USA : la WWE s’engagent contre l’homophobie

LA WWE par l’intermédiaire d’une de ses stars les plus populaires, Finn Balor , le célèbre catcheur irlandais, s’engage pour la cause LGBTQ.
Dans le cadre d’une action menée avec l’association américaine GLAAD qui milite pour le droit homosexuel et son acceptation, la WWE a sorti un t-shirt aux couleurs du drapeau multicolore, avec un message puissant : « Balor Club « For Everyone » – Balor Club « Pour Tous » – .
Ce t-shirt vendu sur le WWEShop.com, verra 20% du prix de son achat reversé à l’association.
L’acceptation et la visibilité de la cause homosexuelle dans la principale compagnie de catch dans le monde sont souvent critiqués pour une trop peu et juste représentation de la communauté.
Il y a quelques jours, le lutteur Kenny Omega se plaignait des messages à caractère homophobe « généralement des fans de la WWE ».
Il semble important de noter que l’homosexualité dans le catch est un sujet extrêmement tabou. Il est donc important de saluer les hommes et les femmes qui se sont ouvertement affichés pour faire avancer les moeurs dans notre société.

Mathieu Bastareaud cité pour des propos homophobes

Mathieu Bastareaud a été épinglé sur Twitter pour avoir tenu des propos injurieux envers un joueur de Trévise, dimanche, lors d’un match de Coupe d’Europe.
« Bastareaud est soupçonné d’avoir insulté un joueur de Benetton Rugby à la 80e minute du match », a annoncé l’European Professional Rugby Club dans un communiqué diffusé dimanche dans la soirée.
Le Rugby Club Toulonnais s’est facilement face à Trévise (36-0) en Coupe d’Europe, en empochant le bonus offensif avec ses cinq essais. Mathieu Bastareaud a inscrit l’un d’eux, le troisième, mais l’international français s’est surtout signalé par un dérapage homophobe.
Après une altercation avec Sebastian Negri, Bastareaud a ainsi traité l’international italien né au Zimbabwe de « Fucking Faggot »(Putain de tapette). Un écart de conduite qui a échappé à la vigilance du corps arbitral, mais pas aux caméras. Au début de la séquence, certains internautes entendent Negri traiter Bastareaud de « Fucking gay », mais ses paroles sont moins audibles.
L’EPCR a rapidement indiqué qu’une enquête allait être ouverte et que le Commissaire à la Citation allait rendre ses conclusions après revisionnage de la rencontre. Selon le Guardian, pour ce type d’insultes discriminatoires, Bastareaud risque entre 6 et 12 matches de suspension. Il pourrait ainsi manquer le Tournoi des VI Nations avec les Bleus.
Dans la soirée, Bastareaud a présenté ses excuses via Twitter. « Bonsoir tout le monde. Je tiens à m’excuser de ma réaction aux insultes du joueur italien. J’ai mal réagi en répondant à sa provocation, j’en suis sincèrement navré pour les personnes que j’ai pu blesser », a déclaré l’international français.

