique et de sécurité par une manipulation pernicieuse des politiques identitaires, de nature à semer la division’, affirme dans ce rapport Salil Shetty, secrétaire général d’AI.
Plusieurs dirigeants sont nommément cités: le président américain Donald Trump, le premier ministre hongrois Viktor Orban, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président philippin Rodrigo Duterte. ‘Les discours clivant des marchands de peur sont devenus une force dangereuse dans les affaires de la planète’, résume le rapport.
Le 45e président des Etats-Unis a droit à un traitement de faveur. Ses propos distillés durant la campagne pour l’élection présidentielle sont qualifiés de ‘pernicieux’ en raison de ‘la peur, de l’accusation et la division’ qu’ils ont véhiculées.
Son décret anti-immigration signé peu après son entrée en fonctions n’est pas non plus du goût de l’ONG. Le rapport le cible aussi pour sa politique de l »homme fort’ qui se traduit par une montée des discours antiféministes ou défavorables à la communauté LGBTI (homosexuel(le)s/bisexuel(le)s/transgenres et intersexués).
Les ‘discours contre le système défendent des programmes nocifs’, poursuit le rapport. De plus, les diatribes ‘s’acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et les déshumanisent’, s’indigne Amnesty International.
‘Les limites de l’inacceptable ont bougé’ l’année passée. Selon AI, la misogynie, le racisme et l’homophobie sont devenus monnaie courante. ‘On se rapproche du gouffre’, prévient l’organisation.
Parmi les premières victimes du climat actuel, AI cite les réfugiés et les migrants. Selon son décompte, 36 pays ont violé l’an passé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés.

Mariage pour tous: Taubira s’en prend à Macron

taubiraChristiane Taubira n’a pas  apprécié les propos tenus par Emmanuel Macron, le 16 février.
Le candidat à l’élection présidentielle avait déclaré ce jour-là que les opposants au mariage homosexuel avaient été « humiliés » durant le quinquennat de François Hollande. Aprés de nombreuses critiques, samedi 18 février, il confiait à L’Obs que « la communauté homosexuelle », également « humiliée », était assurée de « toujours trouver en lui un défenseur. »
« Qui a été humilié ? Celle qu’on traitait de guenon tous les matins ? Celle qui recevait des menaces de mort ? » a réagi Christiane Taubira dans un entretien au Monde. « À l’inverse, qu’on trouve un quart de virgule où j’aurais tenu un propos humiliant.  Elle était dans quel camp l’humiliation ? » .
En première ligne lors des débats autour du mariage pour les personnes de même sexe, Christiane Taubira n’avait pas été épargnée par les opposants à cette loi, dite « loi Taubira », particulièrement visée lors des manifestations opposantes.
La mesure a finalement été promulguée en mai 2013, au terme de plusieurs mois rythmés par des manifestations favorables et opposées à cette mesure. Elle figurait dans les engagements de campagne de François Hollande en 2012. Dans son entretien au quotidien du soir, Christiane Taubira s’est également exprimée sur les propos d’Emmanuel Macron sur la colonisation, qu’il a qualifiée de « crime contre l’humanité ». « Je suis mal à l’aise avec les calculs électoraux sur les sujets aussi lourds », a-t-elle estimé.

Belgique : une nouvelle agression homophobe

christopheUn homosexuel de 44 ans, s’est fait agresser dimanche dernier, Place Froissart à Chimay,
Après l’avoir insulté, il l’a frappé. Aujourd’hui, Christophe a décidé de parler, d’expliquer son calvaire pour que d’autres hommes ou femmes, victimes comme lui, osent parler.
Christophe reste très marqué tant physiquement que moralement par son agression.
« J’étais en conversation téléphonique quand une voiture s’est arrêtée. Un homme est sorti et a commencé à m’insulter , à me cracher dessus, à me dire qu’il voulait casser du pédé », explique Christophe, à La Nouvelle Gazette Sambre et Meuse.
Il a le visage en sang, des passants lui viennent en aide. «Il y avait clairement de la violence, de la haine, de la colère dans son regard. Il me traitait de pédophile, un amalgame bien trop vite fait. Ce n’est pas une maladie d’être homosexuel. Quand je vois un hétéro, je ne lui dis pas «Sale hétéro! »»
Christophe, qui est carolo ( Habitant de la ville belge de Charleroi), avait quitté le Pays noir, lassé des insultes à répétition que lui valait son homosexualité. Aujourd’hui, il songe à partir de Chimay.

