Concours contre l’homophobie

Le Refuge – Institut Randstad lance un focus sur le harcèlement en milieu scolaire en 2017. À cette fin, dès demain et jusqu’au 20 avril, les associations portant un projet de lutte contre la xénophobie à l’encontre des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) et de soutien des jeunes qui en sont victimes peuvent participer au concours que lance le Refuge – Institut Randstad.
Le budget prévisionnel ou définitif de l’action présentée ne doit pas dépasser 20 000 euros. Intitulée « Initiatives contre l’homophobie et la transphobie » , cette 6e édition innove avec la remise d’un prix supplémentaire par la fondation Jasmin Roy, qui lutte contre l’intimidation et la violence en milieu scolaire.
L’Institut Randstad remettra un chèque de 5 000 euros au projet sélectionné par un jury de personnalités et de représentants associatifs, présidé cette année par Jenifer, marraine du Refuge.
Le Prix Têtu – Garçon Magazine récompensera de 2 000 euros l’action plébiscitée par les internautes, qui pourront voter sur le site du Refuge du 22 au 28 avril. Enfin, la fondation Jasmin Roy décernera le prix des lycéens : un établissement scolaire engagé dans la lutte contre l’homophobie recevra 2 000 euros. Remise des prix le 17 mai à Paris.
Dossier de candidature et règlement à télécharger sur http://www.le-refuge.org.
Infos : 0954 92 60 66 ou concours@le-refuge.org

Tunisie : Mandat de dépôt contre un transgenre

transLe juge cantonal de Hammamet a émis a ordonné, aujourd’hui, jeudi 19 janvier 2017, un mandat de dépôt contre A. K., un transgenre connu sous le nom de Myriam.
C’est ce qu’a indiqué Me Mounir Baatour à Kapitalis, précisant que son client a été arrêté,  le 29 novembre 2016, lors de la célébration de la fête d’Halloween, parce qu’il était habillé en femme. Interrogé par la police, il leur a expliqué qu’il se considère comme une femme.
Cette «révélation» lui a valu d’être conduit au poste de police où il dit avoir été victime de torture, d’humiliation et de railleries, a indiqué son avocat.
Le procureur de la république a décidé de le laisser libre et il a comparu, aujourd’hui, devant le juge pour répondre de 2 accusations : atteinte à la pudeur et outrage à un agent public.
Me Mounir Baatour s’est rendu avec A. K. au tribunal cantonal de Hammamet où, à sa grande surprise, le juge a émis un mandat de dépôt contre le transgenre, en attendant le jugement.
«Il semble que nous soyons face à un juge transphobe qui n’a même pas pris la peine de conduire le procès en ordonnant le dépôt de mon client», a déploré l’avocat, qui ne s’explique pas que l’on puisse lier l’identité de transgenre à l’atteinte à la pudeur. Selon lui, dans cette affaire, il y a atteinte à la liberté individuelle.
source : http://kapitalis.com/ via Shams

shams

Grande Bretagne : plus de refugiés gays en Angleterre

lgbtSelon des chiffres donné par le ministère de l’Intérieur britannique, le nombre de réfugiés LGBT augmenterait fortement.
En 2014, 1115 réfugiés ont demandé l’asile au Royaume-Uni sur la base de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Cela représente une augmentation de plus de 400% par rapport à 2009, où le nombre de demandes d’asiles de personnes LGBT s’élevait à environ 200.
Les lois anti-LGBT continuent d’être adoptées dans de plusieurs pays, notamment africains ce qui poussent les LGBT à fuir leur pays .  Cependant, le plus grand nombre de demandes d’asile de personnes LGBT reçues au Royaume-Uni proviennent du Pakistan, où l’homosexualité est punie de 2 ans d’emprisonnement.
Des changements dans le traitement des demandes d’asile formulées par des personnes LGBT expliquent également cette augmentation significative. En effet, le ministère de l’Intérieur a été épinglé par un rapport indépendant de l’inspecteur en chef de l’agence des frontières et de l’immigration, lequel dénonçait des interrogatoires dégradants et véhiculant des stéréotypes sur les personnes LGBT. Le ministère de l’Intérieur a accepté 7 des 8 recommandations formulées par l’inspecteur en chef de l’agence des frontières et de l’immigration.

