Archives de Catégorie: Sante

Websérie VIH/SIDA – L’histoire de Ben & Lucas

le don de moelle osseuse d’un homme gay refusé à cause de son orientation sexuelle

Vingt ans après s’être inscrit au registre national pour le don de moelle osseuse, un homme a été surpris d’apprendre que son don serait finalement refusé à cause de son orientation sexuelle. Cette histoire a eu beaucoup de retentissement sur les réseaux sociaux.
LeFigaro a voulu savoir ce qu’il en était vraiment.
À l’origine, tout part d’un tweet. L’histoire a d’abord été relayée par une jeune fille puis très vite par plus de 13.000 internautes. Dans ce message, il est écrit qu’un homme inscrit au registre des dons de moelle osseuse a été contacté d’urgence parce qu’il était identifié comme compatible avec un patient «au bord de la mort». Or ce donneur est homosexuel, ce qui annule immédiatement le processus. Le volontaire en question s’empresse de publier une tribune et de nombreux internautes crient à l’injustice, persuadés que la vie de ce malade dépendait de ce seul don. Cette histoire a été relayée tant de fois qu’il semblait nécessaire de rétablir la vérité.
Dans les faits, Thomas, le donneur, a bien été contacté par l’EFS (Etablissement français du sang). L’homme de 41 ans, très engagé depuis le décès de sa mère et d’une amie, est inscrit sur le registre des donneurs de moelle osseuse depuis environ vingt ans. «On a mis du temps à retrouver ma trace parce qu’entre temps j’ai déménagé» explique-t-il. Heureux de «pouvoir enfin aider une personne dans le besoin», l’enthousiasme n’aura pourtant été que de courte durée. La coordinatrice au bout du fil lui aurait en effet indiqué que son don ne pouvait être accepté car la loi française ne laisse aucune possibilité aux personnes homosexuelles d’entrer dans le processus. «J’étais chamboulé. Je trouve ça terrible. Je pense à tous ces dons gâchés qui auraient pu sauver des vies sans ces lois à la c… En plus, pour mon cas, je suis en couple depuis quinze ans avec le même homme et je sais que mes analyses sont bonnes.»
 à lire sur lefigaro.fr

Sida : les étudiants négligent le préservatif et le dépistage

Malgré les campagnes de prévention et d’information, les jeunes Français adoptent encore des comportements à risque face à au sida.
Selon une étude menée par la mutuelle étudiante Smerep à l’occasion du Sidaction (24,25 et 26 mars), pas moins de 57% des étudiants et 42% des lycéens affirment ne pas utiliser pas systématiquement le préservatif.
– 76% des étudiants n’utilisent pas systématiquement ce moyen de protection car ils estiment être dans une relation « stable » avec leur partenaire. Mais 10% expliquent aussi qu’ils se passent volontiers de la capote car elle les gêne et 16% car elle baisse le niveau de sensations ressenties lors de l’acte sexuel.
– 56% des lycéens et 43% des étudiants ne se soumettent jamais au dépistage quand ils changent de partenaire. Ils estiment notamment, pour 70% d’entre eux, « ne pas avoir besoin » d’en faire.
Une situation qui soulève bon nombre de questions puisque l’étude précise que 14% des lycéens croient que l’on guérit facilement du sida.
Ils connaissent également mal les modes de transmission de cette maladie : 15 % pensent que l’on peut être contaminé par le virus par la piqûre d’un moustique et 7 % en embrassant une personne séropositive.
Il est donc important de rappeler qu’il n’existe que 3 voies de transmission : lors de rapports (vaginaux, buccaux ou anaux) non protégés, par échange de sang lors de transfusion sanguine ou par le partage de seringue ou lors de l’accouchement de la mère à l’enfant.
Inutile de rappeler que même si les traitements permettent de réduire la charge virale à un niveau faible, et de bloquer son évolution, il n’existe aucun traitement qui permet de se débarrasser définitivement du virus, et encore moins de vaccin.
26% des étudiants, population pourtant très ciblée, affirme n’avoir aucune idée du lieu où ils pourraient faire un dépistage.
Etude OpinionWay pour la Smerep a été réalisée du 29 avril au 25 mai 2016 auprès d’un échantillon de 507 étudiants représentatif des étudiants français et d’un échantillon représentatif de 707 adhérents Smerep.

