Archives de Catégorie: politique

Les délits d’antisémitisme, d’homophobie, et de racisme empêcheront désormais de se présenter à une élection

L’Assemblée a donné son feu vert lundi soir à l’introduction de nouvelles sanctions en cas d’atteinte à la probité pour les élus, tout en revenant sur l’obligation d’un casier judiciaire vierge qui comportait un « risque d’inconstitutionnalité », selon le gouvernement.
Les délits d’antisémitisme, d’homophobie, et de racisme empêcheront désormais de se présenter à une élection
Les députés ont voté un amendement REM à l’article 1 du projet de loi ordinaire de « confiance dans la vie publique » prévoyant une « peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité » en cas de manquement à la probité. En commission, cette mesure avait été supprimée au profit du casier judiciaire vierge de toute condamnation pour manquement à la probité pour candidater à une élection, comme le portait le candidat Macron.
Sur la question du champ des infractions pouvant conduire à l’inéligibilité, la ministre a indiqué que le texte initial visait les « crimes et délits de manquement à la probité », essentiellement la probité financière. Elle a jugé que l’extension de cette liste posait la question de savoir « où doit-on s’arrêter », tout en notant que l’amendement REM adopté contenait « un complément très circonscrit ».
Il ajoute « les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle », a observé la ministre, s’y disant « favorable »
« Afin d’éviter tout risque de censure » par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a défendu cette « peine complémentaire obligatoire », un dispositif « plus efficace » que le casier vierge, « malgré l’apparence », car cela peut être considéré comme « une peine automatique » contraire « au principe d’individualisation des peines garanti par la Constitution », a-t-elle argué.
Le gouvernement a aussi inclus des éléments venus du Sénat sur les délits de harcèlement et de violences sexuelles, ainsi que d’autres propositions REM sur le recel de délits boursiers.

Ecosse : l’amour au grand jour de deux femmes politiques

Kezia Dugdale , chef du Parti travailliste écossais, et Jenny Gilruth, membre du Parlement écossais, Parti national écossais , ont rendu publique leur relation et ont tenu à remercier le soutien reçu de la part de leur famille et de leurs amis ces derniers mois .«Nous tenons à remercier nos amis, nos familles et nos collègues pour leur gentillesse au cours des derniers mois, pour leur amour et leur soutien.»
Dans une déclaration conjointe, Kezia Dugdale et Jenny Gilruth ont demandé à ce que leur vie privée soit respectée et ont déclaré qu’elles ne considéraient pas leur nouvelle relation comme une « information ».
Le premier ministre écossais, Nicola Sturgeon, a félicité le couple sur son compte Twitter.
Kezia Dugdale (née le 28 août 1981) est depuis le 15 août 2015 la chef du Parti travailliste écossais.

Olivier Serva élu président de la délégation Outre-mer à l’Assemblée nationale

Olivier Serva, le député LREM qui en 2012 avait qualifié l’homosexualité « d’abomination », a été élu mardi 18 juillet président de la délégation parlementaire d’Outre-mer de l’Assemblée nationale.
Au sein même du mouvement, la candidature d’Olivier Serva ne faisait pas l’unanimité, comme le rapporte le journal France-Antilles. « J’ai honte qu’il ose ! Il n’est pas légitime », déplorait ainsi le député du même parti François-Michel Lambert lundi dans les colonnes du journal.
En 2012, sur une chaîne de télévision guadeloupéenne, il avait affirmé que le mariage pour tous était « intolérable » et constituait un « péché ». « Pour le Chrétien que je suis, quand je lis la Bible, il est écrit qu’un homme qui couche avec un homme ou une femme qui couche avec une femme, est une abomination », avait-il ajouté.
Face à la polémique suscitée par de tels propos, l’élu avait présenté des excuses et LREM avait finalement décidé de maintenir son investiture.
Selon France-Antilles, Olivier Serva a rencontré le conseiller Outre-mer d’Emmanuel Macron le 20 juin dernier et aurait obtenu le soutien de l’Élysée en compensation de son échec à constituer un groupe Outre-mer.

