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François Fillon veut revenir sur l’essentiel des mesures de politique familiale du quinquennat Hollande

François Fillon promet de revenir sur l’essentiel des mesures de politique familiale du quinquennat Hollande.
François Fillon veut supprimer la modulation des allocations familiales en fonction des revenus, introduite en 2015.
Pour réduire l’impôt sur le revenu des familles, le candidat de la droite et du centre propose de relever « progressivement » le plafond du quotient familial à 3.000 euros, après deux baisses depuis 2012 qui l’ont ramené de 2.300 à 1.500 euros par demi-part.
S’il était élu, le contrat de responsabilité parentale, supprimé en janvier 2013, serait rétabli afin de permettre la suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme.
La loi Taubira serait réécrite, sans revenir sur le mariage mais en interdisant l’adoption plénière aux couples homosexuels. Ils ne pourraient candidater qu’à l’adoption simple, qui n’efface pas la filiation biologique de l’enfant.
La réforme du congé parental intervenue en 2015 serait évaluée et « si cela est nécessaire », l’obligation d’une prise successive du congé parental par les deux parents pour avoir droit à la durée complète serait « assouplie ».
Le député de Paris veut aussi abroger l’extension aux sites internet du délit d’entrave à l’IVG, votée récemment.
Il promet de « renforcer » l’accueil de la petite enfance, avec « un accès prioritaire aux crèches pour les familles monoparentales ».
La Procréation médicalement assistée (PMA) resterait interdite aux couples de femmes et aux femmes seules, et des sanctions pénales renforcées puniraient « le recours ou la promotion » de la Gestation pour autrui (GPA)

François Hollande defend les droits LGBT

Ce matin le chef de l’Etat, François Hollande, avait organisé une cérémonie au Palais de l’Elysée en l’honneur des acteurs et actrices engagés contre la haine et les discriminations anti LGBTI.
« Il y a encore de nombreux combats à mener » pour les droits des personnes LGBT, a déclaré ce vendredi le président de la République.
Il a rappelé qu’il y a encore 36 ans, l’homosexualité était considéré comme une maladie mentale, il est revenu sur l’évolution des droits des personnes LGBT, citant notamment le mariage pour tous, « un engagement que j’avais pris, qui a été tenu ».
En juin 2016, deux semaines après l’attentat homophobe d’Orlando aux États-Unis, le président avait étendu le champ d’intervention de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) à la haine anti-LGBT. Un plan de mobilisation contre la haine et les discriminations envers les personnes LGBT a par ailleurs été lancé en décembre 2016, doté d’un budget annuel de 1,5 million d’euros.
Aujourd’hui, « il y a encore de nombreux combats à mener » a déclaré le président de la République, évoquant « l’ouverture de la PMA aux couples de femmes » que réclament les associations LGBT et pour laquelle le candidat Hollande s’était engagé lors de la campagne présidentielle de 2012.
« Il y a également la question pressante de la consécration d’un lieu dédié au recueillement et à la mémoire de la cause LGBT » et « la nécessaire reconnaissance de la filiation des enfants nés d’une GPA ».
« Je pense aussi à l’interdiction des opérations chirurgicales subies aujourd’hui par des enfants intersexes (atteints d’une malformation génétique du développement sexuel, ndlr), et qui sont de plus en plus largement considérées comme des mutilations », a-t-il ajouté, applaudi par l’assistance.
« Un monde qui hésite entre la continuation du progrès et le retour en arrière »
Toutefois, « rien n’est jamais acquis », a ajouté François Hollande. « Dans de nombreux pays du monde, les droits des personnes LGBT sont attaqués, même dans des démocraties, même dans la plus puissante d’entre elles, il y a des menaces ».
« Nous sommes devant un monde qui hésite entre la continuation du progrès et le retour en arrière », a-t-il déclaré. Évoquant les élections présidentielles et législatives, le président de la République a souligné que « les choix qui seront faits au mois de mai, au mois de juin prochain seront essentiels pour ouvrir d’autres progrès ».
« Les droits des personnes LGBT chaque fois qu’ils progressent, c’est la France qui avance et c’est le monde qui change », a-t-il conclu.

