Archives de Catégorie: Sante

Le Conseil économique et social des Nations unies veut une riposte au SIDA

Le Conseil économique et social des Nations Unies (Ecosoc) a adopté, mi juillet, une résolution invitant les Etats membres à accélérer la riposte au sida. Il s’agit d’atteindre les objectifs prévus pour 2020 en tant que condition indispensable pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030 et de mobiliser les ressources financières nécessaires, indique un communiqué.
Les Etats membres ont pris acte (7 juillet) des progrès significatifs et des problèmes majeurs de la riposte au sida et du travail du Programme commun, avant d’adopter la résolution. « Le Programme commun continue de jouer un rôle critique dans la riposte au VIH et s’est adapté à l’évolution de l’épidémie et au contexte international.
Cependant, en ces temps décisifs, nous sommes confrontés à une baisse inquiétante des investissements dans la riposte, notamment des investissements dans le Programme commun.
La résolution reconnaît le rôle unique du Programme commun en tant qu’exemple d’une approche collaborative, multisectorielle et inclusive de la riposte à un problème complexe revêtant de multiples facettes.
Elle souligne également la nécessité pour le Programme commun de continuer d’ouvrir la voie à la réforme en révisant et en actualisant son modèle de fonctionnement », a expliqué, à cette occasion, Martha Ama Akyaa Pobee, représentante permanente du Ghana auprès des Nations Unies.

La résistance aux traitements contre le sida augmente, avertit l’OMS

La résistance aux médicaments contre le sida augmente dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire et pourrait entraîner à terme de nouveaux décès et des contaminations supplémentaires, avertit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié jeudi.
Dans six des onze pays observés pour ce rapport, en Afrique, Asie et Amérique latine, plus de 10% des patients ont développé une résistance aux traitements antirétroviraux les plus courants.
L’OMS souligne que « cette résistance se développe lorsque les patients ne se conforment pas au traitement prescrit, souvent parce qu’ils ne disposent pas d’un bon accès à des soins de qualité contre le VIH ».
Ces patients, qui risquent de transmettre des virus résistants, doivent passer à d’autres traitements, mais ceux-ci « peuvent être plus chers et, dans certains pays, encore plus difficiles à obtenir », explique l’OMS, à trois jours de l’ouverture de la conférence internationale de recherche sur le sida, dimanche à Paris.
« Pour prévenir l’émergence de la résistance aux médicaments contre le VIH, nous devons nous assurer que les patients qui démarrent des soins continuent bien à suivre un traitement efficace », a commenté le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département de lutte contre le sida et les hépatites à l’OMS, cité dans le communiqué.
« Lorsque les niveaux de résistance deviennent trop élevés, nous recommandons que les pays utilisent d’autres médicaments pour les patients qui démarrent un traitement », a-t-il poursuivi.
Des projections mathématiques montrent que si rien n’est fait, 135.000 morts et 105.000 nouvelles infections supplémentaires pourraient être dues à la résistance aux traitements dans les cinq ans à venir, selon l’OMS. Cela pourrait entraîner un surcoût de 650 millions de dollars (560 millions d’euros).
Fin 2016, 36,7 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde dont 19,5 millions avaient accès aux traitements, selon des chiffres dévoilés jeudi par l’Onusida, le programme de coordination de l’ONU contre le sida.
Source: E-llico.com

Le nombre de morts du sida divisé par deux depuis 2005

Un million de personnes sont mortes de maladies liées au sida en 2016, soit presque moitié moins que lors du pic de décès atteint en 2005, selon un rapport de l’ONU publié jeudi, qui affirme qu' »un tournant décisif a été franchi ».
Plus de la moitié des malades dans le monde sont désormais sous traitement et le nombre de nouvelles contaminations par le VIH a continué à décliner, mais à un rythme encore trop lent, selon ces données, publiées avant l’ouverture dimanche à Paris d’une conférence internationale de recherche sur le sida.
Un progrès lié en grande partie à une meilleure diffusion des traitements par anti-rétroviraux.
Le cap de 50% de personnes séropositives sous traitement, atteint en juin 2016, est désormais dépassé: « en 2016, 19,5 millions de personnes, sur les 36,7 millions qui vivent avec le VIH avaient accès aux traitements », soit plus de 53%.
1,8 million de nouvelles infections par le VIH ont encore eu lieu en 2016, soit une contamination toutes les 17 secondes en moyenne.
Ce chiffre est en baisse régulière année après année (hormis un léger rebond en 2014), très loin du maximum de 3,5 millions de nouvelles contaminations atteint en 1997.
Mais ce rythme est trop lent pour parvenir à juguler l’épidémie et atteindre l’objectif de seulement 550.000 nouvelles contaminations en 2020, avertit l’Onusida.
Depuis le début de l’épidémie, au début des années 1980, 76,1 millions de personnes ont été contaminées par le VIH et 35 millions sont décédées, soit l’équivalent de la population du Canada.
Il n’existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par anti-rétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus.
Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l’état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie.
La région du monde qui a accompli le plus de progrès est l’Afrique australe et de l’Est, qui rassemble plus de la moitié des personnes séropositives et où beaucoup d’efforts ont été déployés. Les décès liés au sida y ont chuté de 42% depuis 2010 et les nouvelles infections ont reculé de 29%.
L’Onusida s’inquiète en revanche de l’explosion de l’épidémie en Europe de l’Est et en Asie centrale: le nombre de décès y a grimpé de 27% en six ans et le nombre de nouvelles infections a bondi de 60%. Le phénomène touche en premier lieu la Russie, mais aussi l’Albanie, l’Arménie et le Kazakhstan.
Le rapport souligne aussi que seulement 43% des enfants contaminés par le VIH ont accès aux antirétroviraux, contre 54% des adultes.
Il déplore également la stagnation des financements, avec 19 milliards de dollars disponibles fin 2016, alors qu’il faudrait trouver 7 milliards de plus, d’ici 2020.

