Le Premier ministre luxembourgeois a publié un message pour son 3eme anniversaire de mariage

Le Premier ministre luxembourgeois qui fête son troisième anniversaire de mariage et, pour l’occasion, il a décidé de lancer un message qui parle de lui-même.
« Dans plus de 70 pays, je ne pourrais pas pas célébrer mon troisième anniversaire de mariage aujourd’hui. Je serais en prison ou pire… » a tweeté Xavier Bettel.
L’homme politique y a ajouté un hastag « EqualRights » et fait manifestement référence à la légalisation du mariage gay dans certains pays mais pas dans d’autres.

Thaïlande: le gouvernement présente une loi sur le partenariat civil pour les couples de même sexe

La Thaïlande prépare une loi ouvrant le droit au partenariat civil pour les couples homosexuels, ce qui pourrait, à terme, aller vers la légalisation du mariage homosexuel.
Selon The Nation, le texte devrait être présenté le 4 mai par le ministère de la Justice et pourrait être adopté d’ici la fin du mandat du gouvernement actuel, en février 2019 .
Depuis 2015, la loi relative à l’égalité des sexes protège tous les individus des discriminations en Thaïlande, mais les couples de même sexe n’ont toujours pas les mêmes droits que les hétérosexuels.
Si cette loi est adoptée, la Thailande deviendrait le deuxième pays en Asie à donner des droits conjugaux aux LGBT, après Taïwan, où la restriction du mariage aux hétérosexuels a été jugées inconstitutionnelle l’an dernier.

