Archives de Catégorie: Sante

Sida: des chercheurs développent un antiviral capable de bloquer le VIH

Trois groupes de huit singes ont servi de cobayes aux chercheurs. Les deux premiers groupes ont été traité avec de simples anticorps et le troisième avec le triple anticorps qui vient d’être créé. Cinq jours après, les 24 singes ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux dans les deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Mais dans le troisième, il n’y en a aucun.
Cet antiviral a été développé par des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il est présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida, après avoir protégé le groupe de singe du virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).
La grande diversité génétique des VIH de par le monde constitue la principale difficulté pour produire des anticorps capables de combattre efficacement la pandémie actuelle. Testé sur des cellules humaines en laboratoire, ces nouveaux anticorps ont été produits grâce à l’ingénierie génétique pour détecter et neutraliser plusieurs cibles infectieuses simultanément.
Sanofi produit actuellement ce triple anticorps pour mener un essai clinique de phase 1 qui devrait débuter en 2018 à l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il sera effectué sur des volontaires en bonne santé et des personnes infectées par le VIH. Il devrait ainsi permettre de déterminer l’innocuité et l’efficacité de cette nouvelle molécule.

Le transsexualisme ne devrait plus être un trouble mental dans la version 2018 de la Classification internationale des maladies de l’OMS.

Le transsexualisme devrait être requalifié en «incongruence de genre» dans la version 2018 de la Classification internationale des maladies de l’OMS. Le fétichisme ou le transvestisme pourraient quant à eux en être retirés.
Le transsexualisme figure toujours en bonne place sur la liste officielle des maladies psychiatriques, tout comme les «perversions» sexuelles, sous le nom moins connoté de troubles paraphiliques.
La société, pourtant, a évolué sur les questions touchant aux comportements sexuels et au genre. De sorte que la révision de l’une des principales classifications utilisées par les professionnels de santé à travers la planète, annoncée pour 2018, pourrait bien aboutir à une tout autre conception de ces particularités.
L’homosexualité n’est plus considérée comme un trouble mental –depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a rayé de sa liste en 1990
L’instance faisant autorité en médecine à l’échelle de la planète continue néanmoins à ranger le fait d’être né homme et de se considérer comme femme, ou bien l’inverse, dans cette catégorie. Mais la réflexion pour l’en retirer est aujourd’hui très avancée.
La onzième révision de la classification de l’OMS, la CIM (CIM-11), est en cours d’écriture depuis… près de dix ans! Elle devra être approuvée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2018, à Genève (Suisse). Et prévoit pour la première fois un chapitre consacré aux «problèmes relatifs à la santé sexuelle». Son introduction est notamment défendue par l’Association mondiale pour la santé sexuelle (en anglais, WAS), qui regroupe des milliers de sexologues de différents pays, y compris la France.
L’un des enjeux de ce nouveau chapitre est de retirer certains diagnostics liés à la sexualité et au genre du chapitre consacré aux troubles mentaux. Avec l’objectif d’éviter de stigmatiser davantage des populations qui le sont déjà –tels les transgenres, en adéquation avec la mission de défense des droits humains menée par l’ONU.
Aux côtés de l’Association professionnelle mondiale pour la santé transgenre, l’Association mondiale pour la santé sexuelle milite pour que l’OMS inclut, dans le futur chapitre relatif à la santé sexuelle, le diagnostic «d’incongruence de genre».
Ce nouveau terme, à comprendre comme une dissonance de genre, est proposé dans une volonté de dé-stigmatisation. Il viendrait remplacer celui de troubles de l’identité sexuelle, actuellement répertorié dans la dixième révision de la CIM (CIM-10), approuvée en 1990. Ces troubles, dont le transsexualisme fait partie, sont aujourd’hui classés parmi les troubles de la personnalité et du comportement.