La députée de Mayotte apparaît tête couverte à l’Assemblée Nationale provoquant de vives polémiques

La députée de Mayotte, Ramlati Ali, est apparue tête couverte sur les bancs de l’hémicycle. Aux premiers abords, on pourrait croire à un voile islamique. Sur les réseaux sociaux, sa tenue fait débat et suscite de vives polémiques.
De nombreuses réactions indignées face à cette image ont suivi sur les réseaux sociaux, relayées notamment par des cadres du Front national. « Ramlati Ali respecte-t-elle la laïcité avec le port du voile ? » s’interrogeait Aurélien Dutremble, responsable de la communication du FN dans l’Ain, dans un tweet.
« Qu’on porte le voile en dehors, OK, mais dans son sein de l’Assemblée nationale, violation de laïcité », a dénoncé de son côté un délégué des Jeunes Républicains de Normandie, mouvement de jeunesse affilié au parti de droite Les Républicains. Plusieurs journaux ont également repris l’information. « La députée de Mayotte, Ramlati Ali, a posé avec son voile islamique pour la photo officielle », affirme notamment L’Express.
Sauf qu’en fait, il ne s’agirait pas d’un voile islamique mais d’un « châle traditionnel mahorais ». C’est ce qu’a expliqué la députée, au micro de La1ere.fr : « Je suis Mahoraise, et je me respecte en tant que Mahoraise. Ce n’est pas un voile, c’est mon châle de Mahoraise. Dans l’hémicycle je me fonds dans la masse. Tout le monde n’a pas les mêmes opinions. Il ne s’agit pas d’aller faire un sujet autour de ma personne, mais de porter les sujets de Mayotte, des Outre-mer et de la nation ».
À Mayotte, le châle, appelé le « kishali », fait partie de la coutume. Comme l’explique Le Journal du Dimanche, cette tenue n’est autre qu’un moyen pour la députée mahoraise d’affirmer son identité et ses origines à l’Assemblée nationale.
Ramlati Ali est la première femme mahoraise à accéder à l’Assemblée. En 2012, avant le vote de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels, la socialiste avait provoqué une polémique en affirmant dans sa profession de foi qu’elle réclamerait la « non-application » du mariage gay à Mayotte car « le mode de vie de la population mahoraise est à l’opposé des valeurs défendues par cette proposition ».
En 2016, l’élue a été nommée chevalier de la Légion d’honneur. Âgé de 56 ans, elle est aussi connue pour avoir été la première femme médecin du centre hospitalier de Mayotte (CHM) en 1996.

Allemagne: le mariage gay pourrait être légaliser dès vendredi

Son partenaire minoritaire au sein de la coalition gouvernementale, le parti social-démocrate (SPD), a saisi l’occasion pour demander un vote à la chambre des députés dès que possible. Le renvoi en séance plénière a été approuvé mercredi par les élus.
Selon des sources au sein de son parti démocrate-chrétien (CDU) citées par l’agence dpa, le vote pourrait intervenir dès vendredi lors de la dernière session parlementaire avant la pause d’été.
L’inscription vendredi du texte à l’ordre du jour ne se fera toutefois officiellement que le jour même. Un vote sera organisé dans la foulée.
Une partie des députés de la CDU est favorable au mariage homosexuel et leurs voix s’ajouteraient à celles des autres partis représentés au Bundestag, qui font tous campagne pour le mariage des couples homosexuels.
Une proposition de loi en ce sens existe depuis déjà longtemps mais elle restait bloquée à ce jour par les élus de la chancelière, qui jusqu’ici refusait de prendre le risque de froisser la frange la plus conservatrice de son électorat ainsi que son allié bavarois, la CSU, très traditionaliste sur les questions de société.
L’Allemagne fait partie des rares pays occidentaux à ne pas l’avoir légalisé, même si Berlin a adopté en 2001 une union civile offrant les mêmes droits, sauf en matière d’adoption.

