Archives de Catégorie: Sante

Royaume Uni : baisse massive des infections au VIH à Londres

truvada_0Le VIH recule dans la communauté gay londonienne : moins 40% de nouveaux cas en un an. Une coupe franche attribuée majoritairement aux traitements préventifs à base de Truvada
Comme le rapporte le magazine New Scientist, à Londres, cette chute vertigineuse des contaminations, constatée par quatre clinique de santé sexuelle londonienne, est en partie imputée au marché noir de la PrEP (un cachet à prendre avant un rapport protégé ou non qui protège de toute contamination au VIH) sur internet.
En effet, ce traitement préventif n’a toujours pas été autorisé à la commercialisation par le National Health Service (NHS), malgré les appels des militants de la lutte contre le sida britanniques.
Depuis plusieurs mois des activistes du collectif I Want PrEP Now ont fait venir illégalement des cachets depuis l’Inde et le Swaziland pour fournir les gays londoniens.
Jusqu’à récemment, la plupart des médecins déconseillaient d’acheter des médicaments en ligne, avertissant que cela pourrait être illégal et que les médicaments peuvaient ne pas être sûr .
Mais les attitudes changent. Certains médecins de santé sexuelle aident maintenant des gens qui se fournissent en PrEP sur internet et prescrivent des tests sanguins pour vérifier que les pilules soient de bonne qualité et d’urine pour assurer que les gens qu’ils ne subissent pas des dommages aux reins en effet secondaire. Jusqu’à présent , aucun médicaments n’étaient faux .
L’utilisation de la PrEP a augmenté dans beaucoup de pays, et certaines villes ont également vu des baisses significatives des cas de VIH.
San Francisco a vu une baisse de 17 pour cent des taux d’infection en 2015.

La Fondation Gates investit dans un implant préventif contre le VIH

sidaLa Fondation Bill et Melinda Gates a investi 140 millions de dollars dans un dispositif médical de prévention et de lutte contre le VIH.
Cela fait plusieurs mois que l’entreprise pharmaceutique Intarcia développe un implant à placer sous la peau du patient. Ce dernier, qui devrait arriver sur le marché en 2017, permet de diffuser constamment des médicaments antirétroviraux sur une période d’un an ou de six mois. Mais pour le moment, le coût du système n’a pas encore été évoqué.
« Il y a un besoin urgent d’intervenir contre le Sida, en offrant à ceux qui sont exposés au risque d’intégrer facilement une prévention dans leur vie quotidienne. Nous sommes optimistes sur notre partenariat avec Intarcia et sur la perspective d’un appareil prophylactique implantable qui peut comporter une grande différence pour les personnes qui en ont le plus besoin », a expliqué le président de la Bill et Melinda Gates Foundation, Sue Desmond-Hellman.
Au total, avec plus de 36 millions de morts à ce jour, le VIH continue d’être un problème majeur de santé publique. Selon les chiffres de l’OMS, 1,1 million de personnes sont décédées en 2015 d’une cause liée au VIH dans le monde. En France, 150.000 personnes vivent avec le Sida.

Belgique: Les transsexuels ne sont plus obligés de se faire stériliser pour changer d’identité

transLes conditions médicales obligatoires , comme la stérilisation, pour changer de sexe vont être supprimées.
Il suffira désormais de suivre une procédure administrative longue de trois à six mois, selon un avant-projet de loi porté par le ministre de la Justice Koen Geens et la secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances Elke Sleurs.
Cette procédure administrative commencera par une déclaration devant l’officier de l’état civil. Celui-ci devra remplir plusieurs obligations, dont un devoir d’information de la personne, et la transmission de la déclaration au procureur du Roi. Celui-ci aura trois mois pour rendre un avis.
Après un délai de réflexion de minimum trois mois et de maximum six mois, la personne transgenre devra revenir devant l’officier de l’état civil pour répéter sa déclaration de volonté de changer de sexe et prouver qu’elle a été informée des conséquences de ce changement de sexe par une organisation de transgenres. Si les avis sont favorables et si la procédure a été respectée, l’officier modifiera l’acte de naissance.
L’avant-projet de loi prévoit aussi des mesures pour les mineurs à partir de 12 ans. Il sera possible de demander un changement de prénom, dès l’âge de 12 ans, en accord avec les parents. Dès 16 ans, le mineur transgenre pourra demander un changement de sexe, mais il devra fournir une déclaration d’un pédopsychiatre attestant que la volonté a été exprimée en pleine conscience et sans pression.
La loi relative aux transgenres actuelle, qui date de 2007, a été jugée non-conforme aux droits de l’homme, notamment pour la stérilisation obligatoire.