Liban : une video pour bien utiliser un préservatif

Hamed Sinno, chanteur du groupe de rock alternatif libanais Mashrou’Leila et homosexuel assumé, a été choisi par l’ONG Marsa  pour expliquer comment bien mettre un préservatif. À ses côtés, c’est l’actrice libanaise Yumna Ghandour l’aide pour la démonstration. La vidéo indique, avec humour et pédagogie, comment utiliser un préservatif et les erreurs à éviter.
Sur les réseaux sociaux, des messages ont salué l’audace de la vidéo. D’autres ont condamné son manque de pudeur, agaçant Hamed Sinno, qui a déploré que parler de santé sexuelle soit plus offensant que l’augmentation du nombre de cas d’infections transmissibles. Selon Ismaël Maatouk, dermatologue spécialiste en MST à Beyrouth , il y a  » une augmentation du nombre de cas d’infections sexuellement transmissibles, comme la syphilis, depuis quelques années ».
Pour Diana Abous Abas, directrice de Marsa, l’essentiel est là : sa vidéo fait réagir.
« Il faut encourager la discussion : la sexualité reste un sujet difficile à aborder publiquement »
Le centre de Marsa est ouvert à tous, quel que soit le sexe et l’orientation sexuelle. Les visiteurs restent anonymes et peuvent accéder à des tests VIH gratuits, des consultations médicales et psychologiques. On ne veut pas que les patients craignent d’être stigmatisés ou renvoyés, comme ça peut être le cas dans des hôpitaux pour des hommes et des femmes non mariés et qui présentent des symptômes de MST.

Brésil: La justice autorise les psychologues à proposer des thérapies de réorientation sexuelle

Une décision du juge Waldemar Claudio de Carvalho autorise l’application de thérapies dites de » conversion » aux personnes homosexuelles au Brésil, à condition qu’elles soient effectuées en privé mais n’autorise pas leur publicité.
Carvalho donne raison à un groupe de psychologues conservateurs qui, revendiquant le principe de la liberté scientifique, défendent les thérapies de conversion, expressément interdites par le Conseil fédéral de psychologie du Brésil (CFP ) en 1999.
Le juge fédéral Waldemar de Carvalho a considéré qu’il n’était pas possible de les empêcher de proposer des « thérapies de réorientation sexuelle » aux homosexuels qui le désirent.
La décision du juge va à l’encontre des avis du conseil national de psychologie et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a retiré l’homosexualité de la liste des maladies en 1990.
Le conseil fédéral de lpsychologie va aussi faire appel de cette décision considérant qu’elle viole les Droits de l’homme. »La décision rendue le 15 septembre ouvre la possibilité dangereuse d’utiliser des traitements de renversement sexuel; l’action a été conduite par un groupe de psychologues qui a défendu cette pratique, ce qui représente une violation des droits de l’homme et n’a aucune base scientifique « , affirme le Conseil .
Il fait aussi valoir que la plupart du temps, ce sont les parents qui imposent ces thérapies à leurs enfants homosexuels, et non les patients eux-mêmes qui les recherchent.
Les professionnels ne sont pas les seuls à contester la décision judiciaire, les défenseurs des droits LGBT se mobilisent pour la contester. Des manifestations sont prévues dans les grandes villes du pays sont organisées samedi 23 septembre.

La pratique du chemsex augmente le risque de transmission du VIH

Le chemsex, ou l’usage de substances psychoactives peut avoir des effets étonnants sur les performances sexuelles.
Une étude parue dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire dénonce les dangers de cette pratique.
Le chemsex augmente considérablement la probabilité de transmission du VIH ou du virus de l’hépatite C. De fait, quatre usagers sur cinq reconnaissent se relâcher sur le plan de la prévention durant leurs rapports.
Ce chiffre est tiré d’une série d’entretiens avec 306 personnes ayant consulté une structure de dépistage ou de prise en charge du VIH – médicale ou associative. Un tiers d’entre elles avait consommé des produits psychoactifs au cours du mois précédent. Mais seulement 16 % affirment l’avoir fait dans le cadre d’un rapport sexuel – que ce soit régulièrement ou occasionnellement.
Les substances utilisées dans ce cadre sont variées, allant du simple cannabis à la cocaïne, en passant par les médicaments psychotropes. Mais certaines dominent clairement. La probabilité que des stimulants ou des amphétamines soient absorbés est neuf fois plus élevée par rapport aux autres produits.
Si la pratique est peu fréquente, elle concerne une population particulièrement vulnérable. Les probabilités qu’un adepte du chemsex soit homosexuel ou bisexuel sont six fois plus élevées. Or, les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes sont les principales victimes de l’épidémie de VIH en France.
La moitié des personnes pratiquant le chemsex l’admettent : elles ne portent pas toujours un préservatif au cours des rapports. Un « oubli » d’autant plus dangereux que les pratiques favorisent particulièrement la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH.
Ainsi, une grosse moitié des participants ont connu plusieurs partenaires au cours du mois passé, certains pendant un même rapport sexuel. Partage de sex-toys, sexe en groupe… Les chercheurs estiment que 82 % des volontaires ont des pratiques à risque. Sans compter que les substances consommées ont tendance à se diversifier durant une même séance.
Ces patients-là ne sont pas exposés aux mêmes risques que les autres, concluent les auteurs de ce BEH. La prévention doit donc être adaptée et sur-mesure. Un lieu permettrait de transmettre ces messages ciblés, les consultations « PrEP », qui permettent la prescription d’un antirétroviral en prévention d’une infection.