Brésil: un championnat de foot pour les joueurs LGBT

Au Brésil, pays le plus de titré de la Coupe du monde, le foot est roi. Ce sport est traditionnellement associé à la virilité: un jeu pour les hommes hétéros ou les insultes homophobes sont courantes.
Il est mal vu pour les femmes  de jouer et elles sont souvent ridiculisées quand elles le font.
Pour les personnes LGBT, le football c’est encore plus simple, ce sport n’est pas pour eux.
Pourtant, u nouveau championnat de football est né il y a un mois, la Champions LiGay do Brasil. La LiGay est la première ligue brésilienne qui voit s’affronter des équipes de football dont tous les joueurs sont gay ou trans.
L’initiative vient d’une association LGBT fan de foot. Le premier club gay a été créé à Rio, il s’appelle le BeesCats Soccer Boys.
L’équipe a été fondée en mai par André Machado, originaire de Sao Paulo, qui avait joué avec une équipe gay dans sa ville natale et qui se sentait frustré de ne pouvoir jouer quand il a déménagé à Rio.
Le premier jour d’entraînement, quinze spectateurs avait fait le déplacement. Au quatrième jour, ils étaient 150 à assister à l’entraînement.
Six mois, après la naissance de ce premier club, on compte aujourd’hui 16 clubs de foot gay au Brésil, tous composés de joueurs gay ou trans. Mieux encore, les BeesCats de Rio ont rejoint le championnat amateur de Rio. Fait marquant, ils ont été très bien accueillis par les organisateurs.
Sur Facebook en revanche, la nouvelle de leur participation a soulevé quelques commentaires hostiles voire même des menaces de mort. Ce qui n’intimide pas plus que ça les joueurs gays, qui se voient comme les joueuses de foot qui, elles aussi, ont mis du temps à se faire accepter.
Le seul vrai problème de la LiGay, c’est l’absence de ses supporters. Il y a quelques mois, en effet, une banderole arc-en-ciel déployée dans un stade avait suscité des bagarres. Difficile dans ces conditions de venir soutenir une équipe gay sans prendre le risque de se faire casser la figure. Pour le moment.
https://www.facebook.com/ligaybr/

Grande Bretagne : Le footballeur gay Liam Davis exhorte les autres joueurs homosexuels à faire leur coming out

Le footballeur ouvertement gay Liam Davis a exhorté les stars du sport à ne pas craindre de révéler leur sexualité.
Le milieu de terrain de Cleethorpes a admis avoir été maltraité par ses adversaires, mais il a insisté sur le fait que les attitudes du football à l’égard de l’homosexualité sont de plus en plus progressives.
Le joueur de 27 ans a encouragé les footballeurs homosexuels à ne pas s’inquiéter pour faire leur coming out, partageant ses propres expériences dans le cadre de la campagne Equal Game de l’UEFA, afin de promouvoir une plus grande inclusion et diversité dans le sport.
« Mon conseil à un jeune footballeur gay à n’importe quel niveau ou n’importe quelle norme est juste d’être lui-même », a déclaré Davis.
« Ne pas trop s’inquiéter et ne pas trop penser. Je ne pense pas que ce soit aussi important que vous le pensez ».
« Je n’ai jamais pensé au foot quand je suis sorti. C’était juste  » qui je suis et je pense que c’est le moment de dire aux gens qui je suis ».
« Mais je ne pourrais jamais, jamais y penser. … C’était hors saison à l’époque. J’ai rejoint une nouvelle équipe, je n’y ai pas pensé et tout s’est déroulé comme d’habitude.  »
Davis admet que ses adversaires ont fait des commentaires désobligeants sur son orientation sexuelle, mais a insisté sur le fait que ses coéquipiers l’ont toujours défendu.
Et il croit toujours que les footballeurs peuvent prospérer en étant ouvertement homosexuels, malgré des cas isolés d’abus.
« Les footballeurs disent des choses pour essayer d’avoir une réaction et c’est peut-être pourquoi j’ai eu quelques commentaires », a déclaré Davis.
« Quand vous jouez, c’est juste un autre jeu. Mon orientation sexuelle n’a jamais dans mes pensées quand je joue au football ».
« Il a toujours été question de football. Ce que nous faisons sur le terrain devrait rester sur le terrain. Ce que tu fais en dehors du terrain, c’est ta vie.  »
Soulignant la position de l’Uefa contre la discrimination, le président Aleksander Ceferin a déclaré: « Nous ne tolérons aucun comportement homophobe, raciste ou sexiste, et nous défendrons toujours des valeurs telles que la diversité, l’égalité des sexes et l’inclusion sociale ».
Piara Powar, directrice exécutive de Football Against Racism in Europe, a salué l’Uefa pour avoir abordé la question de l’homophobie.
« Le film Uefa Equal Game sur Liam est la première fois qu’un organe directeur du football international a abordé un sujet encore tabou dans de nombreuses régions d’Europe », a déclaré M. Powar.
« Le film nous aide tous à comprendre que dans le football, il y a une place pour nous tous, quelle que soit notre origine, et que l’homophobie et l’exclusion ne peuvent pas être tolérées. »