Allemagne : Les écologistes font du mariage homosexuel une condition de coalition

Lors d’une conférence pré-élection, les écologistes allemands ont déclarés être ouverts à tout type de coalition sauf avec le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD)
Réunis en congrès ce week-end à Berlin, les Grünen ont fait de l’instauration du droit au mariage des couples homosexuels une condition non négociable.
« A moins que la discrimination contre les lesbiennes et les gays cesse sur ce point, vous ne pourrez pas compter sur notre coopération », a prévenu l’écologiste Volker Beck, à l’origine de la motion adoptée par les 800 délégués du parti.
A trois mois des élections législatives du 24 septembre,les Grünen oscillent entre 6,5 et 8% des intentions de vote et pourraient détenir la clef d’une majorité parlementaire. Le bloc CDU-CSU d’Angela Merkel fait la course en tête avec 39% des intentions de vote, 14 points devant les sociaux-démocrates du SPD, d’après un sondage Emnid diffusé samedi soir.
Suivent le parti de la gauche radicale Die Linke (9%), l’AfD (8%) et les écologistes et les libéraux du FDP, tous deux mesurés à 7%.
L’Allemagne, qui a ouvert en 2001 la possibilité un contracter un pacte civil, n’a pas encore franchi ce pas.
Sur le dossier climat, les Grünen exigent la fermeture immédiate des 20 centrales thermiques à charbon les plus polluantes du pays et, à compter de 2030, l’interdiction de vendre des véhicules neufs à moteur à combustion.

Grande Bretagne : 45 députés ouvertement à la Chambre Des Communes

Jeudi, selon les résultats des élections législatives au Royaume-Uni, les Britanniques ont envoyé 45 députés ouvertement LGBT à la Chambre des communes, soit six parlementaires supplémentaires que lors de dernières élections de 2015.
Parmi ces 45 élus, 19 proviennent des Tories (6% des élus du parti conservateur), 19 du Labour (7%) et 7 du Parti national écossais (20%).
Les 45 députés ne reflètent pas la diversité de la communauté UK LGBTQ : 36 d’entres eux sont des hommes gays ou bisexuels et 9 des femmes lesbiennes ou bisexuelles, et aucun n’est issu de la communauté transgenre.
Ses chiffres sont donnés par Andrew Reynolds, professeur de sciences politiques à l’université de Caroline du Nord Chapel Hill.
L’Initiative de recherche sur les représentations et les droits des LGBT à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill est le premier programme universitaire axé exclusivement sur le lien entre la représentation des personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles et transgenres et les droits juridiques et politiques offerts à ces groupes.
A titre de comparaison, en France, seuls deux députés élus en 2012 sur 577 sont ouvertement homosexuels (Sergio Coronado pour EELV et Franck Riester pour Les Républicains). En attendant les résultats du second tour des législatives du 18 juin prochain.

Investiture maintenue pour le candidat REM en Guadeloupe malgré ses propos homophobes

La République en marche a confirmé vendredi l’investiture pour les élections législatives à Olivier Serva, qui se présente en Guadeloupe, malgré des propos homophobes tenus en 2012 lors du débat sur le mariage gay.
Olivier Serva, candidat dans la 1re circonscription de Guadeloupe, avait  été mis en cause cette semaine pour avoir tenu des propos homophobes en 2012 sur un plateau de télévision, lors d’un débat autour du Mariage pour tous.
Il avait notamment qualifié l’homosexualité « d’abomination ». « Suite aux excuses présentées par Olivier Serva relatives aux propos qu’il avait tenus en 2012 – propos qu’il a regrettés et retirés dans un communiqué en date du 31 mai – son investiture a été maintenue », a indiqué la République en marche.

L’ambiance est électrique ce 24 octobre 2012 sur le plateau de l’émission Buzz Première.  Pour débattre de la loi sur le Mariage pour tous, la prod a pensé à deux francs-tireurs qui n’ont pas la langue dans leurs poches. D’un côté David Auerbach Chiffrin, porte-parole de Total Respect , une association de lutte contre l’homophobie. De l’autre Olivier Serva, Président du mouvement politique local Eko Zabym.
Entre les deux protagonistes, le ton monte rapidement. Dès sa première prise de parole, Oliver Serva, farouchement opposé au mariage homosexuel, s’emporte « Être tolérant, ce n’est pas accepter l’intolérable. Pour le chrétien que je suis, quand je lis la Bible, il est écrit qu’un homme qui couche avec un homme ou une femme avec une femme, c’est une abomination. »
Trois minutes plus tard, il s’exclame : « Bien sûr que c’est un péché [le mariage homosexuel]. La Bible le dit. »
« L’homosexualité est un choix, une préférence sexuelle qui est de l’ordre privé », déclare-t-il. Selon lui « la société guadeloupéenne n’est pas prête » pour le Mariage pour tous :il s’agit d’une loi « en catimini par quelques lobbys qui influencent les députés »