une video pour aider les hommes trans à utiliser la PrEP

Une vidéo est proposée par The Victorian AIDS Council (VAC) pour aider les hommes transsexuels à apprendre a utiliser la PrEP et comment cela peut aider à se protéger du VIH.

Belgique : Les homosexuels pourront bientôt faire un don de sang

La loi stipulant qu’un homme peut donner son sang s’il n’a pas eu de rapport sexuel avec un autre homme durant les 12 mois précédents a été publiée lundi au Moniteur belge (MB), qui assure la production et la diffusion des publications officielles et publiques.
Elle entrera en vigueur après la publication d’un arrêté d’exécution. L’interdiction faite aux hommes homosexuels de donner leur sang est justifiée par le fait qu’ils auraient un comportement sexuel à plus haut risque de contamination par le sida ou les infections sexuelles transmissibles que les hétérosexuels.
Cette exclusion à vie va désormais être réduite à un an après le dernier rapport homosexuel.
L’autorisation de donner son sang sous condition s’appliquera aussi aux personnes ayant eu recours à la prostitution ou ayant eu un partenaire qui consomme de la drogue.
La loi prévoit également que certains patients souffrant d’hémochromatose héréditaire pourront donner leur sang prélevé pour raisons thérapeutiques. Jusqu’à présent, ce sang était détruit.
La Croix-Rouge est prête à accueillir les nouveaux donneurs. Toutes les brochures et questionnaires ont été adaptés, assure l’organisation.
L’arrêté d’exécution devrait être publié pour la fin de l’année, espère la porte-parole de la ministre de la Santé Maggie De Block.

Le Conseil économique et social des Nations unies veut une riposte au SIDA

Le Conseil économique et social des Nations Unies (Ecosoc) a adopté, mi juillet, une résolution invitant les Etats membres à accélérer la riposte au sida. Il s’agit d’atteindre les objectifs prévus pour 2020 en tant que condition indispensable pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030 et de mobiliser les ressources financières nécessaires, indique un communiqué.
Les Etats membres ont pris acte (7 juillet) des progrès significatifs et des problèmes majeurs de la riposte au sida et du travail du Programme commun, avant d’adopter la résolution. « Le Programme commun continue de jouer un rôle critique dans la riposte au VIH et s’est adapté à l’évolution de l’épidémie et au contexte international.
Cependant, en ces temps décisifs, nous sommes confrontés à une baisse inquiétante des investissements dans la riposte, notamment des investissements dans le Programme commun.
La résolution reconnaît le rôle unique du Programme commun en tant qu’exemple d’une approche collaborative, multisectorielle et inclusive de la riposte à un problème complexe revêtant de multiples facettes.
Elle souligne également la nécessité pour le Programme commun de continuer d’ouvrir la voie à la réforme en révisant et en actualisant son modèle de fonctionnement », a expliqué, à cette occasion, Martha Ama Akyaa Pobee, représentante permanente du Ghana auprès des Nations Unies.

