Archives de Catégorie: religion

Australie : l’église catholique licenciera tous ceux qui épouseraient des partenaires de même sexe

Les églises catholiques australiennes menacent de licencier des personnes qui épouseraient des partenaires de même sexe, si le mariage homosexuel est légalisé
Cet avertissement s’adresse aux infirmières et aux enseignants et aux autres employés de
L’archevêque de Melbourne Denis Hart a mis en garde les 180 000 employés de l’église et a rappelé les enseignements de l’église :Le mariage est l’union d’un homme et une femme.
«Je serais très insistant pour que nos écoles, nos paroisses existent pour enseigner une vision catholique du mariage. Tous les mots ou actions qui s’opposent à cela seraient très sérieusement considérés.» a t’il déclaré
«Nos enseignants, nos employés de la paroisse doivent absolument défendre la foi catholique et ce que nous croyons du mariage.» a t’il insisté
Les dirigeants de l’Église catholique australienne appuient également les commentaires de l’archevêque Hart.
L’archevêque Timothy Costelloe a déclaré: «En acceptant un rôle dans une école catholique, le personnel reconnaîtra leur responsabilité de se conduire de manière à ne pas saper l’éthique fondamentale de l’école».
Cela inclut l’adhésion à la position de l’église sur le mariage traditionnel. Il croit également que l’Église catholique devrait être en mesure de faire respecter cette situation sur ses employés.
Le bilan de Denis Hart sur les droits de l’homme
Sur les affaires de pédophilie dans l’église, l’archevêque de Melbourne Denis Hart, estime que la confession est une partie fondamentale de la liberté religieuse.
Interrogé pour savoir si des prêtres doivent aller en prison plutôt que de rompre le sceau de la confession, il a répondu: « J’ai dit que je le ferais ».
« Je pense qu’il s’agit d’une communication sacro-sainte émanant d’un ordre supérieur que les prêtres doivent respecter par nature. Jamais ils ne feraient quelque chose qui blesse des enfants, mais ils sont tenus par le secret de la confession », a-t-il dit.
L’archevêque Hart est soutenu par d’autres dirigeants de l’Eglise catholique australienne.

Nouvelle-Zélande : un pasteur souhaite que les homosexuels soient fusillés

Un pasteur de Auckland, en Nouvelle-Zélande, a demandé, lors d’un sermon , que les homosexuels soient fusillés.
Le pasteur de la Westcity Bible Baptist Church, Logan Robertson, reconnait que ses paroles sont des paroles de haine mais ne les renie pas
La vidéo postée en ligne à la fin du mois de juillet a provoqué de nombreuses réactions jusque dans les rangs de l’Eglise ou les mots du pasteur ont été condamné .
« Mon point de vue sur le mariage homosexuel est que la Bible ne le mentionne jamais, alors je ne suis pas contre ceux qui veulent se marier», commence Robertson. avant d’ajouter «Tant qu’une balle passe par leur tête au moment où ils s’embrassent »
La WestCity est une église indépendante et n’a aucun lien avec l’Eglise baptiste de Nouvelle-Zélande.
Le révérend Helen Jacobi – le vicaire de St-Matthew-in-the-City d’Auckland – a déclaré que la vidéo «incitait ç la violence, aux discours haineux et à la dérive».«Jésus a déclaré en particulier qu’il n’est pas venu vivre par ces anciennes lois mais pour apporter une nouvelle loi qui est une loi de l’amour. Il est donc difficile de voir en ces paroles quelque chose de biblique».
La paroisse St Matthew’s est connu pour avoir plaidé pour les droits des homosexuels.
Le pasteur Robertson a aussi déclaré que si d’autres églises n’étaient pas d’accord avec sa position « c’est parce qu’elles ne croient pas à la Bible».
Mais il a dit qu’il ne faisait que répéter ce que la Bible – en particulier le Lévitique 20:13- explique déjà
(lévitique 20:13 : Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux).
Robertson a déclaré qu’il ne demandait pas aux membres de l’église de tirer sur une personne et ne s’engageait pas si quelqu’un l’a fait après avoir visionné la vidéo.
Robertson a déjà par le passé envoyé à un auteur gay
, Jim Marjoram, un email ou il lui disait qu’il priait pour l’homme se suicide .
L’Union baptiste avait à l’époque condamné le courrier électronique et  déclaré qu’ils n’étaient pas associé à la WestCity Bible Baptist.
WestCity se veut une église baptiste proche de la Bible et orientée vers la famille L’église compte environ 40 membres.

