USA : le vice président, un homophobe assumé

Le New Yorker nous apprend, dans un long article sur Pence « Les dangers d’une présidence de Pence », que l’ancien gouverneur de l’Indiana est un ultra-conservateur, ultra-religieux, sexiste et homophobe assumé.
Si Donald Trump devait être destituer, c’est son vice-président qui prendrait sa place.
Et quand on sait que des affaires de harcèlement sexuel refont surface, et qu’un producteur porno a promis d’offrir 10 millions de dollars à quiconque pourrait donner une info permettant de destituer Trump, tout peut arriver
Le magazine nous raconte une anecdote génante sur Trump et Pence :
Trump et Pence étaient en discussion avec un juriste pour discuter de l’éventualité de rendre l’avortement illégal aux States. Chose qui serait trop compliquée à mettre en place, car des États le légaliseraient de leur côté. « Tu vois, tu as perdu tellement de temps et d’énergie là-dessus, et ça ne mettrait de toute façon pas fin à l’avortement », aurait ainsi lancé Trump à Pence. La discussion a ensuite basculé sur les homosexuels et leurs droits. C’est à ce moment-là que Trump aurait lâché au juriste en parlant de Pence: « Il ne faut pas lui en parler, il veut tous les pendre! ». Une blague homophobe indigne d’un chef d’état.
L’homophobie de Pence est connu de tous, Ainsi, alors qu’il était gouverneur de l’Indiana, il avait signé une loi autorisant les employés de refuser un service ou une prestation à une personne LGBT si cela allait à l’encontre de leurs principes religieux.
En tant que membre du Congrès, il a aussi milité pour que les aides versées à la lutte contre le VIH le soient plutôt à des institutions qui proposent de convertir les homosexuels en hétérosexuels au travers des thérapies de conversion .

tchétchènie : le témoignage d’une victime de la « purge homosexuelle »

Six mois après l’annonce des arrestations de gays dans la république russe de Tchétchénie, un jeune homme a pour la première fois, parlé publiquement de son calvaire.
Maxim Lapunov raconte avoir été détenu pendant 12 jours dans une cellule maculée de sang, frappé avec des bâtons, menacé et humilié par la police.
Mais malgré le témoignage de ce qu’il a enduré, son avocat dit qu’aucune enquête appropriée n’a été menée.
« L’accusation principale contre moi était d’être homosexuel », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse.
M. Lapunov, âgé de 30 ans et originaire de Sibérie, travaillait et vivait en Tchétchénie depuis deux ans lorsqu’il prétend avoir été attrapé et traîné dans une voiture en mars par deux hommes qu’il ne connaissait pas.
Aprés avoir été arrêté par la police, il a été interrogé, contraint de dénoncer un autre homme et battu.
«Ils venaient dans ma cellule toutes les 10 minutes ou 15 minutes en me disant que j’étais gay et qu’il fallait tuer les gens comme moi», raconte Maxim Lapounov, qui dit avoir été « battu très longtemps avec des bâtons sur les jambes, les cuisses, les fesses et le dos. Quand j’ai commencé à tomber, ils m’ont relevé et ont continué», dit-il doucement..
« Ils se comportaient de manière très agressive, cruelle, en m’humiliant et m’insultant », assure-t-il, en affirmant avoir entendu quotidiennement « les cris et les demandes de grâce » des autres homosexuels arrêtés et torturés selon lui par la police
«Chaque jour, ils m’assuraient qu’ils allaient me tuer et me disaient comment».
Vingt-sept hommes avec des histoires similaires ont fui la république du sud de la Russie depuis que le journal Novaya Gazeta a fait son premier reportage sur la violente rafle au printemps. Ils ont été aidés par un groupe appelé LBGT-Network, avec 52 parents et partenaires.
Un des hommes tchétchènes a raconté à la BBC, à l’époque, qu’il avait été torturé par « choc électrique » et a déclaré qu’il croyait que leur but était « d’exterminer » les hommes homosexuels dans la république. Certains qui ont fui ont depuis reçu l’asile à l’étranger.