La résistance aux traitements contre le sida augmente, avertit l’OMS

La résistance aux médicaments contre le sida augmente dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire et pourrait entraîner à terme de nouveaux décès et des contaminations supplémentaires, avertit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié jeudi.
Dans six des onze pays observés pour ce rapport, en Afrique, Asie et Amérique latine, plus de 10% des patients ont développé une résistance aux traitements antirétroviraux les plus courants.
L’OMS souligne que « cette résistance se développe lorsque les patients ne se conforment pas au traitement prescrit, souvent parce qu’ils ne disposent pas d’un bon accès à des soins de qualité contre le VIH ».
Ces patients, qui risquent de transmettre des virus résistants, doivent passer à d’autres traitements, mais ceux-ci « peuvent être plus chers et, dans certains pays, encore plus difficiles à obtenir », explique l’OMS, à trois jours de l’ouverture de la conférence internationale de recherche sur le sida, dimanche à Paris.
« Pour prévenir l’émergence de la résistance aux médicaments contre le VIH, nous devons nous assurer que les patients qui démarrent des soins continuent bien à suivre un traitement efficace », a commenté le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département de lutte contre le sida et les hépatites à l’OMS, cité dans le communiqué.
« Lorsque les niveaux de résistance deviennent trop élevés, nous recommandons que les pays utilisent d’autres médicaments pour les patients qui démarrent un traitement », a-t-il poursuivi.
Des projections mathématiques montrent que si rien n’est fait, 135.000 morts et 105.000 nouvelles infections supplémentaires pourraient être dues à la résistance aux traitements dans les cinq ans à venir, selon l’OMS. Cela pourrait entraîner un surcoût de 650 millions de dollars (560 millions d’euros).
Fin 2016, 36,7 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde dont 19,5 millions avaient accès aux traitements, selon des chiffres dévoilés jeudi par l’Onusida, le programme de coordination de l’ONU contre le sida.
Source: E-llico.com

Le nombre de morts du sida divisé par deux depuis 2005

Un million de personnes sont mortes de maladies liées au sida en 2016, soit presque moitié moins que lors du pic de décès atteint en 2005, selon un rapport de l’ONU publié jeudi, qui affirme qu' »un tournant décisif a été franchi ».
Plus de la moitié des malades dans le monde sont désormais sous traitement et le nombre de nouvelles contaminations par le VIH a continué à décliner, mais à un rythme encore trop lent, selon ces données, publiées avant l’ouverture dimanche à Paris d’une conférence internationale de recherche sur le sida.
Un progrès lié en grande partie à une meilleure diffusion des traitements par anti-rétroviraux.
Le cap de 50% de personnes séropositives sous traitement, atteint en juin 2016, est désormais dépassé: « en 2016, 19,5 millions de personnes, sur les 36,7 millions qui vivent avec le VIH avaient accès aux traitements », soit plus de 53%.
1,8 million de nouvelles infections par le VIH ont encore eu lieu en 2016, soit une contamination toutes les 17 secondes en moyenne.
Ce chiffre est en baisse régulière année après année (hormis un léger rebond en 2014), très loin du maximum de 3,5 millions de nouvelles contaminations atteint en 1997.
Mais ce rythme est trop lent pour parvenir à juguler l’épidémie et atteindre l’objectif de seulement 550.000 nouvelles contaminations en 2020, avertit l’Onusida.
Depuis le début de l’épidémie, au début des années 1980, 76,1 millions de personnes ont été contaminées par le VIH et 35 millions sont décédées, soit l’équivalent de la population du Canada.
Il n’existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par anti-rétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus.
Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l’état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie.
La région du monde qui a accompli le plus de progrès est l’Afrique australe et de l’Est, qui rassemble plus de la moitié des personnes séropositives et où beaucoup d’efforts ont été déployés. Les décès liés au sida y ont chuté de 42% depuis 2010 et les nouvelles infections ont reculé de 29%.
L’Onusida s’inquiète en revanche de l’explosion de l’épidémie en Europe de l’Est et en Asie centrale: le nombre de décès y a grimpé de 27% en six ans et le nombre de nouvelles infections a bondi de 60%. Le phénomène touche en premier lieu la Russie, mais aussi l’Albanie, l’Arménie et le Kazakhstan.
Le rapport souligne aussi que seulement 43% des enfants contaminés par le VIH ont accès aux antirétroviraux, contre 54% des adultes.
Il déplore également la stagnation des financements, avec 19 milliards de dollars disponibles fin 2016, alors qu’il faudrait trouver 7 milliards de plus, d’ici 2020.