« Fiertés » : une fresque familiale sur l’homosexualité

Arte présentera, le jeudi 3 mai prochain dès 20h55, sa nouvelle fiction en 3 x 52 minutes, Fiertés.
Née de la collaboration de José Caltagirone et Niels Rahou avec Philippe Faucon, la mini-série dresse le portrait de trois destins sur plusieurs décennies. De la dépénalisation tardive de l’homosexualité au début des années 80, dans la foulée de l’élection de François Mitterrand, à l’adoption de la loi Taubira – sur le mariage pour tous – en 2013, le cinéaste aborde une fois encore des thématiques qui lui sont chères, comme le combat pour les droits des minorités sexuelles. Au premier plan de ce récit émouvant et plein de finesse, Samuel Theis (Un village français), Stanislas Nordey (directeur du Théâtre National de Strasbourg) et Frédéric Pierrot (Les Revenants) constituent le trio de tête d’un casting de choix auréolé par les participations de Chiara Mastroianni, Jérémie Elkaïm et Emmanuelle Bercot.
L’intrigue démarre au printemps 1981. Victor (Benjamin Voisin), 17 ans, prépare son bac entre sa petite amie et le chantier sur lequel il travaille les week-ends. Un jour, il noue une relation amoureuse secrète avec Selim (Sami Outalbali), le fils du contremaître. Après les avoir pris sur le fait, Charles (Frédéric Pierrot), le père, rejette aussitôt la responsabilité sur Selim qu’il licencie. Au lycée, la rumeur et les sarcasmes se répandent à l’encontre de Victor. Perdu et blessé, le jeune homme s’efforce de refouler ses désirs et finit par s’aventurer un soir vers un lieu de rencontres entre hommes. Il y rencontre Serge (Stanislas Nordey), un militant de la cause gay de vingt ans son aîné. Leur relation va peu à peu obliger Victor à assumer son homosexualité. Charles, contrairement à sa femme, exige que son fils choisisse entre eux et Serge…
Scarlett Production / 13 Productions Victor (Benjamin Voisin) confronté à l’incompréhension de son père (Frédéric Pierrot) et au silence de sa mère (Emmanuelle Bercot).
La mini-série de Scarlett Production et 13 Productions entend rendre hommage à toutes les personnes qui se sont battues, au fil des décennies, pour pouvoir aimer qui elles voulaient. Sans honte. Pour être acceptées dans un premier temps, puis traitées à égalité. Honorée du Prix de la meilleure série au dernier festival des créations télévisuelles de Luchon, Fiertés sera accessible sur la plateforme arte.tv du 26 avril au 17 mai, et disponible en DVD/VOD à compter du 25 avril.

ARTE : « j’ai deux amours »

En couple avec Jérémie, avec qui il envisage de fonder une famille, Hector recroise par hasard Louise, son amour de jeunesse… Avec François Vincentelli et Camille Chamoux, une comédie de mœurs contemporaine coécrite par Olivier Joyard, qui explore avec finesse les aléas du désir.
Médecin urgentiste à Strasbourg, Hector, 40 ans, est amoureux de Jérémie depuis cinq ans. Résolus à fonder une famille, les deux hommes projettent d’avoir un bébé avec leur amie Anna, homosexuelle en proie à un pressant désir d’enfant, qui s’est installée chez eux après une rupture douloureuse. Mais alors qu’ils viennent d’entamer un protocole d’insémination artificielle en Belgique, Hector recroise à l’hôpital son premier amour, Louise, qui s’est entaillé la cuisse. Vingt ans après leur séparation, ils retombent dans les bras l’un de l’autre. Aussi épris de la jeune femme que de son compagnon, Hector est incapable de faire un choix et s’engage dans une double relation à haut risque…
Deux hommes, trois femmes et deux bébés
« Les étiquettes, ça fait XXe siècle, ça stresse tout le monde ! », lance l’exubérante Françoise, collègue cougar et compatissante du héros déchiré entre un homme et une femme. Homosexualité, bisexualité, multiparentalité… : rythmée par les tubes de Yelle (qui joue Marie) et le flux des sms échangés par les personnages, cette comédie aux accents pop s’empare de l’éventail des schémas de l’amour et de la famille avec une rafraîchissante décontraction. Mais si les mensonges dans lesquels s’empêtre Hector donnent lieu à un réjouissant marivaudage, la série, coécrite par le scénariste Olivier Joyard, ne verse jamais dans la caricature grâce, notamment, à la justesse de l’interprétation : François Vincentelli, Julia Faure et Olivier Barthélémy forment un attachant triangle amoureux, au sein duquel la sincérité l’emporte sur la trahison, tandis que la pétillante Camille Chamoux met tout son talent comique et sa sensibilité au service de son personnage de quadra en mal d’enfant.
Jeudi 22 mars à 20h55. En ligne du 15.03 au 20.04 et en VOD / DVD.

