Archives de Catégorie: TELE

USA : le reboot de Dynasty sera plus ouvert sur la sexualité de ses personnages

La chaîne CW a décidé de relancer Dynasty, le soap américain qui racontait la vie d’une riche et puissante famille de Denver, les Carrington, et diffusé pendant dix ans, de 1981 à 1991, sur ABC.
Durant plusieurs saisons, Dynasty avait mis en avant le conflit entre Blake Carrington et son fils homosexuel Steven. Dans la version de CW, l’homosexualité de Steven sera acceptée par son père. Et il apparaîtra même un second personnage gay, avec le neveu de Cristal (la nouvelle femme de Blake).
Le producteur exécutif de la série, Josh Schwartz, a justifié ces choix lors de la tournée d’été de la Television Critics Association.
Il a notamment tenu à expliquer que « même dans certaines régions les plus conservatrices du Sud de l’Amérique, les mentalités ont beaucoup évolué ».
Pour ce qui est de l’histoire de Dynasty, l’opposition entre Blake et son fils sera tout de même présente. Mais il ne s’agira pas de remettre en cause sa sexualité, plutôt ses choix de carrière.
Enfin, un autre changement notable proviendra du personnage de Jeff Colby. Représenté à l’origine comme un riche blanc, il sera interprété désormais par l’acteur noir Sam Adegoke. Mais là encore, Josh Schwartz préfère se concentrer sur d’autres éléments que la sexualité ou la couleur de peau des personnages.
Ce n’est pas seulement qu’il est afro-américain, mais surtout que l’origine de son argent est nouvelle. Dans l’ancienne version, les Carrington étaient les nouveaux riches. Ici, Jeff est devenu milliardaire grâce à son travail sur les technologies lorsqu’il était sous les ordres de Blake. Ça va provoquer une forme de ressentiment de la part de Blake. Cela nous permet d’avoir un récit narratif plus dynamique.
Dynasty débutera sur CW le 11 octobre 2017, et sera disponible en France dès le lendemain sur Netflix. Le casting sera composé de Grant Show (Blake Carrington), Elizabeth Gillies (Fallon Carrington), James Mackay (Steven Carrington) et surtout Nathalie Kelley (Cristal Flores), qui fit forte impression dans la dernière saison de Vampire Diaries.

Grande Bretagne : 2 histoires d’amour dès ce soir sur BBC Two à l’occasion de la Gay Britannia

Man in an Orange Shirt , une nouvelle série anglaise de deux épisodes, sera diffusée à partir de ce lundi 31 juillet à l’occasion de la Gay Britannia sur BBC.
Cette saison de programme marque le 50e anniversaire du Sexual Offences Act, adopté en 1967 et marquant la dépénalisation partielle de l’homosexualité.
Man in a Orange Shirt retrace deux histoires d’amour. Les défis sont bien différents pour les deux couples en question, Michael (Oliver Jackson-Cohen) et Thomas (James McArdle) cherchant le bonheur après la Seconde guerre mondiale, et Adam (Julian Morris) et Steve (David Gyasi) font de même de nos jours.
C’est en plein chaos en 1944 que le capitaine Michael Berryman rencontre l’artiste Thomas March dans le Sud de l’Italie. Bien qua sa jeune fiancée Flora l’attend ((Joanna Vanderham), Michael tombe amoureux de Thomas et vivra un temps à ses côtés.
Quand la guerre se termine, Michael choisit de retourner à Londres pour reprendre la vie qu’il menait avant la guerre et fonder une famille avec Flora. Thomas revient quant à lui à Soho où il choisit de vivre, non sans risques, sa vie en tant qu’homosexuel.

Hanouna : le CSA inflige à C8 une amende de 3 millions d’euros

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a condamné la chaîne C8 du groupe Canal+ à une amende de 3 millions d’euros, pour la diffusion d’un canular homophobe dans l’émission « Touche Pas à Mon Poste » de Cyril Hanouna.

« L’animateur a, tout au long de cette séquence, eu recours à de nombreux clichés et attitudes stéréotypées sur les personnes homosexuelles. Le CSA a estimé qu’en diffusant cette séquence, la société C8 a gravement méconnu le principe de respect de la vie privée, ainsi que son obligation de lutter contre les discriminations », a justifié le régulateur dans un communiqué qui souligne avoir reçu 47 000 plaintes concernant cette séquence.

Le CSA rappelle avoir prononcé trois mises en garde et deux mises en demeure contre l’émission. Il estime ainsi avoir « privilégié le dialogue et multiplié les avertissements, sans manifestement être entendu, comme l’atteste la troisième sanction prononcée ce jour ».
Immédiatement après cette annonce, C8 a annoncé son intention d’intenter un recours contre cette sanction qui évite pourtant à la chaîne la suspension de l’émission envisagée par le CSA et redoutée par les responsables du groupe Canal+.
Dans un communiqué, la chaîne parle de traitement « inéquitable et discriminatoire » dont ferait l’objet son talk show « Touche pas à mon poste ».

