Archives de Catégorie: politique

Australie : nombreuses manifestations en faveur du mariage homosexuel

Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans des villes d’Australie pour réclamer la légalisation du mariage homosexuel.
Des rassemblements en faveur du mariage entre personnes de même sexe ont eu lieu à Brisbane, dans le nord de l’Australie, et à Alice Springs, dans le centre et à Sydney où 5.000 à 10.000 personnes étaient présentes
Dans le même temps, des rassemblements à l’initiative de la Coalition for Marriage, à la pointe du mouvement contre le mariage homosexuel, se sont tenus en différents points d’Australie.
Tous ces rassemblements ont eu lieu une semaine avant que les derniers votes puissent être transmis par la poste sur la question du mariage gay, dans le cadre d’une consultation nationale controversée.
Les votes ont pu être envoyés par la poste à partir du 12 septembre, et le Bureau australien de la statistique a recommandé que l’opération prenne fin le 27 octobre.
Selon le dernier pointage du bureau de la statistique, rendu public le 17 octobre, près de 11 millions de votes postaux ont été renvoyés, soit 68% des bulletins distribués.
Le résultat devrait être connu le 15 novembre.

Le Pacs à la mairie à partir du 1er novembre

Le Pacte civil de solidarité (Pacs)  s’enregistraient dans les tribunaux d’instance.
En transférant à l’officier d’état civil de la mairie les missions du tribunal d’instance en la matière, la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle lui donne des airs de mariage .
Jusqu’à présent, les personnes qui souhaitaient conclure un Pacte civil de solidarité (PACS) devaient s’adresser au Tribunal d’Instance le plus proche de leur résidence ou à un notaire. A partir du 1er novembre 2017, l’enregistrement précédemment pris auprès du tribunal d’instance sera transféré à l’officier de l’état civil de la mairie compétente.
Le passage du PACS en mairie (et non plus au Tribunal d’Instance) est une mesure de la loi de modernisation de la justice du XXIème siècle publiée au Journal Officiel du 19 novembre 2016 (article 48).
Les enregistrements de PACS demeurent également toujours possibles auprès des notaires. La démarche reste identique.
Attention : la mairie compétente est désormais celle dans laquelle les deux partenaires attesteront de leur résidence commune.
Depuis la mise en place du Pacs en 1999, 1,7 million de couples se sont pacsés en France.

Sens Commun n’est pas le bienvenu à Sciences Po

La branche étudiante du mouvement politique Sens Commun, issu de la ‘Manif pour tous’, veut se faire reconnaître comme association au sein de l’institut d’études politiques parisien, mais fait face à une levée de bouclier.
Le mouvement se présente aux «Initiatives étudiantes» de la grande école parisienne, qui permet aux associations étudiantes d’être reconnues. Mais la candidature de l’organisation n’emporte pas l’adhésion de tous dans les couloirs de l’Institut d’études politiques parisien. Plusieurs associations de l’école ont publié un communiqué commun très virulent contre la candidature de Sens Commun.
Parmi les signataires du communiqué, on trouve des associations étudiantes comme l’Unef ou Solidaires Étudiant-e-s, des associations politiques comme la France Insoumise et l’Union des étudiants communistes ou encore des associations féministes comme le collectif Garces.
Le texte accuse Sens Commun d’avoir une «vision rétrograde et archaïque» de la société et s’oppose à «l’homophobie affichée» de «ce groupuscule».
Selon les signataires du communiqué, le lien est évident entre Sens Commun et les dérapages homophobes qui ont eu lieu à l’IEP ces dernières années. «Pendant l’organisation de la Queer week, il y a eu des tags homophobes à Sciences Po» raconte la présidente de l’Unef à Sciences Po.
Pour la branche de la France Insoumise (FI) de l’IEP, «Sens commun s’apparente à une coquille vide» au sein de l’école. «Aucun tractage, aucune conférence, leur dernière publication sur Facebook date d’avril». «Au vu de leur fondement programmatique oppressif […], les associations progressistes de Sciences Po ont décidé de faire un communiqué joint» précise la France Insoumise à Sciences Po. «Une association étudiante a vocation à défendre tous les étudiants, dont les étudiants LGBTQ+, et une association comme Sens Commun ne le fera clairement pas» précise Giulia à l’Unef.
Sur Facebook, Sens Commun se défend de toute homophobie et accuse à son tour ses adversaires politiques de «vouloir bâillonner la liberté d’expression». «Ce sectarisme ne doit pas avoir droit de cité à Sciences Po» insiste le communiqué de Sens Commun, qui présente le débat comme «l’essence» de l’école.

