Une lesbienne britannique autorisée à vivre avec sa conjointe à Hong Kong

La plus haute juridiction hongkongaise a accordé à une lesbienne britannique, mercredi 4 juillet, le droit de vivre et de travailler dans la mégapole avec sa compagne. Une décision qui devrait faire date et clôt une longue bataille judiciaire.
La Cour d’appel final de l’ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron chinois examinait le dossier d’une Britannique privée d’un visa marital parce qu’elle est en couple avec une femme.
Dans ce haut lieu de la finance, les plus grandes banques internationales avaient mis leur poids dans la balance pour la défendre au nom des nécessités du recrutement.
La requérante, identifiée seulement sous les lettres « QT », est arrivée à Hong Kong en 2011 après avoir conclu en Grande-Bretagne un partenariat civil avec « SS ».
Cette dernière s’était rendue à Hong Kong pour y occuper un nouvel emploi.
Hong Kong ne reconnaît pas le mariage gay ou les unions entre personnes du même sexe et QT n’avait pu obtenir un visa de dépendant, qui permet de travailler, seulement un visa touristique. Elle avait obtenu gain de cause en septembre auprès de la cour d’appel mais le gouvernement avait contesté le jugement.
Les visas accordés aux gens qui viennent travailler à Hong Kong le sont car « il ou elle a le talent ou les compétences jugées nécessaires ou désirables. Cette personne peut être hétérosexuelle ou gay », a fait valoir la Cour d’appel final.
« La capacité à faire venir les dépendants est un facteur important pour les personnes qui sont en train de décider d’aller ou non à Hong Kong », a poursuivi la Cour, estimant qu’il était « contreproductif » de limiter ce droit aux hétérosexuels.
La plus haute juridiction rend ainsi sa première décision en faveur des droits des couples du même sexe, a souligné l’avocat de QT, Michael Vidler
« Nous espérons qu’elle ouvrira la voie au changement » et à la reconnaissance du mariage gay, a-t-il ajouté.

République tchèque : un texte pour légaliser le mariage homosexuel

Le gouvernement tchèque a annoncé vendredi son soutien à un projet d’amendement du Code civil visant à autoriser le mariage homosexuel. Si adopté, le texte ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.
Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un «débat au niveau de toute la société» sur ce «sujet sensible».
Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l’ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés.
Le projet n’a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l’extrême-droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.
La République tchèque avait déjà autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu’à présent. En cas de son adoption définitive par la Chambre des députés, l’amendement du Code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.

Philippines: la Cour suprême examine la légalisation du mariage gay

La Cour suprême des Philippines a commencé à examiner les arguments en faveur du mariage gay.
La plus haute juridiction a été saisie par deux couples homosexuels qui se sont vu refuser le droit de se marier. Ils lui demandent d’abolir une loi de 1987 qui stipule que les mariages doivent être entre un homme et une femme.
L’audience s’est ouverte mardi et l’affaire devrait traîner en longueur.
Mais d’après les spécialistes, la décision de la cour revêtira une grande importance.
Avec le Vatican, les Philippines, où 80% des 100 millions d’habitants sont catholiques, sont le seul endroit au monde où le divorce est illégal. L’avortement est également interdit, en grande partie à cause de l’influence de l’Eglise.
Les plaignants ont cependant trouvé un allié en la personne du président Rodrigo Duterte, qui a exprimé son soutien pour le mariage gay.
Le président Duterte s’est heurté de front à l’Eglise qui critique sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue.
En mai, les partisans du président à la Chambre des représentants ont approuvé la légalisation du divorce mais il est peu vraisemblable que le texte franchisse la rampe du Sénat.
Les dirigeants de l’Eglise sont vent debout contre la légalisation du divorce, du mariage gay et de l’avortement. L’Eglise a cependant perdu un long combat contre une loi sur la contraception et ses financements publics.