le « mariage pour tous » en chiffres

Depuis le 23 avril 2013, près de 40.000 couples homosexuels sont passés devant le maire, selon l’Insee. Le premier d’entre eux, formé par Vincent Autin et Bruno Boileau, s’était passé la bague au doigt dès le 29 mai 2013. Aujourd’hui, les tendances sont plutôt stables, après un pic à plus de 10.500 mariages en 2014. Environ 7.000 mariages gays et lesbiens sont prononcés chaque année, soit 3% du total. « C’est entré dans les mœurs. On s’étonne de moins en moins d’un mariage entre deux hommes ou deux femmes », se félicite Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT.
Par ailleurs, le nombre de PACS entre personnes de même sexe est stable lui aussi, à environ 7.000 par an, selon les derniers chiffres disponibles. En revanche, impossible de savoir combien il y a de divorces, car les statistiques sur le sujet ne distinguent pas les couples homosexuels des couples hétérosexuels.
L’une des conséquences phares du mariage pour les couples de même sexe était la possibilité d’adopter un enfant.  « Il n’existe pas de chiffres officiels, mais le nombre de couples qui ont pu adopter en France ou à l’étranger est inférieur à dix », assure Nicolas Faget, porte-parole de l’Association des parents gays et lesbiens (APGL).
De fait, la procédure reste compliquée en France, puisque ce sont des « conseils de famille » composés, entre autres, d’élus du conseil départemental, qui examinent les dossiers des parents ayant obtenu un « agrément » préalable. Or, certains de ces élus étant ouvertement contre le mariage pour tous, les démarches semblent parfois bloquées. « On n’a rien contre les couples de mêmes sexe, mais tant qu’on aura des couples jeunes, stables, avec un père et une mère, on les privilégiera », assume Jean-Marie Müller, qui préside le conseil de famille de Meurthe-et-Moselle. Certaines associations réclament d’ailleurs une anonymisation des dossiers afin d’éviter les discriminations.
Quant à adopter à l’étranger, ce n’est pas plus simple. De nombreux pays refusent l’adoption par les couples homosexuels. Et plus globalement, les démarches deviennent de plus en plus complexes et longues. Depuis 2013, le nombre d’enfants adoptés à l’étranger a chuté de 50%, selon le ministère des Affaires étrangères. En Afrique du Sud, l’un des rares pays à accepter les adoptions par les couples de même sexe, un seul enfant a pu être remis à une famille française l’année dernière. C’est toujours plus qu’au Mexique, où aucune adoption n’a été conclue depuis 2014.
Les couples de même sexe se marient en général plus tard que les couples hétérosexuels, selon les derniers chiffres de l’Insee disponibles (qui portent sur l’année 2016). Chez ces derniers, on observe un pic d’unions à partir de 28 ans et jusqu’à 32 ans pour les hommes, entre 26 et 31 ans pour les femmes. Du côté des couples gays, c’est après 40 ans. Pour les femmes lesbiennes, entre 27 et 39 ans.
L’Insee nous apprend également que les mariages homosexuels sont un peu plus souvent célébrés dans les grandes villes que les unions hétérosexuelles. C’est d’ailleurs particulièrement vrai chez les hommes gays : 18,7% des couples se marient en milieu rural, contre 23% de couples lesbiens et 22,7% de couples hétérosexuels. À l’inverse, Paris accueille 25,8% des mariages gays, à comparer avec 13,5% des mariages lesbiens et 16,6% des mariages hétérosexuels. Enfin, 26,6% des hommes de même sexe convolent dans une ville de plus de 200.000 habitants, contre 28,16% des femmes lesbiennes et 23,8% des couples hétérosexuels.
Les derniers sondages réalisés montrent que le mariage pour tous est entré dans les mœurs. L’Ifop, missionné par l’Association des familles homoparentales pour faire plusieurs études, a ainsi conclu en 2016 que 63% des Français voyaient les parents homosexuels ayant des enfants comme « une famille à part entière ». Soit une hausse de deux points en deux ans. Par ailleurs, 62% des sondés étaient contre l’abrogation de la loi Taubira en 2016, un bond de cinq points sur la même période.
L’année suivante, ces questions ne figuraient même plus dans le sondage de l’Ifop. Mais les réponses sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes homosexuelles célibataires, ou la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), sont tout aussi éloquentes. En 2017, 60% des Français étaient favorables à l’élargissement de la PMA aux couples lesbiens. Ils n’étaient que 47% en 2013. La PMA pour les femmes homosexuelles célibataires était approuvée par 49% des sondés, en hausse d’un point sur une année. Quant à la légalisation de la GPA pour les couples de même sexe, 44% des Français s’y disaient favorables, soit 3 points de plus qu’en 2014.
Si le mariage pour tous et les familles homoparentales entrent peu à peu dans les mœurs, cela ne freine pas pour autant l’homophobie. Selon le rapport 2017 de SOS Homophobie, 212 agressions physiques à caractère homophobe ont été recensées en 2016 en France, soit une hausse de 20 %. Un « triste et malheureux » constat pour l’association, qui souligne par exemple que « la fin des débats sur le mariage pour tous n’a pas endigué la lesbophobie » et que les attaques « gayphobes » ont « significativement augmenté ».

Le 23 avril 2013, la loi légalisant le mariage entre personnes du même sexe était adoptée en France

Le 23 avril 2013, la loi légalisant le mariage entre personnes du même sexe était adoptée en France.
A l’occasion de ce cinquième anniversaire, de nombreux couples ont partagé des clichés de leur mariage.
Sous le hashtag « #5ansMariagePOurTous« , ils ont partagé des clichés émouvants du jour de leur union.
Plusieurs personnalités politiques impliquées dans l’adoption de la loi ont également tenu à partager leurs souvenirs de cette période.
Près de 40.000 couples homosexuels se sont dit « oui » depuis le 23 avril 2013. Environ 7000 mariages entre personnes de même sexe sont célébrés chaque année, soit 3 % du total des mariages, un chiffre stable depuis 2015 après un pic de plus de 10.500 mariages en 2014.