Royaume-Uni :Un parti homophobe plagie plagie le logo de la Premier League

Le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, ou UKIP vient de changer à nouveau le design de son logo en reprenant plus ou moins les spécificités du logo de la Premier League.
Ce logo a été adopté par les militants au terme d’un vote organisé lors du congrès annuel de Torquay (Royaume-Uni). Mais certains pointent déjà la similitude entre le logo du parti (à gauche) et celui de la Premier League (à droite), l’élite du football anglais.
Ce n’est pas vraiment à ce type d’image qu’aime être associé la Premier League.
Ce n’est pas vraiment une nouveauté pour le parti qui avait déjà bien plagié le symbole de la livre sterling dans son logo précédent comme pour montrer son refus de l’Europe. Cette fois, le parti europhobe et anti-immigration a choisi le lion comme symbole même s’il n’est pas accompagné d’une couronne comme sur le logo de la Premier et la couleur mauve.
Une bien mauvaise pub pour la Premier League qui ne cesse de vouloir s’exporter dans le monde et qui prône le respect d’autrui en n’hésitant pas à se lancer dans des actions contre l’homophobie par exemple.
Selon les informations de The Sun, les dirigeants du championnat anglais auraient déjà pris contacts avec des avocats afin d’attaquer l’UKIP en justice.
Nous nous sentons parfaitement à l’aise avec ce logo », a déclaré le président de Ukip sur la BBC, Paul Oakden, anticipant sans doute la polémique à venir. Si [la Premier League] pense avoir le droit d’engager une action juridique, je suis persuadé qu’ils prendront contact avec nos avocats. »

Allemagne : Alice Weidel, figure de l’extrême droite allemande

Apparu dans le paysage politique allemand il y a seulement quatre ans, l’AfD (Alternative für Deutschland, « Alternative pour l’Allemagne ») est devenu la troisième force politique du pays en obtenant environ 13% des voix lors des élections législatives, le mouvement, peut ainsi espérer environ 90 députés.
La campagne a été mené par deux personnes : Alexander Gauland, 76 ans. et Alice Weidel, 38 ans.
Choisie en avril dernier pour porter les couleurs de l’AfD la candidate a su s’imposer en se positionnant comme la garante d’une ligne anti-Merkel, anti-islam et anti-Europe. « Nous sommes là pour rester », a déclaré cette dernière dimanche soir, saluant « un résultat éblouissant ».
Économiste de carrière, reconnue pour son intelligence, elle a travaillé pendant des années comme cadre au sein de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs.
La dirigeante de l’AfD est homosexuelle, installée en couple avec une réalisatrice suisse d’origine sri lankaise avec laquelle elle élève deux enfants en bas âge, adoptés par le couple.
Et malgré tou, son parti est largement opposé au mariage homosexuel, à l’adoption d’enfants par des couples de même sexe et ouvertement xénophobe…
Ainsi, quand on lui demande si elle est « raciste », elle répond que la question est « idiote ». « Nous sommes pour une immigration qualifiée », ajoute-t-elle. La semaine dernière, elle a toutefois reconnu « honnêtement » que l’AfD « n’apparaît évidemment pas au premier coup d’oeil comme la porte à laquelle frapper s’agissant des droits des homosexuels ».
Fin juin 2017, alors que le Bundestag s’apprêtait à légaliser le mariage homosexuel, elle s’était d’ailleurs déclarée contre, préférant évoquer le « risque » lié à l’islam… « Cela ne fait aucun sens de débattre au sujet du mariage homosexuel en ce moment. Des millions de musulmans pour qui l’homosexualité est un crime sont en train d’arriver illégalement en Allemagne et menacent notre liberté », rappelle Slate.
Née dans une famille aisée de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, elle a beaucoup voyagé et a notamment vécu en Chine et aux États-Unis. « Ses camarades de lycée gardent d’elle le souvenir d’une jeune femme arrogante, ambitieuse, qui misait tout sur sa carrière », rapporte encore Slate, citant une enquête du quotidien Die Tageszeitung. Autre curiosité, « bien qu’elle soit domiciliée à Bodensee, dans le Bade-Wurtemberg, elle habite en réalité dans le canton de Berne, et paie à ce titre ses impôts en Suisse », poursuit le site internet.
« L’immigration homophobe musulmane est un risque pour notre avenir », dit-elle, assurant avoir vu se développer en Allemagne « des zones de non-droit pour les femmes  où ma compagne et moi nous ne pouvons plus aller ». « Dans la charia, les hommes et les femmes ne sont pas égaux. Je n’en veux pas dans notre pays », assure-t-elle encore, qualifiant l’islam de « culture archaïque ».