Un mouvement LGBT pro-Fillon va être lancé

C’est dans Le Canard Enchaîné que l’on a trouvé cette drôle d’information reprise par le Figaro:  La création d’un mouvement de soutien d’homosexuels pour la campagne du candidat François Filllon.
Cette initiative sera confiée à Benoît-Olivier Boureau impliqué dans le comité de soutien parisien de la campagne de François Fillon.
«J’en ai entendu parler. C’est en train de se faire, mais je n’ai pas eu les détails», atteste, côté LR, Franck Riester. Le député, qui fut l’un des premiers cadres à droite à révéler son homosexualité, regrette la démarche: «Tout ce qui s’inscrit dans une démarche communautariste, ce n’est pas une bonne idée, je suis contre».
A Gaylib, le mouvement homosexuel de droite, c’est la colère :  «On pourrait croire à une blague. C’est consternant, pathétique, je n’ai pas de mots», explique la présidente du mouvement et élue UDI Catherine Michaud.
«.Je ne comprends pas qu’une personne homosexuelle puisse soutenir un candidat qui propose de hiérarchiser les familles et de conditionner la protection des enfants selon l’orientation sexuelle des parents» poursuit la centriste.
Il est bon de rappeler que Sens Commun, émanation politique de la Manif pour tous, est derrière le candidat et très présent dans le dispositif de campagne .
François Fillon a promis de revenir sur le droit à l’adoption par les couples homosexuels, inscrit dans la loi Taubira, sans oublier son vote contre la dépénalisation symbolique de l’homosexualité en 1982. Un vote qui lui est encore reproché aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Emmanuel Macron dénonce donc « la violence ordinaire » subie par les homosexuels

Dans une interview à L’Obs, Emmanuel Macron avait estimé que la partie de la France opposée, au début du quinquennat de François Hollande, au mariage pour tous, avait été « humiliée et cela avait créé une grosse polémique.
Christiane Taubira avait alors pris à parti le candidat à la présidentielle: «Les insultes homophobes, la disqualification de toute famille en dehors de celle avec un papa, une maman, un petit garçon et une petite fille… Ces gamins qui ont entendu qu’on les traitait d’’enfants Playmobil’. Elle était dans quel camp, l’humiliation ?» s’était elle emporté dans Le Monde.
Invité de Quotidien hier 13 mars, comme pour effacer ses propos, Emmanuel Macron à fustiger «la violence au quotidien subie par celles et ceux qui sont en France, qui sont mariés ou qui vivent en couple, qui apprennent à leurs parents, à leur entourage, qu’ils sont gays ou lesbiens».
« Moi je viens de la province : il ne faut pas penser que les comportements sont aussi ouverts que dans toutes les métropoles, à Paris ou dans les grandes villes. Et il y a encore une violence ordinaire, celle que SOS homophobie ou Le Refuge pointent du doigt. Ça, c’est un sujet sur lequel on doit profondément avancer, en continuant à le dénoncer, en agissant avec les associations sur le terrain, et en agissant avec beaucoup plus de vigueur qu’on ne le fait aujourd’hui. Ce n’est pas une extension des droits formels mais c’est une action sociétale pour régler des situations de souffrance, d’humiliation, de violence, qui existent encore chaque jour dans notre pays aujourd’hui» .
Selon SOS Homophobie, tout en restant à un niveau élevé, le nombre d’actes homophobes avaient baissé en France en 2016 après avoir bondit en 2013, année de violents débats autour de la loi instaurant le mariage pour tous. Selon l’association, ces chiffres témoignent « d’une homophobie et d’une transphobie durablement installées au-delà du pic de témoignages reçus entre 2012 et 2014, lié au contexte des débats sur le mariage et l’adoption ».

Emmanuel Macron :Les questions de société ne sont pas prioritaires

Emmanuel Macron estime, dans une interview à La Croix à paraître lundi, que les questions de société ne sont pas prioritaires et prévient qu’il ne se précipitera pas pour légiférer, notamment sur la question de la fin de vie.
Les questions éthiques de société « ne sont pas prioritaires sur le plan de l’action politique », estime le candidat du mouvement « En Marche! » à l’élection présidentielle d’avril-mai dans les colonnes du quotidien.
Sur la question de la gestation pour autrui (GPA), il assure qu’il n’ouvrira pas ce débat mais juge nécessaire de clarifier la circulaire sur les enfants nés ainsi à l’étranger afin d’éviter des « situations absurdes de non-droit ».
Le quinquennat de François Hollande a été marqué sur le plan sociétal par l’adoption de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe – qui a provoqué de nombreuses manifestations – et par l’adoption à l’unanimité d’une loi sur la fin de vie instaurant un droit à la « sédation profonde et continue ».
Sur la question de la fin de vie, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande estime que « céder aux oukases des uns ou des autres n’est pas une bonne chose ».
« Il faut tirer les enseignements des cas spécifiques aujourd’hui débattus, respecter les convictions personnelles et religieuses de chacun, entendre aussi ce que disent les professionnels de santé », dit-il.
Fin février, Emmanuel Macron avait provoqué un tollé à gauche et chez les associations LGBT en déclarant que les adversaires du mariage homosexuel avaient été « humiliés » lors du quinquennat de François Hollande. Face à l’indignation soulevée par ses propos, il avait par la suite assuré que la communauté homosexuelle « trouverait toujours en [lui] un défenseur ».