Sida : des recherches sur un vaccin suspendues par le CNRS

sidaUn protocole mené depuis 2013 auprès de 48 patients a livré des résultats encourageants. Ce vaccin a permis de faire disparaître les cellules infectées du corps d’une dizaine de volontaires qui étaient porteurs du virus. Une avancée qui permet au quotidien de titrer en une « Un espoir fou ».
Rétroconversion
Sous la conduite du docteur Isabelle Ravaux à l’hôpital de la Conception de Marseille et d’Erwann Loret, biologiste au CNRS, trois doses ont été injectées sur des patients volontaires. Ces 48 personnes ont donc arrêté leur trithérapie. « Le résultat le plus remarquable est que les cellules infectées par le VIH ne sont plus détectables chez une dizaine de patients.  Si des épisodes de ce type sont observés parfois chez des patients, cela ne s’était encore jamais produit sur une telle durée. » Le vaccin aurait donc eu un effet et diminué le nombre de cellules infectées par le virus.
Pour autant, il est tout à fait « prématuré de parler de guérison » a-t-il insisté par la suite sur France Info. « Il faut attendre la rétro seroconversion » soit encore « six mois, un an ».
Déjà en mars 2016, à la première publication de l’étude dans la revue Retrovirology, l’annonce avait été critiquée, jugée « sans fondement réel » par l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le Sida). Moins de 10 jours après sa présentation au 15e sommet «Vaccines and Immunizations» de Berlin , c’est le CNRS qui l’a remise en question et qui s’est retiré des recherches. « Le CNRS a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a expliqué au quotidien 20 minutes Corinne Treger, présidente de la start-up Biosantech qui travaille avec le Dr Loret sur le vaccin-candidat.
« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS. Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle. A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies » a t-elle poursuivi.
La présidente de la société pharmaceutique a fait part de sa déception et a écrit une lettre à la ministre des affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine.

 

Espagne : une nouvelle technologie permet de détecter le virus du VIH une semaine après l’infection

sidaLe Conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC) en Espagne a breveté une nouvelle technologie permettant de détecter le virus du VIH «seulement une semaine après l’infection». Actuellement, quand une personne a pris un risque, il faut attendre plusieurs semaines pour que la contamination soit détectable.
«Une équipe du CSIC a développé un biocapteur qui peut détecter le VIH de type 1 pendant la première semaine après l’infection», a annoncé dans un communiqué la plus importante institution publique dédiée à la recherche en Espagne. Les expériences – réalisées avec du sérum humain, le liquide sanguin débarrassé de ses cellules et des protéines de la coagulation – détectent une protéine présente dans le virus de type VIH-1, l’antigène p24, par un dispositif particulier.
«Il permet en quelque sorte de «prendre en sandwich le p24 entre des nanoparticules d’or et des structures micromécaniques de silicium», explique le chercheur Javier Tamayo, 46 ans, de l’Institut de microélectronique de Madrid, selon lequel les signaux mécaniques et optiques qui sont produits permettent de détecter l’antigène. «Cette nouvelle technologie est capable de détecter l’antigène p24 dans des concentrations 100 000 fois inférieures» à celles des systèmes actuels, assure une autre chercheuse du CSIC, Priscila Kosaka, 37 ans, de l’Institut de microélectronique de Madrid, dans le communiqué.
Cela réduit la période de temps où le virus est indétectable, après l’infection à «seulement une semaine», dit-elle. Or, souligne l’institution, la détection précoce est un facteur clef pour améliorer l’efficacité des antirétroviraux et empêcher la propagation de la maladie. Avec les tests actuels de quatrième génération, la détection de l’antigène P24 ne peut se faire que trois ou quatre semaines après l’infection, selon le CSIC.
Le dispositif permettrait par ailleurs d’obtenir des résultats cliniques en moins de cinq heures, soit le jour même du test, vante Javier Tamayo. Il utilise ausi «des structures qui se fabriquent avec des technologies bien établies en microélectronique, ce qui permet sa production à grande échelle et à faible coût», assure-t-il.
Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par VIH, responsable du Syndrome d’immunodéficience acquise (sida). En 2015, 36,7 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus. Plusieurs vaccins prometteurs sont aujourd’hui en phase de test.