USA: Charlie Sheen annonce qu’il est guéri

sheen charlieCharlie Sheen a annoncé qu’il n’était plus porteur du VIH. Un mois après avoir annoncé qu’il s’était porté volontaire pour tester un traitement révolutionnaire à propos duquel il était extrêmement optimiste, l’acteur de 51 ans a révélé qu’il était guéri.
C’est au DailyMail qu’il a fait son annonce, partageant une capture d’écran d’un SMS dans lequel son docteur lui annonce que le virus a été « complètement supprimé ».
Pendant huit mois, Charlie Sheen a fait partie du panel de volontaires pour tester le traitement en phase 3 – la dernière avant que le médicament soit commercialisé sur le marché. Le traitement que l’acteur décrit comme miraculeux est un anticorps injecté chaque semaine. Un procédé beaucoup plus léger que le cocktail quotidien de médicaments que les patients séropositifs doivent ingérer et qui comporte, selon l’acteur, l’avantage de ne pas avoir d’effets secondaires.
« Je n’ai rien ressenti. Rien. C’est au-delà de l’incroyable », a insisté l’acteur, qui se sent si bien qu’il est prêt à faire son retour au cinéma.
Charlie Sheen avait choisi de rendre public sa séropositivité en novembre 2015, espérant ainsi contribuer à une prise de conscience sur les moyens de protection et de dépistage du VIH.

Chine : 650,000 personnes atteintes du virus VIH en 2016

sidaSelon un rapport rendu public par le Centre national de la prévention et du contrôle de la maladie, quelques 654,000 chinois ont été diagnostiqués séropositifs et 201,000 sont morts au cours des 3 premiers trimestres de l’année 2016.
Par ailleurs, le mode principal de transmission du virus est la transmission par voie sexuelle. Le nombre de personnes diagnostiquées est en hausse surtout chez les jeunes et les personnes âgées en Chine.
Actuellement, en Chine comme dans les autres pays du monde, la voie sexuelle est devenue le mode de transmission principal du virus VIH, plus important que la transmission par voie sanguine ou que la transmission de la mère à l’enfant.
Pendant les 3 premiers trimestres de cette année, 120 millions de Chinois ont fait le test du Sida, 96,000 nouveaux cas ont été diagnostiqués, parmi lesquels plus de 94% ont été infectés par voie sexuelle.
Selon les statistiques, parmi toutes les personnes diagnostiquées séropositives au cours des 3 premiers trimestres de l’année, 2000 sont des jeunes. L’augmentation du nombre de ces nouveaux malades inquiète la Chine.
80% des séropositifs ont été infectés suite à un rapport homosexuel, parmi lesquels 86% déclarent avoir eu plusieurs partenaires sexuels, tandis que moins de 30% déclarent utiliser des préservatifs.
En dehors des jeunes, cette épidémie se répand également chez les personnes âgées. Selon le rapport officiel, entre janvier et septembre, près de 13,000 nouveaux cas ont été diagnostiqués chez les personnes d’un certain âge, soit beaucoup plus que chez les jeunes chinois.