Bermudes : La Cour suprême rejette la loi interdisant le mariage gay

La Cour suprême des Bermudes, territoire britannique d’outre-mer,  a de nouveau aboli la loi interdisant le mariage homosexuel qui avait été voté il y a quelques semaines. Le mariage gay est donc de nouveau légal sur le territoire.
Les mariages homosexuels ont débuté en mai 2017 après que la plus haute cour des Bermudes ait statué en faveur d’un recours des militants LGBT.
Mais, un an plus tard, le gouvernement adoptait un projet de loi de compromis sur le partenariat domestique qui interdisait le mariage entre conjoints de même sexe au profit d’une forme d’union civile pour les couples homosexuels.
La question a été renvoyée à la Cour suprême des Bermudes qui a une fois de plus statué qu’il était inconstitutionnel d’interdire le mariage homosexuel.
Les couples homosexuels ne pourront toutefois pas se marier immédiatement puisque la décision a été suspendue pendant six semaines, le temps que le gouvernement envisage les suites qu’il compte donner à l’arrêt de la Cour suprême.
Le gouvernement local fera surement appel de la décision.
Si tel est le cas, le recours sera examiné par la Cour d’appel du pays, ce qui repousse l’issue judiciaire à plusieurs mois.
L’avocat défendant le droit au mariage espère quant à lui que le gouvernement se résignera à accepter la décision de la Cour suprême.
« Les choses devraient s’arrêter désormais, si le bon sens prenait le dessus. Permettre aux couples de même sexe de se marier ne fait de mal à personne », a-t-il déclaré.

Israël : 58% des Israéliens en faveur du mariage gay

A quelques jours de la Gay Pride, la Channel 10 a réalisé un sondage. Selon cette étude, 58% des Israéliens seraient favorables au mariage homosexuel. Il est à noter que près de 6 électeurs sur 10 de Benaymin Netanyahou sont aussi en faveur du mariage gay.
Les députés se sont pour leur part affichés plus réticents à partager leur point de vue sur la question : 47 se sont déclarés favorables à l’union homosexuelle, 12 s’y sont fortement opposés et les autres législateurs – sur les 120 que comptent le parlement – ont refusé de répondre.
Seuls quatre politiciens issus du parti du Likud au pouvoir ont déclaré être favorables au mariage homosexuel, notamment Amir Ohana, tout premier législateur ouvertement gay appartenant au Likud, et deux ont indiqué être contre. Selon la Dixième chaîne, les autres députés de la formation politique n’ont pas répondu à l’enquête. Cela a été notamment le cas de la ministre de la Culture Miri Regev, qui a dans le passé défilé à l’occasion de la Gay pride.
Il y a eu seulement deux partisans du mariage homosexuel qui se sont révélés au sein de Koulanou, les autres s’abstenant, et la majorité des parlementaires membres de HaBayit HaYehudi n’ont pas répondu au sondage, avec seulement Uri Ariel qui a fait part de son opposition. Les partis Shas et Yahadout HaTorah ont comptés deux opposants et la Liste arabe unie deux partisans, cinq détracteurs et six qui ont refusé de répondre. Il n’y a eu aucune réponse de la part des législateurs de la formation Yisrael Beytenu.
Les partis travailliste et du Meretz, de gauche, ont pour leur part pleinement affirmé leur soutien au mariage gay. La députée Merav Michaeli, qui co-préside le lobby des droits des homosexuels à la Knesset, a répondu aux résultats de l’étude dans une déclaration à la Dixième chaîne : « Je suis heureuse de ne pas avoir été surprise par les conclusions de ce sondage – cela fait longtemps que le public a compris que les membres de la communauté méritent l »égalité des droits comme tous les autres citoyens. L’Etat d’Israël est le seul état démocratique dans lequel il n’y a pas de mariage civil, et il est temps que le gouvernement comprenne que nous sommes en 2018 ».

CJUE: Le mariage gay dans un pays est valable dans les autres

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans une décision historique, a jugé mardi que la Roumanie devait accorder un droit de séjour au mari américain d’un de ses ressortissants même si la Roumanie n’autorise pas le mariage homosexuel.
La validité du mariage entre l’Américain Clai Hamilton et le Roumain Adrian Coman en 2010 en Belgique s’impose à la Roumanie, a jugé la CJUE. Clai Hamilton doit être considéré comme l’époux d’Adrian Coman.
« Bien que les Etats membres aient la liberté d’autoriser ou non le mariage entre personnes du même sexe, ils ne peuvent faire obstacle à la liberté de résidence d’un citoyen de l’UE en refusant d’accorder à son époux de même sexe, ressortissant d’un pays qui n’est pas membre de l’UE, un droit dérivé de résidence sur leur territoire », déclare la CJUE dans son arrêt.
L’affaire est née quand Adrian Coman a voulu contester en justice une décision des autorités roumaines de limiter le droit de résidence de Clai Hamilton à un visa de trois mois, parce qu’il ne pouvait être qualifié d’époux.
« Ca a commencé en 2012, raconte Adrian Coman. J’étais sans emploi à Bruxelles après avoir travaillé au Parlement européen. Clairbourn et moi cherchions à vivre ensemble quelque part et la Roumanie était une option. Alors j’ai écrit un courrier au gouvernement roumain lui demandant si on pouvait vivre en Roumanie, comme le prévoit la directive européenne sur la libre-circulation et on a reçu une réponse négative. »
La question en jeu devant la CJUE à Luxembourg, saisie par Bucarest, n’est pas le mariage gay, qui n’est pas reconnu en Roumanie, mais bien la libre circulation.