les dangers du chemsex

Le chemsex, pratique qui allie sexe et consommation de drogues de plus en plus puissantes, se développe partout en Europe chez les homosexuels.
Chemsex est la contraction de « chemicals » (drogues chimiques en anglais) et « sex ». Le but: lever ses inhibitions, augmenter son endurance et son plaisir. Les dangers: addiction, overdose et risques de contamination, notamment au virus du sida, auquel une conférence internationale sur la recherche sera consacrée à Paris du 23 au 26 juillet.
Associer sexe et drogues, à deux ou en groupe, n’a rien de nouveau. Ce qui l’est en revanche, c’est l’utilisation de puissantes substances de synthèse achetées sur internet: méthamphétamines, GBL/GHB ou cathinones (principe actif du khat, une plante euphorisante).
De plus, la pratique est favorisée par les applis de rencontre comme Grindr.
Malgré l’absence de chiffres officiels, les travailleurs sociaux européens dressent le même constat: le chemsex est un phénomène certes marginal et circonscrit à une partie des hommes gay, mais qui tend à augmenter.
L’un des modes de consommation est particulièrement risqué: l’injection, appelée « slam ».
En France, parmi les 21 cas de surdoses mortelles sur lesquels a enquêté la brigade des stupéfiants de Paris en 2015, trois étaient liés à l’usage de cathinones en slam et les victimes appartenaient au « milieu festif gay », selon l’OFDT.
En Allemagne, le gouvernement a chargé l’ONG Deutsche Aids-Hilfe de former les professionnels de santé au suivi spécifique des gays adeptes du chemsex.

Augmentation du nombre de séropositifs chez les jeunes gays

Santé publique France publie les premiers résultats sur le VIH de l’étude PREVAGAY menée auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) fréquentant les lieux de convivialité gay de cinq villes françaises*. Ces résultats font l’objet d’un article dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) et de cinq rapports régionaux.
Publiée dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH), cette étude s’appuie sur un panel de 2.646 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Elle a été réalisée fin 2015.
Les chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’Equipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (Enipse) ont mené un « questionnaire comportemental » et effectué des prélèvements sanguins anonymes auprès du public de 60 bars, saunas et backrooms de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).
Résultat: les hommes ayant des relations avec des hommes constituent toujours une population à risque en matière de VIH/sida, en particulier chez les plus jeunes, même si la prévalence s’inscrit à la baisse, à 14,3% en moyenne.
La fréquence de contamination dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%).
L’étude montre des conduites à risques « assez fréquentes », avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (proportion qui monte à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’alcool ou de substances psychoactives.
Chez les jeunes homosexuels, le nombre de séropositifs est en augmentation régulière depuis 10 ans. Une des explications de cette évolution pourrait résider dans la mutation des modes de rencontre, notamment les applications de rencontres où la prévention est faible.
Les homosexuels sont le seul groupe de transmission du VIH pour lequel le nombre de nouveaux diagnostics ne diminue pas.
« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention », reconnaît François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH.
Toutefois, quelques signes encourageants apparaissent. Ainsi, parmi les séropositifs présents dans l’étude, 91,9% étaient déjà diagnostiqués, dont 94,9% sous traitement. Par ailleurs, un peu plus de la moitié (54%) des séronégatifs interrogés connaissaient la prophylaxie pré-exposition au VIH.