La PrEP ne protège pas à 100%, selon l »agence du médicament

truvada_0Alors que le médicament bénéficie depuis l’été dernier d’une autorisation de commercialisation au niveau européen, l’ANSM vient de publier une série de brochures à destination des patients et des médecins dans lesquelles elle rappelle les conditions d’utilisation ainsi que les principaux risques du traitement préventif.
L’ANSM précise que le Truvada « n’est pas efficace à 100% dans la prévention de l’acquisition du VIH » et qu’il doit être utilisé dans le cadre d’une « stratégie de prévention diversifiée du VIH » qui inclut l’utilisation « systématique et correcte de préservatifs », qui permet de prévenir la transmission d’autres infections sexuellement transmissibles.
Le traitement préventif ne peut par ailleurs être utilisé que chez des personnes séronégatives car il existe « un risque de développement d’une résistance au Truvada » chez les personnes ayant reçu ce médicament lors d’une phase d’infection aiguë ou méconnue du virus du sida (VIH). C’est pourquoi des tests réguliers de dépistage du VIH (au moins tous les trois mois) doivent être prescrits pendant toute la durée du traitement préventif pour détecter toute séroconversion ((passage de séronégatif à séropositif) et « adapter au plus vite la prise en charge ».
Les médecins devront pour leur part déclarer aux autorités tout cas de séroconversion survenu chez des patients prenant le traitement préventif. L’ANSM fait par ailleurs état d’un risque de toxicité pour les reins nécessitant d’évaluer la fonction rénale du patient avant et pendant le traitement ainsi que d’effets indésirables « graves » mais « rares » liés à des troubles osseux. Parmi les effets indésirables plus couramment rencontrés, l’ANSM cite des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, vomissements et diarrhées.

Canada : l’ODEFSEY reçoit un avis de conformité pour le traitement de l’infection par le VIH

odefseyGilead Sciences Canada a annoncé cette semaine que Santé Canada a accordé un avis de conformité à son produit ODEFSEY comme schéma complet pour le traitement des adultes atteints de l’infection par le VIH
Odefsey®, est une trithérapie en comprimé unique à base de TAF (emtricitabine, rilpivirine, ténofovir, alafénamide) pour le traitement de l’infection à VIH-1
ODEFSEY est le plus récent produit approuvé parmi l’éventail des schémas à base de ténofovir alafénamide de Gilead Canada qui incluent GENVOYA et DESCOVY.
Odefsey® est indiqué pour le traitement des adultes et des adolescents (âgés de 12 ans et plus, pesant au moins 35 kg) sans mutations de résistance connues à la classe des INNTI (inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse), au ténofovir ou à l’emtricitabine, et avec une charge virale inferieure à 100 000 copies/ml.1
Le TAF est un nouveau promédicament ciblé du ténofovir qui a démontré une efficacité antivirale élevée similaire à VIREAD et à une dose inférieure à un dixième de celle de Viread. Le TAF a également démontré une amélioration au niveau des marqueurs biologiques substitutifs du profil d’innocuité rénale et osseuse comparativement au FTD dans le cadre des essais cliniques en association avec d’autres agents antirétroviraux.
« Les personnes vivant avec le VIH de nos jours sont de plus en plus susceptibles de recevoir un traitement pour d’autres affections, telles que des maladies touchant le cœur, les reins et le foie, car elles vivent plus longtemps qu’auparavant, ce qui les expose pendant des périodes prolongées au virus et aux médicaments utilisés pour le traiter », affirme le Dr Réjean Thomas, président-directeur général et fondateur, Clinique médical L’Actuel, Montréal. « Par conséquent, nous devons trouver de nouveaux traitements qui sont non seulement efficaces, mais également bien tolérés et simples sur le plan de la posologie. »
« Lors des essais cliniques, le TAF a démontré des améliorations sur certains paramètres biologiques osseux et rénaux comparativement au FTD (fumarate de ténofovir disoproxil) », a ajouté Dr Thomas. « ODEFSEY offre une nouvelle option de traitement pour soutenir les patients qui n’ont jamais été traités ou qui pourraient avoir besoin d’une solution de rechange, pour bénéficier d’un schéma antirétroviral stable chez ceux qui présentent une suppression virologique. Aujourd’hui, l’objectif du traitement va au-delà de l’atteinte d’un statut indétectable car nous sommes maintenant en mesure de gérer les effets indésirables à long terme pour aider les patients à améliorer leur qualité de vie. »
« L’approbation d’ODEFSEY souligne l’engagement continu de Gilead envers la recherche et le développement de nouvelles options de traitement pour aider à répondre aux besoins en constante évolution d’une variété de patients porteurs du VIH, qui pour de nombreux patients est devenu désormais une maladie chronique », indique Kennet Brysting, directeur général, Gilead Canada. « C’est pour cette raison que des traitements novateurs simples et tolérés, tels que les schémas à base de TAF, sont en voie de devenir la pierre angulaire de la thérapie anti-VIH. »

La Commission Européenne avait déjà accordé l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) à Odefsey®
Gilead Sciences est une société biopharmaceutique qui découvre, développe et commercialise des traitements innovants pour répondre à des besoins médicaux qui restent encore insatisfaits. La mission de Gilead est de faire progresser la prise en charge des patients souffrant de maladies potentiellement mortelles. Basé à Foster City, en Californie, Gilead est présent dans plus de 30 pays dans le monde.

