ARTE : fiertés, la mini-série sur 30 ans de luttes LGBTI

Arte diffuse le 3 mai une série exceptionnelle signée Philippe Faucon : « Fiertés », sur le destin d’un personnage homosexuel de 1981 à nos jours.
« Fiertés »est une série de trois téléfilms de 52 minutes qui sera diffusée jeudi 3 mai sur Arte et qui retrace avec sensibilité et pudeur le destin d’un personnage gay lors des quatre dernières décennies : de la dépénalisation de l’homosexualité consécutive à l’élection de Mitterrand en 1981 jusqu’à l’adoption, en 2013, de la loi Taubira consacrant le mariage pour tous.
Ce personnage, c’est Victor, enfant d’une famille des milieux populaires, politiquement progressiste, mais inconsciemment marquée au fer rouge par les « préventions » envers l’homosexualité, considérée au mieux comme une honte et au pis comme une maladie. En trois époques – 1981, 1999, 2013 -, Philippe Faucon met en scène Victor dans l’affirmation de son identité, dans ses amours et dans ses rapports sociaux complexes, lui, qui, progressivement, s’affranchit de ses origines modestes pour devenir un bobo des quartiers branchés de la capitale… C’est l’occasion pour le cinéaste d’évoquer sans didactisme les événements et les métamorphoses d’une époque : les archaïsmes du début des années 1980 et leur persistance, la violence de la maladie avec l’apparition du sida, le combat des minorités sexuelles pour la reconnaissance de leurs droits.
Remarquablement mis en scène et interprété – entre autres acteurs par Samuel Theis, Frédéric Pierrot et Stanislas Nordey -, « Fiertés » radiographie avec délicatesse l’histoire singulière d’un personnage qui s’inscrit dans les tumultes de son temps. Et confirme la place éminente de Philippe Faucon dans le paysage du cinéma français.
FIERTÉS
De Philippe Faucon
Avec Samuel Theis, Stanislas Nordey, Frédéric Pierrot… 3 × 52 min. Diffusion des trois épisodes sur Arte le 3 mai à 20 h 55.

« Fiertés » : une fresque familiale sur l’homosexualité

Arte présentera, le jeudi 3 mai prochain dès 20h55, sa nouvelle fiction en 3 x 52 minutes, Fiertés.
Née de la collaboration de José Caltagirone et Niels Rahou avec Philippe Faucon, la mini-série dresse le portrait de trois destins sur plusieurs décennies. De la dépénalisation tardive de l’homosexualité au début des années 80, dans la foulée de l’élection de François Mitterrand, à l’adoption de la loi Taubira – sur le mariage pour tous – en 2013, le cinéaste aborde une fois encore des thématiques qui lui sont chères, comme le combat pour les droits des minorités sexuelles. Au premier plan de ce récit émouvant et plein de finesse, Samuel Theis (Un village français), Stanislas Nordey (directeur du Théâtre National de Strasbourg) et Frédéric Pierrot (Les Revenants) constituent le trio de tête d’un casting de choix auréolé par les participations de Chiara Mastroianni, Jérémie Elkaïm et Emmanuelle Bercot.
L’intrigue démarre au printemps 1981. Victor (Benjamin Voisin), 17 ans, prépare son bac entre sa petite amie et le chantier sur lequel il travaille les week-ends. Un jour, il noue une relation amoureuse secrète avec Selim (Sami Outalbali), le fils du contremaître. Après les avoir pris sur le fait, Charles (Frédéric Pierrot), le père, rejette aussitôt la responsabilité sur Selim qu’il licencie. Au lycée, la rumeur et les sarcasmes se répandent à l’encontre de Victor. Perdu et blessé, le jeune homme s’efforce de refouler ses désirs et finit par s’aventurer un soir vers un lieu de rencontres entre hommes. Il y rencontre Serge (Stanislas Nordey), un militant de la cause gay de vingt ans son aîné. Leur relation va peu à peu obliger Victor à assumer son homosexualité. Charles, contrairement à sa femme, exige que son fils choisisse entre eux et Serge…
Scarlett Production / 13 Productions Victor (Benjamin Voisin) confronté à l’incompréhension de son père (Frédéric Pierrot) et au silence de sa mère (Emmanuelle Bercot).
La mini-série de Scarlett Production et 13 Productions entend rendre hommage à toutes les personnes qui se sont battues, au fil des décennies, pour pouvoir aimer qui elles voulaient. Sans honte. Pour être acceptées dans un premier temps, puis traitées à égalité. Honorée du Prix de la meilleure série au dernier festival des créations télévisuelles de Luchon, Fiertés sera accessible sur la plateforme arte.tv du 26 avril au 17 mai, et disponible en DVD/VOD à compter du 25 avril.