Le petit-fils de l’ancien grand rabbin israélien va épouser son compagnon

Le petit-fils d’un des plus importants rabbins sépharades d’Israël, qui était fortement opposé à l’homosexualité, doit épouser son compagnon lors d’une cérémonie conduite par une femme gay orthodoxe.
Ovadia Cohen, dont le défunt grand-père le rabbin Ovaida Yosef, était le chef spirituel du parti Shas et la plus haute autorité sépharade halakhique d’Israël, a déclaré au quotidien Yedioth Ahronoth jeudi que lui et son partenaire Amichai Landsman allait se marier .
Le couple attend environ 200 personnes à son mariage, principalement de la famille de Landsman et des membres de la communauté gay religieuse. L’article précisait que Cohen s’attend seulement à ce qu’un « petit nombre » de sa famille influente participe à la cérémonie.
Ovadia Cohen a épousé une femme et a eu deux enfants, mais le couple s’est séparé quand il a fait son coming-out.
Il a rencontré Landsman il y a trois ans, qui a grandi dans la communauté sioniste à Haïfa, les deux hommes ont emménagé tout en maintenant un style de vie religieux.
Alors que Cohen a eu un contact « très limité » avec sa famille à la suite de son coming out, Landsman a dit que sa famille religieuse l’a « accepté ».
La cérémonie célébrant l’union du couple sera conduite par Zahorit Sorek, une activiste de premier plan dans la communauté gay religieuse et membre du parti Yesh Atid, parti dont le combat contre ce qu’il considère être de la coercition religieuse le conduit souvent à se confronter avec le Shas.
Yosef, le fondateur spirituel du parti Shas, avait qualifié les homosexuels de « mal absolu ».
Son fils le rabbin Yaakov Yosef a publié une décision qui interdisait aux gens de laisser leur enfant étudier avec des professeurs ou des tuteurs gays.
L’année dernière, un législateur du parti Shas a dû quitter le parti après avoir participé au mariage gay de son neveu.
L’Etat d’Israël ne célèbre pas le mariage civil et toutes les cérémonies de mariage reconnues par l’état doivent être conduites par un officiant religieux. Or, l’état reconnaît dans le même temps les relations entre des personnes de même sexe qui vivent ensemble.

Le Premier ministre luxembourgeois a publié un message pour son 3eme anniversaire de mariage

Le Premier ministre luxembourgeois qui fête son troisième anniversaire de mariage et, pour l’occasion, il a décidé de lancer un message qui parle de lui-même.
« Dans plus de 70 pays, je ne pourrais pas pas célébrer mon troisième anniversaire de mariage aujourd’hui. Je serais en prison ou pire… » a tweeté Xavier Bettel.
L’homme politique y a ajouté un hastag « EqualRights » et fait manifestement référence à la légalisation du mariage gay dans certains pays mais pas dans d’autres.

Thaïlande: le gouvernement présente une loi sur le partenariat civil pour les couples de même sexe

La Thaïlande prépare une loi ouvrant le droit au partenariat civil pour les couples homosexuels, ce qui pourrait, à terme, aller vers la légalisation du mariage homosexuel.
Selon The Nation, le texte devrait être présenté le 4 mai par le ministère de la Justice et pourrait être adopté d’ici la fin du mandat du gouvernement actuel, en février 2019 .
Depuis 2015, la loi relative à l’égalité des sexes protège tous les individus des discriminations en Thaïlande, mais les couples de même sexe n’ont toujours pas les mêmes droits que les hétérosexuels.
Si cette loi est adoptée, la Thailande deviendrait le deuxième pays en Asie à donner des droits conjugaux aux LGBT, après Taïwan, où la restriction du mariage aux hétérosexuels a été jugées inconstitutionnelle l’an dernier.