Grande Bretagne : Pour Craig Bellamy, « le foot anglais est prêt à accepter l’homosexualité »

Craig Bellamy, l’ancien joueur de Premier League était l’invité d’une émission sur Sky Sports et s’est exprimé sur le sujet de l’homosexualité dans le foot, en pleine campagne Stonewall’s Rainbow Laces qui a lieu du 24 novembre au 3 décembre, .
L’ancien attaquant de Liverpool estime qu’il est temps pour le foot anglais de tendre la main aux joueurs gays. « Je pense que les joueurs sont prêts à l’accepter. Étant coach dorénavant, cela ne me poserait aucun problème de savoir qu’un de mes joueurs a fait son coming-out. »
«Mon frère est gay. Il a deux ans de plus que moi et je ne pourrais pas être plus fier de lui. Si un jeune joueur essayait de faire son coming-out, je comprendrais d’autant plus» , a ajouté le joueur.
«Beaucoup de footballeurs ont des frères ou sœurs qui vivent la même situation, ce n’est pas rare.»
Interrogé par l’animateur Geoff Shreeves, Bellamy a déclaré: «Peut-être que c’est ce qui met certains joueurs hors jeu. Ce que je ne voudrais pas, c’est un joueur qui le cache et qui ne pourrait pas être lui-même.»

Grande Bretagne : le foot s’engage contre l’homophobie

Le football anglais s’est déjà engagé pour la cause LGBT
Cette fois ci, il va plus loin à travers une nouvelle action dans le cadre de la campagne Rainbow Laces, du nom des fameux lacets arc-en-ciel qu’ont arboré les joueurs de Premier League ces dernières années.
La ligue anglaise de football (EFL) a en effet annoncé que les poteaux de corner des matchs de la deuxième à la quatrième division nationale seraient équipés de drapeaux de la communauté LGBT du 25 novembre au 3 décembre.
Le patron de l’EFL, Shaun Harbey, s’en est réjoui.
« Nous sommes fiers de soutenir à nouveau la campagne Rainbow Laces de Stonewall pour cette saison. Assurer un environnement accueillant et sécurisé pour les supporters reste notre priorité, mais l’EFL veut également fournir une expérience positive à tous en dehors du terrain. »
Même si la Premier League ne se joint pas aux trois échelons inférieurs dans cette démarche, l’élite du foot anglais a signé un partenariat de trois ans avec Stonewall et déjà opté pour les brassards de capitaine et aux filets couleur arc-en-ciel.

Grande Bretagne : un ancien directeur de club affirme qu’au moins vingt joueurs sont gays

L’ancien directeur du club Leeds United, ouvertement homosexuel, David Haigh, estime qu’il y a au moins 20 footballeurs gays en Angleterre, mais c’est « probablement une sous-estimation grossière ».
L’ancien chef d’Elland Road, qui a travaillé au club entre 2013 et 2014, a révélé qu’il a eu plusieurs joueurs homosexuels qui lui ont parlé de leur sexualité – mais qui avaient peur de faire leur coming out.
Il ajoute que cela ne sert à rien de lancer une chasse aux sorcières qui n’aidera personne. Il les invite néanmoins à faire leur coming out « ensemble » car les supporters accepteraient cette « sortie » collective .
L’ancien directeur pense même qu’il pourrait y avoir un avantage commercial pour les joueurs qui sortent même si actuellement les jeunes stars «font des publicités avec des sponsors et être gay est encore un handicap» .
«Le football a besoin qu’ils s’ouvrent publiquement. Ceux qui le feraient seraient courageux, mais ils auraient beaucoup de soutiens» soutient il .

Extrait du documentaire « Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre »

« Footballeur et homo, l’un n’empêche pas l’autre », est le titre que Yoann Lemaire a choisi pour son documentaire, encore en tournage et réalisé par Michel Royer, qui a reçu un César en 2007 pour le film Dans la Peau de Jacques Chirac.
L’objectif est de le sortir d’ici juin 2018 pour la coupe du monde en Russie et pour le financer, une cagnotte a été lancée sur internet, via le site de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank.