« Ce sont des propos que je regrette profondément et qui ne correspondent plus à mes convictions », avait déclaré Olivier Serva à l’AFP.
La République en marche a pour l’heure retiré l’investiture à deux candidats : Pierre Cabaré (1re de Haute-Garonne), qui n’avait pas déclaré sa peine d’inéligibilité d’un an en 2003; Charles Gélin (5e de Charente Maritime) « suite aux propos violents qu’il a tenus sur les réseaux sociaux sur Israël ».

Irlande : Leo Varadkar, fils gay d’un immigrant indien, est susceptible d’être le prochain Premier Ministre

Agé de 38 ans, Leo Varadkar est pressenti comme le prochain Premier ministre du pays après la démission d’Enda Kenny de la tête du parti de centre droit au pouvoir, le Fine Gael. Il est le grand favori du vote prévu ce vendredi. Varadkar serait le plus jeune Taoiseach (chef du gouvernement)
Il est le fils d’un médecin indien et d’une Irlandaise.
Le père de Leo Varadkar, Ashok, est né à Mumbai. Médecin de métier, il a rencontré la mère de Varadkar, Miriam, une infirmière, travaillant en Angleterre dans les années 1970. Le couple s’est marié en Angleterre, et a déménagé à Dublin en Irlande, où Varadkar est né.
Leo Varadkar est ministre de la Santé depuis juillet 2014 au sein du gouvernement du 31e Dáil, après y avoir détenu le portefeuille des Transports, du Tourisme et des Sports à partir de mars 2011. Dans le gouvernement du 32e Dáil (2016-), il est ministre de la Protection sociale.
Il a révélé publiquement son homosexualité en janvier 2015, devenant le premier ministre en fonction du pays à avoir fait son coming out
C’est en 2015, en plein débat sur l’ouverture du mariage civil à tous les couples, que l’ambitieux élu, médecin de formation, avait décidé d’assumer publiquement son homosexualité. «C’est une part de moi, cela ne me définit pas, cela fait partie de ma personnalité, je suppose», avait-il déclaré à la radio. La déclaration avait été saluée comme une belle preuve de courage. Peu après, les Irlandais – autrefois connus pour leur farouche conservatisme catholique – glissaient dans les urnes un «oui» massif au mariage égalitaire.

Gérald Darmanin revient sur ses prises de position antérieures sur le mariage pour tous

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics depuis mercredi, a répondu aux critiques sur ses prises de position antérieures, CSG et mariage pour tous en tête, dans un entretien accordé à la Voix du Nord.
Il explique dans une interview accordée à La Voix du Nord, publiée ce dimanche 21 mai, rester un homme de droite, fidèle à ses convictions.
Il se présentait comme le défenseur de la baisse d’impôts et ce sera finalement lui qui sera chargé d’instaurer l’augmentation de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) voulue par Emmanuel Macron. « Ce n’est pas trahir mes convictions que de défendre ce projet-là », affirme-t-il au quotidien régional, en précisant que « la CSG est un bon impôt, juste et sans niches » et qu’ « au final, les Français auront un gain de pouvoir d’achat car, en échange d’une hausse de 1,7 point de CSG, il y aura moins de cotisations sociales. »
Pour lui, il n’y a pas de doute : « Ce gouvernement sera celui de la baisse de l’impôt sur les sociétés et de la baisse des charges. »
Autre sujet chaud : le mariage pour tous. A La Voix du Nord, il répond n’avoir jamais adhéré à la Manif pour Tous. « J’ai voté contre ce texte car j’étais partisan de l’union civile. Evidemment, aujourd’hui il ne faut pas remettre en cause le mariage homosexuel. » En tant que maire, il avait également affirmé qu’il refusait de marier deux personnes du même sexe. Une déclaration qu’il juge aujourd’hui « abrupte » et qu’il « regrette si elle a pu blesser ».