Azerbaïdjan : La répression anti-LGBT inquiète le Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe a demandé à l’Azerbaïdjan de faire la lumière sur des soupçons de discrimination envers la communauté LGBT, après une vague d’interpellations ayant touché plus de 80 personnes soupçonnées de prostitution, a annoncé hier l’organisation paneuropéenne.
« Des arrestations basées, totalement ou en partie, sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre constituent une discrimination », a écrit le commissaire aux droits de l’homme de l’organisation, Nils Muiznieks, dans un courrier adressé au ministre azerbaïdjanais de l’Intérieur Ramil Usubov.
Les services de M. Usubov avaient annoncé début octobre que 83 personnes avaient été arrêtées depuis mi-septembre pour prostitution, un coup de filet dénoncé par les défenseurs des droits de l’homme comme visant la communauté homosexuelle de ce pays du Caucase.
Les suspects ont été arrêtés « pour avoir proposé des relations intimes à des habitants et des touristes » à Bakou, avait précisé de son côté le ministère de l’Intérieur

Indonésie : un programme télé rappelé à l’ordre pour un acteurs trop efféminé

Quelques jours après la diffusion d’une série télévisée indonésienne sur la chaine Trans7, ses producteurs ont reçu une lettre de la commission de la télévision  dénonçant un des personnages masculins qui serait «habillé et se comporterait comme une femme» dans la série  » Opera van Java « ,et pourrait violer les normes de diffusion.
Pour rappel, la Chambre des représentants indonésienne se dit prête à approuver une loi sur la radiodiffusion dont l’objectif principal est d’empêcher la diffusion de tout programme ayant un caractère homosexuel, bisexuel ou transsexuel.
De cette façon, tous les programmes de télévision seront soumis à un examen par un bureau de censure, y compris les publicités et les films documentaires. En outre, cela permet d’empêcher les médias de signaler ou de diffuser toute question connexe sur les droits du collectif LGBT.
Il interdit également aux acteurs de se comporter de manière féminine, voire de s’habiller avec des vêtements féminins dans n’importe quel format de télévisuel.
Les responsables gouvernementaux ont également appelé à interdire les emoji LGBT ainsi que les applications de rencontres spécialisées pour les personnes homosexuelles comme Grindr.
La semaine dernière, la police indonésienne a arrêté 51 personnes, dont huit étrangers, dans un « spa gay » à Jakarta, lors l’un des nombreux raids visant la communauté LGBT.
Le bureau des droits de l’homme des Nations Unies a condamné vendredi les mesures anti-gays en Indonésie, en Egypte et en Azerbaïdjan.

Le Pacs à la mairie à partir du 1er novembre

Le Pacte civil de solidarité (Pacs)  s’enregistraient dans les tribunaux d’instance.
En transférant à l’officier d’état civil de la mairie les missions du tribunal d’instance en la matière, la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle lui donne des airs de mariage .
Jusqu’à présent, les personnes qui souhaitaient conclure un Pacte civil de solidarité (PACS) devaient s’adresser au Tribunal d’Instance le plus proche de leur résidence ou à un notaire. A partir du 1er novembre 2017, l’enregistrement précédemment pris auprès du tribunal d’instance sera transféré à l’officier de l’état civil de la mairie compétente.
Le passage du PACS en mairie (et non plus au Tribunal d’Instance) est une mesure de la loi de modernisation de la justice du XXIème siècle publiée au Journal Officiel du 19 novembre 2016 (article 48).
Les enregistrements de PACS demeurent également toujours possibles auprès des notaires. La démarche reste identique.
Attention : la mairie compétente est désormais celle dans laquelle les deux partenaires attesteront de leur résidence commune.
Depuis la mise en place du Pacs en 1999, 1,7 million de couples se sont pacsés en France.

