Archives de Catégorie: sportif

USA : Un ultimatum lancé par la NCAA après le vote de la loi HB2

Un an presque jour pour jour jour aprés le vote de la loi HB2, la NCAA lance un ultimatum à l’état de Caroline du Nord.
Le bureau des gouverneurs de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) avait annoncé en septembre avoir décidé de relocaliser les sept compétitions prévues en Caroline du nord durant la saison académique 2016-2017.
Si les législateurs n’abrogent pas la loi anti-LGBTI avant le 18 Avril, ils ne pourront pas recevoir des événements du championnat de la ligue collégiale pendant au moins cinq ans.
Cela comprendrait le tournoi NCAA de basket-ball (le March Madness) qui doit se tenir dans des villes Caroline du Nord, Greensboro, Raleigh et Charlotte.
Le championnat universitaire remplit des salles de 10 000 places et plus, et est régulièrement télévisé .Certains joueurs deviennent des vedettes nationales. Seul le Super Bowl dépasse le tournoi final de la NCAA en renommée.
Les différents comités sportifs vont commencer à choisir les villes qui vont accueillir les événements sportifs pour 2018-2022 en fonction des offres reçues.
Une fois que les sites sont sélectionnés par le comité, ces décisions sont définitives.
La NCAA avait déjà supprimé en 2016 et 2017 tous les événements de championnat de l’état.
L’interdiction de six ans pourrait entraîner la perte de 250 millions $ en revenus pour l’Etat.

La loi dite HB2 (Public Facilities Privacy & Security Act ou An Act to Provide for Single-sex Multiple Occupancy Bathroom and Changing Facilities in Schools and Public Agencies and to Create Statewide Consistency in Regulation of Employment and Public Accommodations ou House Bill 2) est une loi votée par l’État américain de Caroline du Nord en mars 2016 qui interdit l’usage par les personnes transgenre des toilettes destinées au genre auquel ils s’identifient.

USA : le premier joueur trans de hockey professionnel se retire

La joueuse des Buffalo Beauts , la première de la Ligue à s’identifier «en tant qu’homme» et à en parler publiquement a décidé de quitter le monde du hockey.
Harrison Brown, joueuse des Buffalo Beauts, est devenue la première joueuse de la Ligue nord-américaine féminine de hockey sur glace à se définir comme transgenre. «Je m’identifie en tant qu’homme, avait déclaré la Canadienne de 23 ans. Il est temps qu’on me connaisse comme je suis, d’être authentique.»
«En dehors de la glace, je suis plus à l’aise quand mes amis m’appellent comme je le veux en utilisant le pronom que je veux», poursuivait Browne, qui avait reporté ses projets d’opération quand la NWHL a été créée en octobre 2015. Alors que l’intéressée reconnaît un certain «flou» sur son statut, Dani Rylan, le patron de la Ligue, a assuré que le règlement devrait entériner la présence de joueuses transgenre. «Ça reste le même joueur que l’année dernière, a ajouté le dirigeant. Nous sommes là pour le soutenir.»
L’athlète a décidé de se retirer de son sport parce qu’il veut se concentrer sur ses autres priorités.
«Je veux commencer la transition et me voir dans le miroir de la même façon que je vois à l’intérieur.»
Browne a fait son coming out comme trans dans une interview à  ESPN l’année dernière.

Royaume Uni :Manchester United devient le premier club partenaire d’une association LGBT