La campagne de prévention gay de plus en plus attaquée

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Après la plainte de certains habitants de Buc, et après le « taggage » de tous les abribus portant des affiches, le maire a fait retirer cette campagne de sa ville lundi matin.
Bruno Beschizza, maire LR d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, souhaite faire interdire les affiches de la campacgne de prévention publique contre le Sida, destinées aux personnes homosexuelles.Il a décidé de prendre un arrêté municipal contre cet affichage. Pour, d’une part, interdire l’affichage de ces visuels dans sa ville mais en les montrant barrés d’un texte sur fond jaune à travers des affiches critiquées.
Sur ce texte, on peut lire: « Protégeons nos enfants. Affiches interdites sur le territoire de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en vertu de l’arrêté du Maire n°2016-403 pour la protection de l’enfance »
Christophe Béchu, le maire LR d’Angers, a demandé, ce lundi 21 novembre, à la société JCDecaux de retirer des affiches de prévention anti-VIH destinées aux couples homosexuels. Elles ont été enlevées dans la journée.
« On est dans autre chose que dans la prévention, explique-t-il. C’est centré sur un type de sexualité. Une telle campagne dans des magazines pour adultes ne me choquerait pas. Mais sur des panneaux devant des écoles primaires, oui. » (photos tweeter)

République tchèque : des hommes vivant avec le VIH ne seront pas poursuivi par les autorités sanitaires

sida-republique-tchequeLes autorités sanitaires de la capitale tchèque ont pris l’initiative, en janvier dernier, de porter plainte contre 30 hommes séropositifs, accusés d’avoir eu des relations sexuelles non protégées. Bien qu’aucune victime ne se soit manifestée, ces individus risquaient 10 ans de prison pour avoir transmis sciemment une maladie infectieuse, en vertu des articles 152 et 153 du Code pénal.
A l’origine de ces poursuites, le Département de la santé de Prague, qui aurait récolté les noms des 30 individus ayant contracté une autre infection sexuellement transmissible après avoir été testés positifs au VIH. La preuve, selon cet organisme public, que ces hommes ont eu des rapports sexuels non protégés.
Hier, Aktuálně.cz rapportait que trois des hommes ont été inculpés pour la transmission potentielle du VIH. Toutefois, les autorités ont abandonné les charges contre tous les hommes en raison d’un manque de preuves.
Ces dernières, sous traitement, avaient pour la plupart une charge virale indétectable. Ces hommes n’étaient donc pas en mesure de contaminer leur partenaire, en général également séropositif.
Avec 266 nouvelles infections identifiées en 2015, l’épidémie de VIH progresse comme jamais auparavant en République tchèque, un pays qui reste malgré tout faiblement touché comparativement à d’autres. Il n’en reste pas moins que la maladie se développe justement du fait qu’une bonne partie de la population tchèque s’estime, à tort, hors de sa menace.

Les malades étrangers, oubliés du gouvernement

etrangers_malades_1Les décrets d’application de la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers et notamment au droit au séjour pour rasions médicales entérinent le transfert de l’évaluation médicale des demandes de cartes de séjour pour soins des agences régionales de santé à l’Office français de l’immigration et de l’intégration, organisme sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Institutions et associations ont dénoncé ce choix qui confond santé publique et politique migratoire… Rien n’y a fait comme le dénonce l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (1).
En France, les personnes étrangères gravement malades qui ne pourraient pas avoir accès à un traitement et à un suivi dans leur pays d’origine, sont censées être protégées contre toute mesure d’expulsion et avoir droit à un titre de séjour pour rasions médicales. Ce dispositif vise un double objectif : le respect de la santé individuelle et la protection de la santé publique. Ce que les rédacteurs des décrets d’application de la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers semblent avoir oublié. Cette loi prévoit, en effet, le transfert de l’évaluation médicale des demandes de cartes de séjour pour soins, des agences régionales de santé (ARS) à un collège du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), un organisme placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, alors que les ARS étaient sous la tutelle du ministère de la Santé. L’Observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE), ainsi que la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) et le Défenseur des droits avaient déjà fait part, notamment lors des débats parlementaires, de leurs inquiétudes face à une telle mesure qui illustrait une volonté de faire primer les contrôles migratoires sur la santé publique.
Le gouvernement aurait pu tenir compte de ces avertissements en confiant, comme la loi le lui permettait, aux médecins traitants des demandeurs, plus aptes à rendre parfaitement compte de l’état de santé de leurs patients, la rédaction des rapports médicaux destinés à l’examen par le collège des médecins de l’Ofii. Ce n’est pas ce que prévoient les décrets : la décision se prendra en effet au regard d’un rapport médical « établi par un médecin de l’Ofii », sur la base d’un simple « certificat médical » du médecin traitant ou « d’un praticien hospitalier ». Le « tout-Ofii » l’a emporté marquant le dessaisissement du ministère de la Santé et la mainmise du ministère de l’Intérieur sur la procédure. « Seuls les enjeux de contrôle de l’immigration semblent désormais primer au mépris des considérations sanitaires », critique l’ODSE. Pour le collectif, cette « décision gouvernementale est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte où les services du ministère de l’Intérieur continuent d’entraver massivement les avis médicaux des médecins des agences régionales de santé ainsi que les décisions préfectorales,et s’adonnent à de nombreuses violations ou incitations à la violation du secret médical. Plusieurs de ces médecins se sont d’ailleurs plaints de ces pressions préfectorales auprès de leurs conseils de l’ordre.
Afin que les médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration puissent exercer leur mission en adéquation avec les principes déontologiques, et qu’ils ne fassent l’objet d’aucune pression, l’ODSE demande des garanties permettant de maintenir le pilotage de l’évaluation médicale des demandes de cartes de séjour pour soins sous la compétence exclusive du ministère de la Santé.