 

Bob Dylan chante pour honorer la communauté LGBTQ

Bob Dylan performs during the Firefly Music Festival in Dover, Delaware, U.S. June 17, 2017. Picture taken June 17, 2017. REUTERS/Mark Makela

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Le prix Nobel de Littérature Bob Dylan fait un retour sur le devant de la scène en participant à un EP de reprises un peu particulier.
L’album «Universal Love», qui contient six chansons, a été lancé en format numérique jeudi. On y retrouve également les voix de Benjamin Gibbard du groupe alternatif Death Cab for Cutie, de l’auteure-compositrice-interprète Valerie June, ainsi que de Kele Okereke du groupe Bloc Party.
Bob Dylan transforme ainsi «She’s Funny That Way» en «He’s Funny That Way». D’autres artistes avaient déjà changé le pronom de la chanson dans le passé, mais c’était des femmes, notamment Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Liza Minnelli, Etta James et Diana Ross.
Kesha, qui appuie depuis longtemps les droits de la communauté LGBTQ, conclut l’album avec «I Need a Woman to Love Me», reprise de «I Need a Man to Love Me» de Janis Joplin.
Benjamin Gibbard a réenregistré le succès des Beatles «And I Love Her» pour créer «And I Love Him».
«Universal Love», disponible sur des plateformes numériques telles que Spotify et Apple Music, a été produit par MGM Resorts et est distribué par le biais de Legacy Recordings, une division de Sony Music.
«Nous croyons que des projets comme celui-ci nous aideront à arriver à un point où regarder le monde à travers la lentille de gens différents de nous sera naturel et chose commune», a expliqué Phyllis James, de MGM Resorts.
La chanteuse St. Vincent a repris «Then He Kissed Me» de The Crystals, transformée en «Then She Kissed Me» sur l’album. Kele Okereke chante «My Guy» plutôt que «My Girl» des Temptations, tandis que Valerie June reprend le classique des années 1930 «Mad About the Boy» et chante «Mad About the Girl».

Irlande du nord : Londres demande le mariage pour tous

Deux propositions de loi présentées cette semaine à Westminster demandent à Belfast d’ouvrir le mariage civil aux couples homosexuel.
L’Irlande du nord est le dernier pays du Royaume-Uni à ne pas avoir ouvert le mariage à tous en raison du blocage des unionistes conservateurs au pouvoir jusque-là.
Présentées par un Lord conservateur, Robert Hayward, et un député travailliste d’origine nord-irlandaise, Conor McGinn, deux propositions de loi pressant Belfast de légaliser le mariage pour les couples homos ont franchi leur première étape parlementaire hier et ce mercredi à Westminster, où l’absence des députés unionistes a été commentée.
«Je suis honoré d’introduire le « Marriage Bill » à la chambre des Lords avec le soutien de la campagne nord-irlandaise Love Equality, s’est félicité l’élu tory, Robert Hayward, lors de la présentation de son texte mardi.
En Irlande du Nord, le parti unioniste protestant majoritaire tient des positions ouvertement homophobes et bloque jusqu’ici toute avancée
Pour parvenir à leurs fins, les parlementaires britanniques peuvent compter sur le large soutien de leurs collègues au mariage pour tous à Westminster, de la majorité des partis politiques nord-irlandais, mais aussi sur l’opinion publique nord-irlandaise favorable à hauteur de 70% au mariage civil égalitaire.

Gilbert Collard : «Le Mariage Pour Tous, je le combattrai»

 

 