Jordanie : le seul webzine LGBT+ menacé de censure

Lundi, la députée jordanienne Dima Tahboub, issue des rangs des Frères Musulmans (IAF — جبهة العمل الإسلامي), a déposé une plainte à l’encontre de My.Kali, unique média LGBT+ de Jordanie .
Pour cette députée, ouvertement opposée à toutes formes de droits pour les homosexuels en Jordanie, le média LGBT représentait «un prosélytisme dangereux pour les valeurs d’un des rares pays de la région à ne pas pénaliser l’homosexualité».
Elle a donc utilisé l’article 49 de la loi de la presse pour s’attaquer à My.Kali et exiger son extinction. L’article 49 concerne la licence et les droits du magazine, pas sa ligne éditoriale.
Devenu une référence dans le monde arabe, le magazine serait désormais interdit, en effet le gouvernement a en effet pris la décision de bannir le webzine LGBT+ .
Le e militant gay Khalid Abdel-Hadi a l’idée du magazine en 2007 à la suite d’un article dans la presse islamique qui le traitait publiquement de « pervers ».
Il paraît d’abord uniquement en anglais, afin de garder une certaine confidentialité dans le monde arabe. Le magazine ayant acquis une longévité et devant les demandes, My.Kali sort à partir de 2016 également en langue arabe.
En 2016, le magazine est accusé sur internet de « saper les traditions et la culture jordanienne » et de « chercher à répandre l’homosexualité ». Il est aussi menacé d’être interdit s’il est publié en version papier sans autorisation.
« Le magazine a pour mission de maintenir une visibilité et d’être une voix récurrente, forte et puissante de la communauté LGBTI+ au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. À travers le magazine, nous promouvons l’acceptation, l’individualité, et des perspectives différentes sur le genre et la sexualité. Ce webzine reflète la difficulté d’être à la fois arabe et une personne LGBTI+».( Wikipedia)

Deux retraites pour aider les personnes homosexuelles à se sentir pleinement accueillies dans l’Église

Cette semaine  démarrent deux propositions de retraites pour aider les personnes homosexuelles à se sentir pleinement accueillies dans l’Église.
Au cœur de l’été, deux retraites spirituelles sont proposées aux personnes homosexuelles, mais aussi à leurs proches, parents ou conjoints.
L’association Devenir un en Christ (DUEC), qui accompagne les personnes homosexuelles dans l’Église depuis trente ans, attend une trentaine de participants à l’abbaye de Cîteaux, du 31 juillet au 6 août. Intitulé « Chrétien-ne et homosexuel-le : quels chemins de vie ? », le parcours est essentiellement construit autour de la relecture de vie dans la tradition ignatienne, sans consigne particulière quant à la suite.
Cette même semaine, la communauté de l’Emmanuel et l’association Courage – un mouvement d’Église né aux États-Unis dans les années 1980 – proposent au sanctuaire de Paray-le-Monial, pour la troisième année consécutive, le parcours « Homosexualité : vivre avec et accompagner ». Principale particularité : il est explicitement demandé aux participants d’essayer de vivre la continence et la chasteté.
Comme les deux années précédentes, une soixantaine de participants sont attendus, dont une grande partie sont des parents ou des proches ayant dans leur entourage une personne homosexuelle.
Deux approches différentes, donc, mais un objectif commun : aider les personnes homosexuelles à « faire l’unité » dans leur vie. « Les croyants homosexuels ont tendance à tout cloisonner : vie sociale, familiale, spirituelle, souligne Régis Coudray, président de DUEC. Notre but premier est donc de les aider à se poser, comme ils sont, avec leurs difficultés, sachant que le rapport entre foi et homosexualité n’est jamais simple. »
D’où le choix de cadres à la fois apaisants et rassurants pour organiser ces retraites : un sanctuaire, une abbaye, où la communauté joue un rôle essentiel dans les temps de prière.
L’exhortation Amoris Laetitia du pape François, mais aussi et surtout son « Qui suis-je pour juger ? » lancé aux journalistes lors d’un de ses déplacements, ont aussi contribué à faire évoluer les esprits.
Outre DUEC et Courage, d’autres associations existent comme Béthanie, davantage centrée sur la prière, ou encore David et Jonathan sur le partage.