Star Trek : Discovery : un personnage gay dans la série

Le San Diego Comic-Con International, une convention de comics, bat son plein actuellement
Une nouvelle bande-annonce de Star Trek : Discovery, la série télévisée créée par Bryan Fuller et Alex Kurtzman, a été dévoilée. La nouvelle série, la 6e de la franchise,  sera disponible exclusivement sur Netflix à compter du lundi 25 septembre en France.
La série comptera 15 épisodes qui seront diffusés en deux parties : les 8 premiers épisodes seront diffusés entre le lundi 25 septembre et le lundi 6 novembre. Les épisodes suivants seront diffusés en janvier 2018.
Star Trek: Discovery suit les voyages de la Starfleet dans leur mission.De nouveaux personnages seront ajoutés à l’univers de Star Trek, qui chercheront de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations, tout en adaptant la franchise à des thèmes contemporains
Comme Star Trek Sans Limites, Discovery accueille un personnage homosexuel en la personne de Lt Stamets (Anthony Rapp). L’acteur a déclenché un séisme en annonçant que non seulement Stamets aurait une relation mais que ce serait avec un autre officier qui sert à bord de l’USS Shenzhou.
Ce personnage sera interprété par Wilson Cruz mais on ne connait pas encore le nom qu’il aura dans la série.

Chili : un pasteur évangélique piétine le drapeau LGBT à la télévision

Le pasteur Javier Soto, était, en juin denier, invité au programme de José Miguel Villouta  « El interruptor », sur la chaîne de télévision chilienne VIA X
Dès le début de l’émission il était clair que le religieux n’aurait pas une attitude respectueuse, car avant de commencer l’interview, il a fait une prière, devant un journaliste étonné .
Cependant, l’interview s’est vite terminée quand l’invité, connu pour son homophobie, a sorti un drapeau un drapeau LGBT qu’il avait dans sa poche et s’en est servi de tapis, en le désignant comme un » chiffon sale »
Le présentateur lui a signifié plusieurs fois qu’il considérait cet acte comme un manque de respect contre les minorités sexuelles, et une insulte pour l’homosexuel qu’il est lui même.
Il lui a dit que s’il ne le rangeait pas, il arrêterait l’émission. La responsable éditoriale est descendue mettre fin à l’outrage, en signifiant au pasteur homophobe qu’il était impossible de tenir un tel discours sur son antenne. Rideau, sans qu’il ne puisse rien ajouter. Elle a remercié le journaliste pour sa « patience »…

Dix pour Cent : Nicolas Maury en couple depuis six ans, est « très heureux »

Dans une interview accordée à Marie Claire, Nicolas Maury, qui incarne Hervé André-Jezak dans Dix pour Cent, s’est confié sur sa vie sentimentale.
Le grand public l’a adoré dans Dix pour Cent, série imaginée par Dominique Besnehard dans laquelle il excelle dans la peau de l’assistant gay, Hervé, joyeux luron passionné, excessif, poétique, chaleureux.
Derrière le personnage, Nicolas Maury, un comédien à la voix fluette et reconnaissable qui avait débuté en 1998 chez l’une de ses idoles, Patrice Chéreau, avec Ceux qui m’aiment prendront le train. On l’avait ensuite vu dans Les Amants réguliers, Belle Épine, Let My People Go !, Les Rencontres d’après minuit ou encore plus récemment La Folle Histoire de Max et Léon.
Dans une interview à Marie Claire, celui qui s’apprête à donner la réplique à Vanessa Paradis dans Un couteau dans le coeur de Yann Gonzalez se confie sur sa vie et sa carrière, un mot qu’il « n’arrive même pas à dire ». On apprend que Nicolas Maury vient du monde ouvrier, loin du côté chic et dandy qu’on lui confie parfois à l’écran, qu’il a grandi « entouré de femmes magnifiques » (sa mère et ses quatre tantes) qui lui ont ouvert les yeux sur sa véritable nature. On apprend également que Nicolas Maury est « très amoureux ». « Longtemps, j’ai cru que je n’étais pas fait pour l’amour », avoue l’acteur de 36 ans qui se dit pessimiste dans la vie intime. Et d’ajouter : « Ça va faire six ans que je suis avec lui, je suis super heureux. »
Un amour qui donne des ailes, puisque depuis qu’il est en couple, Nicolas Maury ne cesse de gravir les échelons et de monter en puissance. Il mettra bientôt en scène son deuxième long métrage, sur le thème de la jalousie. « En aimant, c’est arrivé en moi », dit-il à propos de ce sentiment qu’il qualifie de « vrai tabou ». De tabou, lui n’en a pas, à l’image des scènes de ménage que la jalousie le pousse parfois à faire. « Du Lars von Trier mélangé à Chéreau, mouliné à des films des années 80 échevelés. Je pourrais avoir des oscars si on me filmait dans mes crises », avoue-t-il malicieusement.
Interview à retrouver en intégralité dans Marie Claire, N° 779 du 3 juin 2017.