Japon : Adaptation d’un manga gay « le mari de mon frère » en série TV

La première image promotionnelle de l’adaptation télévisuelle du manga « My Brother’s Husband  » vient d’être dévoilée
Le Mari de mon frère  est une série de manga seinen créée par l’auteur Gengoroh Tagame, publiée depuis le 25 septembre 2014 dans Monthly Action et éditée depuis le 25 mai 2015 par Futabasha
Le manga sur le thème des homosexuels , écrit par Gengoroh Tagame, traite de la vie d’un père japonais célibataire, appelé Yaichi, et de sa fille Kana. Ils reçoivent la visite d’un Canadien du nom de Mike Flanagan, qui est le mari du frère récemment décédé de Yaichi.
La série suit les attitudes changeantes de Yaichi sur le fait d’être gay et sur l’homophobie dont les personnes gays sont victimes dans la culture japonaise.
Selon Otaku USA , le cliché promotionnel « montre les acteurs Baruto Kaito, Maharu Nemoto et Ryuta Sato créant une réplique parfaite de la couverture du premier volume du manga. »
My Brother’s Husband commencera à être diffusé le 4 mars 2018 sur BS Premium à 22h00.

Julien Cazarre flingue le CSA et les assoces bien pensantes

Ce mardi, dans les colonnes de « Télérama », Julien Cazarre se confie sur ses activités dans « J+1 » sur Canal+ et dans « Y’a pas péno » sur Europe 1.
Mais il revient aussi sur les plaintes qui se multiplient pour ce que certains appellent des dérapages .
Faisant référence aux accents africains pris par Julien Cazarre dans ses chroniques de « J+1 », le journaliste de « Télérama » se fait d’abord tacler par son interlocuteur pour sa question. « Alors, désolé, mais c’est bien une question de journaliste gauche confort, ça. On ne me demande jamais pourquoi je donne un accent de débile à un joueur blanc ou un accent du sud-ouest surjoué à un mec qui parfois n’est même pas du sud-ouest », répond sèchement le comique, avant d’ajouter : « La plupart du temps, les gens qui posent cette question ne sont pas noirs… Ce sont souvent des Blancs qui, avec une bienveillance inconsciemment condescendante, se sentent l’obligation de défendre le pauvre petit Noir qui ne sait pas le faire tout seul… »
« En plus, je m’en fous que ça dérange les ‘assoces’ ou autres pisse-froids. Je suis à fond derrière Tex et je trouve désolant que, aujourd’hui, l’humour trash dérange les gens de gauche », poursuit Julien Cazarre, rappelant que du temps de ses parents, les humoristes « ne se sentaient pas obligés de s’excuser a tout bout de champ ». Il pointe alors du doigt « le Cran, le Crif, les LGBT et tous les cons qui décident qu’ils représentent tout le monde » pour qui « on devrait baisser son froc à chaque blague. »
Il souhaite « pouvoir rire du terrorisme, des femmes battues, des fachos, de tout, sans qu’on vienne les (lui) briser ». « Et tant pis pour les conséquences, comme disaient Gandhi ou Patrick Sébastien, je ne sais plus », plaisante-t-il. Enfin, interrogé sur le contrôle qui s’applique désormais sur la parole publique, via le CSA, les responsables politiques et les réseaux sociaux, Julien Cazarre lâche pour conclure : « Ce truc, qui était une bonne chose au départ, est en train de devenir une belle merde de propagandistes de la bien-pensance. »

Alan Cumming au casting de « Instinct », la première série de CBS avec un personnage gay

« Instinct »est une nouvelle série qui sera lancée le 11 mars sur CBS et qui est basé sur le livre « Murder Games » de James Patterson.
L’intrigue raconte l’histoire d’un ancien agent de la CIA, campé par Alan Cumming, qui s’est construit une vie « normale » en tant que professeur et écrivain. Mais la police de New York le ramène dans son ancienne existence, car elle a besoin de lui pour arrêter un tueur en série.
Ce qui fait la force de cette série, c’est que son personnage central ,Reinhart, est gay et c’est une première sur les chaînes généralistes américaines
lan Cumming, ouvertement bisexuel et qui vit à New York avec son époux, l’artiste graphiste Grant Shaffer, a expliqué que l’homosexualité de son personnage est la raison pour laquelle il avait dit « oui » à « Instinct ». « En même temps », a-t-il dit, « cette différence n’est pas ce qui ‘prime’ dans l’histoire, et n’a aucun côté dramatique, comme c’est souvent le cas dans les fictions. Reinhart est marié et heureux. »

