Archives de Catégorie: Sante

Journée mondiale de lutte contre le sida

À l’occasion du 1er décembre 2018, 30ème Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Inter-LGBT rappelle que le VIH/sida est toujours une question d’actualité en France et dans le monde entier.
« Chaque année depuis 30 ans, nous nous retrouvons pour battre le pavé le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, pour demander aux pouvoirs publics d’agir face à l’épidémie de sida.
Encore aujourd’hui, plus d’un quart des personnes diagnostiquées le sont à un stade déjà avancées de leur sérologie, et la moitié des nouveaux diagnostics se font lors d’un premier dépistage. Ces chiffres montrent l’insuffisance de moyens et que des progrès sont encore nécessaires », rappelle l’Inter-LGBT.
L’Inter-associative réclame une augmentation des moyens pour les actions de prévention, de dépistages et l’accès aux traitements, notamment chez les communautés les plus touchées, gays, migrants, personnes trans, travailleurs du sexe, ou usagers de drogues.
L’Inter-LGBT appelle aussi à des campagnes de communications claires et scientifiquement argumentées, autour du traitement post-exposition et la PrEP afin que chaque personne concernée puisse choisir son moyen de protection.
Pour toutes ces raisons, l’Inter appelle à rejoindre les manifestations qui seront organisées en régions et à Paris, 1er décembre.

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Des préservatifs remboursés sur prescription médicale

Des préservatifs seront désormais remboursés sur prescription médicale, et ce, à compter du 10 décembre, pour aider à lutter contrer le sida, a annoncé mardi la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur France Inter.
« Les Français pourront se faire délivrer des « boîtes de 6, 12 ou 24 préservatifs en officine de pharmacie sur présentation d’une prescription d’un médecin », a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.
La marque concernée est Eden, du laboratoire français Majorelle, qui avait demandé et obtenu en juin un avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS), jugeant que le service rendu par ses préservatifs masculins pouvait justifier un remboursement par l’Assurance maladie.
« La prise en charge et l’obtention sur prescription médicale d’Eden vont permettre de redynamiser l’image du préservatif, en envoyant un signal fort qu’il ne s’agit pas d’un gadget sexuel mais bien d’un véritable outil de prévention indispensable, (et permettre) de développer son usage, notamment auprès des jeunes et de nouveaux utilisateurs dont le pouvoir d’achat est très contraint », a estimé dans un communiqué Majorelle, premier laboratoire à entreprendre une telle démarche.
« Aujourd’hui, nous découvrons chaque année environ 6.000 nouveaux cas (de séropositivité, ndlr), (…) notamment chez les jeunes, autour de 800 à 1.000 nouveaux cas chez des gens de moins de 25 ans, qui utilisent souvent le préservatif pour leur premier rapport sexuel, mais pas dans les actes suivants », a-t-elle souligné.

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USA: Les LGBT abusent plus des opioïdes que les personnes qui s’identifient comme hétéros

Une étude, menée par des chercheurs de la New York University School of Medicine aux Etats-Unis et publiée dans l’American Journal of Preventive Medecine, estime que 5% des femmes et des hommes s’identifiant comme hétérosexuels ont pris des opioïdes au cours de l’année écoulée, contre 9% pour les personnes s’identifiant comme gay ou lesbiennes ou 12% pour les personnes s’identifiant comme bisexuelles.
Les chercheurs se sont appuyés sur les résultats d’un échantillon de 42.802 participants, issus de l’enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé (NSDUH) de 2015. Ces derniers ont été interrogés sur leur orientation sexuelle et sur leur consommation d’opioïdes durant l’année passée.
Les personnes LGBT ont plus de risques de devenir dépendantes à la drogue et de contracter des maladies en lien avec cette prise excessive de drogue.
Pour les chercheurs, la raison de cette consommation excessive, en particulier chez les femmes bisexuelles tient au fait qu’elles sont non seulement une minorité au sein de la communauté hétérosexuelle, mais aussi au sein de la communauté lesbienne et gay.
Les chercheurs préconisent une meilleure prévention quant à l’usage des drogues, ainsi qu’un meilleur suivi des personnes ayant fait leur coming out.

