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USA : Un prêtre évangélique islamophobe et homophobe assure l’office privé avant la cérémonie d’investiture officielle de Donald Trump

trumpjeffressAvant l’investiture du 45e président des Etats-Unis, le pasteur Robert Jeffress a donné une messe privée pour les familles Trump et Pence à l’église St John de Dallas.
Un prêtre évangélique, connu pour ses déclarations explosives contre les musulmans ou les homosexuels, a assuré l’office privé avant la cérémonie d’investiture officielle de Donald Trump.
Baptiste originaire du Texas, Robert Jeffress est un fervent supporter du nouveau locataire du Président Trump.
Il est surtout connu pour ses attaques contre les autres religions, la musulmane en particulier, une réputation qu’il s’est construite sur les plateaux de la très conservatrice chaîne de télévision Fox News.
En 2010, Jeffress avait notamment déclaré que l’Islam encourageait la pédophilie, la violence et l’oppression des femmes La pire chose à propos de l’Islam, avait-il alors souligné, est qu’il s’agit « d’une supercherie qui éloigne les gens du véritable Dieu ». Il intègre dans le même sac la communauté des Mormons, dont il a déploré « le culte » en 2012, année où un Mormon, Mitt Romney, a été désigné candidat républicain à la présidentielle.
Il est aussi fortement hostiles aux homosexuels  : alors que la Cour suprême avait légalisé en 2015 le mariage gay aux Etats-Unis, Robert Jeffress avait assimilé les relations gays à de « l’inceste ». Plus tard cette année-là, il déplorait le fait que les Chrétiens en Amérique « sont marginalisés comme l’ont été les Juifs en Allemagne ».

François Fillon ; Un prêtre mormon dans son équipe

7754299023_dominique-calmels-representant-des-mormons-de-franceLe « monsieur fiscalité » de la campagne des Républicains est Mormon, et il s’appelle Dominique Calmels. Il est chargé de la communication au sein de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il est également prêtre bénévole, très engagé dans le mouvement religieux, et avec des positions très claires, notamment sur le mariage homosexuel ou l’avortement. Des positions qu’il a réaffirmées à peine nommé au sein de l’équipe de campagne de François Fillon.
« J’ai aidé Bruno Le Maire pendant deux ans. Lorsque sa campagne s’est arrêtée, on m’a proposé de venir dans l’équipe de François Fillon. En fait, c’est ce que la plupart des anciens soutiens de Bruno Le Maire ont fait », souligne Dominique Calmels . « l’avortement doit être accepté en cas de danger pour la mère, de viol et d’inceste. » Dominique Calmels poursuit : « La position de l’église mormonne – et la mienne – est d’encourager les jeunes femmes à garder le bébé jusqu’au bout, quitte à le confier à quelqu’un par la suite si elle ne le désire pas. Vous savez, je suis prêtre, j’ai dirigé de grandes paroisses à Paris et en Ile-de-France, et je peux vous dire que c’est difficile pour une femme d’avorter. « assure t’il
Un mormon dans l’équipe, « après tout c’est son droit, c’est la laïcité », disent les fillonnistes. Sens commun, le bras politique de la Manif pour tous, avait rallié Fillon, bien avant le premier tour de la primaire. Le mouvement décroche cinq investitures pour les législatives.

Mousse porte plainte au pénal contre 5 maires suite à l’interdiction des affiches contre le VIH