Controverse pour un père Noël gay et noir dans un livre pour enfants

Voila un livre intelligent qui raconte l’histoire d’un père Noël noir, Kris Kringle, de son mari blanc et de leur vie au pôle Nord.
Dans ce conte de Noël illustré et spirituel, l’écrivain humoristique Daniel Kibblesmith nous présente M. et M. Claus et nous donne un aperçu de leur vie ensemble. Nous voyons les deux hommes s’asseoir près du feu dans leur confortable maison du Pôle Nord, en vacances à la plage, en désaccord occasionnel, en célébrant le jour de leur mariage et en se réconfortant.
Dans les semaines précédant Noël, le mari du Père Noël aide au travail d’avant Noël, depuis la double vérification des listes jusqu’à l’alimentation des rennes (grains biologiques sans gluten, bien sûr) jusqu’à la négociation des conflits de travail avec les lutins de l’atelier.
Au plus fort de la saison des jouets, il remplace même son mari au centre commercial pour s’assurer que chaque enfant puisse rencontrer le grand gars dans le costume rouge et lui donner sa liste de souhaits.
Doté de belles aquarelles dessinées par l’artiste AP Quach, Santa’s Husband est un cadeau délicieux pour les enfants
L’auteur défend son travail en disant que «c’est comme dans n’importe quel livre du Père Noël pour les enfants», mais a déjà dû faire face à beaucoup de critiques et même à des menaces de la part des suprémacistes blancs.
L’auteur affirme que «un livre ne va pas faire apparaître un Père Noël noir sur des panneaux publicitaires ou faire s’embrasser  deux hommes dans des publicités».

Australie : un projet de loi contre l’usurpation d’identité

Le gouvernement Australien a déposé un projet de loi pour pénaliser quiconque se ferait passer pour une institution de l’Etat. De quoi inquiéter un site parodique réalisant des sketchs de fausses campagnes gouvernementales.
« Bonjour, je suis du gouvernement australien », commence la comédienne Lucy Cahill, debout à côté d’un logo du gouvernement. Dans ces vidéos de quelques minutes réalisées par The Juice Media, le discours devient rapidement satirique.
Dans le sketch du 17 août, la comédienne revient ainsi sur le plébiscite (détourné en « plebbyshit ») sur le mariage pour tous. Depuis plusieurs mois, le gouvernement conservateur cherche à organiser une consultation populaire sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, une méthode contestée par les groupes LGBT qui souhaitent que le débat ait lieu au parlement.
Cahill fait dire à la représentante du gouvernement qu’elle incarne : »On ne fait pas ça pour connaître votre opinion. […] On fait juste ça pour faire plaisir à une bande de dinosaures de l’ère homophobe tardive qui ne veulent surtout pas que l’Australie avance dans le XXIe siècle. »
Le site créé par l’historien et auteur Giordano Nanni, clairement engagé à gauche, raille pêle-mêle la politique forestière australienne, l’emprisonnement d’enfants aborigènes ou le financement d’une mine de charbon par le gouvernement. Toujours via de fausses vidéos de promotion du gouvernement, intitulées « Honest Government Ads » : publicités honnêtes du gouvernement.

source : http://assigneegarcon.tumblr.com/post/166466379385

Une étude révèle que les hétéros préfèrent avoir une « bromance » avec un hommes que d’avoir une petite amie

Les jeunes hétéros sont généralement plus satisfaits d’une « BROMANCE » avec un autre homme que de leur histoire d’amour avec leur petite amie.
Il y ainsi beaucoup d’hétérosexuels qui fuient les étiquettes et avant de dire qu’ils ont une relation homosexuelle, ils parlent de «bromance», combinaison de «frère» et de «romance». Vous savez, ces amis hétérosexuels qui sont si proches qu’ils semblent être amoureux l’un de l’autre.
C’est du moins ce que démontre une étude faite par des chercheurs de l’université de Winchester en Angleterre, qui ont interviewé 30 étudiants pour examiner les différences entre leurs amitiés avec des hommes et leurs relations amoureuses avec des femmes.
Il en ressort que la nature de plus en plus intime, émotionnelle et de plus en plus basée sur la confiance  offre aux jeunes hommes un nouvel espace social  pour parler de ses émotions, en dehors des relations hétérosexuelles traditionnelles.
Les participants affirment que le manque de limites et de jugement dans un bromance s’exprime comme rivalisant émotionnellement avec les avantages d’un roman hétérosexuel.
Ils ont aussi déterminé qu’une bromance leur offrait une stabilité émotionnelle élevée, une meilleure divulgation émotionnelle, un épanouissement social et une meilleure résolution des conflits, par rapport à la vie émotionnelle qu’ils partageaient avec leurs petites amies.
Tous les hommes ont eu au moins une très forte amitié qui leur a permis une liberté « sans contrainte » pour partager des secrets, exprimer de l’amour ou même dormir dans le même lit sans honte.
Bien que l’amitié entre hommes semble faire du bien aux hommes, les chercheurs constatent aussi que les bromances renforcent parfois les attitudes sexistes ou misogynes. Elles pourraient aussi inciter les hommes à moins se marier et à faire des enfants.