Grande Bretagne : une manifestation culturelle gay provoque la colère

JW3, un centre communautaire juif qui a ouvert ses portes à Londres en 2013 a accueilli, en mars, le festival GayW3 qui célébrait les 50 ans de la dépénalisation de l’homosexualité en Grande-Bretagne.. On y t
Ce centre communautaire juif ou on trouve un jardin d’enfants, un cinéma, une salle de sport, un restaurant casher et une bibliothèque, est, depuis ,  au centre d’une controverse
La banderole annonçant l’événement le long de la façade du centre juif avait été recouverte du mot « honte ».
Plusieurs rabbins orthodoxes sont depuis « révoltés » par ce qu’il juge comme une « promotion de l’homosexualité ».
Une lettre datée du 21 juillet et signée par plusieurs rabbins qualifie le programme pro-LGBT de JW3 de toéva, le terme hébreu pour abomination, employé dans la Bible pour décrire l’acte homosexuel, et indique que le centre JW3 « encourage un mode de vie qui est en totale contradiction avec le judaïsme orthodoxe et la halakha », la loi juive.
Cette lettre diffusée par plusieurs rabbins vise aussi à s’opposer aux propos du rabbin Joseph Dweck, un éminent rabbin sépharade, qui avait déclaré au cours d’une conférence que l’acceptation sociétale de l’homosexualité était un « développement fantastique », parce qu’elle ouvre la voie à une société aimante.

Canada : une mère musulmane obligée de démissionner de son travail après avoir assisté au mariage de son fils gay

Une mère musulmane canadienne a été forcée de démissionner de son travail après avoir assisté au mariage de son fils homosexuel .
Son fils, Ali Reza Jessa, a épousé son partenaire de longue date, Paul Hillsdon début juillet.
Bien que la famille de Jessa ait apporté son plein soutien à  cette union, elle a attiré l’attention des dirigeants de leur mouvement islamique Shia Ithna-Asheri.
Une pétition en ligne a circulé en appelant Siddika Jessa à démissionner de son poste de secrétaire général de NASIMCO (l’Organisation des communautés musulmanes nord-américaines Shia Ithna-Asheri).
«Traditionnellement, un mariage est une démonstration publique d’une relation. Ce péché n’a pas été fait en privé, mais a été célébré et promu publiquement. Cela va à l’encontre des interprétations majoritaires légitimes de Jaffari fiqh, que NASIMCO doit défendre.
«Bien que nous croyons qu’il n’est pas nécessaire d’examiner de manière exhaustive ou approfondie la vie personnelle des membres de NASIMCO, cet incident ne peut être rejeté comme« la vie personnelle de la famille d’Ali Reza », indique la pétition
La pétition a recueilli plus de 1000 signatures depuis jeudi.
Siddika Jessa a été obligé de démissionner.
Elle a écrit dans une lettre : «Aujourd’hui, en tant que musulmane et mère dévouée qui a eu le privilège de servir nos institutions communautaires, je suis obligé de démissionner par NASIMCO … pour la seule raison que mon fils s’est marié avec un homme, et je voudrais souligner c’est que s’est légal au Canada».
«Ma position aujourd’hui n’est pas seulement celle d’une mère dévouée, mais celle d’un être humain qui a observé avec douleur comment la communauté a usurpé les droits de la création de Dieu au nom de l’islam et a jugé», continue t’elle
«La seule personne à juger mon fils serait Dieu le Jour du Jugement» . «Comment pourrais-je, en tant que mère, discriminer mon propre fils?» conclue t’elle

USA : un Évêque veut interdire les funérailles à l’Eglise pour les personnes mariées avec une personne du même sexe

Mgr Thomas Paprocki, un évêque américain, veut les paroisses interdisent aux personnes ayant conclu des mariages homosexuels de recevoir la communion et les empêchent d’avoir des funérailles à l’Eglise.
L’Evêque de Springfield (Illinois), a déclaré que les personnes vivant  » dans le mariage homosexuel » ne devraient ni chercher à recevoir ni être admises à la sainte communion parce que leurs relations sont d’une nature « objectivement immorale ».
En ce qui concerne les funérailles, il écrit: «À moins d’avoir donné des signes de repentir avant leur mort, les personnes décédées qui ont vécu ouvertement dans un mariage homosexuel donnant un scandale public aux fidèles doivent être privées des rites funèbres ecclésiastiques. En cas de doute, le bon pasteur ou administrateur paroissial doit consulter l’évêque ordinaire local, dont le jugement doit être suivi.»
Ces nouvelles directives de l’évêque Paprocki ont été vivement crtiqué par les leaders communautaires et les théologiens des deux côtés de l’Atlantique.