USA: une jeune femme enceinte homosexuelle se fait lyncher sur les réseaux sociaux

crissy-wilson-dominiqueDomonique et Crissy Wilson, un couple de jeunes femmes, stars sur YouTube où elles partagent leur quotidien, recoivent des commentaires haineux depuis que Domonique affiche sa grossesse . En effet, même si elle sera bientôt  maman, Domonique n’en a pas pour autant oublié son style. Elle assume son look masculin à 100 %, malgré les nombreuses remarques négatives des internautes.
Considérée comme la plus masculine des deux, le fait que cette dernière soit enceinte a suscité les interrogations des internautes. Beaucoup d’entre eux pensaient que ça n’aurait pas dû être elle pour porter le bébé. Puis, c’est au sujet de ses vêtements que les propos agressifs ont continués à fuser. Interviewée par Buzzfeed, la future maman a confié : « Je suppose que certaines personnes ont pensé que c’était mal que je m’habille comme un mec « , elle ajoute , « Je m’habille juste confortablement ».
Pour faire taire les propos haineux, le couple a décidé de publier un message incitant à ne plus se fier aux stéréotypes de genre. « Je suis une femme. Je suis une femme qui a toujours voulu un enfant. Je suis une femme qui aime s’habiller comme elle veut et ne veux pas donner raison à ces satanés stéréotypes de genre » . Elle termine le post en expliquant qu’elle a l’intention d’apprendre à son fils à être toujours fidèle à lui-même. Sa publication a depuis été aimée plus de 140 000 fois sur Instagram. « Les gens ont besoin de voir la grossesse différemment de ce qu’ils ont l’habitude de voir », a-t-elle déclaré à BuzzFeed. Domonique a également enregistré une vidéo dans laquelle elle partage certains commentaires dans le but de dénoncer les comportements qui incitent à la haine. En seulement quelques jours, cette vidéo a été vue plus de 730 000 fois.

Sri Lanka : l’homosexualité reste interdite

gayLe gouvernement du Sri Lanka a rejeté mercredi un texte proposant d’interdire les discriminations liées à l’orientation sexuelle, estimant que cela reviendrait à légitimer l’homosexualité.
Le Code pénal du Sri Lanka, hérité de l’ère coloniale britannique et qui date de 1883, punit de douze ans d’emprisonnement les relations sexuelles entre hommes dans son article 365, toutefois rarement appliqué.
Le gouvernement a refusé d’approuver une clause d’un plan pour les droits de l’homme, rédigé par un groupe d’experts, qui suggérait de supprimer toute discrimination liée à l’orientation sexuelle. Cette disposition irait en effet à l’encontre du Code pénal, a expliqué le ministre de la Santé Rajitha Senaratne, également porte-parole du gouvernement. «Le gouvernement est opposé à l’homosexualité, mais nous ne poursuivrons personne qui la pratique» a t’il expliqué.
Selon lui, cette mesure risquerait d’être «interprétée en leur faveur» par les homosexuels, qui l’utiliseraient pour créer «des problèmes sociaux». L’influent clergé bouddhiste conservateur de l’île s’y oppose également, a-t-il ajouté.
Même s’il n’y a eu aucune poursuite depuis des années, les militants pour les droits des homosexuels soulignent que l’article 365 du Code pénal est discriminatoire et contribue à justifier les attaques
Après une intense campagne menée en 1995 par un groupe militant pour les droits des homosexuels, le gouvernement d’alors avait donné son accord pour réviser le Code pénal. Mais au lieu de retirer l’article controversé, il en avait étendu le champ d’application aux femmes.

