Archives de Catégorie: religion

Grece : l’Église orthodoxe de Grèce s’oppose à la loi sur le changement de sexe

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni le 7 octobre sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme et a examiné, entre autres, la loi sur le changement de sexe, adopté récemment en première lecture par le Parlement grecque .
L’Église de Grèce a exprimé ses positions à ce sujet :
« Le sexe est un héritage sacré donné à l’homme et contribue à la base de la complémentarité psychosomatique dans le mystère de la vie et de l’amour. En ce sens, il n’est pas sujet à changement, mais il est un don divin à l’homme, que celui-ci doit valoriser pour sa sanctification.» (…)
« Le projet de loi proposé suscite des émotions dans la société, attaque l’institution sacrée de la famille, contredit les bonnes mœurs et le sens commun, et avant tout détruit la personne. Au lieu de diminuer la confusion et les désordres mentaux, elle les accentuera et donnera naissance à un dangereux phénomène social, particulièrement lorsqu’il créera également une situation explosive dans les écoles.»
«Le Synode fait un appel final au monde politique dans son intégralité pour élever sa responsabilité et sa mission au-dessus des idéaux politiques, des préjugés et de la référence à des droits incontrôlés, et pour retirer le projet de loi, tout en montrant un intérêt similaire pour résoudre les problèmes les plus sérieux qui frappent notre société, notre nation et le peuple. Or, on ne fait que renforcer les tensions, les divisions et l’absurdité, au lieu de contribuer à l’édification spirituelle de nos citoyens.»
De son côté, le métropolite d’Étolie Cosmas a déclaré dans une lettre ouverte aux députés du Parlement hellénique :
« Vous promouvez une loi qui nie le Dieu-Trinité et Créateur et profère des blasphèmes à Son égard. Cette nouvelle loi est non naturelle, elle empiète sur l’identité psychosomatique de la personne, favorise la dépravation, et son but est de contrecarrer la personne dans sa voie sur la sanctification et déification. Les os de nos saints et de nos héros (pour la libération de la Grèce) tremblent ! Le grand libérateur de la Grèce et égal-aux-apôtres saint Cosmas d’Etolie et nos autres saints pleurent… ».

Chrétiens et homosexuels : le difficile coming out

Si la plupart des Eglises chrétiennes accueillent les homosexuels avec bienveillance, certaines condamnent toujours le principe de l’homosexualité. Alors peut-on vivre ouvertement son homosexualité dans l’Eglise ? A quoi s’expose-t-on lorsqu’on avoue son orientation sexuelle ? Un débat animé par Aline Bachofner.

Extrait de « Faut pas croire » , une émission de la Radio Télévision Suisse, samedi 30 septembre 2017.

Royaume-Uni :L’Eglise anglicane sanctionne la branche écossaise qui reconnaît le mariage gay

L’Église épiscopale d’Écosse avait voté en juin pour retirer de sa doctrine la phrase stipulant que le mariage est une union « entre un homme et une femme ».
L’archevêque de Canterbury Justin Welby a confirmé, lors d’une réunion des dirigeants anglicans à Canterbury, que les évêques anglicans ont appliqué à la branche écossaise les mêmes sanctions que celles infligées l’an dernier à l’Église épiscopale américaine.
Pour avoir reconnu les mariages homosexuels en 2015, la branche américaine s’était vue empêchée de représenter l’Église anglicane dans les assemblées œcuméniques ou interconfessionnelles pour trois ans.
Sa participation au processus de décision sur toutes les questions ayant trait à la doctrine ou au fonctionnement de l’Église anglicane avait également été suspendue.
Mark Strange, primat de l’Église épiscopale d’Écosse, avait anticipé ces sanctions, bien qu’une clause de conscience ait été intégrée à sa doctrine pour permettre aux prêtres en désaccord de ne pas marier des personnes de même sexe. « Je reconnais que cette décision a pu provoquer de la colère ou de la douleur au sein de la communion anglicane », a-t-il déclaré.
Il a annoncé qu’il chercherait à « reconstruire la relation » entre l’Église anglicane et sa branche écossaise. « Mais cela sera fait à partir de la nouvelle position que nous avons prise », a-t-il prévenu.
La question de la reconnaissance des unions ou de l’ordination de personnes homosexuelles déchire depuis des années cette Église de quelque 85 millions de fidèles, opposant des branches plus libérales, aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, aux conservateurs majoritaires au Kenya ou au Nigeria par exemple.