Jean-Luc Lemoine : « Les réseaux sociaux me font peur ! »

Au micro de France Inter, Jean-Luc Lemoine a tenu à réagir à la polémique qu’a créée son émission « Couple ou pas couple », diffusée sur C8.
En effet, en décembre dernier, deux candidats avaient enchaîné pendant plusieurs minutes tous les stéréotypes liés aux gays en décrivant une des personnes présentées. « On connait sa sexualité » avait lancé l’un des candidats, « je suis désolé, je vais essayer de le dire de façon pas trop désagréable… » Le présentateur avait alors répondu : « En quoi ce serait désagréable de dire qu’il est gay? » Puis le duo de candidats avait affirmé « qu’il est gay car il prend soin de lui » puis « qu’il n’a qu’une boucle d’oreille ce qui ne se fait plus chez les hétéros » ou pour finir en apothéose: « qu’il est coiffeur donc forcément gay… »
Dans l' »Instant M », le chroniqueur de « Touche pas à mon poste » a estimé qu' »on peut se moquer de la communauté à condition de faire partie de la communauté. Avec cet épisode on s’aperçoit que même si vous faites partie de la communauté, vous ne pouvez plus ». « Leur faire des procès et les brûler sur la place publique, j’ai trouvé ça d’une violence », a-t-il continué.
Qualifiant les réseaux sociaux de « déversoir de haine », Jean-Luc Lemoine a aussi avoué avoir « vraiment peur ». « Je suis vraiment inquiet. J’ai l’impression d’être un écologiste et la couche d’ozone c’est la liberté d’expression. On ne se rend pas compte à quel point ça va vite et les libertés qu’on a perdues », a-t-il confié à Sonia Devillers.
Inquiet pour la liberté d’expression, l’animateur a déclaré qu' »on a dit aux gens de s’indigner et c’était bien ». « Moi, maintenant, j’ai envie de dire ‘enthousiasmez-vous aussi. Exprimez-vous sur des choses que vous aimez. Vous vous rendez pas compte que derrière tout ça, vous êtes en train de tuer une liberté d’expression », a-t-il conclu.

l’un des candidats accusés d’homophobie dans « Couple ou pas couple » se défend

Le 26 décembre dernier, dans Couple ou pas couple, la nouvelle émission diffusée sur C8 et présentée par Jean-Luc Lemoine, deux candidats ont provoqué un gros malaise en multipliant les stéréotypes sur les homosexuels.
L’un d’entre eux, Rémy Frejaville, a répondu à ces accusations sur Facebook.
Il révèle notamment qu’il est lui-même gay, tout comme son ami David Perez : « On fait le buzz David Perez. On nous insulte même d’abrutis ou de connard sur twitter. Ca se voit pas tant que ça que nous aussi on est homo? De toute façon aujourd’hui on peut plus rien dire ou faire. demande à Griezman ou Tex. MDR. » A aucun moment dans l’émission diffusée telle quelle le 26 décembre dernier, les deux candidats ont dévoilé leur homosexualité, ni même s’ils étaient en couple tous les deux ou pas.
Hier 28 décembre, la production de l’émission avait déjà évoqué auprès de Télé Star l’homosexualité des deux candidats pour balayer tout soupçon d’homophobie.
Leurs propos avaient choqué : « Il est stylé, il a de jolis tatouages, une boucle d’oreille à une seule oreille, ça ne se fait plus trop chez les hétéros. » Lorsque l’animateur a déclaré que Damien était coiffeur, les candidats ont lancé : « Donc il est homo. »
Jean-Luc Lemoine face aux propos très stéréotypés de Rémy et Anthony, avait déclaré « Je ne peux pas vous laisser partir dans des stéréotypes pareils. Je connais plein de coiffeurs qui ne sont pas gays »