L’OMS tire la sonnette d’alarme sur la résistance de la gonorrhée aux antibiotiques

La gonorrhée devient « plus difficile voire parfois impossible » à traiter à cause de la résistance aux antibiotiques, prévient dans un communiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 7 juillet 2017.
L’instance de l’ONU pour la santé publique lance un appel pour souligner le besoin « de nouveaux médicaments ».
« La bactérie responsable de la gonorrhée est particulièrement ‘intelligente’. A chaque fois que nous utilisons une nouvelle classe d’antibiotiques pour traiter l’infection, la bactérie évolue pour y résister », explique le docteur Teodora Wi.
En se basant sur les données de 77 pays, l’OMS met en garde contre une « résistance répandue aux anciens antibiotiques qui sont également les moins coûteux ». « Certains pays, en particulier les pays à revenu élevé, où la surveillance est la plus efficace, détectent des cas d’infection qu’aucun antibiotique connu ne peut traiter », assure même l’instance basée à Genève.
78 millions de personnes sont atteintes de gonorrhée chaque année, selon des estimations citées par l’OMS. 35,2 millions vivent dans la région Pacifique occidental définie par l’OMS (comprenant l’Australie, les îles du Pacifique, la Chine, le Japon…), 11,4 millions dans la région Asie du sud-est, le même nombre dans la région Afrique ou encore dans les deux Amériques, un peu moins de 5 millions dans la région Europe et dans la région Méditerranée orientale.
Selon l’OMS, « la baisse de l’utilisation des préservatifs, les voyages accrus, les faibles taux de dépistage de l’infection ainsi que le traitement inadapté » contribuent à une augmentation des cas.
La gonorrhée, également appelée blennorragie, est une infection due à une bactérie qui peut toucher les organes génitaux, le rectum et la gorge. Elle se transmet lors de rapports non protégés par voie orale, anale ou vaginale. « Les complications touchent de façon disproportionnée les femmes qui encourent notamment un risque de maladie inflammatoire pelvienne, de grossesse extra-utérine et de stérilité ainsi qu’un risque accru d’infection par le VIH », le virus du sida, souligne l’OMS.
Un partenariat a été mis sur pied par l’OMS et l’Initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi), une organisation indépendante, pour tenter de mettre au point de nouveaux antibiotiques. « A plus long terme, il nous faut un vaccin pour prévenir la gonorrhée », assure le docteur Marc Sprenger, directeur du département « résistance aux antimicrobiens » de l’OMS. L’OMS insiste sur l’importance de la prévention, via « des comportements sexuels plus sûrs, en particulier l’usage correct et régulier du préservatif ».

Valérie Pécresse va financer 10.000 auto-tests

L’Ile-de-France va financer 10.000 auto-tests pour éviter la propagation du VIH et des bus pour permettre le dépistage gratuit hors les murs, a annoncé mardi la présidente de la région, Valérie Pécresse.
« L’IDF est la région la plus touchée par le sida », concentrant « 42% des personnes ayant découvert leur séropositivité », et « près d’un tiers des personnes vivant avec le VIH en France habitent la région », a expliqué Valérie Pécresse lors d’une conférence de presse.
Elle a présenté son « agenda pour une Ile-de- France sans sida », qui sera examiné par le Conseil régional vendredi et fait suite à un vote de juin 2016 pour atteindre en 2020 l’objectif de l’Onusida de 90% des séropositifs sous traitement.
Pour améliorer la prévention et le dépistage, la région prévoit de financer 10.000 auto-tests, qui seront distribués via les associations et les professionnels de santé.
« L’auto-test coûte en moyenne 28 euros, nous avons réussi à les avoir à 8 euros », a expliqué Valérie Pécresse, grâce à des achats groupés avec la mairie de Paris. 2.000 de ces auto-tests seront distribués avant l’été, a-t-elle précisé.
La région va également fournir une aide à l’acquisition de deux bus pour des associations qui pratiquent les tests rapides d’orientation (trod) à destination des populations qui échappent au dépistage traditionnel, a précisé la vice-présidente en charge de la Santé, Farida Adlani.
L’association Aides est notamment sur les rangs. La région est aussi en train de « recenser l’offre de distributeurs de préservatifs dans les lycées d’Ile-de-France », qu’elle intégrera dans son iPass contraception, une plateforme numérique à destination des jeunes, lancée en octobre et qui a déjà « touché 30.000 jeunes ».
Un partenariat a été lancé avec le Youtubeur Seb la Frite, très connu des jeunes, qui les incite à travers une vidéo à consulter le site.
Le conseiller d’opposition (Radicaux de gauche) Jean-Luc Roméro-Michel, devenu « ambassadeur » du plan « pour une région sans sida », a insisté sur la lutte contre la discrimination envers les séropositifs et sur le problème des seniors séropositifs.