Manchester United est devenu le premier club de football du Royaume-Uni a avoir signé un partenariat avec la principale association de défense des droits LGBT, Stonewall.
Avec ce partenariat s’engage, à l’aide du slogan #TeamPride à influencer les comportements en utilisant le pouvoir du sport pour exploiter le message d’égalité au sein de la communauté LGBT et de la société au sens large.
Richard Arnold, le directeur général du club, s’est exprimé sur l’importance de ce partenariat pour les Red Devils :
« Manchester United cherche toujours à être un leader dans tout ce qu’il entreprend, et nous sommes fiers d’être le premier club à rejoindre la TeamPride. Avec 659 millions de fans à travers le monde, c’est notre responsabilité de montrer notre soutien et notre reconnaissance à chaque personne qui aime ce club. C’est un excellent moyen d’apprendre des uns et des autres, et de progresser ensemble. »
Pour Ruth Hunt, le directeur adjoint de Stonewall, il ne s’agit que d’une étape :
« C’est important pour une organisation comme Manchester United de montrer qu’ils ne font pas qu’accueillir des membres LGBT, mais qu’ils travaillent pour faire bouger les choses. Le soutien du Manchester United nous permet d’atteindre des millions de fans de football à la fois ici et dans le reste du monde, pour les encourager à souhaiter la bienvenue à toutes les personnes au sein du sport. Actuellement, beaucoup veulent s’investir dans le sport, que ce soit en tant que fan ou en tant que joueur, mais les comportements d’une minorité peuvent les faire se sentir indésirables, incapables d’être eux-mêmes, voire en danger ». « Beaucoup de travail reste à faire pour veiller à ce que toutes les personnes LGBT se sentent en mesure de participer activement, et nous espérons voir d’autres clubs prendre la route de Manchester United, et rejoignent la campagne des lacets arc-en ciel »
En 2016, Manchester United a lancé sson propre programme d’inclusion , #allredallequal, pour combattre l’homophobie à la fois sur et hors du terrain.

MANCHESTER, ENGLAND – FEBRUARY 28: Michael Carrick of Manchester United shakes hands with Laurent Koscielny of Arsenal during the Barclays Premier League match between Manchester United and Arsenal at Old Trafford on February 28 2016 in Manchester, England. (Photo by John Peters/Man Utd via Getty Images) *** Local Caption *** Michael Carrick; Laurent Koscielny

Grande Bretagne : Le rugbyman gay Keegan Hirst a failli se suicider

keegan-hirst-01Il y a deux ans le rugbyman anglais Keegan Hirst avait son coming out dans le journal The Sunday Mirror . s’épanche dans les colonnes du journal The Guardian.
Divorcé et père de deux enfants, pilier au sein du club Batley, Keegan Hirst devenait ainsi le premier joueur anglais pro en activité à être ouvertement gay
Dans le journal, le sportif homosexuel de 29 ans, raconte qu’il a déjà pensé au suicide…
Après avoir divorcé de sa femme, qu’il avait mise au courant de son homosexualité, Keegan Hirst avait choisi de parler publiquement. Cette décision n’a pas été facile à prendre car il est passé par de nombreuses étapes émotionnelles. « Il y a des fois où j’ai pensé à me suicider. J’en étais arrivé à un point où je me demandais : ‘Comment je vais le faire ? Où est-ce que je vais le faire ? Quand est-ce que je vais le faire ? Je suis passé par de très mauvais moments' », a-t-il confié. Et ce papa de deux enfants d’ajouter : « Vous commencez à penser : ‘Bon, si tu t’apprêtes à faire ça, y mettre fin, vas-y simplement.’ Mais j’aurais sans doute voulu voir les enfants et cela m’aurait aidé à m’en sortir. J’aurais sans doute pensé qu’il y a une meilleure option. »
Keegan Hirst, honnête, a aussi traversé une passe dans laquelle rien n’allait, sur tous les plans. « Si en plus vous ne gagnez pas vos matchs et que les choses ne se passent pas bien à la maison, tout vous tombe dessus. C’est dans ces moments que je me prenais la tête pour tout et n’importe quoi », dit-il. Il ajoute : « Je pense que la chose qui m’a toujours stoppé, c’est de penser à qui allait me trouver mort et pourquoi j’avais fait cela.. Personne ne savait que j’étais gay et donc ils n’auraient pas su pourquoi je m’étais suicidé. Ils auraient pensé : ‘Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ?’ Je ne voulais pas que mon sentiment de culpabilité soit reporté sur quelqu’un d’autre, même dans mes pires moments. »

