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Mariage pour tous, le grand divorce : document le 30 janvier sur France 3

lmptUn documentaire d’une heure à découvrir le lundi 30 janvier à 22h30 sur France 3 : Mariage pour tous, le grand divorce.
Un film d’Elsa Guiol et Laurent Portes.
L’adoption de la loi sur « le mariage pour tous » a entraîné plus de 400 jours de coups d’éclats, de coups bas, de procédures, d’invectives dont les échos résonnent encore. Chaque camp a connu des victoires et des déroutes. Des inconnues sont en quelques mois devenues des égéries, entraînant à leur suite des foules dont personne n’avait imaginé l’ampleur. De ce premier grand moment du quinquennat de François Hollande, la France est sortie profondément divisée.
Ce documentaire nous dévoile les stratégies politiques, raconte l’éclosion de la « Manif pour tous » et révèle le rôle joué par l’Eglise de France. Il nous fait aussi revivre une épopée parlementaire inédite et violente, un « grand divorce » qui a laissé des traces jusqu’à aujourd’hui.
Les auteurs ont interrogé François Hollande, Christiane Taubira, Jean-Marc Ayrault, Dominique Bertinotti, Noël Mamère, Claude Bartolone, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Henri Guaino, Frigide Barjot, Ludivine de La Rochère, Axel Rockvam, Bernard Roman, Monseigneur André Vingt-Trois…

L’association des journalistes LGBT alerte sur l’homophobie de l’émission « Touche pas à mon poste »

5685705_hanouna-combalL’association des journalistes LGBT alerte sur l’homophobie de l’émission « Touche pas à mon poste »
Dans un texte publié mercredi 14 décembre, l’association des journalistes LGBT dénonce le traitement de l’homosexualité dans l’émission « Touche pas à mon poste » sur C8. Les journalistes ont fait le décompte : Cyril Hanouna et ses chroniqueurs ont abordé le sujet à 42 reprises entre le 2 et le 30 novembre, mais « souvent pour en rire de manière rabaissante ».
Preuves à l’appui, l’association fait état de « blagues graveleuses », de « remarques clairement homophobes », de « menaces » ou encore de « comportements de harceleurs de cour de récré, qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices ».
Pour étayer son propos, l’association liste les différents épisodes, comme le 7 novembre quand « le chroniqueur Camille Combal et Cyril Hanouna imitent, comme ils le font souvent, un couple gay semblant tout droit sorti de La Cage aux folles ». Ou le 15 novembre, quand Jean-Michel Maire tente ce trait d’humour à propos des homosexuels qui se cachent : « Etre dans le placard… d’où l’expression ‘avoir un balai dans le cul’. »
Le chroniqueur Matthieu Delormeau est la principale victime de ces réflexions. « Dès qu’il est présent en plateau », il fait l’objet de remarques incessantes sur son homosexualité. L’association en a compté 27 rien qu’en novembre. Là encore, elle les liste et cite notamment cet exemple éloquent, daté du 21 novembre. Les chroniqueurs parlent alors de l’émission « Koh Lanta » et de l’épreuve du poteau :
Matthieu Delormeau : « Ça n’a aucun intérêt. Ça vous dit de rester 30 minutes devant deux personnes debout sur un poteau ? »
Jean-Michel Maire : « Bah, tu restes bien deux heures sur une teub, toi ! »
Pour l’association, l’émission de Cyril Hanouna, de par son audience, « a une responsabilité particulière dans les imaginaires qu’elle offre, qu’elle le veuille ou non ». L’association appelle donc « les autorités compétentes à agir ».

When We Rise : la bande-annonce de la série sur les droits LGBT

theoutsiderswhenwerise8 ans après Harvey Milk avec Sean Penn, retraçant les dernières années de la vie du premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, Gus Van Sant retrouve l’équipe du film pour une mini-série intitulée When We Rise.
Commandée il y a maintenant un an, la mini-série événement When We Rise se dévoile enfin avec une première bande-annonce qui expose l’histoire et l’impressionnant casting qui doit lui donner vie.
When We Rise débutera en 1969 avec les fameuses émeutes de Stonewall qui sont aujourd’hui connues pour avoir ouvert la voie pour le mouvement de reconnaissance des droits des homosexuels. Cela commença par une descente de police le 28 juin au Stonewall Inn qui était l’un des seuls bars de Greenwich Village où les gays pouvaient se retrouver. Rapidement, cela tourna à l’émeute et la révolte s’étala sur 5 jours, attirant l’attention du monde sur la communauté gay, ouvrant ainsi la porte pour la création d’un réel mouvement.
Derrière When We Rise, nous retrouvons l’équipe du film Harvey Milk avec Dustin Lance Black au scénario et Gus Van Sant à la réalisation des deux premiers épisodes, Dee Rees, Thomas Schlamme et Black se chargeront des suivantes. L’ensemble s’étalera ainsi sur 8 heures qui seront découpées en 7 épisodes (le premier étant un double)
When We Rise se présente comme une chronique des luttes personnelles et politiques, les revers et les triomphes, d’hommes et de femmes militants pour les droits LGBT, et plus largement sur l’histoire du mouvement des droits des homosexuels.
Le casting est composé entre autres de Guy Pearce, Mary-Louise Parker, Rachel Griffiths, Michael Kenneth Williams et Whoopi Goldberg. La série sera diffusée en février prochain aux Etats-Unis sur ABC.