sida-campagneL’association Mousse, a qui l’on doit des plaintes contre Jean-Marie Le Pen, Christine Boutin et la maire d’extrême droite Marie-Hélène Bompard, annonce ce mardi avoir porté plainte contre cinq maires LR qui avaient interdit les affiches de la campagne nationale contre le VIH en novembre.
L’association Mousse porte plainte contre les maires d’Angers, Aulnay-sous-Bois, Compiègne, Chaville et Meudon pour avoir suspendu les affiches de préventions contre le VIH sur lesquels figuraient des couples d’hommes gays.
En novembre 2016, Santé publique France a lancé une campagne de prévention contre le VIH auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes par le biais d’actions ciblées : affichage dans les milieux communautaires (bars et clubs gay), en milieu urbain (abribus, centres commerciaux), presse nationale et régionale, réseaux sociaux et site internet.
Le 22 novembre 2016, en leur qualité de personnes dépositaires de l’autorité publique, les maires d’Angers, Aulnay-sous-Bois, Compiègne, Chaville et Meudon ont fait interdire cette campagne en milieu urbain. Ces mesures ont été prises sur le fondement des « bonnes mœurs », de la « moralité », de la « dignité », de la « protection de l’enfance » et de la « notion de famille ».
Cette censure de la campagne de Santé publique France doit s’analyser comme une discrimination à raison de l’orientation sexuelle, les arrêtés litigieux ayant d’ailleurs fait l’objet de recours administratif de la part des préfets compétents. Les affiches interdites se bornent à suggérer que des relations sexuelles sont possibles entre personnes de même sexe. Elles ne montrent pas d’organes génitaux. Elles ne montrent pas de relations sexuelles. Elles ne montrent même pas de corps dénudés.
« L’interdiction de ces affiches vise non pas à protéger un public sensible face à des scènes à caractère sexuel, mais à cacher, notamment aux enfants, que des relations sexuelles entre personnes de même sexe sont possibles. Il s’agit d’une interdiction prononcée à raison de l’homosexualité. C’est contre cette censure que Mousse porte plainte aujourd’hui », a déclaré Me Etienne Deshoulières, avocat de l’association.
L’association Mousse a été créée en juin 2000 avec comme objectif la défense de toutes celles et tous ceux qui vivent librement leur sexualité, la reconnaissance du couple homosexuel et, plus largement, la lutte contre toutes les formes de discriminations sociales, politiques ou économiques à l’encontre des lesbiennes, gays, bi et trans.

USA: Donald Trump s’en prend à Meryl Streep

merylsLors de la 74ème édition des Golden Globes qui se déroulait à Beverly Hills, Meryl Streep a reçu le prix Cecil B. DeMille pour l’ensemble de sa carrière,
Une fois sur scène, la comédienne a évoqué le programme politique de Donald Trump en parlant des différentes origines des acteurs et actrices présents dans la salle.
« Vous appartenez aux segments les plus diabolisées de la société américaine en ce moment », a-t-elle déclaré.
Et d’ajouter : « Hollywood croule sous les gens venus d’ailleurs et les étrangers. Si vous les mettez tous dehors, vous n’aurez plus rien à regarder que du football américain et des arts martiaux mixtes, qui ne sont pas de l’art ».
L’actricea également ironisé sur ce qui avait été pour elle la « performance » de l’année de M. Trump quand ce dernier avait imité , lors d’une réunion publique en novembre 2015, un journaliste du New York Times (Serge Kovaleski) qui souffre d’une maladie articulaire limitant les mouvements de ses bras.
Pour Meryl Streep, ce genre de débordements « s’immisce dans la vie de tout le monde, parce que cela autorise d’autres à faire la même chose ».
« L’irrespect amène l’irrespect. La violence incite à la violence », a-t-elle dit.
« Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants ».
Des propos qui ont fait réagir le président élu sur son compte Twitter .
« Meryl Streep, l’une des actrices les plus surcotées d’Hollywood, ne me connaît pas mais m’a attaqué hier soir aux Golden Globes. C’est une… », écrit Trump dans un premier message sur le réseau social.
Avant de continuer dans un autre tweet : « C’est un larbin d’Hillary [Clinton, ndlr], qui a perdu gros. Pour la centième fois, je ne me suis jamais ‘moqué’ d’un journaliste handicapé mais j’ai simplement montré comment il a retourné sa veste en changeant complètement un article vieux de 16 ans qu’il avait écrit pour me nuire ».