Israel : les propos homophobes d’un joueur de basket

w-amare-stoudemireAmar’e Stoudemire s’était déja fait remarqué en se voyant infligé une amende de 50 000 dollars pour un commentaire homophobe en 2012
Désormais en Israël, il joue à l’ Hapoel Jerusalem,  le joueur a répondu  à une enquête réalisée par un média local sur l’homosexualité dans le basket.
Alors que le journaliste de Walla Sport lui a demandé si se changer à côté d’un coéquipier gay lui poserait problème, l’ancien joueur des Suns, des Knicks, du Heat et des Mavs a repondu :
« Si j’avais un coéquipier gay, j’irais prendre ma douche de l’autre côté de la rue après m’être assuré que mes affaires sont prêtes. Je prendrais aussi un autre itinéraire pour aller à la salle ».
Lorsque son interlocuteur lui a demandé s’il plaisantait, Amar’e Stoudemire a expliqué :
« Vous savez, dans une blague, il y a toujours une part de vérité ».
S’il ne sera probablement pas mis à l’amende par la ligue israélienne, l’ex-All-Star aurait probablement eu quelques soucis en NBA, à l’heure où Adam Silver et la commission de discipline sanctionnent les écarts de ce genre et ont fait de la lutte contre les discriminations une priorité.
Heureusement, d’autres joueurs interrogés ont dit qu’un coéquipier homosexuel ne les dérangerait pas …

Grande Bretagne : l’homophobie ne sera plus tolérée dans les stades

Football-v-HomophobiaPour combattre l’homophobie du sport, et faire entrer l’homosexualité dans les moeurs des stades, le député Damian Collins veut « instaurer une tolérance zéro face au langage et aux attitudes à caractère homophobe, avec des sanctions standardisées dans toutes les disciplines. »
Ce dimanche, le Comité Culture, Médias et Sport de la Chambre des Communes britannique a publié un rapport sur l’homosexualité dans le sport. Le constat est clair : il faut faire plus, beaucoup plus. Pour le moment, explique le rapport, le sport en général n’est pas en phase avec la société en ce qui concerne l’homophobie. Un simple exemple le montre : aucun joueur du football britannique n’a ouvertement affirmé qu’il est gay.
Que ce soient les instances officielles ou même les marques qui sponsorisent les joueurs, il faut faire plus pour aider ces athlètes qui voudraient faire leur coming-out, dit le rapport.
Et il ne faut pas négliger le problème des jeunes : dans le rapport, on peut lire que «les jeunes se sentent parfois obligés de faire un choix entre faire leur coming-out ou continuer à exercer le sport de leur choix. » Comme si les deux n’étaient pas compatibles.
«Selon les preuves que nous avons recueillies dans cette enquête, nous pensons qu’il y a beaucoup d’athlètes homosexuels qui ne le révèlent pas, parce qu’ils ont peur de l’impact que cette décision pourraient avoir sur leur carrière, leur vie et leurs proches» , explique le député Damian Collins, président du Comité qui a publié le rapport.

Grande Bretagne : le Président de la FA voudrait un coming out collectif

Football-v-HomophobiaGreg Clarke, le président la Fédération anglaise de football (FA), vient de déclarer dans le Times, qu’il voudrait que les joueurs désirant révéler leur homosexualité organisent en même temps un coming-out collectif en début de saison.
« Je lance ce message: si plusieurs joueurs professionnels de haut niveau veulent faire leur coming-out, pourquoi ne pas se synchroniser? De cette manière, personne n’est obligé de révéler son homosexualité tout seul », explique le dirigeant.
L’année dernière, Greg Clarke avait  recommander à des joueurs professionnels de pas révéler leur homosexualité en raison des insultes qu’ils pourraient recevoir. Mais, selon lui, un coming-out collectif serait à même de diminuer les réactions homophobes.
« La Premier League, la Ligue et la FA pourraient le faire au début de la saison. Au début de la saison, tout le monde pense que c’est LA saison de son club, les spectateurs sont contents, il fait beau… J’ai demandé à la communauté gay comment nous pourrions apporter notre soutien à ceux qui voudraient rendre public leur sexualité », a-t-il ajouté.
« Je ne veux pas faire partie d’un processus qui dirait: ‘Vous devez sortir du placard.’ Ce ne serait pas juste. Les gens sont prudents », a poursuivi M. Clarke en précisant que l’objet de sa démarche vise avant tout à proposer son aide aux joueurs qui veulent faire leur coming-out mais surtout pas de les inciter à le faire.

