Archives de Catégorie: Sante

Les trithérapies ont augmenté l’espérance de vie de 10 ans en Europe et en Amérique du Nord

Les trithérapies ont augmenté l’espérance de vie de 10 ans en Europe et en Amérique du Nord
L’espérance de vie des patients infectés par le virus du sida en Europe et en Amérique du Nord a augmenté d’environ 10 ans depuis l’introduction des trithérapies en 1996, selon une étude publiée jeudi dans la revue britannique The Lancet HIV.
73 ans chez les hommes et 76 chez les femmes: c’est l’espérance de vie d’un patient de 20 ans qui a commencé son traitement à partir de 2008 et n’est pas décédé durant la première année, selon cette étude.
Soit presque autant que la population générale (78 ans en moyenne, hommes et femmes confondus). Cela correspond à une augmentation de 10 ans chez les hommes et 9 ans chez les femmes.
Les combinaisons d’antirétroviraux, ou trithérapies, ont commencé à être utilisées en 1996. Elles associent trois substances ou davantage pour empêcher le virus VIH de se reproduire et stopper les dommages qu’il cause au système immunitaire.
Cette étude se base sur les données de 88.504 patients de 18 pays d’Europe et d’Amérique du Nord qui ont entamé un traitement par antirétroviraux entre 1996 et 2010.
La comparaison de ces données montre que le nombre de morts durant les trois premières années du traitement est moins élevé chez les patients qui l’ont débuté entre 2008 et 2010 que chez ceux qui l’ont entamé entre 1996 et 2007.
L’étude souligne que ces améliorations sont moins visibles chez les patients qui ont été infectés à la suite d’une injection de drogue.
L’une des réserves de l’étude tient dans le fait que ses résultats ont pu être affectés par des changements de comportements au fil du temps, notamment car les patients qui ont commencé leur traitement ces dernières années sont moins nombreux à avoir été infectés à la suite d’une injection.
En outre, « les estimations sur l’espérance de vie sont basées sur des taux de mortalité et il y a peu de données disponibles pour les patients les plus âgés », relève l’étude.

Le vaccin contre le papillomavirus proposé aux gays

Le vaccin contre le papillomavirus, jusque-là conseillé aux jeunes filles de 11 à 14 ans ou de 15 à 19 ans en « rattrapage », sera désormais proposé aux jeunes hommes de moins de 26 ans ayant des relations homosexuelles, selon le dernier calendrier vaccinal du ministère de la Santé.
Cette injection, qu’il vaut mieux avoir effectuée avant de commencer sa vie sexuelle, a pour but de prévenir contre les virus sexuellement transmissibles, qui pourraient causer des lésions précancéreuses.
Or, les hommes ayant des relations homosexuelles auraient 20 fois plus de chances de contracter un cancer de l’anus que les hommes ayant uniquement des relations hétérosexuelles, note Le Monde, qui rapporte l’information.
Le vaccin permettrait également de prévenir contre les verrues génitales et les rares cancers du pénis, note L’Obs.
L’association Aides a demandé que la mesure soit étendue à tous les jeunes hommes, considérant que « demander à un garçon de moins de 15-16 ans de se déterminer sur ses préférences sexuelles est compliqué », rapporte Le Monde.

Chine : Des distributeurs de tests de dépistage HIV à l’université

Afin d’endiguer la progression de l’épidémie de Sida en Chine, l’Université de Médecine de Harbin a décidé d’aider les jeunes à ne pas contracter la maladie. Pour ce faire, un système simple a été mise en place : des distributeurs automatiques de tests de dépistage du Sida. Une manière de s’auto dépister, mais avec des résultats réalisés par les équipes médicales de l’Université.
Les étudiants qui s’inquiéteraient d’avoir le Sida peuvent, pour 4,35 dollars, récupérer l’équipement pour faire le test. Ils doivent ensuite déposer le prélèvement urinaire dans la machine elle-même et pourront connaître les résultats du test sur le site web dédié via un code unique. Les urines sont analysées par un laboratoire en partenariat avec l’association chinoise de contrôle et prévention des MST et du Sida.
En France, il n’existe pas encore de système de ce type. Le test de dépistage du Sida et des autres MST est toutefois totalement gratuit dans les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) répartis sur tout le territoire. Les pharmacies vendent également pour une dizaine d’euros des tests à faire chez soi, mais ces derniers ne remplacent pas totalement un test en bonne et due forme.
Le test de dépistage du VIH, par le fluide oral ou encore par l’urine, n’est qu’un test préliminaire. Un résultat « positif » aux anticorps devra être confirmé par un test de dépistage par prélèvement sanguin. Le test de dépistage du VIH, par le fluide oral ou encore par l’urine est autorisé au Canada et son efficacité est satisfaisante. Par contre le test sanguin demeure le test de dépistage privilégié.