Alberta : Créer des espaces sécuritaires pour les musulmans LGBT

Jusqu’à ce soir dimanche, un professeur à l’Université Grant McEwan à Edmonton organise une conférence pour mieux faire connaître les défis auxquels les musulmans appartenant à la communauté LGBT sont confrontés.
Junaid Jahangir pense qu’il y a trop de préjugés, et les musulmans LGBT ont souvent peur d’utiliser certains espaces sécuritaires, en raison des répercussions provenant de leur communauté religieuse.
Hussein Abdullatif, un des conférenciers, explique que les musulmans ne se sont pas toujours montrés ouverts envers les minorités sexuelles. Il a fait des années de recherche dans la littérature islamique et soutient qu’il y a une place pour les unions du même sexe dans l’islam.
Il souhaite non seulement rassurer les musulmans qu’être gai ou lesbienne n’est pas forcément contre l’islam, mais aussi informer les non-musulmans que cette communauté religieuse accepte la diversité ainsi que les minorités sexuelles. « Nous voulions changer leur point de vue de ce que les musulmans pensent », explique Hussein Abdullatif.
L’organisation de la conférence n’a pas été facile, selon Junaid Jahangir. Il souligne que quelques intervenants de la communauté ignorent ces défis. « Si nous ne répondons pas à ces défis maintenant, on devra le faire dans le futur alors que la xénophobie devient de plus en plus commune » affirme-t-il.
Il rappelle cependant que la conférence n’est qu’une première étape. Il espère que les discussions susciteront de la sensibilisation et que d’autres intervenants de la communauté musulmane se joindront aux discussions.
« Nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur tout, mais ça ne devrait pas briser ces relations », dit-il.

Argentine : un archevêque interdit aux écoles catholiques de parler de diversité sexuelles

Par un décret du 14 septembre, l’archevêque de La Plata, Hector Aguer , interdit à toutes les écoles catholiques de se référer dans les écoles catholiques, « sans exception  » à ce qu’il appelle «théorie du genre qui cherche à nier les différences biologiques entre les hommes et les femmes , afin que les élèves puissent discerner correctement et ne pas être entraînés par cette erreur .
Une mesure qui cherche à exclure la diversité sexuelle des salles de classe, ainsi que tout débat sur le mariage gay et les droits LGBT
Les militants féministes et LGBTI ont déjà exprimé leur condamnation de ce qu’ils considèrent comme une autre infraction contre les droits des personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres.
Les attaques basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre se sont multipliées à La Plata au cours des derniers mois, il n’y a pas encore deux semaines qu’un couple de même sexe a été victime d’une agression violente par un groupe formé par deux douzaines d’adolescents . Malgré ces événements, Aguer à précher à plusieurs reprises contre le LGBT, en disant que « l’ homosexualité est une abomination  »
Un professeur d’éducation religieuse d’un collège religieux à La Plata a déclaré qu’il n’aura aucun problème à se conformer à ce décret malgré le fait que ses étudiants l’ont défendu et sont venus protester contre l’homophobie institutionnelle . Cette homophobie pour laquelle l’Église catholique devrait demander le pardon, selon les mots du pape Francisco lui – même il y a un peu plus d’un an.
L’Archidiocèse argentin de La Plata avait décidé, en juin 2016, de ne pas renouveler son appui aux Scouts d’Argentine:« ils mènent actuellement un processus dans le cadre duquel ils perdent certaines valeurs fondamentales voulues par Baden Powel telles que Dieu et la famille. C’est pourquoi nous trouvons plus difficile chaque jour de garantir l’éducation des enfants et des jeunes qui fréquentent les groupes Scouts au sein de nos Paroisses. Ceci nous porte à ne pouvoir renouveler le soutien que nous donnions aux Scouts d’Argentine » avait déclaré l’archevêque