Royaume Uni : Le Charlton Athletic montre la voie en devenant le premier club à partager son nom avec une équipe LGBT

En août, Charlton Athletic a annoncé qu’ils seraient le premier club de football professionnel du pays à prêter son nom à une équipe de foot LGBT.
Bexley Invicta a été créé en 2011 et joue dans la London Unity League (troisième division anglaise) mais à partir de cette saison, ils seront connus sous le nom de Charlton Invicta, officiellement affilié au club, prenant le nom de Charlton et jouant à domicile sur leur terrain d’entraînement.
Le clib pro est devenu le premier à partager son nom avec une équipe de foot LGBT: d’autres clubs ne sont pas allé aussi loin  (les Queens Park Rangers ont un partenariat avec les Titans de Londres, par exemple), mais aucun autre n’a prêté son nom.
Une véritable avancée pour le football selon Gary Ginnaw, joueur et entraîneur de l’équipe, interrogé par le Guardian :
« J’ai 34 ans, et je n’ai pas joué au football depuis mes 18  jusqu’à mes 31 ans. Je ne me sentais pas moi même. Je n’ai jamais senti que je pouvais être moi-même et jouer au football. Je sais à quoi ressemblent les équipes de la ligue du dimanche: vous allez au pub, les gens vous demandent si vous avez une petite amie, ou dises: «Regardez-la, elle est en forme. Vous vous sentirez mal à l’aise d’être vous-même. Je ne voulais pas vivre dans le mensonge avec mes coéquipiers, donc j’ai tout simplement évité ce milieu. J’aurais aimé connaître des clubs ouvert à tous le monde il y a 10 ans, parce que j’aurais sauté sur l’occasion. »
Ce mois-ci, ils ont joué leur premier match à domicile, sous les couleurs de Charlton, ils ont battu les Titans de Londres 4-0.
Invicta n’est pas une équipe exclusivement gay: en fait, seulement un tiers de ses joueurs sont homosexuels. Le but est de fournir une équipe où les personnes LGBT se sentent les bienvenues là où elles ne pourraient pas le faire ailleurs. « Nous sommes ici pour tout le monde », dit Ginnaw. « Mais une chose que nous devons comprendre, c’est que si vous n’acceptez pas les personnes LGBT, vous ne serez probablement pas en accord avec le club et son éthique et ce que nous essayons d’atteindre. »
Nick Coveney, joueur de l’équipe, raconte dans les colonnes du Guardian l’importance de regrouper tout ce monde dans le même vestiaire, pour arrêté de lier foot et homophobie
« C’est très intéressant d’être en relation avec un gay passionné par le foot. On se rend compte qu’il existe aussi des préjugés de la part de la communauté gay sur ce monde du ballon rond. La plupart crachent sur le football, parce qu’ils savent que l’homophobie y est importante, et que certains ont vécu une très mauvaise expérience. »
Mais, après avoir vu une publicité pour Invicta dans un supermarché, il a rejoint le club cet été. Peu importe qu’il ait peu d’expérience de jeu ou qu’il ait un peu de travail à faire avant d’entrer dans l’équipe: ce qui importe, c’est qu’il a été accueilli dans un sport qu’il considérait auparavant comme hostile à son identité .
« L’une des choses que j’ai trouvé très intéressant c’est d’être en relation avec un gars qui est vraiment passionné par le football parce que le genre de préjugés sur le football existe également dans la communauté gay. Il y a presque une aversion pour le football, parce que l’homophobie a été une partie problématique de l’expérience des gens. « Des clubs comme Invicta peuvent changer les attitudes des deux côtés.
« L’homophobie est un gros problème » explique Michael Seeraj, responsable de l’égalité et de la diversité du quartier de Charlton, qui s’est lui aussi confié au Guardian Nous voulions fournir une structure professionnelle et des possibilités pour les joueurs LGBT, mais aussi regarder ce que nous pouvions faire dans un cadre plus large pour la lutte contre l’homophobie. »