ARTE : « j’ai deux amours »

En couple avec Jérémie, avec qui il envisage de fonder une famille, Hector recroise par hasard Louise, son amour de jeunesse… Avec François Vincentelli et Camille Chamoux, une comédie de mœurs contemporaine coécrite par Olivier Joyard, qui explore avec finesse les aléas du désir.
Médecin urgentiste à Strasbourg, Hector, 40 ans, est amoureux de Jérémie depuis cinq ans. Résolus à fonder une famille, les deux hommes projettent d’avoir un bébé avec leur amie Anna, homosexuelle en proie à un pressant désir d’enfant, qui s’est installée chez eux après une rupture douloureuse. Mais alors qu’ils viennent d’entamer un protocole d’insémination artificielle en Belgique, Hector recroise à l’hôpital son premier amour, Louise, qui s’est entaillé la cuisse. Vingt ans après leur séparation, ils retombent dans les bras l’un de l’autre. Aussi épris de la jeune femme que de son compagnon, Hector est incapable de faire un choix et s’engage dans une double relation à haut risque…
Deux hommes, trois femmes et deux bébés
« Les étiquettes, ça fait XXe siècle, ça stresse tout le monde ! », lance l’exubérante Françoise, collègue cougar et compatissante du héros déchiré entre un homme et une femme. Homosexualité, bisexualité, multiparentalité… : rythmée par les tubes de Yelle (qui joue Marie) et le flux des sms échangés par les personnages, cette comédie aux accents pop s’empare de l’éventail des schémas de l’amour et de la famille avec une rafraîchissante décontraction. Mais si les mensonges dans lesquels s’empêtre Hector donnent lieu à un réjouissant marivaudage, la série, coécrite par le scénariste Olivier Joyard, ne verse jamais dans la caricature grâce, notamment, à la justesse de l’interprétation : François Vincentelli, Julia Faure et Olivier Barthélémy forment un attachant triangle amoureux, au sein duquel la sincérité l’emporte sur la trahison, tandis que la pétillante Camille Chamoux met tout son talent comique et sa sensibilité au service de son personnage de quadra en mal d’enfant.
Jeudi 22 mars à 20h55. En ligne du 15.03 au 20.04 et en VOD / DVD.

Japon : Adaptation d’un manga gay « le mari de mon frère » en série TV

La première image promotionnelle de l’adaptation télévisuelle du manga « My Brother’s Husband  » vient d’être dévoilée
Le Mari de mon frère  est une série de manga seinen créée par l’auteur Gengoroh Tagame, publiée depuis le 25 septembre 2014 dans Monthly Action et éditée depuis le 25 mai 2015 par Futabasha
Le manga sur le thème des homosexuels , écrit par Gengoroh Tagame, traite de la vie d’un père japonais célibataire, appelé Yaichi, et de sa fille Kana. Ils reçoivent la visite d’un Canadien du nom de Mike Flanagan, qui est le mari du frère récemment décédé de Yaichi.
La série suit les attitudes changeantes de Yaichi sur le fait d’être gay et sur l’homophobie dont les personnes gays sont victimes dans la culture japonaise.
Selon Otaku USA , le cliché promotionnel « montre les acteurs Baruto Kaito, Maharu Nemoto et Ryuta Sato créant une réplique parfaite de la couverture du premier volume du manga. »
My Brother’s Husband commencera à être diffusé le 4 mars 2018 sur BS Premium à 22h00.

Alan Cumming au casting de « Instinct », la première série de CBS avec un personnage gay

« Instinct »est une nouvelle série qui sera lancée le 11 mars sur CBS et qui est basé sur le livre « Murder Games » de James Patterson.
L’intrigue raconte l’histoire d’un ancien agent de la CIA, campé par Alan Cumming, qui s’est construit une vie « normale » en tant que professeur et écrivain. Mais la police de New York le ramène dans son ancienne existence, car elle a besoin de lui pour arrêter un tueur en série.
Ce qui fait la force de cette série, c’est que son personnage central ,Reinhart, est gay et c’est une première sur les chaînes généralistes américaines
lan Cumming, ouvertement bisexuel et qui vit à New York avec son époux, l’artiste graphiste Grant Shaffer, a expliqué que l’homosexualité de son personnage est la raison pour laquelle il avait dit « oui » à « Instinct ». « En même temps », a-t-il dit, « cette différence n’est pas ce qui ‘prime’ dans l’histoire, et n’a aucun côté dramatique, comme c’est souvent le cas dans les fictions. Reinhart est marié et heureux. »