Le chemsex fait des ravages chez les gays

Le chemsex associe le sexe à la prise de drogues de synthèse. Depuis une dizaine d’années, le phénomène a pris de l’ampleur au sein de la communauté gay.
Il s’agit d’une véritable démocratisation favorisée par des applications comme Grindr ou Scruff, et par l’accès facilité sur Internet à des produits bon marché. Stimulantes et euphorisantes, ces substances augmentent la pression artérielle et accélèrent la fréquence cardiaque. Elles ont aussi un effet désinhibant et peuvent pousser les consommateurs à adopter des comportements à risque.
Outre le risque important de contracter des maladies sexuellement transmissibles, le chemsex est également à l’origine d’un nombre croissant de décès par overdose, accident ou arrêt cardiaque suite à un mauvais mélange de substances.
D’abord observée à Londres, la pratique du chemsex s’est étendue aux autres métropoles européennes.
Suite à plusieurs cas de décès liés à l’usage de drogue dans un contexte sexuel, AIDES a décidé de mettre en place un réseau national d’entraide communautaire pour les usagers de Chemsex, leurs proches, leurs partenaires.
Cette initiative est composée d’un numéro d’appel d’urgence, d’un numéro anonyme sur la messagerie WhatsApp et d’un groupe de discussion sur Facebook. Elle est destinée à gérer les situations qui requièrent une prise en charge immédiate: sur-dosage, surconsommation, état de mal-être physique ou psychologique (bad trip, angoisse, descente), prise de risques à VIH ou hépatites, modification et altération du comportement préventif, sentiment d’isolement, interactions entre les produits psychoactifs et les traitements à VIH, conséquences délétères de la consommation sur la santé, l’environnement familial, social et professionnel, etc.
Un numéro d’appel d’urgence : 01 77 93 97 77
Une offre anonyme via l’application WhatsApp : 07 62 93 22 29
Une groupe fermé Facebook dédiée au Chemsex : Info Chemsex (by AIDES)

Les trithérapies ont augmenté l’espérance de vie de 10 ans en Europe et en Amérique du Nord

Les trithérapies ont augmenté l’espérance de vie de 10 ans en Europe et en Amérique du Nord
L’espérance de vie des patients infectés par le virus du sida en Europe et en Amérique du Nord a augmenté d’environ 10 ans depuis l’introduction des trithérapies en 1996, selon une étude publiée jeudi dans la revue britannique The Lancet HIV.
73 ans chez les hommes et 76 chez les femmes: c’est l’espérance de vie d’un patient de 20 ans qui a commencé son traitement à partir de 2008 et n’est pas décédé durant la première année, selon cette étude.
Soit presque autant que la population générale (78 ans en moyenne, hommes et femmes confondus). Cela correspond à une augmentation de 10 ans chez les hommes et 9 ans chez les femmes.
Les combinaisons d’antirétroviraux, ou trithérapies, ont commencé à être utilisées en 1996. Elles associent trois substances ou davantage pour empêcher le virus VIH de se reproduire et stopper les dommages qu’il cause au système immunitaire.
Cette étude se base sur les données de 88.504 patients de 18 pays d’Europe et d’Amérique du Nord qui ont entamé un traitement par antirétroviraux entre 1996 et 2010.
La comparaison de ces données montre que le nombre de morts durant les trois premières années du traitement est moins élevé chez les patients qui l’ont débuté entre 2008 et 2010 que chez ceux qui l’ont entamé entre 1996 et 2007.
L’étude souligne que ces améliorations sont moins visibles chez les patients qui ont été infectés à la suite d’une injection de drogue.
L’une des réserves de l’étude tient dans le fait que ses résultats ont pu être affectés par des changements de comportements au fil du temps, notamment car les patients qui ont commencé leur traitement ces dernières années sont moins nombreux à avoir été infectés à la suite d’une injection.
En outre, « les estimations sur l’espérance de vie sont basées sur des taux de mortalité et il y a peu de données disponibles pour les patients les plus âgés », relève l’étude.

Le vaccin contre le papillomavirus proposé aux gays

Le vaccin contre le papillomavirus, jusque-là conseillé aux jeunes filles de 11 à 14 ans ou de 15 à 19 ans en « rattrapage », sera désormais proposé aux jeunes hommes de moins de 26 ans ayant des relations homosexuelles, selon le dernier calendrier vaccinal du ministère de la Santé.
Cette injection, qu’il vaut mieux avoir effectuée avant de commencer sa vie sexuelle, a pour but de prévenir contre les virus sexuellement transmissibles, qui pourraient causer des lésions précancéreuses.
Or, les hommes ayant des relations homosexuelles auraient 20 fois plus de chances de contracter un cancer de l’anus que les hommes ayant uniquement des relations hétérosexuelles, note Le Monde, qui rapporte l’information.
Le vaccin permettrait également de prévenir contre les verrues génitales et les rares cancers du pénis, note L’Obs.
L’association Aides a demandé que la mesure soit étendue à tous les jeunes hommes, considérant que « demander à un garçon de moins de 15-16 ans de se déterminer sur ses préférences sexuelles est compliqué », rapporte Le Monde.