Combats homosexuels : Philippe Faucon tourne la mini-série Fiertés pour ARTE

Le cinéaste Philippe Faucon, réalisateur de « Fatima », César du meilleur film en 2016, tourne actuellement pour Arte, une mini-série sur les combats homosexuels, de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en 1981 à l’adoption de la loi Taubira sur le mariage pour tous en 2013.
Trois épisodes de 52 minutes, tournés du 2 mai au 16 juin.
Avec notamment Chiara Mastroianni, Emmanuelle Bercot, Jérémie Elkaïm, Frédéric Pierrot et Stanislas Nordey.
Ecrit par José Caltagirone, Niels Rahou en collaboration avec Philippe Faucon.
« Chaque épisode a pour contexte une période de crispation dans la société française autour de questions relatives à l’homosexualité », explique le cinéaste, âgé de 59 ans, marié à la productrice Yasmina-Nini Faucon.
Le premier épisode commence en 1981, à l’époque de l’élection de François Mitterrand à la présidence. « La gauche arrive au pouvoir et abroge aussitôt les lois qui pénalisent l’homosexualité », raconte Philippe Faucon, à Montreuil, sur les lieux du tournage.
Le deuxième épisode se déroule en 1999, « au moment du vote sur le Pacs », où les adolescents du début sont devenus adultes. Les protagonistes, deux hommes en couple, interprétés par Samuel Theis et Stanislas Nordey, ont un projet d’adoption mais à cette époque, relève Philippe Faucon, « ce n’est pas autorisé et cela passe par des stratégies de dissimulation ».
Le troisième épisode se situe en 2013, à l’heure du « mariage pour tous ». Là, l’enfant adopté, qui a atteint ses 17 ans, « doit assumer le fait d’avoir deux pères », ajoute-t-il.
Les personnages de la série traversent « ces périodes de revendications et de luttes importantes pour les droits fondamentaux à la visibilité, à une vie de couple qui ne passe pas par la dissimulation, le droit au mariage, à l’adoption », souligne le cinéaste.
Faisant un parallèle avec le droit à l’avortement, il s’étonne qu’il y ait, encore aujourd’hui, « des gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie que de s’opposer aux droits fondamentaux des autres ».
Dans la série, il s’agit d’une histoire d’amour, avant tout, entre deux êtres de même sexe: dans sa façon de filmer l’histoire, le cinéaste précise « tenir compte » qu’il s’agit d’une « fiction, grand public pour la télévision ». « Au cinéma je tournerais autrement », indique-t-il. « Nous avons tourné des choses belles et naturelles, de mon point de vue », confie-t-il, ne voyant pas « en quoi la série pourrait déranger ».
Même si, de son point de vue, « la nudité masculine, c’est bizarrement plus perturbant que la nudité féminine ». « Ayant été a priori fermé » à la série jusqu’ici, Philippe Faucon trouve finalement « l’exercice intéressant », bien que difficile: « je le fais parce que je ressens la nécessité de le faire. »