USA: Le Nouveau-Mexique interdit la thérapie de «la guérison des homosexuels»

Le Nouveau – Mexique est devenu le sixième état des États-Unis ( à l’ exception de Washington DC, la capitale fédérale)  à interdire les dangereuses et inutiles « thérapies réparatrices » pour les mineurs.
Le sénateur ouvertement homosexuel Jacob Candelaria avait été l’un de ceux qui ont imposé l’interdiction de la pratique avec G. Andres Romero (à la Chambre des représentants)
Avec cette interdiction, tous les «spécialistes» offrant de telles pratiques risquent de perdre leur licence.
Le Sénat du Nouveau-Mexique avait voté pour interdire la soi-disant thérapie de conversion pour les homosexuels, les bisexuels et les transgenres.
Le vote en faveur du projet de loi 121 du Sénat (SB121) était convaincant 32-6. La législation a été transmise à la Chambre des représentants, qui est contrôlée par les démocrates (38 démocrates contre 32 républicains). «Lorsque vous êtes un jeune enfant catholique hispanique qui grandit à Albuquerque et les gens utilisent des mots horribles pour vous décrire, en même temps dans votre visage et derrière votre dos … ça fait mal. C’est l’abus. Et j’espère que nous n’adopterons pas l’hypothèse que la seule forme d’abus est la violence physique », commenta le sénateur homosexuel.
La Chambre des représentants, où la majorité démocrate est plus serré, a approuvé par 44 voix pour et 23 contre le 7 avril dernier ce texte .
Tous sauf un des représentants démocrates (Patricio Ruiloba) ont voté en faveur du texte, tout comme 9 républicains. Le vote, en fait, a montré la division qui existe chez les républicains dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales.

Liban : première Semaine sur la santé sexuelle des LGBT

L »ONG la Lebanese Medical Association for Sexual Health (en français, l’association médicale libanaise pour la santé sexuelle)vient de lancer une campagne faisant le lien entre marginalisation et santé pour combattre les discriminations envers la communauté LGBT.
Le Liban est un des pays les plus ouverts au Moyen-Orient pour la communauté LGBT et une campagne pour la santé de la communauté LGBT a été lancée.
« Cette semaine de sensibilisation pour la santé est particulièrement nécessaire au Liban. Aidez-nous à avancer en tant que pays tourné vers l’acceptation, pour une vie dans une société saine et prospère» , peut-on lire sur leur site internet.
Pour appuyer cette campagne, une série de vidéo circule sur les réseaux sociaux depuis le 14 mars. On y voit un médecin, une mère et une jeune femme. Le premier raconte les problèmes des personnes homosexuelles, notamment pour trouver un professionnel de santé qui les traitera correctement sans juger leur vie sexuelle.
Les deux vidéos suivantes sont aussi des témoignages forts. « La mère de Samer » parle du soutien familial, et de l’amour qu’elle porte à son fils, atteint du VIH. « Beaucoup de personnes ont peur, fuient les stigmates. Ils ont peur aussi d’aller chez le médecin et repoussent le diagnostic et le traitement« , raconte-t-elle. Quand à Rima, c’est l’histoire de sa sœur qu’on découvre à travers elle. Une jeune femme qui doit faire face au sexisme, mais aussi aux discriminations parce qu’elle est lesbienne.
Au pays du cèdre, l’article 534 du code pénal punit les relations « contre-nature ». Ces dernières années, quelques juges l’ont condamné, même si le Parlement n’a pas encore tenté d’abolir cette loi…

Websérie VIH/SIDA – L’histoire de Ben & Lucas

le don de moelle osseuse d’un homme gay refusé à cause de son orientation sexuelle