Frédéric Lopez révèle son homosexualité dans Mille et une vies

Il a choisi sa propre émission pour révéler son homosexualité. Frédéric Lopez a fait son coming-out cet après-midi dans « Mille et une vies », son émission quotidienne diffusée sur France 2.
Touché par le témoignage Pascal Pellegrino, 51 ans, venu raconter son expérience de père homosexuel, l’animateur connu pour sa discrétion s’est livré comme jamais.
« Les histoires de mes invités me touchent et votre histoire me touche particulièrement. J’ai vécu la même chose. Pendant très longtemps j’ai eu peur de cette homosexualité que je ressentais. »
Très calme et visiblement ému, Frédéric Lopez a continué : « Aujourd’hui, je suis quelqu’un qui accepte. Tout le monde le sait autour de moi, je n’en ai jamais parlé publiquement. Uniquement parce qu’il y a des enfants et des adolescents qui se suicident parce qu’ils ressentent ça, et parce que vous le faites à visage découvert, j’ai choisi d’en parler publiquement. » L’animateur a aussi anticipé les réactions : « Ce sera la seule fois que j’en parle. C’est un message pour tous les journalistes que ça va intéresser. Je n’ai aucune explication à donner, aucune justification. » Avant lui, d’autres animateurs, comme Alex Goude, avaient déjà fait le choix de révéler leur homosexualité dans les médias.

USA: Will & Grace pourrait revenir

will-and-grace-saison-9Will & Grace pourrait revenir sur nos écrans.
Si une réunion du casting de Will & Grace a déjà eu lieu le mois dernière à l’occasion d’un épisode spécial pour les élections présidentielles, il est cette fois question d’une véritable saison supplémentaire. Le but serait de proposer 10 nouveaux épisodes au moins.
Eric McCormack, Debra Messing, Megan Mullally et Sean Hayes n’ont pas encore signé pour ce retour et celui-ci ne se fera pas sans eux. Idem en ce qui concerne David Kohan et Max Mutchnick, les créateurs de la série.
La série nous parlait d’une femme célibataire, de son colocataire gay et de leurs amis excentriques. Elle dura 8 saisons et récolta 16 Emmy Awards (sur 83 nominations).
Le succès de « Will & Grace » a été conséquent aux Etats-Unis, où la série a reçu 83 nominations aux Emmy Awards, dont 16 ont été converties en victoire. Les quatre acteurs principaux ont d’ailleurs été récompensés pour leur prestation. Les audiences de la série se sont envolées jusqu’à 23 millions de téléspectateurs, permettant à Eric McCormack, Debra Messing, Sean Hayes et Megan Mullally d’empocher jusqu’à 600.000 dollars par épisode.

TV : Gaycation France une autre vision de la communauté LGBT française

«Gaycation», la série documentaire d’Ellen Page, a été à la rencontre des personnes LGBT en France dans un nouvel épisode et offre un état des lieux peu reluisant d’une communauté LGBT où la transphobie et le racisme sont vivaces.
Dans les dix premières minutes de l’épisode, des hommes gays cisgenres dans les bars du Marais assènent que «oui, oui, c’est facile aujourd’hui d’être homo en France». Que c’est plus facile que dans d’autres pays. Que l’affaire est réglée, ou presque, depuis le mariage pour tous. Une entrée en matière dans l’insouciance du quartier gay de la capitale. Heureusement Ian Daniel et l’équipe de Viceland ne se sont pas arrêtés à ces impressions, certes sincères, mais qui ne reflètent qu’une toute petite partie de ce que pensent et vivent les personnes LGBT en France.(Yagg)