USA : Un pasteur élevé par des parents homosexuels raconte son histoire

Le pasteur Caleb Kaltenbach, a écrit un livre « Messy Grace », ou il veut démontrer que le commandement de Jésus d’aimer son prochain comme soi-même, « n’a pas de clause d’exception pour un prochain homosexuel ».
Son histoire est bouleversante
Alors qu’il avait 2 ans, les parents de Caleb Kaltenbach ont dévoilé leur homosexualité.
Après la séparation du couple, Caleb a finalement été élevé par sa mère et sa compagne. Il se souvient avoir participé à de multiples Gay Pride dans les années 80, et surtout avoir été choqué par la rhétorique homophobe et l’hostilité des contre-manifestations de chrétiens.
« Je me souviens à la fin de l’une des Gay Pride, dans les années 1980, il y avait tous ces chrétiens qui tenaient des pancartes et disaient : ‘Dieu vous déteste. Allez-y. Repentez-vous ou brûlez’. Et si cela n’était pas assez offensant, ils pulvérisaient de l’eau et de l’urine sur les gens. » raconte t’il
Mais au lycée, le jeune homme devient finalement chrétien au cours d’une étude biblique conduite par des étudiants, alors qu’il s’y rendait pour confondre les organisateurs.
« J’ai alors constaté que Jésus n’était pas comme les gens dans les rues. L’apôtre Paul n’était pas comme ceux qui tiennent les pancartes au coin de la rue» «J’ai également conclu, et je le constate encore aujourd’hui, que Dieu a conçu l’intimité sexuelle dans le contexte du mariage entre un homme et une femme. »
Révéler son retour vers dieu à ses 3 parents homosexuels ressemble à faire son coming out .
« Le rejet qu’ils ont craint de la communauté chrétienne et le rejet qu’ils ont craint de moi, maintenant que j’étais l’un d’eux […] C’est le même rejet qu’ils m’ont fait subir. Le même rejet qu’ils combattent, car il s’agit d’un sujet tellement chargé d’énergie. »
Commence alors un long chemin de restauration des relations et de recherche de la manière biblique de les gérer. Le jeune pasteur est arrivé à la conclusion qu’il ne faut pas confondre « acceptation et approbation ». Il y a peu de sujets aussi clivants au sein de l’Eglise, que le sujet de la communauté LGBT, et peu à peu Caleb Kaltenbach s’est forgée une opinion qu’il a souhaité faire connaître au travers d’un livre.
« Je crois que nous sommes appelés à accepter tout le monde en tant qu’individu. Cela ne signifie pas que nous approuvions tous les choix que quelqu’un fait dans sa vie […] Chaque dimanche, n’importe qui devrait pouvoir marcher dans mon église quand je prêche et y participer. Et je sais que je serre la main tous les dimanches à des gens dont je n’approuverais pas les choix de la semaine. Cela ne signifie pas que je ne les accepte pas. »

 

Tunisie : fin des tests anaux sur les homosexuels

La Tunisie a annoncé devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève  la fin des tests anaux auxquels la police et justice soumettent les homosexuels, mais refuse de dépénaliser les relations entre hommes.
Ces tests humiliants sont censés « prouver » l’homosexualité des personnes qui y sont soumises.
Le Conseil de l’ordre national des médecins de Tunisie réclamait le consentement des accusés pour ces tests et l’association Shams se bat depuis le retour de la Tunisie à la démocratie pour qu’il y soit mis fin.
Le refus de se soumettre à ces tests humiliants est considéré comme une preuve de culpabilité et le suspect est écroué sur la base de l’article 230 du code pénal, qui interdit la sodomie.
Les Nations Unies classe ces examens comme des actes de torture
L’imam de la mosquée de Mnihla en Tunisie, arrêté le 11 septembre 2017 pour homosexualité a refusé de se soumettre au test anal et la justice l’a libéré.
Le jeune homme arrêté en même temps que l’imam pour les mêmes raisons et qui s’est présenté comme son petit ami a également été libéré.
Par contre n enseignant et un arbitre de football ont été récemment reconnus coupables d’homosexualité après avoir refusé de se prêter à ce test.

Australie : L’église partagés sur le mariage homosexuel

Le débat sur la légalisation du mariage homosexuel fait rage en Australie, où le gouvernement a lancé, depuis le 12 septembre, une consultation par voie postale sur le sujet
Les Australiens de plus de 18 ans, inscrits sur les listes électorales, ont jusqu’au 6 novembre pour se prononcer sur le sujet.
Sans surprise, l’Église catholique australienne s’est engagée contre le mariage gay.
Deux évêques se sont malgré tout prononcés en faveur du mariage homosexuel. Le premier, Mgr Vincent Long, l’évêque de Parramatta a écrit une lettre pastorale datée du 13 septembre, ou il rappelle que l’enquête menée par le gouvernement « n’est pas un référendum sur le mariage sacramentel tel que le définit l’Église catholique », et que l’enseignement de l’Église sur le mariage ne changera pas quelle qu’en soit l’issue.
L’évêque regrette que « l’Église n’ait pas toujours été un lieu où les personnes homosexuelles se sont senties accueillies, acceptées et aimées » et invite ses fidèles à faire davantage d’efforts en ce sens.
Un autre évêque, Mgr Bill Wright, du diocèse de Maitland-Newcastle (au nord de Sydney), a défendu le 6 septembre une position ouvertement favorable au mariage entre couples de même sexe. Il rappelle qu’il y a d’autres formes de mariage que l’Église ne reconnaît pas, notamment « les remariages de personnes divorcées » ou « les mariages de couples sans intention d’avoir des enfants ». « Mais nous ne nous indignons pas que l’État leur accorde un statut civil légal », considère Mgr Wright.
« La question qui se pose pour toute proposition de loi n’est pas de savoir si elle est en accord avec l’enseignement ou l’idéal moral de l’Église, mais si c’est une bonne règle pratique pour les personnes vivant dans cette société à cette époque », n’hésite-t-il pas à affirmer, prenant à contre-pied les positions habituelles de l’Église qui, précisément, invite le législateur et les citoyens à agir en accord avec les convictions liées à leur foi.
il conclue : « dans notre société pluraliste, il est meilleur pour la paix et l’harmonie de la communauté que les couples gays aient une place dans les structures reconnues, plutôt qu’ils soient exclus ».
Il reconnaît néanmoins que certaines inquiétudes concernant les conséquences sociales de la reconnaissance du mariage gay sont « légitimes », notamment la liberté future des écoles et des églises d’enseigner le point de vue traditionnel de l’Église sur le mariage, ainsi que la liberté de conscience.