USA: manifestation contre Mike Pence

penceMercredi, de nombreux militants qui défendent les droits des LGBT ont organisé une fête dansante devant la maison du nouveau vice-président, Mike Pence.
Il y a déjà quelques semaines, les voisins du très conservateur vice-président américain avaient attiré l’attention des médias du pays, en accrochant un drapeau arc-en-ciel à leur fenêtre. Cette semaine, des militants se sont rassemblés devant cette demeure pour danser.
Ils dénoncent les prises de position du politicien, ouvertement hostile aux homosexuels. Avant d’être élu au côté de Donald Trump à la présidentielle américaine en novembre, l’ex-gouverneur de l’Indiana avait notamment défendu en 2015 une loi sur la « liberté religieuse ».
Pour ses détracteurs, ce texte est une façon de discriminer la communauté LGBT. Et beaucoup redoutent que son arrivée à la vice-présidence ne les précarise encore un peu plus.
Alors que Donald Trump prêtera officiellement serment demain pour devenir le 45e président des Etats-Unis, un certain nombre d’activistes se sont donc rassemblés ce mercredi à Chevy Chase, dans le Maryland, afin d’organiser une grande fête dansante.
Deux cents personnes ont participé à ce rassemblement, selon The Advocate. Bloqué par les forces de l’ordre, le cortège n’a pas pu faire la fête exactement devant la maison du vice-président élu. Mais cela n’a pas empêché les participants de se tremousser longtemps. Quitte à monter sur le toit d’un véhicule et ainsi être mieux vu.
Vendredi, d’autres manifestations sont prévues par la communauté LGBT. Et notamment une « queer anti-Inauguration party » au cours de laquelle ses participants rappelleront notamment que Mike Pence soutient les thérapies de conversion à l’hétérosexualité pour les homosexuels comme il s’oppose aux lois punissant les crimes de haine à l’encontre des gays.

Inde : Un prince gay en lutte contre le sida

Manvendra Singh Gohil appartient à la famille royale de l’ancien État princier du Rajpipla de l’Inde.
En 2006, il provoque la surprise en révélant publiquement son homosexualité, devenant ainsi le seul membre de la descendance royale indienne moderne ouvertement gay. Une action qui a valu à ce membre de l’une des plus riches familles de l’ancienne Principauté du Rajpipla, d’être déshérité par ses parents (auprès de qui il avait déjà fait son coming-out quatre ans plus tôt) qui n’ont pas supporté cette révélation publique.
Première personnalité royale à révéler publiquement son homosexualité en Inde, Manvendra Singh Gohil est depuis dix ans à l’avant-garde du combat contre le sida. Il est allé jusqu’à suspendre des préservatifs aux arbres pour encourager les rapports sexuels protégés.
Sa célébrité et son statut royal, il s’en sert pour éduquer la communauté gay en Inde et faire connaître aux homosexuels leurs droits dans ce pays où l’homosexualité reste pénalisée.
Depuis, Manvendra Singh Gohil participe à la campagne contre une loi datant de l’ère coloniale qui pénalise les actes homosexuels en Inde et contribue selon lui à la propagation du sida. « Les gens ont des rapports sexuels dans la peur et ne prennent pas les mesures pour se protéger », dit-il, affirmant que le travail de sa fondation Lakshya en faveur de rapports sexuels protégés se heurte à l’obstruction constante des forces de police.
Les employés de la fondation sont souvent pris pour cibles. Même un contrat avec le gouvernement pour distribuer des préservatifs ne suffit pas à les protéger, selon Manvendra Singh Gohil.
L’Inde est le troisième pays au monde en nombre de personnes contaminées par le virus du sida, selon les Nations unies. Le pays comptait 2,1 millions de séropositifs en 2015, même si la propagation du virus ralentissait.
Signe positif: deux projets de loi destinés à mettre fin aux discriminations envers les transsexuels et les séropositifs sont actuellement discutés au Parlement indien. Mais certains des partisans du texte concernant les transsexuels en dénoncent une clause qui forcerait les gens à déterminer leur sexe. Une disposition contraire selon eux à une décision de la Cour suprême qui autorise chacun à « s’auto-identifier » comme transsexuel.
Les rapports homosexuels ont été décriminalisés dans les faits lorsque la Haute Cour de Delhi a estimé en 2009 que leur interdiction constituait une atteinte aux libertés fondamentales. Mais ce jugement a été annulé en 2013 par la Cour suprême: la plus haute instance judiciaire du pays a considéré qu’il revenait aux élus, et non aux juges, d’amender cette loi de 1861.

Canada : Ouverture d’un nouveau centre pour les étudiants LGBT

canada gay 01Un nouvel espace a été aménagé à l’Université de Windsor pour accueillir les étudiants s’identifiant à la communauté LGBT.
Le centre de la fierté Campus Pride a officiellement ouvert ses portes mardi.
L’objectif est d’offrir de meilleurs services et un soutien aux étudiants.
Selon la coordinatrice Courtney Quinn, le centre vise aussi à procurer un espace de confort sur le campus où les étudiants se sentiront en sécurité et non jugés.
Au cours de l’année, le centre accueillera également des soirées de jeux, des événements « micro ouvert » et des séances de rencontres express (speed dating), a précisé Mme Quinn. «La porte est toujours ouverte. Tout étudiant qui a besoin de parler, d’évacuer des frustrations ou de simplement rester en silence à jouer, c’est ce que nous faisons.»
Cette oasis est financée par l’Association des étudiants de l’Université.