La maire de Bollène a été jugée pour le refus de marier deux femmes.

mcbompardLa maire de Bollène avait refusé, en août 2013, de procéder à l’union civile de deux femmes, arguant d’un « problème de conscience ». Marie-Claude Bompard avait pris cette décision trois mois après la promulgation de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, et malgré un rappel à l’ordre du préfet.
La maire de Bollène  Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Carpentras, citée par une association pour avoir refusé de marier un couple d’homosexuelles en 2013, une première en France pour un maire.
Le jugement a été mis en délibéré au 23 mars.
Pour Me Étienne Deshoulières, avocat de l’association Mousse à l’origine de la citation directe visant l’élue d’extrême droite, la discrimination s’est exprimée lorsque Mme Bompard a indiqué aux jeunes femmes « blessées, abasourdies » qu’elle refusait de les marier lors d’un entretien, puis dans un communiqué de presse expliquant ce choix diffusé par la suite.
Marie-Claude Bompard a souligné qu’elle ne s’était toutefois pas opposée à la célébration du mariage «Un mariage c’est l’union d’un homme et d’une femme de façon à créer un état civil qui lui-même crée une filiation. C’est le problème qui s’est posé à moi», s’est défendue, jeudi, Marie-Claude Bompard, évoquant «une position personnelle» et assurant : «Il n’y a pas d’homophobie, de discrimination. Je ne suis pas coupable d’avoir des opinions.»
Elle a précisé que quatre autres unions de couples homosexuels avaient été célébrées « sans difficulté aucune » depuis dans sa mairie, cela par des adjoints.
Le conseil de Mme Bompard, Me Guillaume Blanc, a soulevé l’irrecevabilité de la constitution de la partie civile, l’association Mousse, créée en 2000 par «des justiciers LGBT  ayant changé de statut en 2015, soit deux ans après les faits reprochés à sa cliente».

USA : Un groupe nord-américain de femmes anti-féministes s’en prend aux LGBT

gay-tawainLifeSiteNews publie une analyse de REAL Women, le groupe nord-américain de femmes anti-féministes, sur l’effondrement de l’idéologie du genre confrontée aux faits, repris sur tous les sites anti gay:
« Nous savons d’instinct qu’elles ne sont pas authentiques, ni dignes de notre adhésion. Cependant, les faiseurs de mythe tentent de nous imposer leurs absurdités par le bras armé de la loi, affirmant qu’il est « discriminatoire » de refuser d’accepter ces mythes comme vrais. Les juridictions qui ne se soumettent pas à leur diktat sont l’objet de punitions économiques, les parents se voient interdire de protéger leurs enfants des monstrueuses « lois toilettes » permettant aux hommes d’utiliser les douches et les vestiaires des filles. C’est une fraude fondée sur une propagande qui n’a aucune légitimité scientifique. »
Pour étayer leur propos, l’association  se base sur une étude publiée le 23 août par le journal scientifique The Journal – The New Atlantis ou deux universitaires, le Dr Lawrence Mayer, expert en psychiatrie et en statistiques, et le Dr Paul McHugh, affirme que la communauté LGBT est affectée de manière disproportionnée par des problèmes de santé mentale par rapport à la population dans son ensemble et qu’ils sont opposés à la « discrimination » à l’égard des personnes et de la communauté LGBT. Après étude de centaines d’articles scientifiques sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre
Les medecins affirment : « La croyance selon laquelle l’orientation sexuelle est innée, et constitue une caractéristique humaine fixée par la biologie – le fait que les hommes seraient « nés comme ça » – n’est validée par aucune preuve scientifique.
La croyance selon laquelle l’identité de genre est une caractéristique humaine fixe et innée, indépendante du sexe biologique – de telle sorte qu’une personne pourrait être « un homme prisonnier d’un corps de femme » ou « une femme prisonnière un corps d’homme » – n’est validée par aucune preuve scientifique.
Seule une minorité d’enfants qui expriment des pensées ou ont des comportements atypiques par rapport à leur genre continueront de le faire à l’adolescence ou à l’âge adulte. Il n’existe aucune preuve selon laquelle de tels enfants devraient être encouragés à devenir transgenres, sans même parler de leur faire subir des traitements hormonaux ou chirurgicaux.
Les personnes non hétérosexuelles et transgenres présentent un taux de problèmes mentaux (anxiété, dépression, suicide) ainsi que les problèmes comportementaux et sociaux (toxicomanie, violences sur partenaires) plus élevés que celui de la population en général. La discrimination seule ne rend pas compte de la disparité en son ensemble.»