Suisse : Lancement de la campagne sur la prévention des MST

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L’Office fédéral de la santé publique (OFSP), l’Aide suisse contre le sida (ASS) et SANTÉ SEXUELLE Suisse publient une newsletter VIH & IST, destinée aux personnes œuvrant dans le domaine du VIH et IST ainsi qu’aux autres personnes intéressées.
Elle paraît tous les trois mois et informe sur les actualités, les manifestations et les publications récentes relatives au VIH/sida et IST.
En 2015, le nombre de cas déclarés de VIH, de syphilis, de gonorrhée et de chlamydia surpassait celui de l’année précédente. Cette augmentation se chiffrait, pour la gonorrhée à 1895 cas, soit 23 %, pour la syphilis à 651 cas, soit 7 %, pour la chlamydia à 10 167 cas, soit 5 %, et pour le VIH à 538 cas, soit 4 %.
Ces hausses s’inscrivent dans la continuité des diagnostics de gonorrhée et de chlamydia depuis 2000 et des cas de syphilis depuis 2006, alors que le nombre total des diagnostics de VIH dévie de la ligne de léger recul enregistré ces sept dernières années.

La nouvelle campagne LOVE LIFE insiste une nouvelle fois sur l’importance d’observer les règles du safer sex. Adopter la devise « Le partenaire change. Le safer sex demeure. », c’est en effet se protéger d’une contamination par le VIH, c’est aussi réduire fortement le risque de contracter d’autres infections sexuellement transmissibles.

Royaume Uni : une clef USB pour dépister le VIH

sidaDes chercheurs britanniques de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) ont mis au point une clé USB capable de dépister le VIH (virus de l’immunodéficience humain) en seulement trente minutes. Cette clé, développée en collaboration avec la société spécialisée en biotechnologie DNA Electronics, devrait permettre également aux quelque 36,9 millions porteurs du virus recensés dans le monde (chiffre 2014) de suivre l’évolution de leur maladie, de contrôler leur taux de VIH ou de vérifier l’efficacité de leur traitement.
Dans leur étude publiée dans la rubrique « Scientific Reports » de la revue Nature, nos experts expliquent en effet que cet outil 2.0 est constitué d’une puce capable d’examiner l’acidité d’une goutte de sang. Une fois cette dernière analysée, le résultat, fiable à 95 %, provient aux patients en à peine trente minutes, via un message électronique disponible sur n’importe quel appareil informatique.
Cette clé USB reste toutefois encore en développement même si les chercheurs britanniques fondent de grands espoirs dans ce projet. Et s’il se concrétise, déceler ou « surveiller le virus » serait, selon eux, aussi simple pour les séropositifs que de mesurer sa glycémie pour les diabétiques.