Amanda Nunes bat Ronda Rousey et embrasse sa petite amie après sa victoire

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La championne actuelle de l’UFC (Ultimate Fighting Championship), Amanda Nunes combattait Ronda Rousey, l’ancienne championne, pour le titre des poids coqs
Dans une rencontre qu’on attendait compliquée pour « Rowdy », l’ancienne championne n’a pas su exister. N’arrivant à parer aucun coup de la brésilienne, il n’a suffi que de 48 secondes pour que l’arbitre arrête le combat par TKO. Un combat qui marque certainement la fin de carrière de la première championne de l’histoire de l’UFC…
A la fin de la rencontre, Amanda Nunes a partagé un baiser avec sa petite amie Nina Ansaroff.
Nunes avait déclaré: «Nina est le meilleur partenaire d’entraînement que j’ai eu dans ma vie… Elle est timide … Elle m’aide tous les jours … et je l’aime.  »
Ronda Rousey, qui a été humilié par cette défaite rapide, avait en 2014 refusé de se battre contre l’athlète trans Fallon Fox , déclarant qu’elle ne pensait pas qu’il y ait un « bouton Annuler » sur le sexe.

Canada : Les équipes de Hockeys soutiennent les droits LGBT

ruban-hockey-fierte-gaieUn symbole de soutien aux communautés LGBT créé à Edmonton fait son apparition sur les bâtons de hockey d’équipes internationales, selon le créateur de ce ruban arc-en-ciel, Kristopher Wells.
Créé il y a un an, le ruban de la fierté gay a rapidement gagné le soutien de joueurs de la Ligue nationale de hockey. Un joueur, Ben Scrivens en a adorné son bâton lors de la Classique de hockey sur glace Wayne Gretzky en Australie.
Celui qui est aussi directeur de l’Institut d’études sur les minorités sexuelles à l’Université de l’Alberta dit recevoir des commandes du monde entier, mais il est surtout fier de voir son ruban arc-en-ciel faire son apparition dans les ligues pee-wee.
« C’est une manière d’afficher son soutien sans avoir à dire un mot, explique M. Wells. C’est affirmer aux autres qu’ils peuvent être eux-mêmes et que l’homophobie ne sera pas tolérée sur la glace ou dans les vestiaires. »
Kris Wells ne croyait pas, il y a un an, que son ruban arc-en-ciel aurait autant de succès. Il a lancé l’initiative par le biais d’une campagne de sociofinancement pour acheter 10 000 rouleaux de ruban. Les dons se sont doucement accumulés, mais c’est le soutien de la famille de l’athlète Brendan Burke qui a fait la différence. Le fils du président des opérations des Flames a révélé en 2009 son homosexualité. Il a été tué dans un accident de voiture quelques mois plus tard et sa famille a pris à coeur de soutenir des initiatives d’appui aux droits des homosexuels.
Les profits engendrés par le ruban arc-en-ciel vont à des programmes d’inclusion LGBTQ dans le sport tels que « You can play ». Kristopher Wells espère pouvoir développer ce symbole pour d’autres sports en 2017.

Chant homophobe avant PSG-Nice: « tout le monde s’en fout, c’est l’impunité la plus totale »

Dimanche soir, le compte Twitter du PSG a relayé un chant homophobe parti des tribunes du Parc des Princes quelques minutes avant le match contre Nice- (2-2). Si le club a effacé le tweet, la séquence a scandalisé Julien Pontes, ancien président du Paris Foot Gay. L’association s’est d’ailleurs dissoute face au silence sur le sujet de la lutte contre l’homophobie dans le foot.
« Cet épisode m’inspire un profond dégoût, mais je ne suis pas particulièrement surpris qu’on retrouve encore des chants homophobes dans les stades. Normalement, il y a une commission d’observation des stades, chargée de relever tout ce qui concerne les discriminations, qu’elles soient à caractère raciste ou homophobe. Ce tweet et cette vidéo mettent en évidence qu’au sein du Parc, il y a des chants homophobes: c’est un délit. Donc on attend une réaction du PSG, mais aussi de la LFP.

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