Vingt ans après s’être inscrit au registre national pour le don de moelle osseuse, un homme a été surpris d’apprendre que son don serait finalement refusé à cause de son orientation sexuelle. Cette histoire a eu beaucoup de retentissement sur les réseaux sociaux.
LeFigaro a voulu savoir ce qu’il en était vraiment.
À l’origine, tout part d’un tweet. L’histoire a d’abord été relayée par une jeune fille puis très vite par plus de 13.000 internautes. Dans ce message, il est écrit qu’un homme inscrit au registre des dons de moelle osseuse a été contacté d’urgence parce qu’il était identifié comme compatible avec un patient «au bord de la mort». Or ce donneur est homosexuel, ce qui annule immédiatement le processus. Le volontaire en question s’empresse de publier une tribune et de nombreux internautes crient à l’injustice, persuadés que la vie de ce malade dépendait de ce seul don. Cette histoire a été relayée tant de fois qu’il semblait nécessaire de rétablir la vérité.
Dans les faits, Thomas, le donneur, a bien été contacté par l’EFS (Etablissement français du sang). L’homme de 41 ans, très engagé depuis le décès de sa mère et d’une amie, est inscrit sur le registre des donneurs de moelle osseuse depuis environ vingt ans. «On a mis du temps à retrouver ma trace parce qu’entre temps j’ai déménagé» explique-t-il. Heureux de «pouvoir enfin aider une personne dans le besoin», l’enthousiasme n’aura pourtant été que de courte durée. La coordinatrice au bout du fil lui aurait en effet indiqué que son don ne pouvait être accepté car la loi française ne laisse aucune possibilité aux personnes homosexuelles d’entrer dans le processus. «J’étais chamboulé. Je trouve ça terrible. Je pense à tous ces dons gâchés qui auraient pu sauver des vies sans ces lois à la c… En plus, pour mon cas, je suis en couple depuis quinze ans avec le même homme et je sais que mes analyses sont bonnes.»
 à lire sur lefigaro.fr

Sida : les étudiants négligent le préservatif et le dépistage

Malgré les campagnes de prévention et d’information, les jeunes Français adoptent encore des comportements à risque face à au sida.
Selon une étude menée par la mutuelle étudiante Smerep à l’occasion du Sidaction (24,25 et 26 mars), pas moins de 57% des étudiants et 42% des lycéens affirment ne pas utiliser pas systématiquement le préservatif.
– 76% des étudiants n’utilisent pas systématiquement ce moyen de protection car ils estiment être dans une relation « stable » avec leur partenaire. Mais 10% expliquent aussi qu’ils se passent volontiers de la capote car elle les gêne et 16% car elle baisse le niveau de sensations ressenties lors de l’acte sexuel.
– 56% des lycéens et 43% des étudiants ne se soumettent jamais au dépistage quand ils changent de partenaire. Ils estiment notamment, pour 70% d’entre eux, « ne pas avoir besoin » d’en faire.
Une situation qui soulève bon nombre de questions puisque l’étude précise que 14% des lycéens croient que l’on guérit facilement du sida.
Ils connaissent également mal les modes de transmission de cette maladie : 15 % pensent que l’on peut être contaminé par le virus par la piqûre d’un moustique et 7 % en embrassant une personne séropositive.
Il est donc important de rappeler qu’il n’existe que 3 voies de transmission : lors de rapports (vaginaux, buccaux ou anaux) non protégés, par échange de sang lors de transfusion sanguine ou par le partage de seringue ou lors de l’accouchement de la mère à l’enfant.
Inutile de rappeler que même si les traitements permettent de réduire la charge virale à un niveau faible, et de bloquer son évolution, il n’existe aucun traitement qui permet de se débarrasser définitivement du virus, et encore moins de vaccin.
26% des étudiants, population pourtant très ciblée, affirme n’avoir aucune idée du lieu où ils pourraient faire un dépistage.
Etude OpinionWay pour la Smerep a été réalisée du 29 avril au 25 mai 2016 auprès d’un échantillon de 507 étudiants représentatif des étudiants français et d’un échantillon représentatif de 707 adhérents Smerep.