Une molécule contre le sida découverte à Montpellier

sidaLe laboratoire montpelliérain Abivax a annoncé fonder de grands espoirs sur une molécule qui pourrait révolutionner le traitement contre l’infection au VIH.
Cette société de biotechnologie, qui collabore avec le CNRS et l’université de Montpellier à la recherche de nouveaux traitements effectue des recherches sur ABX464. Cette molécule administrée au patient provoquerait un mécanisme de baisse de la charge virale, ce qui faciliterait la prise en charge du traitement, qui, actuellement avec les trithérapies, reste relativement contraignant.
Une expérience menée sur des souris porteuses du virus auxquelles on a administré la molécule ABX464, le “rebond” du VIH est beaucoup, beaucoup moins important une fois la trithérapie arrêtée. “Cela ne signifie pas que l’on élimine le virus dans l’organisme, mais on arrive à le contrôler”, selon Didier Scherrer
Ce nouveau traitement permettrait de simplifier le quotidien des personnes touchées par le virus du sida : “la fréquence d’administration et la durée du traitement avec cette nouvelle molécule pourraient être bien inférieures à celles des traitements actuels contre le VIH”.
Une étude sur 28 personnes porteuses du VIH, qui respectent leur trithérapie, et qui reçoivent en même temps la molécule ABX464 vient d’être menée et les résultats seront connus à la fin du moins d’avril.
Si les résultats des études s’avèrent concluants, Abivax espère une mise sur le marché d’ici 2020.

Chine : la médecine traditionnelle pour soigner le sida

Youngsters hold a rainbow flag, a symbol for the homosexuals, as they march on the street during their anti-discrimination parade in Changsha, central China's Hunan province on May 17, 2013. About one hundred persons gathered to the anti-discrimination parade on the International Day Against Homophobia, appealing for understanding to homosexuals from the mass people. CHINA OUT AFP PHOTOSTR/AFP/Getty Images

La Chine veut doubler le nombre de malades du sida traités grâce à la médecine traditionnelle. Le gouvernement entend développer le recours à ces pratiques ancestrales peu onéreuses et moins invasives selon lui dans le cadre de son nouveau plan quinquennal anti-sida qui a été dévoilé ce dimanche sur internet.
Ancestrale, moins invasive que la médecine moderne et peu onéreuse. La médecine traditionnelle se fait une place de choix dans le nouveau plan anti-sida dévoilé ce dimanche sur internet par les autorités sanitaires chinoises (lire en encadré).
Médicaments (surtout à base de végétaux), massages, acupuncture ou encore qigong (gymnastique traditionnelle) font cependant partie d’un package de multiples méthodes promues par ce plan quinquennal aux côtés de la médecine moderne.
Le dispositif exhorte ainsi les services de médecine traditionnelle à collaborer avec les organismes officiels de santé « pour trouver un schéma thérapeutique combinant la médecine traditionnelle chinoise et la médecine occidentale ». Objectif : Doubler le nombre de personnes vivant avec le sida et traitées avec la médecine traditionnelle chinoise par rapport à 2015.
Cette promotion de la médecine traditionelle contre le sida est en appel en phase avec la campagne globale du gouvernement visant à développer l’usage de la pratique vieille de plusieurs millénaires.
Fin décembre, la Chine, qui compte environ 450 000 praticiens, a effectivement voté sa première loi sur la médecine traditionnelle : les professionnels du pays peuvent désormais obtenir des licences et ouvrir des cliniques plus facilement.
La Chine comptait fin 2014 un total de 501 000 personnes atteintes du sida ou porteuses du virus du VIH, selon un décompte officiel transmis à l’ONU en 2015. Le nouveau plan anti-sida vise par ailleurs à réduire d’au moins 10% les « comportements sexuels homosexuels liés au sida » et à faire baisser à moins de 4% le taux de transmission de la mère à l’enfant.

Don du sang

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