Mikky Blanco qualifie Henri Guaino de fasciste

gauainoCe samedi soir, Thierry Ardisson recevait de nombreux invités sur le plateau de l’émission hebdomadaire « Salut les Terriens ! », désormais diffusée sur la chaîne C8. Parmi eux, il y avait Henri Guaino, député LR des Yvelines et candidat à l’élection présidentielle de 2017, et le drag-rappeur Mykki Blanco, militant américain pour les droits des LGBT.
Henri Guaino, ex-plume de Nicolas Sarkozy et très proche de la Manif pour tous, n’a pas pu déposer sa candidature pour la primaire de la droite et du centre – faute d’un nombre suffisant de parrainages – a décidé de se présenter malgré tout à l’élection présidentielle.
Le député LR des Yvelines a rappelé qu’il ne souhaitait pas abroger le mariage pour tous en cas de victoire à l’élection présidentielle mais qu’il « réglerait le problème de la filiation » qui, selon lui, « crée le désordre dans la société »…
Quelques minutes plus tard, alors qu’il était interviewé par Thierry Ardisson, le drag-rappeur et poète Mykki Blanco, qui vient de sortir son premier album intitulé « Mykki », s’est exprimé sur Henri Guaino : « Ce qui est drôle, c’est que je ne connaissais pas les opinions politiques d’Henri. Pour ce qui m’a semblé très intéressant dans son intervention, c’est que c’est un fasciste poli lorsqu’il parlait des homosexuels, des lesbiennes, du fait qu’il ne devraient pas adopter des enfants ».
Ses propos ont provoqué une vive colère du candidat à l’élection présidentielle, qui lui a répondu : « C’est tellement bête de traiter de fasciste tous les gens qui ne sont pas d’accord avec vous. Vous savez ce que c’est le fascisme ? Vous avez déjà regardé l’histoire de l’Europe ? Les camps de concentration, les camps de la mort ? Vous savez ce que c’est que le fascisme ? ». « Je ne crois pas que ce soit stupide car ces idéologies ont créé des troubles pour d’autres personnes dans le monde » lui a répondu l’artiste .

L’inter LGBT dénonce le sexisme et la transphobie de Canal plus et de C8

brigitte-borealeLundi 5 septembre, lors de l’émission du Grand Journal de Canal+, l’humoriste Lamine Lezghad lance à Brigitte Boréale, chroniqueuse ouvertement trans : « Nous, les mecs, quand on est stressés, une petite euh… ça détend. Hein, Brigitte ? ». Puis au tour d’Ornella Fleury, la nouvelle « Miss Météo » de dire : « Bonsoir monsieur-dame, enfin Brigitte ».
Mardi 6 septembre, l’émission Touche pas à mon poste ! de C8 diffuse une parodie de Plus belle la vie qui est dégradante et appelle au meurtre des personnes trans : « Il ne me reste plus que la travelotte bang je préfère encore rester avec ma femme ».
Toujours sur C8 le vendredi 9 septembre, Yves Pujol s’en donne à cœur joie dans le spectacle « Les fous rires des chevaliers du fiel 2016 » avec des tirades plus sexistes et transphobes les unes que les autres, par exemple : « la monsieur », « oh Amanda Lear », « puéricultrice, nan mais avec la barbe c’est joli », « franchement vous vous êtes regardé, vous avez peut-être le parachute qui se remplit mais le piolet il est toujours là hein », « Vous allez retourner chez vous et vous allez réfléchir à ce que vous voulez être euh, une fille, un garçon, un labrador ».
Nous dénonçons fermement le sexisme et la transphobie dissimulés dans ces sketchs qui renvoient systématiquement les personnes trans à leur sexe de naissance, niant ainsi le principe d’autodétermination pourtant défendu par la Cour Européenne des Droits de l’Homme par l’intermédiaire de deux arrêts (Van Kuck c. Allemagne, 2003 et Y.Y. c. Turquie, 2015). L’utilisation de l’humour n’est pas un sauf-conduit aux discriminations et à l’incitation à la haine ou au meurtre mais est révélateur des stéréotypes d’une société et mène inexorablement aux préjugés et aux discriminations.
inter LGBTNous dénonçons fermement la violence, qu’elle soit physique ou verbale, contre les personnes trans. Ces sketchs viennent banaliser et légitimer des propos ou comportements sexistes et transphobes qui sont d’une violence inouïe, en particulier pour toutes celles et ceux qui doivent déjà faire face à de telles insultes au quotidien.
Nous rappelons que depuis la loi du 6 août 2012, l’identité sexuelle a été ajoutée aux motifs de discrimination de l’article 225-1 du code pénal. Par conséquent, nous n’hésiterons pas à faire valoir les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui dispose que « Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours […] auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet. » Nous allons aussi saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin de lui signaler ces programmes.
Canal+, C8 ainsi que les auteur-e-s de ces sketchs doivent au minimum présenter des excuses aux personnes trans qui ont été choqué-e-s et qui sont de potentielles victimes de discriminations à cause de leurs émissions.
Signataires :
Acthe, En Trans, Trans 3.0, Prendre Corps, Inter-LGBT