Sida : des recherches sur un vaccin suspendues par le CNRS

sidaUn protocole mené depuis 2013 auprès de 48 patients a livré des résultats encourageants. Ce vaccin a permis de faire disparaître les cellules infectées du corps d’une dizaine de volontaires qui étaient porteurs du virus. Une avancée qui permet au quotidien de titrer en une « Un espoir fou ».
Rétroconversion
Sous la conduite du docteur Isabelle Ravaux à l’hôpital de la Conception de Marseille et d’Erwann Loret, biologiste au CNRS, trois doses ont été injectées sur des patients volontaires. Ces 48 personnes ont donc arrêté leur trithérapie. « Le résultat le plus remarquable est que les cellules infectées par le VIH ne sont plus détectables chez une dizaine de patients.  Si des épisodes de ce type sont observés parfois chez des patients, cela ne s’était encore jamais produit sur une telle durée. » Le vaccin aurait donc eu un effet et diminué le nombre de cellules infectées par le virus.
Pour autant, il est tout à fait « prématuré de parler de guérison » a-t-il insisté par la suite sur France Info. « Il faut attendre la rétro seroconversion » soit encore « six mois, un an ».
Déjà en mars 2016, à la première publication de l’étude dans la revue Retrovirology, l’annonce avait été critiquée, jugée « sans fondement réel » par l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le Sida). Moins de 10 jours après sa présentation au 15e sommet «Vaccines and Immunizations» de Berlin , c’est le CNRS qui l’a remise en question et qui s’est retiré des recherches. « Le CNRS a signifié au Dr Erwann Loret, qui menait nos études, qu’il devait arrêter ses recherches et stopper toutes communications à leur sujet », a expliqué au quotidien 20 minutes Corinne Treger, présidente de la start-up Biosantech qui travaille avec le Dr Loret sur le vaccin-candidat.
« On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS. Et nous ne pouvons pas passer en phase II/b de notre essai clinique qui nous aurait permis d’étudier le cas de ces patients en état de rétro séroconversion avec l’arrêt complet de la trithérapie, pour observer une éventuelle étape de guérison fonctionnelle. A savoir, l’indétectabilité des cellules et particules virales pendant trois mois après l’arrêt des trithérapies » a t-elle poursuivi.
La présidente de la société pharmaceutique a fait part de sa déception et a écrit une lettre à la ministre des affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine.

 

Espagne : une nouvelle technologie permet de détecter le virus du VIH une semaine après l’infection

sidaLe Conseil supérieur des recherches scientifiques (CSIC) en Espagne a breveté une nouvelle technologie permettant de détecter le virus du VIH «seulement une semaine après l’infection». Actuellement, quand une personne a pris un risque, il faut attendre plusieurs semaines pour que la contamination soit détectable.
«Une équipe du CSIC a développé un biocapteur qui peut détecter le VIH de type 1 pendant la première semaine après l’infection», a annoncé dans un communiqué la plus importante institution publique dédiée à la recherche en Espagne. Les expériences – réalisées avec du sérum humain, le liquide sanguin débarrassé de ses cellules et des protéines de la coagulation – détectent une protéine présente dans le virus de type VIH-1, l’antigène p24, par un dispositif particulier.
«Il permet en quelque sorte de «prendre en sandwich le p24 entre des nanoparticules d’or et des structures micromécaniques de silicium», explique le chercheur Javier Tamayo, 46 ans, de l’Institut de microélectronique de Madrid, selon lequel les signaux mécaniques et optiques qui sont produits permettent de détecter l’antigène. «Cette nouvelle technologie est capable de détecter l’antigène p24 dans des concentrations 100 000 fois inférieures» à celles des systèmes actuels, assure une autre chercheuse du CSIC, Priscila Kosaka, 37 ans, de l’Institut de microélectronique de Madrid, dans le communiqué.
Cela réduit la période de temps où le virus est indétectable, après l’infection à «seulement une semaine», dit-elle. Or, souligne l’institution, la détection précoce est un facteur clef pour améliorer l’efficacité des antirétroviraux et empêcher la propagation de la maladie. Avec les tests actuels de quatrième génération, la détection de l’antigène P24 ne peut se faire que trois ou quatre semaines après l’infection, selon le CSIC.
Le dispositif permettrait par ailleurs d’obtenir des résultats cliniques en moins de cinq heures, soit le jour même du test, vante Javier Tamayo. Il utilise ausi «des structures qui se fabriquent avec des technologies bien établies en microélectronique, ce qui permet sa production à grande échelle et à faible coût», assure-t-il.
Deux millions et demi de personnes sont encore infectées chaque année dans le monde par VIH, responsable du Syndrome d’immunodéficience acquise (sida). En 2015, 36,7 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus. Plusieurs vaccins prometteurs sont aujourd’hui en phase de test.