Ils publient aussi un rapport de l’activiste lesbienne, le Dr Lisa Diamond, de l’American Psychological Association (APA), qui soutient que l’orientation sexuelle est « fluide » et susceptible de changer.
Pour elle, l’idée selon laquelle « les homosexuels ne peuvent pas changer » est aujourd’hui une théorie dans l’impasse. La recherche, a-t-elle assuré lors d’une conférence à Cornell University, a aujourd’hui établi que « l’orientation sexuelle, y compris l’attraction, le comportement et l’identité perçue, est fluide à la fois pour les adolescents et pour les adultes des deux genres », résume REAL Women. Et pourtant, des lois de divers Etats des Etats-Unis ainsi que de l’Ontario interdisent la « thérapie réparatrice » qui cherche à venir en aide aux patients aux prises avec une attraction homosexuelle dont ils ne veulent pas. Ces lois sont fondées sur l’immutabilité de l’orientation sexuelle, dont la science vient pourtant de confirmer qu’il s’agit d’un mythe.

Jean-Marie Le Pen: « Les homosexuels, c’est comme le sel dans la soupe »

lepen jean marieLe président d’honneur du Front national a fait un nouveau dérapage en comparant les homosexuels au « sel dans la soupe ».
Lancien leader du parti a une nouvelle fois fait un dérapage remarqué sur les questions sociétales.
Dans un entretien accordé en Facebook Live au site du Figaro, le député européen est interrogé sur son « acharnement » contre les homosexuels et sur leur représentation au sein du Front national.
La réponse du fondateur du parti se fait par une formule, où il s’en prend de nouveau à la communauté homosexuelle: « Les homosexuels c’est comme le sel dans la soupe, s’il n’y en a pas du tout c’est un peu fade, s’il y en a trop, c’est imbuvable ». .
Un dérapage de plus pour Jean-Marie Le Pen. Dès 1984, l’ancien leader du Front national faisait polémique : « L’homosexualité n’est pas un délit, mais elle constitue une anomalie biologique et sociale ». Autre exemple, parmi tant d’autres, en 2016 le père de Marine Le Pen assurait que « l’exaltation de l’homosexualité » était vecteur de pédophilie. Tout cela avant de critiquer ouvertement Florian Philippot. Sur Twitter, il avait ainsi posté une photo du numéro 2 du parti en le comparant à « Don Quichotte de La Jacquetta ».

La manif pour tous s’oppose à « l’identité de genre » dans le droit français

lmptAprès l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi « Egalité et citoyenneté », La Manif Pour Tous dénonce la volonté du gouvernement d’introduire la notion  d’« identité de genre » dans la législation française. Le mouvement appelle tous les sénateurs à voter contre cette disposition.
Pour l’association, derrière cette « révolution sémantique se cache une revendication de l’Inter-LGBT », que LMPT qualifie de groupuscule ultra-minoritaire mais à » l’influence disproportionnée ». » Lors de sa « marche des fiertés » en juillet dernier, l’une des revendications était d’ « inclure l’identité de genre parmi les motifs de discriminations reconnues par la loi  » ».
« Comme si le terme d’identité sexuelle était « plus floue » que l’identité de genre ! Pour rappel, Facebook propose 71 identités de genre à ses utilisateurs. À cela s’ajoutait la volonté de « lutter contre toutes les discriminations dans toutes les institutions de formation et éduquer au respect de la diversité des sexualités et des identités de genre de la maternelle à l’université. » peut on lire sur le site
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, dénonce : « Ces revendications idéologues et extrémistes seront sources de confusions et impliqueront, notamment par leur ambiguïté inhérente, de très nombreuses conséquences dommageables au respect de notre humanité homme-femme et de la filiation ». « L' »identité de genre » est une notion floue et éminemment subjective qui n’a pas sa place dans notre législation. Nous appelons les sénateurs à être vigilants et à voter contre ces dispositions introduites par les députés lors de la deuxième lecture du texte à l’Assemblée nationale. La Manif Pour Tous suivra avec attention les débats parlementaires à la Haute Assemblée et compte sur la lucidité des sénateurs pour corriger les frasques hasardeuses des députés de la majorité ».