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Australie: La Prep fait chuter le nombre des contaminations

Le nombre d’infections récentes par le VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels en Nouvelle-Galles du Sud, l’état le plus peuplé d’Australie, a diminué de près d’un tiers grâce à la prophylaxie pré-exposition, la Prep .
Selon les résultats de cette étude, EPIC NSW, publiée dans The Lancet HIV, cette réduction, sans précédent au niveau mondial, confirme la formidable efficacité d’une stratégie de prévention ciblée à grande échelle incorporant la Prep .
Cet essai, lancé en mars 2016, était financé par le ministère de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud. 9714 personnes séronégatives fortement exposées face au VIH ont été incluses, jusqu’en avril 2018, date de la disponibilité de la Prep par l’intermédiaire du Pharmaceutical Benefits Scheme, équivalent de la sécurité sociale en Australie. EPIC NSW est donc l’une étude ayant suivi le plus de personnes.
Le professeur Andrew Grulich de l’Institut Kirby de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney a mené l’étude: «C’est la première fois au monde que nous constatons une baisse si rapide du nombre des nouvelles infections par le VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels. Dans l’année qui a suivit l’essai, celles-ci ont diminué d’un tiers dans l’état, passant de 149 contaminations l’année d’avant, à 102 dans les 12 mois suivant. Ces chiffres sont les plus bas jamais enregistrés depuis que la surveillance du VIH a commencé en 1985.»
Selon Andrew Grulich, ces réductions sont le résultat de la Prep, conjuguée avec un fort taux de dépistage, en augmentation, et une nombre élevé de personnes mises sous traitement.
Une baisse de 21% seulement chez les HSH nés en Asie
La baisse du nombre de contaminations la plus forte, d’environ 50%, ont a constatés chez les hommes homosexuels et bisexuels nés en Australie (48,7% de baisse), ainsi que ceux vivant dans la «banlieue gay» de Sydney (51,8%). En revanche, la diminution du nombre de personnes infectées n’a pas été aussi importante dans les communautés de migrants non-anglophones: La baisse n’a été que de 21% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) nés en Asie.
«Nous devons améliorer les connaissances générales et promouvoir l’accès à la Prep, en particulier chez les HSH de la diversité culturelle et linguistique, et ceux en dehors des quartiers gays de Sydney, explique Andrew Grulich. Maintenant que la PrEP est disponible dans toute l’Australie, l’instigateur principal de l’étude EPIC NSW insiste sur la nécessité de proposer un accès équitable à la Prep à toutes les personnes exposées face à l’infection par le VIH: «Nous savons maintenant que la PrEP mise en œuvre rapidement, à grande échelle et auprès des populations très exposés peut infléchir la courbe de l’épidémie.»
source : http://vih.org/

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Autotests de dépistage du sida: les députés prolongent la TVA réduite

Les députés ont voté jeudi en commission une pérennisation du taux réduit de TVA pour les autotests de dépistage du sida, via un amendement des communistes au projet de budget 2019.
Le taux de TVA à 5,5%, en vigueur depuis 2017, est actuellement assuré d’être maintenu jusqu’à fin 2018.
Pour défendre sa pérennisation, les députés communistes ont souligné dans leur amendement que « même si d’importantes avancées ont été réalisées ces dernières années dans le domaine de la lutte contre le VIH à travers, notamment, le développement d’outils de prévention et de traitement, le combat contre cette pandémie reste d’actualité et doit unir le plus grand nombre ».
« En France, entre 30.000 et 50.000 personnes seraient séropositives sans le savoir. Renforcer le dépistage est urgent pour permettre à ces personnes d’être informées et soignées, mais aussi pour interrompre le cycle de transmission », ont-ils ajouté.
Cet amendement au projet de budget 2019, validé par la commission des Finances, devra être revoté dans l’hémicycle la semaine prochaine pour être intégré au texte de loi.