Emmanuel Macron reste flou sur la légalisation de la PMA pour les couples de femmes

Emmanuel Macron, qui avait promis au cours de sa campagne d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, y compris lesbiennes et célibataires, a souhaité dimanche sur TF1 « un débat apaisé dans le courant de l’année 2018 sur la question.
Interrogé par Anne-Claire Coudray sur l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens en 2018, le chef de l’Etat a refusé de répondre par « oui » ou par « non ».
« Je reconnais ce droit aux femmes seules et aux couples de femmes », a indiqué Emmanuel Macron. Il a conforté sa position en rappelant que le Comité consultatif national d’éthique a émis un avis favorable à cette mesure en juin dernier.
« Sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer les choix en brutalisant les consciences », a précisé le président de la République. Et « je souhaite, que durant l’année 2018, nous puissions avoir ce débat de manière apaisée », a-t-il ajouté.
Le chef de l’État a indiqué souhaiter un tel débat dans le cadre des États généraux de la bioéthique, prévus l’an prochain.
Il s’est porté « garant de l’apaisement de cette concertation ». Car, a-t-il ajouté, « sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer un choix », « je respecterai l’ensemble des convictions ».
Au bout du compte, on n’en sait donc toujours pas davantage sur l’effectivité – ou non – de l’ouverture de la PMA au couples de femmes à l’issue de l’interview du président sur TF1.
Emmanuel Macron continue de jouer la prudence et à entretenir le flou sur ce dossier affirmant à la fois sa conviction personnelle selon laquelle la PMA devrait être légalisée pour toutes les femmes et sa volonté politique de ne pas provoquer une levée de bouclier comparable à celle connue lors de la loi Taubira.
Impossible, à ce stade, de prédire l’issue de ce dossier. L’apaisement recherché n’aura évidement jamais lieu. La Manif pour tous a déjà commencé une campagne agressive et mensongère contre la PMA et les associations LGBT continuent légitimement à réclamer cette mesure d’égalité au plus vite.
Sa mise en place dépendra en grande partie de la capacité des antis à mobiliser leurs troupes et, au delà, de la droite et notamment Les Républicains.
L’association SOS homophobie rappelle que « l’extension de la PMA à toutes les femmes est un engagement pris pendant le campagne ».
« Attention à ne pas reproduire les erreurs du gouvernement précédent en pensant que quelques réactionnaires organisés correspondent à ce que veulent les Français·e·s, met en garde l’association. 64% des citoyen·ne·s sont favorables à l’extension de la PMA à toutes les femmes (sondage Ifop). Les consciences que vous croyez heurter sont les consciences d’une minorité bruyante qui porte une conception réactionnaire de la femme, de l’homme et de la famille. Cette conception ne devrait pas, pour autant, nous donner l’impression qu’un infléchissement se prépare sur la question de la PMA. Or, c’est l’étrange et réel sentiment que nous avons quand nous entendons que le Président de la République ne maintient pas le cap sur un engagement de campagne si important pour la vie de milliers de Françaises ».
En conséquence, SOS homophobie demande être reçue par le Président de la République et par la Ministre des solidarités et de la santé afin de connaître leurs intentions sur l’extension de la PMA à toutes les femmes.