L’Inter-LGBT le choix fait par Mme Pécresse de ne plus accorder de subventions pour les études sur le genre

genre-01Les domaines d’intérêt majeur (DIM) de l’Île-de-France incluaient depuis 2006 les études sur le genre. Dans le nouveau plan de Mme Pécresse, le genre a disparu, mais aussi les mots-clés femmes et droits.
LGBTphobie à l’écoleLors de la campagne pour son élection, Mme Pécresse déclarait ne pas vouloir « subventionner la théorie du genre ». Non, il n’existe pas de « théorie du genre », qui viserait à « l’indifférenciation des sexes » selon elle. En revanche, il existe des recherches sur le genre, qui peut être défini parfois comme un outil d’analyse, parfois comme un système de hiérarchisation entre les sexes, les deux définitions n’étant pas incompatibles.
Lors de la campagne pour son élection, Mme Pécresse rappelait également que « rien ne vaut une femme pour faire le ménage ». L’Inter-LGBT rappelle à Mme Pécresse que si les études sur le genre sont nécessaires, c’est justement pour déconstruire ce genre de stéréotypes, dont peuvent être à la fois victimes et vectrices les femmes elles-mêmes, y compris celles jouant un rôle de premier plan.
Déconstruire les représentations, lutter contre les inégalités, passe par des études conduites par des chercheurs/ses. Ce sont ces études qui servent à construire et diriger l’action publique, notamment en faveur de la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes.
L’Inter-LGBT condamne donc le choix fait par Mme Pécresse de ne plus accorder de subventions à ce domaine de recherche.

Mariage pour tous: Des maires français vont déposer un recours devant l’ONU

mariage homosexuelUne trentaine de maires français vont déposer un recours ce vendredi devant l’ONU,  afin de dénoncer « l’atteinte » à leur « liberté de conscience », lorsqu’ils doivent marier des couples de même sexe, depuis l’entrée en vigueur de la loi Taubira.
La procédure devant le comité des droits de l’Homme onusien est soutenue par trente élus appartenant au collectif des « Maires pour l’enfance », qui s’oppose au mariage pour tous depuis son adoption en mai 2013.
« Nous ne voulons pas marier deux hommes. Nous ne voulons pas marier deux femmes. Pour nous, le mariage, c’est un homme et une femme », a expliqué Franck Meyer, maire UDI de Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime), qui a indiqué avoir déjà « répondu défavorablement » dans sa commune à deux hommes qui l’avaient sollicité pour qu’il les unisse.
Cette procédure vise à « faire constater l’atteinte à la liberté de conscience des élus », quand la déclaration universelle des droits de l’Homme garantit ce droit pour tout individu, a estimé Me Claire de la Hougue, qui la défend.
Le président François Hollande avait déclaré en novembre 2012, devant le congrès des maires, que la loi Taubira s’appliquerait « pour tous dans le respect néanmoins de la liberté de conscience », avant de revenir sur ses propos.
La circulaire Valls d’application, envoyée le 13 juin 2013, a rappelé aux maires les risques encourus s’ils refusaient de célébrer le mariage d’un couple homosexuel: sanctions disciplinaires, demande de dommages et intérêts mais aussi jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. »Une élue socialiste marseillaise qui, par convictions religieuses, avait refusé d’unir deux femmes à Marseille, a été condamnée en septembre 2015 à cinq mois de prison avec sursis.
Le collectif des Maires de l’enfance a épuisé les voies de recours devant la justice française. Le Conseil constitutionnel puis le Conseil d’Etat ont refusé de reconnaître leur «liberté de conscience».
Une procédure est également en cours depuis 2015 devant la Cour européenne des droits de l’Homme, portée par 146 élus.