Bertrand Delanoë soutient Macron

L’ancien maire ouvertement gay de Paris, Bertrand Delanoë, a annoncé aujourd’hui sur France Inter son soutien à Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche!, pour la présidentielle.
«Je pense que le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions, socialiste, réformiste, européen, réaliste, c’est Emmanuel Macron», a-t-il dit sur France Inter. « J’ai de l’amitié pour la personne de Benoît , il le sait, je pense que son programme est dangereux parce qu’il ne rassemble pas la gauche et parce qu’il n’est philosophiquement pas en mesure de produire du vrai progrès social».
Bertrand Delanoé a jugé « crédible » et « sérieux » le programme économique d’Emmanuel Macron, et justifié son choix par la montée en puissance de Marine Le Pen.
«Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions de socialiste, réformiste, Européen, réaliste, c’est Emmanuel Macron», a déclaré Bertrand Delanoë, ajoutant qu’il fallait «donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Marine Le Pen».
«Je n’appartiens pas à En Marche!, je n’appartiens pas à l’équipe d’Emmanuel Macron, je l’aiderai dans la liberté», a précisé l’ancien maire de paris, en se défendant fermement de briguer un poste par ce ralliement.

Emmanuel Macron s’est dit « très satisfait » de ce ralliement, estimant que l’ancien maire PS de Paris « a pleinement sa place chez les progressistes ». « Je suis très honoré que Bertrand Delanoë, pour lequel j’ai beaucoup d’estime, à la fois pour ce qu’il a fait en tant qu’élu et pour les positions qu’il a constamment prises, se soit exprimé dans les termes qu’il a employés ce matin », a déclaré l’ancien ministre de l’Économie, interrogé en marge de sa prise de parole devant l’Association des départements de France.
Il a également souligné que le ténor socialiste s’était exprimé avec «la gravité qui correspond à la situation que vit notre pays ». « Compte tenu des positions qu’il a constamment défendues, je pense qu’il a pleinement sa place chez les progressistes, j’en suis très satisfait» a-t-il ajouté.

Allemagne : Le candidat social-démocrate Martin Schulz promet le mariage pour tous s’il est élu à la chancellerie

Martin Schulz, candidat SPD (socialiste) pour les législatives de septembre prochain en Allemagne, s’engage à ouvrir le mariage à tous les couples, mais aussi à permettre l’adoption plénière pour les couples de même sexe.
Dans une interview accordée à « Zeit Campus », le candidat ésigné à la chancellerie qui talonne désormais Angela Merkel dans les sondages d’intentions de vote a ainsi confirmé la position de son parti d’accorder l’égalité aux couples LGBT
Lorsqu’une journaliste lui a demandé s’il soutiendrait l’ouverture pour les couples de même sexe, celui-ci a déclaré de façon tranchée: « Absolument. »
« Je suis en faveur du mariage pour tous, et si nous introduisons l’égalité du mariage, cela inclut évidement l’adoption avec », a-t-il précisé.K
Le SPD avait déjà, il y a quatre ans, proposé le slogan « 100% égal avec nous ».
Mais ces exigences ont été rapidement abandonnées lors de la participation du SPD à la grande coalition dirigée par Angela Merkel.
Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, ne s’était pas beaucoup mobilisé. Dans son premier discours en tant que candidat au poste de chancelier, Martin Schulz avait ignoré le sujet.

La manif pour Tous dernier soutient de François Fillon

fillonLes défections  et les appels au retrait se multiplient dans le camp Fillon, depuis l’annonce de sa probable mise en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa famille.
Le candidat Les Républicains (LR), qui se pose en combattant, se prépare là un week-end de combat.
Le candidat compte marquer les esprits dimanche après-midi avec un rassemblement de soutien au Trocadéro à Paris. L’organisation en a été confiée au dernier carré des fidèles, et notamment à l’association Sens commun, émanation politique de la Manif pour tous, née dans l’opposition au mariage homosexuel.
Christophe Billan, le président de Sens Commun, a intégré l’appareil des Républicains, et a hérité de la mission d’organiser ce qui se veut une démonstration de force pro-Fillon dimanche, affirme Le Figaro. Selon ses informations, une enveloppe de 200.000 euros lui aurait été confiée pour monter l’événement.
François Fillon a appelé vendredi soir ses partisans à « résister » et à venir « très nombreux » à son rassemblement « Je vous attends nombreux dimanche à 15h place du Trocadéro, pour montrer, aux yeux de tous, ce qu’est la volonté des militants de la France », a lancé François Fillon dans une vidéo postée sur Twitter en début de soirée.
Ces ultra-conservateurs qui ont grandement défini les orientations réactionnaires de la candidature Fillon ont à nouveau le champ libre après le départ des éléments des tendances moins conservatrices des Républicains, comme au tout début de sa campagne de la primaire.
Si LMPT dément soutenir le candidat de la droite, Sens Commun est derrière Fillon . Frigide Barjot  a diffusé par e-mail un appel à participer au rassemblement, signé d’un collectif baptisé « Démocratie en danger ».