Tunisie : fin des tests anaux sur les homosexuels

La Tunisie a annoncé devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève  la fin des tests anaux auxquels la police et justice soumettent les homosexuels, mais refuse de dépénaliser les relations entre hommes.
Ces tests humiliants sont censés « prouver » l’homosexualité des personnes qui y sont soumises.
Le Conseil de l’ordre national des médecins de Tunisie réclamait le consentement des accusés pour ces tests et l’association Shams se bat depuis le retour de la Tunisie à la démocratie pour qu’il y soit mis fin.
Le refus de se soumettre à ces tests humiliants est considéré comme une preuve de culpabilité et le suspect est écroué sur la base de l’article 230 du code pénal, qui interdit la sodomie.
Les Nations Unies classe ces examens comme des actes de torture
L’imam de la mosquée de Mnihla en Tunisie, arrêté le 11 septembre 2017 pour homosexualité a refusé de se soumettre au test anal et la justice l’a libéré.
Le jeune homme arrêté en même temps que l’imam pour les mêmes raisons et qui s’est présenté comme son petit ami a également été libéré.
Par contre n enseignant et un arbitre de football ont été récemment reconnus coupables d’homosexualité après avoir refusé de se prêter à ce test.

Florian Philippot quitte le FN


 Le départ du vice-président du FN signe la fin de l’opération de « dédiabolisation » du parti d’extrême droite tentée par cet ambitieux issu de la gauche souverainiste. Homosexuel assumé après un outing, il n’a jamais été accepté par la base miltante et était honni par la puissante aile traditionnaliste.
Le vice-président du Front national a annoncé sa démission jeudi matin sur France 2. Il avait refusé de quitter la présidence de son association « Les Patriotes » et s’est vu retirer ses responsabilités par Marine Le Pen.
« On m’a dit que j’étais vice-président à rien… Ecoutez, je n’ai pas le goût du ridicule, je n’ai jamais eu le goût de rien faire, donc bien sûr je quitte le Front national », a annoncé celui qui a longtemps été considéré comme le bras droit de Marine Le Pen. Sur Twitter, il s’est dit « peiné » de prendre cette décision.
Son opération de « dédiabolisation » du FN a donc vécu. Florian Philippot a échoué. Le Front National va redevenir ouvertement et officiellement ce qu’il n’a jamais cessé d’être: un parti raciste, antisémite, islamophobe et homophobe.
La tentative politique de Philippot de transformer le parti d’extrême droite fondé par Jean-Marie Le Pen en mouvement souverainiste et populiste sur le modèle de certains partis de la même obédience nord européens n’aura pas pris.
Philippot paye là deux illusions. Celle de penser que la famille Le Pen pourrait partager ce parti qui est sa propriété personnelle avec d’autres et ensuite que son profil personnel, issu de la gauche souverainiste et homosexuel ne poserait pas problème.
« Je n’avais pas ma place, alors il fallait trouver des prétextes… », a-t-il reconnu aujourd’hui. Il aura mis du temps à le comprendre.
En réalité, Florian Philippot n’a jamais été accepté au sein du parti. Seule sa relation personnelle avec Marine Le Pen lui a valu sa position éminente.
La base militante réactionnaire et la fraction traditionnaliste incarnée notamment par la nèce Le Pen lui vouaient une solide détestation lui reprochant notamment d’être chef de file d’un « lobby gay » qui existerait au FN.