François Fillon ; Un prêtre mormon dans son équipe

7754299023_dominique-calmels-representant-des-mormons-de-franceLe « monsieur fiscalité » de la campagne des Républicains est Mormon, et il s’appelle Dominique Calmels. Il est chargé de la communication au sein de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il est également prêtre bénévole, très engagé dans le mouvement religieux, et avec des positions très claires, notamment sur le mariage homosexuel ou l’avortement. Des positions qu’il a réaffirmées à peine nommé au sein de l’équipe de campagne de François Fillon.
« J’ai aidé Bruno Le Maire pendant deux ans. Lorsque sa campagne s’est arrêtée, on m’a proposé de venir dans l’équipe de François Fillon. En fait, c’est ce que la plupart des anciens soutiens de Bruno Le Maire ont fait », souligne Dominique Calmels . « l’avortement doit être accepté en cas de danger pour la mère, de viol et d’inceste. » Dominique Calmels poursuit : « La position de l’église mormonne – et la mienne – est d’encourager les jeunes femmes à garder le bébé jusqu’au bout, quitte à le confier à quelqu’un par la suite si elle ne le désire pas. Vous savez, je suis prêtre, j’ai dirigé de grandes paroisses à Paris et en Ile-de-France, et je peux vous dire que c’est difficile pour une femme d’avorter. « assure t’il
Un mormon dans l’équipe, « après tout c’est son droit, c’est la laïcité », disent les fillonnistes. Sens commun, le bras politique de la Manif pour tous, avait rallié Fillon, bien avant le premier tour de la primaire. Le mouvement décroche cinq investitures pour les législatives.

USA: les républicains ulcéré par la réduction de peine de Chelsea Manning

chelseaChelsea Manning sera libérée en mai grâce au pardon présidentiel. Cette femme transgenre de 29 ans avait écopé de 35 ans de prison pour avoir divulgué des secrets militaires. Des secrets qui avaient largement contribué à faire connaître WikiLeaks. Parmi les 250 000 documents confidentiels dévoilés, certains démontraient les effets collatéraux et dévastateurs des interventions américaines en Afghanistan et en Irak.
Chelsea Manning est considérée comme un traître à la patrie par la droite américaine, comme un héros par toutes les voix critiques vis-à-vis de l’impunité dont bénéficient les appareils d’Etat
Si le président élu Donald Trump n’avait pas réagi mardi en fin de journée, nombre de ténors républicains ont exprimé leur mécontentement.
Le sénateur de l’Arkansas Tom Cotton a déploré qu’un « traître » soit traité comme un « martyr ». Il a affirmé ne pas comprendre « pourquoi le président aurait une compassion particulière pour quelqu’un qui a mis en danger les vies de nos soldats, de nos diplomates de nos agents de renseignement et de nos alliés ».
Le sénateur John McCain a dénoncé « une grave erreur » qui risque « d’encourager d’autres actes d’espionnage et d’affaiblir la discipline militaire ».
Chelsea Manning , dès 2010, Manning, a revendiqué son identité féminine. Elle avait subi onze mois de mise à l’isolement dans la prison de Quantico (Virginie), avant son procès. Une pratique qu’utilisent les établissements pénitentiaires à l’encontre des personnes transgenres, en avançant que ce régime est appliqué «pour leur propre protection». Le confinement excédant quinze jours est en réalité considéré comme une forme de torture par l’ONU.
Bien que les médecins aient reconnu la dysphorie de genre de Chelsea Manning, c’est dans une prison militaire où ne sont incarcérés que des hommes, à Fort Leavenworth (Kansas), qu’elle doit purger sa peine. Durant cinq ans, l’armée lui a refusé l’accès à des soins médicaux adaptés. Elle commettra plusieurs tentatives de suicide, avec pour punition de nouvelles mises à l’isolement. Il aura fallu une grève de la faim et une plainte de l’ACLU (American Civil Liberties Union) pour que l’armée concède en 2015 à lui accorder un traitement hormonal.