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Danemark :assouplissement des conditions de don de sang des hommes gays

Au Danemark, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes vont être autorisés à donner leur sang dans des conditions relativement souples par rapport à la plupart des pays occidentaux.
Le nouveau modèle entrera en vigueur l’année prochaine. Jusqu’à présent, il était interdit aux hommes ayant des relations homosexuelles de donner leur sang.
À l’avenir, les hommes homosexuels devront garantir qu’ils n’ont pas eu de relations sexuelles au cours des quatre derniers mois.
La ministre a précisé au quotidien « Politiken » que cette période de réserve serait tout bonnement abandonnée pour les hommes ayant un partenaire permanent et exclusif.
« Si vous vivez dans une relation monogame, la banque de sang devrait pouvoir dire que la quarantaine de quatre mois n’est pas nécessaire car il n’y a pas de comportement sexuel à risque », a-t-elle déclaré.
L’interdiction totale avait entraîné une différence de traitement fondée sur l’orientation sexuelle que beaucoup considéraient comme une discrimination.
Des conditions d’abstinence sexuelle pour les hommes homosexuels existent déjà dans plusieurs pays. En Allemagne, aux États-Unis, en Suisse, aux Pays-Bas, en Belgique, en Norvège, en Suède et en France, elle est d’un an.

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La justice de l’UE ouvre la voie aux génériques du Truvada

Une décision de justice européenne a ouvert la voie à l’autorisation dans toute l’Europe des génériques du Truvada, médicament utilisé par les séropositifs et en prévention contre le virus VIH, à la satisfaction des associations de lutte contre le sida.
Le Truvada, du laboratoire américain Gilead, est l’un des médicaments les plus utilisés pour traiter les séropositifs. C’est aussi le seul autorisé en Europe dans un but préventif pour les séronégatifs (dans le cadre d’un dispositif appelé Prep, pour « prophylaxie pré-exposition », visant à éviter de contracter le virus VIH).
Les brevets européens sur ce médicament ont expiré le 25 juillet 2017, permettant en théorie l’arrivée de génériques. Mais dans certains pays d’Europe, Gilead continue d’exercer un monopole en vertu d’un « certificat complémentaire de protection » (CCP), mécanisme permettant d’allonger la période d’exclusivité d’un médicament.
Au Royaume-Uni, la validité de ce CCP a été attaquée en justice par quatre laboratoires concurrents (Teva, Accord Healthcare, Lupin et Mylan). La justice britannique a demandé à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de se prononcer, ce qu’elle a fait dans un arrêt rendu mercredi.
Cet arrêt s’appuie sur une subtilité juridique liée au brevet du Truvada. Ce médicament combine deux antirétroviraux, le ténofovir disoproxil (TD) et l’emtricitabine. Or, seul le premier est explicitement mentionné dans le brevet de base. Le juge européen a estimé que les conditions d’un CCP n’étaient pas remplies car la combinaison des deux principes actifs n’était pas explicitement mentionnée dans le brevet.
C’est sur le même raisonnement que s’était déjà appuyée la justice française en septembre. Elle avait rejeté une demande de Gilead, qui voulait faire interdire la commercialisation du générique du Truvada lancée en France par le laboratoire Mylan.
Depuis, cinq génériques sont disponibles sur le marché français, avec comme conséquence une importante baisse des prix (environ 160 euros la boîte contre plus de 400 pour le Truvada quand il avait le monopole). « En France, ce sont plus de 760 millions d’euros que l’utilisation des génériques du Truvada aura permis d’économiser », a fait valoir l’association Aides. « Au niveau européen, cette décision de la CJUE se chiffrera en milliards d’euros d’économie et devrait ouvrir la voie à la Prep partout en Europe, évitant ainsi des milliers de contaminations », selon elle.

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la PrEP efficace à 100% au bout d’un an d’essai en région parisienne