Tanzanie: Le gouvernement ne publiera pas la liste des noms d’homosexuels se prostituant

hamis-kingwangalaLe gouvernement tanzanien a renoncé lundi à son projet de publier les noms d’homosexuels se prostituant.
Le gouvernement invoque «des raisons techniques» et le souci de préserver les preuves à charge.
«Nous avons annulé la conférence de presse. Nous n’allons pas annoncer les noms de LGBTs  qui vendent publiquement leur corps, pour des raisons techniques», a annoncé sur Twitter le vice-ministre de la Santé, Hamisi Kigwangalla.
«Pour des raisons stratégiques et pour éviter de détruire les éléments de preuve, nous traiterons cette question autrement et nous vous tiendrons informés à chaque étape», a-t-il poursuivi.
Le vice ministre avait annoncé le 18 février son intention de «publier une liste de gays qui vendent leur corps sur internet», quelques jours après la fermeture de centres de santé spécialisés dans la lutte contre le sida, accusés de promouvoir l’homosexualité. Il avait convoqué une conférence de presse lundi à cet effet.
«Vu la liste dont nous disposons, rendre publics les noms des personnes gays reviendrait à libérer un diable enfermé dans une bouteille», a-t-il ajouté.
L’homosexualité est punissable en Tanzanie de très lourdes peines de prison, mais c’est seulement récemment que les autorités ont adopté une rhétorique anti-gay.

Emmanuel Macron dans TETU

tetuAprès ses propos polémiques sur « l’humiliation » subie selon lui par les opposants au mariage pour tous, le candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, livre un long entretien dans le magazine homosexuel TÊTU, à paraître mardi 28 février. Il y évoque notamment sa position sur la GPA et il revient sur les rumeurs sur sa supposée liaison avec le président de Radio France, Mathieu Gallet.
« Cette polémique était folle et deux choses sont odieuses derrière le sous-entendu: dire qu’il n’est pas possible qu’un homme vivant avec une femme plus âgée soit autre chose qu’homosexuel ou un gigolo caché, c’est misogyne », dénonce M. Macron. « Et c’est aussi de l’homophobie. Si j’avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais », assure-t-il, dans le magazine de référence de la communauté homosexuelle française. Créé en 1995 par des militants anti-sida avec le soutien du mécène Pierre Bergé, TÊTU, revient en kiosque mardi après une éclipse de dix-neuf mois et l’arrivée de nouveaux dirigeants.
Par ailleurs, le candidat à l’élection présidentielle, se dit favorable à la reconnaissance des enfants nés d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger. »Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France », explique le fondateur d’En Marche. Selon lui, « ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser ». « A mes yeux, c’est un débat impossible à trancher », admet l’ancien ministre.
« En revanche, il faut permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger », préconise M. Macron. « On ne peut pas les laisser sans existence juridique ». « Ces enfants participent d’un projet d’amour. Il faut arrêter l’hypocrisie, et je porterai ce projet pour compléter la circulaire Taubira » qui permet à des enfants nés d’une GPA d’avoir la nationalité française, promet M. Macron. Il se redit en outre favorable à la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples de femmes.
Emmmanuel Macron s’est aussi adonné à un exercice d’introspection, confiant que « pour être honnête, je ne m’aime pas beaucoup. C’est peut-être pour cette raison que je fais tout cela ». « J’aime casser les murets qui peuvent se dresser entre deux personnes et qui empêchent la communication », dit-il aussi. « J’ai besoin de toucher, de passer du temps, de regarder en face », explique M. Macron, interrogé par le magazine sur le fait que sa « personnalité séduise » ses interlocuteurs. « Je ne cherche pas à séduire pour obtenir quelque chose, car séduire, ce n’est pas aimer les gens, c’est s’aimer soi-même », estime M. Macron.