L’Exorciste : le showrunner répond aux critiques homophobes

La série américaine « l’exorciste’, adaptée du film culte, a mis en scène un baiser entre le personnage principal de Marcus Keane (Ben Daniels) et un personnage secondaire, celui de Peter Morrow, dans un épisode de la saison 2.
Le showrunner de la série l’exorcist Jeremy Slater a des mots forts pour les téléspectateurs qui ont été bouleversés par un baiser échangé entre les deux personnages masculins, l’ancien prêtre excommunié Marcus Keane (Ben Daniels) et Peter Morrow (Christopher Cousins).
Keane et le père Tomas ( Alfonso Herrera de Sense8 ) s’étaient rendus dans une île éloignée pour enquêter sur des activités paranormales et exorciser un démon. C’est là que Keane a échangé un baiser avec Peter.
La série d’horreur de la Fox, qui est une suite du film de 1973 basé sur le roman du même nom, avait fortement fait allusion à la sexualité de Keane dans la première saison.
« Je ne pense pas qu’il y ait eu beaucoup de réactions violentes, a-t-il noté dans une interview au site Sci-Fi Bulletin. J’ai vu un ou deux commentaires homophobes sur Twitter et ma réponse est la suivante : ‘Bien, allez vous faire voir. Je suis content que vous n’ayez pas aimé, je suis content que cela ait gâché la série pour vous. Vous ne devriez pas avoir de belles choses dans votre vie.’ Si une personne homophobe ne peut plus regarder une série parce que l’un des personnages est gay, alors je suis content que quelque chose de bon en ressorte. »
Le message du showrunner de L’Exorciste est donc clair : il ne veut pas de téléspectateurs homophobes pour sa série. Et il le fait savoir. « On est en 2017 et il y a encore des gens qui font tout un cirque parce qu’ils ne veulent pas voir de personnages gays. Je pense que c’est le dernier souffle d’une certaine espèce de dinosaures qui est en voie d’extinction, alors laissons-les se débattre et crier en partant. »
Selon Jeremy Slater, la réponse générale à ce baiser a été « à 99 % positive. » Et d’ajouter : « Je pense que ce moment a beaucoup compté pour la plupart des téléspectateurs, en particulier des téléspectateurs qui n’ont pas l’habitude de voir des personnages gays à la télévision parmi des personnages plus vieux. » Depuis le début de la série L’Exorciste, le personnage de Marcus a été décrit comme bisexuel, « ce qui est très rare à la télévision en général, d’autant plus sur une grande chaîne, où tout le monde doit répondre à des définitions binaires, gay ou hétéro. Explorer toutes les facettes de sa sexualité et de son personnage est quelque chose que nous n’avions pas pu faire dans la saison 1, non pas parce que nous ne le voulions pas, mais parce que nous n’avions pas eu le temps. »

USA : Disney Channel met en scène un adolescent qui découvre son homosexualité

La saison 2 de la série « Andi Mack », la plus regardée par les enfants de 6 à 14 ans aux États-Unis, démarre le vendredi 27 octobre sur Disney Channel,
Pour la première fois la chaîne du groupe Walt Disney mettra en scène un adolescent qui découvre son homosexualité.
Le personnage de Cyrus, incarné par le jeune Joshua Rush s’est aperçu, à la fin de de la première saison qu’il avait des sentiments pour le petit copain de sa meilleure amie.
La saison 2 sera donc consacrée à son parcours vers la découverte de soi et finalement l’acceptation de soi en tant qu’homosexuel, révèle le Hollywood Reporter.
Disney Channel avait déjà fait intervenir des personnes gays dans certains épisodes de « Good Luck Charlie » ou « Duc McStuffins », mais jamais sur la longueur. Alors que « l’acceptation, la tolérance et la célébration des différences » sont au cœur des valeurs prônées par la Walt Disney Company, la chaîne propose enfin des rôles modèles positifs aux plus jeunes.
Disney Channel a travaillé avec des experts du développement de l’enfant.
« ‘Andi Mack’ est l’histoire d’adolescents qui tentent de comprendre qui ils sont. Terri Minsky, le casting et tous ceux qui sont impliqués dans la série ont à cœur de s’assurer qu’elle est approprié pour tous les publics et qu’elle envoie un message fort sur l’inclusion et le respect de l’humanité », a expliqué un porte-parole de Disney Channel dans un communiqué.