USA : la chaîne LogoTV ignorait la passé de son « prince charmant »

robert-sepulvedaLa chaîne gay du câble américain LogoTV va diffusé à partir de demain, un reality show intitulé « Finding Prince Charming » (A la recherche du Prince Charmant) , programme dans lequel un groupe de prétendants va tenter de séduire le prince charmant sur le modèle de programmes hétéros déjà bien connus.
Le 13 beaux candidats vivent ensemble dans une maison et sont en compétition pour conquérir le cœur d’un magnifique Prince.
Mais il se trouve que le Prince en question, Robert Sepúlveda Jr, a un passé secret en tant que travailleur du sexe avec un profil sur le site de prostituions Rentboy.com .
Une source proche de la production a révélé que le passé de Robert Sepúlveda était ignoré par les producteurs du show jusqu’à ce que la presse ne les publie. Et, manifestement, elle aurait été « désagréablement surprise » par ces révélations que la star du show leur aurait dissimulé.
Robert Sepúlveda avait admis et s’était expliqué au Huffington Post: « Le passé est le passé. Je suis jeune et cela m’ a aidé à l’université. Mais ce que je veux, c’est que les gens se concentrent sur qui je suis aujourd’hui en tant qu’entrepreneur, et en tant que militant LGBT. J’ai commencé des activités à but non lucratif et je veux désormais me concentrer sur le spectacle ».

«Le Grand journal»: Brigitte Boréale défend ses collègues accusés de transphobie

brigitte-borealeLe Grand Journal a fait sa rentrée ce lundi 5 septembre, avec une équipe quasi-entièrement remaniée. Victor Robert a remplacé Maïtena Biraben à la présentation, et une nouvelle miss météo, l’humoriste Ornella Fleury, a fait son apparition.
Et pour sa première, celle-ci s’est risquée à ironiser sur les membres de l’équipe. Au moment de présenter Brigitte Boréale, chroniqueuse transgenre, elle a choisi de faire une blague sur son identité. « Bonsoir monsieur-dame, enfin Brigitte », commence l’humoriste, avant d’enchaîner: « Alors Brigitte on te connaît très peu, et du coup je trouve ça un peu excitant, ça me donne envie de faire un plan à trois ».
Des blagues jugées transphobes par une partie des internautes.
Sur Facebook mardi, l’Association des journalistes LGBT (AJL) annonce avoir saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), estimant que Canal+ « a manqué à ses obligations en matière de lutte contre les discriminations, de respect de la dignité de la personne humaine, et de maîtrise de l’antenne »:
« La journaliste trans Brigitte Boréale est apparue [dans Le Grand Journal] en tant que nouvelle chroniqueuse. L’AJL salue le fait que la chaîne contribue, par ce recrutement, à donner de la visibilité aux personnes trans et à refléter la diversité de la société française » précise le communiqué, avant de poursuivre: « Ces remarques ne sont pas drôles, elles sont injurieuses. Elles nient le fait que Brigitte Boréale est une femme — sous-entendant qu’elle serait aussi, simultanément, un « monsieur ». Elles la cantonnent à des questions d’ordre sexuel et génital. »
« L’AJL déplore que ni Victor Robert, l’animateur de l’émission, ni aucun-e des chroniqueurs/chroniqueuses présent-e-s autour de la table n’aient réagi aux propos de Lamine Lezghad et Ornella Fleury » regrette l’association.
La journaliste trans Brigitte Boréale est revenue mardi dans Le Grand journal sur les blagues adressées à son endroit par Ornella Fleury et Lamine Lezghad lors de l’émission de la veille : « Merci à tous ceux qui ont voulu prendre ma défense hier soir, mais, cool les amis ! C’était de la vanne, juste de la vanne et de la bonne vanne entre amis. Ce n’était pas de la transphobie. » .
« Ce n’était pas de la transphobie », a poursuivi Brigitte Boréale dans Le Grand journal. « Moi je sais ce que c’est la transphobie, quand on crache sur mon passage dans la rue ou qu’on me traite de sale travelo dans le métro, ça c’est de la transphobie. »
« Ou quand la police te demande si tu te prostitues alors que tu es à l’arrêt d’un bus, on la connaît ta vie et c’est pour cela qu’on te soutient », a ajouté Victor Robert. Le présentateur du Grand Journal a précisé qu’il veillerait à ce que les chroniqueurs de l’émission fassent de l’humour « avec respect » et qu’« il n’y aura pas de limite à l’humour ».