Australie : un évêque invite tous les catholiques à exercer leur responsabilité au sujet du mariage homosexuel

L’évêque de Parramatta, en Australie, Vincent Long Van Nguyen , appartenant à l’ordre franciscain, a émis des accusations par rapport à l’attitude de l’Église, dans le passé, envers les homosexuels et autres déviants. Il a écrit une lettre pastorale relative au référendum postal que le pays est entrain d’organiser sur le mariage entre personnes de même sexe. Il invite la communauté catholique de son diocèse « à conduire ce dialogue avec un sens profond de respect envers tous ceux concernés et les opinions et décisions que chacun est libre de faire ».

 « Il faut se rappeler que ce sondage est sur cette question : les Australiens veulent-ils ou non changer la définition légale du mariage civil, en y incluant les couples de même sexe. Ce n’est pas un référendum sur le mariage sacramentel de l’Église. » qui continuera à le considérer une institution naturelle établie par Dieu pour « l’union permanente entre un homme et une femme ».

L’évêque poursuit sa lettre en affirmant que pour beaucoup de catholiques le thème n’est pas uniquement théorique mais profondément personnel :

 «ils peuvent être des personnes attirées par le même sexe » ou « avoir des parents et amis dans ce cas ».

Il invite donc tous les catholiques à exercer leur responsabilité

« dans ce discernement commun. Cela ne doit pas être seulement une réponse oui ou non ; cela doit être une opportunité de témoigner notre profond engagement dans l’idéal du mariage chrétien. Mais cela devrait être aussi une opportunité pour écouter ce que l’Esprit est en train de nous dire à travers les signes du temps. Dans l’histoire, nos frères et sœurs gay, lesbiennes,  n’ont pas été traités avec respect, sensibilité et compassion. Malheureusement l’Église n’a pas toujours été un lieu où ils se sont sentis bienvenus, acceptés, aimés… donc nous devons nous engager dans le devoir de rejoindre nos frères et sœurs Lgbt, en affirmant leur dignité et en les accompagnant dans notre voyage commun vers la plénitude de la vie et de l’amour en Dieu. »

Australie Une église refuse de marier un couple hétérosexuel qui a soutenu le mariage gay sur Facebook

Selon le groupe Fairfax Media, l’église d’un couple qui voulait se marier à Ballarat, ville rurale de l’Etat de Victoria, a annulé le projet après que la fiancée eut posté sur Facebook un message de soutien à la légalisation du mariage gay.
« Vous pouvez sûrement comprendre que votre engagement en faveur du mariage entre personnes du même sexe est contraire aux enseignements de Jésus Christ ainsi qu’à la position biblique de l’Eglise presbytérienne d’Australie et de moi-même », écrit le pasteur à la fiancée dans une lettre publiée par Fairfax.
« Cette divergence de vues a des conséquences pratiques en ce qui concerne votre mariage à venir. En le célébrant, il apparaîtrait (…) que je soutiens vos opinions sur le mariage entre personnes du même sexe ou que je ne me soucie pas de cette question ».
L’église Ebenezer St John’s n’a pas souhaité dans l’immédiat faire de commentaire. Mais M. Turnbull a défendu la décision du pasteur, déclarant que les « églises sont libres de marier qui elles veulent ».
« Les églises ont le droit de marier ou de ne pas marier qui elles veulent. Cela fait partie de la liberté religieuse. Ma propre église, l’Eglise catholique, refuse d’unir ceux qui ont déjà été mariés », a-t-il dit à la presse.