USA : l’acceptation de l’homosexualité en baisse

GLAAD a publié les résultats de son quatrième rapport annuel sur l’acceptation et ce rapport montrent que les attaques contre la communauté par l’administration Trump ont un effet réel : Moins de la moitié des adultes non LGBTQ, soit 49%, ont déclaré être « très » ou « plutôt » à l’aise avec les LGBTQ dans sept situations, comparativement à 53% l’année précédente.
C’est la première fois que le rapport d’acceptation montre une diminution de l’acceptation des LGBTQ.
« Au cours de l’année écoulée, il y a eu une érosion rapide et alarmante de l’acceptation qui ne peut être combattue qu’en étant visible », a déclaré la présidente et directrice générale de GLAAD, Sarah Kate Ellis. « Ce rapport confirme ce que trop d’Américains LGBTQ ont récemment vécu. GLAAD lutte contre l’effacement en faisant appel à des leaders philanthropiques tels que la Fondation Ariadne Getty et les changemakers mondiaux participant au Forum économique mondial pour utiliser leurs plateformes et faire progresser notre communauté ».
55% des adultes LGBTQ ont déclaré avoir été victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, en hausse de 11 points par rapport à l’année précédente. 30% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles seraient mal à l’aise d’apprendre qu’un membre de leur famille soit LGBTQ, contre 27% l’année dernière. 31% ont déclaré qu’ils seraient mal à l’aise d’avoir leur enfant enseigné par un éducateur LGBTQ, contre 28% l’année dernière. 31% ont également déclaré qu’ils seraient mal à l’aise d’avoir un médecin LGBTQ, contre 28% l’année précédente.
L’enquête nationale a été menée en ligne, du 16 au 20 novembre 2017. Au total, 2 160 adultes ont été interrogés, dont 1 897 sont classés comme non-LGBTQ. « Au cours de l’année écoulée, il y a eu une érosion rapide et alarmante de l’acceptation qui ne peut être combattue qu’en étant visible », a déclaré la présidente et directrice générale de GLAAD, Sarah Kate Ellis. « Ce rapport confirme ce que trop d’Américains LGBTQ ont récemment vécu. GLAAD lutte contre l’effacement en faisant appel à des leaders philanthropiques tels que la Fondation Ariadne Getty et les changemakers mondiaux participant au Forum économique mondial pour utiliser leurs plateformes et faire progresser notre communauté ».

Bermudes :premier pays à abolir le mariage homosexuel

Juste six mois après la légalisation du mariage entre personnes de même sexe, les Bermudes ont annoncé qu’elles allaient abolir la loi l’instaurant et la remplacer par une alternative amoindrie, à savoir des partenariats domestiques.
Un projet de loi en ce sens a été approuvé sans amendement l’année dernière. Il a été signé aujourd’hui par le gouverneur des Bermudes, John Rankin.
Le ministre de l’Intérieur indiqué que le gouvernement avait essayé de trouver un compromis entre les partisans du mariage homosexuel et les opposants. Mais les groupes de défense des droits des personnes LGBT et des droits humains protestent contre cette modification.
« Le gouverneur Rankin et le parlement des Bermudes ont honteusement fait des Bermudes le premier territoire national du monde à avoir abrogé l’égalité des mariages », a déclaré Ty Cobb, directeur de la Campagne pour les droits de l’homme.
« Cette décision dépouille les couples homosexuels du droit de se marier et met en péril la réputation internationale et l’économie des Bermudes. Malgré cette action déplorable, la lutte pour l’égalité du mariage aux Bermudes se poursuivra jusqu’au jour où tous les Bermudiens auront le droit d’épouser la personne qu’ils aiment », a-t-il ajouté.
Le mariage entre conjoints de même sexe a été légalisé aux Bermudes en mai dernier, après que le bermudien Winston Godwin et son fiancé canadien Greg DeRoche eurent porté leur cas devant la Cour suprême.
Les mariages homosexuels qui ont déjà eu lieu depuis que le mariage homosexuel est devenu légal seront maintenus.

Cambodge : La police interdit un mariage entre un Français et un Cambodgien

Un mariage entre un Français de 36 ans et un Cambodgien de 23 ans a été interrompu samedi soir par la police provinciale de l’immigration dans la ville de Kratie. Nuth Sokheng, chef adjoint de la police de la ville, a déclaré à la presse locale que le mariage avait été interrompu et interdit parce qu’il n’y avait pas de loi autorisant le mariage entre deux personnes du même sexe au Cambodge.
Le couple n’avait pas demandé d’autorisation pour organiser le mariage. Selon la police, les deux hommes ont été convoqués pour être questionnés et recevoir une séance d’éducation aux lois cambodgiennes.
Si le mariage LGBT n’est pas reconnu au Cambodge, plusieurs personnalités politiques ont pris position en faveur de sa légalisation. En février 2004, le roi Sihanouk avait notamment déclaré qu’en tant que “démocratie libérale”, le Cambodge devait permettre “le mariage entre un homme et homme, ou entre une femme et une femme”.
Selon le Centre cambodgien pour les droits de l’homme, les membres de la communauté LGBT au Cambodge sont souvent victimes de menaces, mauvais traitements, isolation et discrimination, surtout dans les zones rurales.