La PrEP ne protège pas à 100%, selon l »agence du médicament

truvada_0Alors que le médicament bénéficie depuis l’été dernier d’une autorisation de commercialisation au niveau européen, l’ANSM vient de publier une série de brochures à destination des patients et des médecins dans lesquelles elle rappelle les conditions d’utilisation ainsi que les principaux risques du traitement préventif.
L’ANSM précise que le Truvada « n’est pas efficace à 100% dans la prévention de l’acquisition du VIH » et qu’il doit être utilisé dans le cadre d’une « stratégie de prévention diversifiée du VIH » qui inclut l’utilisation « systématique et correcte de préservatifs », qui permet de prévenir la transmission d’autres infections sexuellement transmissibles.
Le traitement préventif ne peut par ailleurs être utilisé que chez des personnes séronégatives car il existe « un risque de développement d’une résistance au Truvada » chez les personnes ayant reçu ce médicament lors d’une phase d’infection aiguë ou méconnue du virus du sida (VIH). C’est pourquoi des tests réguliers de dépistage du VIH (au moins tous les trois mois) doivent être prescrits pendant toute la durée du traitement préventif pour détecter toute séroconversion ((passage de séronégatif à séropositif) et « adapter au plus vite la prise en charge ».
Les médecins devront pour leur part déclarer aux autorités tout cas de séroconversion survenu chez des patients prenant le traitement préventif. L’ANSM fait par ailleurs état d’un risque de toxicité pour les reins nécessitant d’évaluer la fonction rénale du patient avant et pendant le traitement ainsi que d’effets indésirables « graves » mais « rares » liés à des troubles osseux. Parmi les effets indésirables plus couramment rencontrés, l’ANSM cite des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, vomissements et diarrhées.

Court métrage gay : The Gay Brothers

Dans son livre The Celluloid Closet, l’auteur américain Vito Russo montre comment le cinéma hollywoodien a évoqué le thème de l’homosexualité et pour lui, la première fois que le sujet a été amené à l’écran date d’il y a plus de 120 ans. Le court-métrage appelé The Gay Brothers ou Dickson Experimental Sound Film sorti en 1895 montre deux hommes en train de danser au son d’un violon joué par le réalisateur de la séquence, William Kennedy Laurie Dickson.

Grande Bretagne : Le prince William nommé aux British LGBT Awards

prince williamLe prince William a été nommé aux British LGBT Awards, cérémonie qui récompense les personnalités engagées pour les droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels.
Comme la chanteuse Annie Lennox, l’écrivaine J.K. Rowling, Emma Watson ou encore Anne Hathaway, le duc de Cambridge prétendra le 12 mai prochain au prix de « meilleur allié » dans la lutte contre l’homophobie et pour les droits des personnes LGBT
Le prince qui avait posé en couverture du magazine gay Attitude en juillet 2016 et avait également invité des membres de la communauté LGBT à Kensington Palace pour écouter les principaux concernés sur les questions de l’homophobie, la biphobie et la transphobie. À cette occasion, le prince William avait déclaré : «Personne ne devrait être intimidé à cause de sa sexualité. Et personne ne devrait avoir à endurer la haine à laquelle ces jeunes font face.»
La remise des British LGBT Awards aura lieu le 12 mai prochain et récompensera de nombreuses personnalités, activistes et artistes pour leurs actions en faveur de la communauté LGBT. «Tous les nommés méritent leur place dans la liste, c’est maintenant au public de choisir leurs gagnants», a déclaré la fondatrice de l’évènement, Sarah Garrett, au magazine Evening Standards.

Deux et quatre mois de prison avec sursis pour les auteurs des tweets adressés à Ian Brossat

ian brossatIan Brossat avait porté plainte après avoir été visé par des tweets orduriers sous pseudonymes en 2015. Les comptes de ces utilisateurs ont été clôturés par Twitter.
Seul présent à l’audience du 11 janvier, comme à la lecture de la décision, le prévenu de 36 ans avait plaidé « l’immaturité et la bêtise ».
Sa coprévenue avait elle déjà été condamnée dans d’autres affaires, notamment à de la prison ferme, pour menaces de mort et appels malveillants réitérés.
Chacun devra verser à Ian Brossat un euro symbolique, ainsi que 750 euros pour couvrir ses frais d’avocat.
L’élu parisien a fait part à l’AFP de sa « grande satisfaction ». Il espère que cette décision encourage « ceux qui souffrent trop souvent en silence » à porter plainte, et a ajouté: « Il ne faut pas banaliser des propos sous prétexte qu’ils circulent en masse sur les réseaux sociaux. »