Girls like magic

La série  Girls Like Magic de Julia Eringer , suit le personnage de Maggie (surnommé Magic) d’Eringer alors qu’elle emménage à Los Angeles pour vivre avec son petit ami. Après avoir rencontré son voisin Jamie (qui vient de rompt avec sa petite amie), Magic suit son nouvel ami dans le pays merveilleux des personnes queer.

« Bien que Girls Like Magic  soit une comédie, je voulais aborder toutes les difficultés réelles d’être soi-même, face aux préjugés », a déclaré Eringer. « Je voulais également explorer les lignes floues de la sexualité. Ce n’est pas tout noir et blanc, gay ou hétéro. L’amour et l’attraction ne sont pas faciles à définir. À la fin de la journée, peut-êtreque la seule définition dont nous avons besoin est l’amour ».

Girls Like Magic  est disponible sur iTunes, Fandango Now, Vudu et  Amazon . Pour plus d’informations, visitez le site officiel,  GirlsLikeMagic.com 

« Les Engagés », websérie militante LGBT, récompensée à La Rochelle

La websérie de France Télévisions repart avec le prix de la meilleure websérie du Festival de la Fiction TV de La Rochelle.
Cette compétition, réservée aux webséries françaises, comptait 4 candidats à la victoire. Étaient nommées, outre « Les Engagés » : la websérie de Arte « Loulou » , « Yes I Do » (Studio+), et « Jezabel » , une co-production entre la RTBF, France Télévisions et la société de production Bridges.
« Les Engagés »  suit Thibaut, un des militants les plus actifs du Point G, un centre LGBT de Lyon, très engagé dans la lutte pour les droits des homosexuels. Son quotidien est soudain bouleversé par le retour dans sa vie d’Hicham, une connaissance qu’il n’avait pas revu depuis des années et qui vient chercher auprès de lui la force de faire son coming-out et de trouver sa véritable identité.
A la base, cette websérie était un projet de série au format 30 minutes pour la TV. Mais devant la frilosité des diffuseurs d’aborder ce sujet, son auteur Sullivan Le Postec l’a retravaillé au format websérie. C’est finalement Studio 4, département web de France Télévisions, qui a décidé de la financer et de la diffuser.
Suite à cette récompense, Sullivan Le Postec a déclaré : « Je suis particulièrement fier que Les Engagés fasse partie du panel choisi par ce jury de La Rochelle. Le jury présidé par Sylvie Testud a donné à voir des fictions riches de toutes les diversités de la France, mais aussi de vraies fiction. » Il ajoute : « Les catégories web et des 26′, où se trouvent les projets des « petites » chaînes et des plateformes web, riches de multiples pépites ont montré de manière éclatante où se trouve la vivacité, la dynamique et, tout simplement, l’avenir des séries françaises. »

Lena Waithe : première femme noire à gagner un Emmy pour le meilleur scénario

Aziz Ansari and Lena Waithe (Photo by Alberto E. Rodriguez/Getty Images)

Lauréate d’un Emmy pour le meilleur scénario de la série comique Netflix « Master of None », Lena Waithe est la première femme noire à être nommée et à remporter un prix dans cette catégorie. Elle est aussi la première actrice lesbienne à être récompensée.
Son discours est l’un des plus marquants de la 69e cérémonie des Emmy Awards qui s’est tenue ce dimanche 17 septembre, à Los Angeles.
Devant un public debout pour l’applaudir, elle a rendu hommage dans son discours à « sa famille LGBTQIA ». « Je vous vois tous, chacun de vous. C’est ce qui nous rend différents, ce sont nos supers-pouvoirs. Tous les jours, lorsque vous partez de chez vous, mettez votre cape imaginaire et partez conquérir le monde…. parce que le monde ne serait pas aussi beau si nous n’étions pas dedans. »
L’actrice, productrice et scénariste américaine qui incarne aussi Denise dans « Master of None » a été récompensée pour avoir co-écrit, avec Aziz Ansari, l’épisode « Thanksgiving » de la saison 2.
« Merci de récompenser un petit Indien de la Caroline du Sud et une fille noire et gay du cœur de Chicago », a ajouté Lena Waithe à la fin de son discours, provoquant les rires de l’assemblée.