Couple ou pas couple ? : malaise après une série de clichés gays

Lancé en début de semaine, un nouveau jeu baptisé Couple ou pas couple ? provoque déjà les polémiques .
Jean-Luc Lemoine propose, depuis quelques jours, à des volontaires de trouver les 7 couples et les célibataires dans un panel de 20 personnes.
Deux candidats, présents mercredi, ont provoqué un certain malaise en tentant de décrypter avec qui est en couple Damien. Un homme dont ils ont rapidement évoqué l’homosexualité. « Je vais essayer de dire des choses pas désagréables ou désobligeantes. Nous connaissons l’orientation sexuelle de Damien. Il est gay (…) Il est stylé, il a de jolis tatouages, une boucle d’oreille à une seule oreille, ça ne se fait plus trop chez les hétéros ».
Gêné, Jean-Luc Lemoine réplique : « Si je suis votre raisonnement, si on est stylé on est forcément gay ? C’est un coup dur pour tous les hétéros alors ».
Le duo de candidats continue sur sa lancée en apprenant que le jeune homme est « coiffeur ». « Donc, il est gay », répliquent-ils alors en riant devant un candidat visiblement mal à l’aise. « Je ne peux pas vous laisser partir dans des stéréotypes pareils. Je connais plein de coiffeurs qui ne sont pas gays », répond rapidement Jean-Luc Lemoine face aux propos très stéréotypés de Rémy et Anthony, deux cousins.
Cette émission, diffusée mercredi soir, a été suivie par 405 000 téléspectateurs soit 2,5% de part d’audience.

Lilian Thuram s’engage avec ferveur contre l’homophobie

Dans une interview accordée à Kevin Razy pour l’émission «Rendez-Vous», diffusée mardi soir dans le cadre de la Nuit Gay organisée par la chaîne Canal+ , Lilian Thuram a fait part de son engagement contre l’homophobie.
Déjà impliqué dans la lutte contre le racisme et le sexisme au travers de sa «Fondation Lilian Thuram – Education contre le racisme», le champion du monde a souhaité rappeler que «personne ne naît homophobe, qu’il s’agit d’un conditionnement culturel».
«Le conditionnement qui amène le plus à l’homophobie c’est la religion. Le fait que l’homosexualité soit considérée comme quelque chose de contre-nature vient de la religion.»
Lilian Thuram veut faire évoluer les mentalités par rapport à l’homosexualité: «Dans ma famille, personne ne va avoir d’avis négatif sur les gens de ma couleur de peau. Alors que si vous êtes homosexuel, vous pouvez malgré tout entendre des gens de votre famille tenir des discours super-homophobes. C’est d’une violence totale, voilà pourquoi il faut questionner la société et aider les gens à comprendre pourquoi ils deviennent homophobes.»
Lilian Thuram qui sera l’ambassadeur des Gay Games 2018 en août prochain à Paris a d’ailleurs confié avoir été persuadé dans sa jeunesse «qu’il n’y avait pas d’homosexuels noirs, qu’il n’y avait que des blancs homosexuels», du fait d’avoir «grandi dans une société très religieuse» aux Antilles.

USA : Disney Channel met en scène un adolescent qui découvre son homosexualité

La saison 2 de la série « Andi Mack », la plus regardée par les enfants de 6 à 14 ans aux États-Unis, démarre le vendredi 27 octobre sur Disney Channel,
Pour la première fois la chaîne du groupe Walt Disney mettra en scène un adolescent qui découvre son homosexualité.
Le personnage de Cyrus, incarné par le jeune Joshua Rush s’est aperçu, à la fin de de la première saison qu’il avait des sentiments pour le petit copain de sa meilleure amie.
La saison 2 sera donc consacrée à son parcours vers la découverte de soi et finalement l’acceptation de soi en tant qu’homosexuel, révèle le Hollywood Reporter.
Disney Channel avait déjà fait intervenir des personnes gays dans certains épisodes de « Good Luck Charlie » ou « Duc McStuffins », mais jamais sur la longueur. Alors que « l’acceptation, la tolérance et la célébration des différences » sont au cœur des valeurs prônées par la Walt Disney Company, la chaîne propose enfin des rôles modèles positifs aux plus jeunes.
Disney Channel a travaillé avec des experts du développement de l’enfant.
« ‘Andi Mack’ est l’histoire d’adolescents qui tentent de comprendre qui ils sont. Terri Minsky, le casting et tous ceux qui sont impliqués dans la série ont à cœur de s’assurer qu’elle est approprié pour tous les publics et qu’elle envoie un message fort sur l’inclusion et le respect de l’humanité », a expliqué un porte-parole de Disney Channel dans un communiqué.