TPMP : Yohann Roszéwitch dénonce l’homophobie d’un sketch de Cyril Hanouna

Un nouveau dérapage de Cyril Hanouna, Jeudi soir, a choqué de nombreux internautes qui interpellent le CSA sur les réseaux sociaux.
L’animateur de Touche pas à mon poste est accusé d’homophobie après un sketch où on le voit prendre une voix efféminée pour piéger un homosexuel au téléphone sur un site de rencontre.
Yohann Roszéwitch, conseiller à la lutte contre la haine anti-LGBT au sein de la DILCRA (délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT), dénonce un comportement « déplorable » : « Cette séquence, je peux la qualifier: c’est un canular d’une homophobie crasse. C’est quelque chose d’absolument inadmissible qui est malheureusement une récidive de la part de Cyril Hanouna et de cette émission TPMP. C’est une émission regardée par un public jeune, qui peut être influencée par l’animateur, par les chroniqueurs, qui cautionnent également. C’est condamnable et j’espère que le CSA s’en saisira… On est en pleine semaine de lutte contre l’homophobie. Le 17 mai, c’était la journée mondiale, il y a eu un magnifique téléfilm diffusé sur France 2 sur l’homophobie chez les jeunes. Voir cette séquence deux jours après, c’est absolument déplorable. Il y avait eu une enquête de l’association des journalistes LGBT qui avaient regardé pendant un mois cette émission et avaient relevé énormément de dérapages homophobes et transphobes. Il est temps que le CSA réagisse et que la chaîne demande des explications à son animateur et arrête de cautionner ce genre de sketch. Je rappelle que l’homophobie tue.
C’est peut-être de l’humour, mais comme il y a de l’humour raciste, ou de l’humour antisémite, il y a également un humour homophobe. Et en l’occurrence, ça fait peut-être rire les homophobes, mais ça ne fait pas rire les homosexuels. Ça ne fait pas rire les jeunes qui se découvrent homosexuels: il y a un taux de suicide très important chez les jeunes LGBT. L’humour homophobe peut avoir des conséquences ravageuses chez ces personnes.
« Il se ‘rachète’ en appelant à soutenir des associations, mais on ne peut pas tolérer qu’il récidive »
Il fait ce sketch en arborant le ruban bleu du Refuge. Donc il y a un moment où il doit s’expliquer, où il doit s’excuser. Mais il doit surtout cesser de diffuser ce type de cliché. Parce que ce sketch est fait de manière efféminée, avec une représentation de l’homosexuel qui rabaisse. »
Ça fait plus d’un an qu’on dénonce cette situation. Il est toujours à l’antenne, il continue ses canulars homophobes. Il se ‘rachète’ en appelant à soutenir des associations. Mais on ne peut pas tolérer qu’il récidive et que personne ne réagisse au niveau des instances qui pourraient faire cesser cette émission, ou au moins les propos qui y sont tenus. Il faut que ses patrons lui demandent des explications. Que les autorités audiovisuelles sanctionnent. Il y a déjà eu des dérapages racistes, sexistes. Il n’y a pas que de l’homophobie et de la transphobie dans son émission. Ce n’est pas étonnant parce que ça va souvent ensemble ».

 

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3,6 millions de téléspectateurs pour le téléfilm Baisers cachés

baisers cachésLe téléfilm inédit en France ( il a été diffusé en Suisse le 24 août 2016 sur RTS ) « Baisers cachés », diffusé mercredi 17 mai sur France 2 dans le cadre d’une soirée complète consacrée à l’homophobie à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie a rassemblé 3,6 millions de téléspectateurs, soit 15,1% du public.
Un très bon score qui place la chaîne en seconde position derrière TF1.
Patrick Timsit a participé au débat contre l’homophobie sur France 2 qui suivait le film dans lequel il joue « baisers cachés ».
L’acteur a rapporté le comportement homophobe des figurants de ce téléfilm :
Alors que le film était censé se battre contre l’homophobie, les deux jeunes acteurs principaux Jules Houplain et Bérenger Anceaux ont été moqués par les figurants du film lorsqu’ils devaient jouer des scènes où ils s’embrassaient .
« Jamais j’accepterai de jouer une scène comme ça » ont lancé aux 2 héros d’autres jeunes acteurs du film, où encore: « Comment tu peux accepter de jouer un homo ? Je ne jouerai jamais un rôle de PD ! ».
« Vous vous rendez compte ces gens veulent être acteurs, ils sont payés pour tourner dans un film et ils ont ce genre de réflexion ! » s’est emporté Patrick Timist ajoutant « cela prouve si besoin était à quel point ce film est nécessaire

Télé : Numéro 23 se mobilise à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, la chaîne Numéro 23 lance la collection « Ils font la France », présentée par Laura Flessel.
Le lundi 15 mai prochain, à 22h50, un numéro spécial intitulé « Homophobie : de victimes à combattants » sera diffusé.
Parmi les différents portraits, les téléspectateurs suivront notamment Florent, jeune lorrain de 20 ans qui a été harcelé au lycée à cause de son homosexualité, il a décidé de fuir sa région et d’intégrer l’association “Le refuge”.
Mais également Hammidah, 46 ans, originaire d’Ouganda, l’un des pays les plus répressifs envers l’homosexualité qui a réussi à fuir et obtenir l’asile politique en France, elle se reconstruit grâce à l’association “Les dégommeuses”.
Avec la comédienne Virginie Lemoine, nous découvrirons les coulisses du spectacle “Les funambules” où plus de 200 artistes se mobilisent bénévolement contre l’homophobie.
Enfin, ils suivront les préparatifs de la « Black pride » aux côtés de la journaliste et marraine Audrey Pulvar et Louis-Georges Tin, parrain et créateur de la journée mondiale contre l’homophobie.