Le traitement préventif anti-VIH (PrEP) a eu, en un an en région parisienne, une efficacité totale, avec zéro infection, ont indiqué mardi deux autorités sanitaires.
La prophylaxie pré-exposition, qui consiste à prendre le médicament Truvada (laboratoire Gilead) ou ses génériques, est destinée à des personnes risquant d’attraper le virus.
L’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) suivent 1.435 volontaires « recrutés entre le 3 mai 2017 et le 1er mai 2018 ».
« À ce jour, il n’a été observé aucun cas d’infection par le VIH », ont écrit ces institutions dans un communiqué, au moment de présenter ces résultats préliminaires devant la Conférence internationale sur le sida d’Amsterdam.
Autre résultat encourageant: « il n’y a eu, à ce jour, aucun arrêt de l’étude pour des raisons liées à des effets indésirables du traitement ». Cette étude vient confirmer que le médicament est très bien toléré.
Le Truvada est un simple comprimé à prendre au choix tous les jours (ce que font 44% des volontaires de cette étude) ou en prévision d’une activité sexuelle (53% des volontaires). Cette utilisation préventive n’est pas sa première indication: initialement, ce médicament combinant deux antirétroviraux était destiné aux séropositifs.
Il bénéficie en France d’une recommandation temporaire d’utilisation pour son usage préventif.
Le groupe des volontaires est composé « pour le moment essentiellement d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », ont souligné l’ANRS et l’AP-HP.
Les chercheurs souhaiteraient « recruter également des volontaires issus d’autres populations comme les personnes transgenres et les hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection par le VIH », a expliqué l’un d’eux, Jean-Michel Molina (hôpital Saint-Louis de Paris).
L’association de prévention contre le sida AIDES soutient l’étude en région parisienne.

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Les infections sexuellement transmissibles ont triplé en 4 ans

Les diagnostics d’infections sexuellement transmissibles dues aux bactéries chlamydia et gonocoque ont triplé  entre 2012 et 2016 selon les chiffres dévoilés pa les autorités sanitaires française.
En 2016, le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à chlamydia a été estimé à 267.097 (491 pour 100.000 habitants de 15 ans et plus), selon des chiffres dévoilés par l’agence sanitaire Santé publique France.
En 2012, il était de 76.918, soit plus de trois fois moins. Pour les infections à gonocoque, le nombre de diagnostics était de 15.067 en 2012 et de 49.628 en 2016 (91 pour 100.000 habitants de 15 ans et plus).
« Le poids très important des infections à chlamydia et à gonocoque mis en évidence par cette enquête souligne l’importance de l’utilisation du préservatif et du dépistage régulier en cas de rapports sexuels non protégés », conclut l’agence sanitaire, qui lance une campagne de sensibilisation sur OnSexprime.fr.
Tous ces chiffres sont sans doute en deçà de la réalité, a prévenu Santé publique France dans un communiqué. Ils « ne prennent pas en compte les personnes n’ayant pas consulté, notamment en raison de l’absence de symptômes, ou n’ayant pas fait l’objet d’un prélèvement biologique ».
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette flambée, a souligné Santé publique France : la sous-estimation des cas diagnostiqués en 2012, l’amélioration du dépistage mais aussi l’augmentation des cas eux-mêmes.
Très contagieuses, ces infections peuvent entraîner des complications: douleurs chroniques, stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH, transmission mère-enfant…
Les infections à chlamydia, qui peuvent passer inaperçues, touchent surtout les femmes de 15-24 ans (2.271 cas sur 100.000 habitants). C’est l’Île-de-France qui présente le taux de diagnostics le plus élevé (1.481 pour 100.000 habitants, contre 258 dans le reste de la métropole). Les infections à gonocoque, elles, touchent davantage les hommes que les femmes (131/100.000 contre 55/100.000), sauf outre-mer. Les 15-24 ans sont là encore les plus concernés.

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La société Biosynex lance un autotest de dépistage du VIH, 3 fois moins cher que ses concurrents

La société Biosynex, installée à Illkirch, près de Strasbourg, démarre début juillet la commercialisation d’un autotest de dépistage du VIH. Il en existe déjà mais la spécificité de celui-ci est son prix : 10 euros. Un tarif deux à trois fois moins cher que ceux pratiqués par ses concurrents selon France Bleuqui donne l’information.

L’autotest VIH Exacto permet de s’affranchir du cabinet médical ou du laboratoire qui peut parfois représenter un frein pour les personnes qui souhaitent se faire dépister.

Or si les traitements permettent de vivre quasi-normalement avec le sida, 25.000 personnes ignorent aujourd’hui en France qu’elles sont porteuses du virus, ce qui représente 6.000 nouvelles contaminations en France, d’où l’importance du dépistage.

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