L’échec de Marine Le Pen à la dernière présidentielle imputée à la stratégie Philippot était donc l’occasion de lui faire un sort.
La présidente du FN, contestée depuis sa campagne et son débat télévisé ratés, n’a pas hésité à sacrifier son ami pour tenter de sauver sa peau.
Si elle veut se maintenir à la tête du parti, elle va devoir de surcroît abandonner la ligne poltique concoctée par Philippot qui lui a été maintes fois reprochée par la tendance dure du parti qui a repris du poil de la bête depuis la présidentielle et va s’imposer manifestement lors du prochain congrès du Front.
On peut parier que la relative réserve de Marine Le Pen sur la question du mariage gay, lorsqu’elle refusait de rejoindre les défilés de la Manif pour tous par exemple, va tomber et que le FN affichera dorénavant sans complexe l’homophobie inscrite dans son ADN.
« Un retour en arrière absolument terrifiant », a prédit Philippot en commentant sa démission.
Le fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen doit se réjouir de ce dénouement, lui qui n’a cessé de critiquer Philippot à coups de calembours homophobes.
Parions aussi que Marion Maréchal-Le Pen ne tardera pas à revenir dans l’arène pour faire prévaloir ses valeurs traditionnalistes et se poser en succeseure de sa tante affaiblie.
La côture de l’épisode Philippot a le mérite de remettre les choses au clair. Le Front National n’est pas ce que cet ambitieux jeune homme a tenté de nous faire croire.
Les camarades frontistes homosexuels de Philippot doivent serrer les fesses ce matin. Les Briois, Chenu et autres plus ou moins planqués voient leur paratonnerre chuter.
Quant aux électeurs gays du FN, puisse cet mésaventure leur ouvrir les yeux.
Source : E-llico.com

Laurent Wauquiez ne veut plus abroger le mariage pour tous

Dans un entretien à Valeurs Actuelles à paraître jeudi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes laisse entendre que le mariage homosexuel n’est plus un sujet d’opposition de la droite.
À la différence de la procréation médicale assistée qui, pour lui, mènera à « une marchandisation du corps de la femme ».
À ce stade, faire marche arrière ne servira à rien, estime Laurent Wauquiez. Candidat pressenti favori pour prendre la présidence du parti Les Républicains en décembre prochain, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite modifier la loi Taubira sur le volet concernant les questions liées à la filiation, mais ne souhaite en aucun cas revenir sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, fait-il savoird dans un entretien qui sera publié jeudi dans Valeurs actuelles.
« On voit bien que la loi Taubira a ouvert une mécanique sur laquelle il est évident qu’il faut revenir. Il ne s’agit pas de démarier les couples de même sexe et le sujet n’est pas la notion de mariage, comme l’a exprimé François Fillon pendant la campagne présidentielle, mais bien de fixer des lignes rouges pour empêcher toute marchandisation et toute remise en cause de la filiation », indique Laurent Wauquiez. Une position quelque peu différente de celle qu’il adoptait en janvier dernier, lors du conseil national des Républicains qui investissait alors le candidat Fillon, lorsqu’il avait appelé son camp à « avoir le courage de revenir sur les lois des socialistes », notamment celle sur le mariage homosexuel.