L’Eglise catholique appelle Macron à ne pas ouvrir la PMA aux couples lesbiens

L’Eglise catholique, par la voix de Mgr Pierre d’Ornellas, appelle Emmanuel Macron à ne pas « réveiller les passions » sur la procréation médicalement assistée (PMA), au lendemain de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) favorable à son ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Dans une tribune à paraître dans « Le Monde » daté de jeudi, l’archevêque de Rennes, chargé des questions d’éthique au sein de l’épiscopat, estime qu' »il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions ».
« Le CCNE ne donne qu’un avis qui, sans obliger, invite à une réflexion plus approfondie et davantage partagée. Donnons-nous le temps de la réflexion et du débat! », écrit Mgr d’Ornellas.

La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen, vaincue au second tour de la présidentielle par M. Macron, s’est dite elle « opposée » à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, car « fabriquer des enfants sans père (est) éminemment négatif pour l’enfant en question ».

USA : une application pour les LGBT chrétiens

Crystal Cheatham, une lesbienne chrétienne, vient de lancer une application biblique pour les personnes LGBT. « Cette application concerne les personnes qui s’identifient comme des ‘chrétiens progressistes mais non religieux’, des chrétiens progressistes qui ont eu des rapports sexuels avant le mariage et qui ne s’en soucient pas, qui sont frustrés par la culture de la pureté, qui sont pro-choix, pro-femmes et qui veulent accepter et embrasser les liens interreligieux », a déclaré Crystal Cheatham à AutoStraddle.com.
Crystal, originaire de Philadelphie, se décrit comme une chrétienne lesbienne. Bien qu’elle ait pensé une fois que son attrait de même sexe était incompatible avec sa croyance en Dieu, elle a finalement décidé d’embrasser et de célébrer son lesbianisme. « Je suis noire, je suis lesbienne, et je suis fatiguée de me sentir comme si ma foi n’a pas d’importance », a-t-elle dans un communiqué de presse
« certains pensent que c’est une anomalie qu’une lesbienne noire peut être chrétienne, mais il y en a beaucoup comme moi ».explique t’elle
Après avoir fait son coming-out, Crystral s’est sentie frustrée par le manque de livres et de ressources disponibles dans les librairies pour des personnes comme celle qui s’identifient comme des chrétiens LGBT. C’est pour cela qu’elle a décidé de créer une application  appelée « Our Bible App » (« Notre application biblique » ). L’application qui devrait sortir cette semaine « mettra en vedette une bibliothèque de dévotions progressives et une collection de versions bibliques qui se réfèrent à Dieu dans des termes neutres en termes de genre », a déclaré la jeune femme
Elle espère que son application aidera les chrétiens à embrasser et à accepter l’homosexualité

Norvege :Oslo va ouvrir une mosquée «gay friendly» qui permettra aux femmes de prêcher

Une mosquée féministe et «gay friendly» ouvrira bientôt ses portes à Oslo. Un projet porté par une organisation norvégienne qui défend les droits des personnes LGBTQ issues des minorités ethniques.
Après celles de Berlin et de Paris, une nouvelle mosquée «libérale», autorisant les femmes, les homosexuels et les individus transgenres à prier côte à côte ainsi que les femmes à prêcher ouvrira ses portes à Oslo, en Norvège, dans l’année, selon Yezen al-Obaide, à l’origine du projet.
A travers l’organisation Skeiv Verden (Le Monde des queer), il a formé un réseau informel pour les gays musulmans en Norvège. Ensemble, ils ont une vision claire de la nouvelle mosquée.
«Cette mosquée devra être un endroit ouvert à tous ceux qui sentent qu’ils ne peuvent pas se rendre dans une mosquée ordinaire», a-t-il précisé avant d’ajouter que les hommes, les femmes et les LGBT seraient tous les bienvenus dans cet espace.
Appellé Masjid al-Nisa (la mosquée des femmes), le projet n’a pas pour objectif de se placer «en opposition aux autres mosquées, mais plutôt comme une initiative pouvant élargir une diversité qui est déjà présente», selon le site Internet de l’organisation Skeiv Verden , qui défend les droits des personnes LGBTQ (lesbiennes, gays, lesbiennes, bi, trans et queer) issues de minorités ethniques. Cette organisation aurait notamment travaillé à créer un réseau informel entre les musulmans homosexuels du pays.
«Je voudrais créer une mosquée féministe où les femmes ont autant d’espace que les hommes. Autant les hommes que les femmes sont autorisés à diriger la prière, et tous les sexes peuvent prier ensemble dans la même pièce, côte à côte», a déclaré Yezen al-Obaide, avant d’ajouter qu’il fallait «donner le micro aux femmes» pour qu’elles puissent «parler pour elles-mêmes.»
Un projet similaire avait déjà vu le jour à Paris en 2012 ce qui avait été la première expérience du genre. Plus récemment, Berlin a ouvert une mosquée gay friendly en juin 2017.