La Manif Pour Tous appelle Emmanuel Macron à revenir sur la nomination de Bruno Roger-Petit

La Manif Pour Tous appelle Emmanuel Macron à revenir sur la nomination de Bruno Roger-Petit
Le mouvement explique :
[…] Bruno Roger-Petit est du style pamphlétaire méchant et primaire quand il écrit un livre. Dans son essai aux allures de tract électoral contre François Fillon paru pendant la campagne présidentielle aux éditions Stock – intitulé « Le pire d’entre eux », il chargeait La Manif Pour Tous avec la finesse intellectuelle d’un fantassin partant à l’assaut des tranchées ennemies pendant la Première guerre mondiale. Florilèges : « La République n’est pas le projet de la Manif pour tous […] vecteur du néo-populisme chrétien […] La France Manif pour tous qui soutient Fillon est cette France de la bourgeoisie française des années 1930, France des petites villes de province endormies à l’ombre de clochers millénaires. C’est la même. Immobile. Invisible. Menaçante. Aigrie. Revancharde. Agissante. »
Cette nomination ne participe pas à l’idée d’une Présidence au-dessus des opinions et surtout des extrémismes, condition pourtant nécessaire pour inspirer la confiance. Car le respect porté au titulaire de la fonction dépend aussi du respect que porte le représentant de la fonction à l’ensemble des citoyens.
[…] le  tweet écrit par Bruno Roger-Petit le 24 mars 2013 pendant la manifestation historique de la Grande armée : « Manifestants #manifpourtous en bas de mon domicile… Que faire ? » et s’ensuivent pistolet, bombe, couteau, seringue et marteau
Emmanuel Macron devrait avoir la sagesse de revenir sur cette nomination.
A défaut, La Manif Pour Tous demande que Bruno Roger-Petit n’intervienne pas à l’avenir sur les sujets à propos desquels il a agressé et blessé de nombreux citoyens et qu’il soit tenu de respecter les règles et usages de la liberté de la presse et d’une société civilisée.
C’est l’une des conditions pour qu’advienne l’unité des Français que le Président de la République appelle de ses vœux. »

Les délits d’antisémitisme, d’homophobie, et de racisme empêcheront désormais de se présenter à une élection

L’Assemblée a donné son feu vert lundi soir à l’introduction de nouvelles sanctions en cas d’atteinte à la probité pour les élus, tout en revenant sur l’obligation d’un casier judiciaire vierge qui comportait un « risque d’inconstitutionnalité », selon le gouvernement.
Les délits d’antisémitisme, d’homophobie, et de racisme empêcheront désormais de se présenter à une élection
Les députés ont voté un amendement REM à l’article 1 du projet de loi ordinaire de « confiance dans la vie publique » prévoyant une « peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité » en cas de manquement à la probité. En commission, cette mesure avait été supprimée au profit du casier judiciaire vierge de toute condamnation pour manquement à la probité pour candidater à une élection, comme le portait le candidat Macron.
Sur la question du champ des infractions pouvant conduire à l’inéligibilité, la ministre a indiqué que le texte initial visait les « crimes et délits de manquement à la probité », essentiellement la probité financière. Elle a jugé que l’extension de cette liste posait la question de savoir « où doit-on s’arrêter », tout en notant que l’amendement REM adopté contenait « un complément très circonscrit ».
Il ajoute « les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l’orientation sexuelle », a observé la ministre, s’y disant « favorable »
« Afin d’éviter tout risque de censure » par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a défendu cette « peine complémentaire obligatoire », un dispositif « plus efficace » que le casier vierge, « malgré l’apparence », car cela peut être considéré comme « une peine automatique » contraire « au principe d’individualisation des peines garanti par la Constitution », a-t-elle argué.
Le gouvernement a aussi inclus des éléments venus du Sénat sur les délits de harcèlement et de violences sexuelles, ainsi que d’autres propositions REM sur le recel de délits boursiers.