Philippines :Des chrétiens surprennent les marcheurs de la gay pride avec des pancartes s’excusant pour les points de vue anti-LGBTQ

Lors de la gay Pride de Marikina aux Philippines, des chrétiens tenaient des pancartes pour s’excuser de la façon dont la religion avait blessé la communauté LGBTQ.
Ce groupe de manifestants provient d’une église évangélique et pentecôtiste, l’Eglise de la liberté dans les ministères du Christ. Ils manifestent avec des pancartes similaires depuis quatre ans.
Sur leurs pancartes on pouvait lire « Je suis désolé que les chrétiens vous aient rejeté », « J’étais un homophobe obsédé par la bible. Désolé! », « Dieu vous aime, nous aussi », « Jesus ne repoussait personne et nous non plus »
Sur la plus grande pancarte était inscrit « Nous venons nous excusons de la manière dont les chrétiens ont fait du mal à la communauté LGBT. Je suis désolé: de m’être abrité derrière la religion alors qu’en fait j’avais juste peur, je vous ai méprisé au lieu d’honorer votre humanité ; de ne pas vous avoir écouté ; de vous avoir jugé ; je vous ai regardé comme un rapport sexuel au lieu d’un enfant de Dieu ; j’ai rejeté et blessé votre famille au nom des « valeurs familiales ».
Le pasteur de l’église, Val Paminiani, a déclaré à Buzzfeed: «Nous nous excusons pour la manière dont les chrétiens ont blessé la communauté LGBT, en particulier en utilisant la Bible pour les condamner et les juger.»
«Je croyais que Dieu condamnait les homosexuels, mais quand j’ai étudié les Ecritures, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup à apprendre, y compris la vérité que Dieu n’est contre personne. Dieu ne fait pas de discrimination à partir de l’orientation sexuelle. » at’il ajouté
Les photos publiées sur Twitter sont rapidement devenues virales…

Une lesbienne britannique autorisée à vivre avec sa conjointe à Hong Kong

La plus haute juridiction hongkongaise a accordé à une lesbienne britannique, mercredi 4 juillet, le droit de vivre et de travailler dans la mégapole avec sa compagne. Une décision qui devrait faire date et clôt une longue bataille judiciaire.
La Cour d’appel final de l’ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron chinois examinait le dossier d’une Britannique privée d’un visa marital parce qu’elle est en couple avec une femme.
Dans ce haut lieu de la finance, les plus grandes banques internationales avaient mis leur poids dans la balance pour la défendre au nom des nécessités du recrutement.
La requérante, identifiée seulement sous les lettres « QT », est arrivée à Hong Kong en 2011 après avoir conclu en Grande-Bretagne un partenariat civil avec « SS ».
Cette dernière s’était rendue à Hong Kong pour y occuper un nouvel emploi.
Hong Kong ne reconnaît pas le mariage gay ou les unions entre personnes du même sexe et QT n’avait pu obtenir un visa de dépendant, qui permet de travailler, seulement un visa touristique. Elle avait obtenu gain de cause en septembre auprès de la cour d’appel mais le gouvernement avait contesté le jugement.
Les visas accordés aux gens qui viennent travailler à Hong Kong le sont car « il ou elle a le talent ou les compétences jugées nécessaires ou désirables. Cette personne peut être hétérosexuelle ou gay », a fait valoir la Cour d’appel final.
« La capacité à faire venir les dépendants est un facteur important pour les personnes qui sont en train de décider d’aller ou non à Hong Kong », a poursuivi la Cour, estimant qu’il était « contreproductif » de limiter ce droit aux hétérosexuels.
La plus haute juridiction rend ainsi sa première décision en faveur des droits des couples du même sexe, a souligné l’avocat de QT, Michael Vidler
« Nous espérons qu’elle ouvrira la voie au changement » et à la reconnaissance du mariage gay, a-t-il ajouté.

République tchèque : un texte pour légaliser le mariage homosexuel

Le gouvernement tchèque a annoncé vendredi son soutien à un projet d’amendement du Code civil visant à autoriser le mariage homosexuel. Si adopté, le texte ferait de la République tchèque le premier pays post-communiste à avoir une telle norme juridique.
Le cabinet a en même temps appelé dans un communiqué à un «débat au niveau de toute la société» sur ce «sujet sensible».
Proposé par un groupe de 46 députés représentant six de l’ensemble des neuf partis parlementaires, dont le mouvement ANO du Premier ministre Andrej Babis et le parti social-démocrate CSSD, le texte sera prochainement discuté à la Chambre des députés.
Le projet n’a été appuyé par aucun élu du parti de droite conservatrice ODS, ni de l’extrême-droite SPD, ni des chrétiens-démocrates KDU-CSL.
La République tchèque avait déjà autorisé en 2006 les homosexuels à vivre en partenariat enregistré, mais le mariage leur reste interdit jusqu’à présent. En cas de son adoption définitive par la Chambre des députés, l’amendement du Code civil autorisant les mariages homosexuels remplacerait la loi sur le partenariat enregistré.

Philippines: la Cour suprême examine la légalisation du mariage gay

La Cour suprême des Philippines a commencé à examiner les arguments en faveur du mariage gay.
La plus haute juridiction a été saisie par deux couples homosexuels qui se sont vu refuser le droit de se marier. Ils lui demandent d’abolir une loi de 1987 qui stipule que les mariages doivent être entre un homme et une femme.
L’audience s’est ouverte mardi et l’affaire devrait traîner en longueur.
Mais d’après les spécialistes, la décision de la cour revêtira une grande importance.
Avec le Vatican, les Philippines, où 80% des 100 millions d’habitants sont catholiques, sont le seul endroit au monde où le divorce est illégal. L’avortement est également interdit, en grande partie à cause de l’influence de l’Eglise.
Les plaignants ont cependant trouvé un allié en la personne du président Rodrigo Duterte, qui a exprimé son soutien pour le mariage gay.
Le président Duterte s’est heurté de front à l’Eglise qui critique sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue.
En mai, les partisans du président à la Chambre des représentants ont approuvé la légalisation du divorce mais il est peu vraisemblable que le texte franchisse la rampe du Sénat.
Les dirigeants de l’Eglise sont vent debout contre la légalisation du divorce, du mariage gay et de l’avortement. L’Eglise a cependant perdu un long combat contre une loi sur la contraception et ses financements publics.

Ukraine :Des ONG s’inquiètent d’une hausse des violences racistes et homophobes

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont uni leurs voix jeudi pour dénoncer une « recrudescence » des violences en Ukraine, notamment racistes ou homophobes, de la part de groupes radicaux d’extrême droite, accusant les autorités de les encourager par leur inaction.
« Des attaques brutales contre des roms, représentants LGBT et militants pour les droits sont en croissance ces derniers mois en Ukraine », a déclaré Tanya Cooper, une responsable de l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué.
Depuis le début de l’année, des militants des groupes de l’extrême droite, notamment C14, Pravy Sektor et Karpatska Sitch, ont procédé à « au moins une vingtaine de violentes attaques, menaces » et intimidations à l’égard des minorités dans plusieurs villes ukrainiennes dont Kiev, soulignent les ONG.
Les forces de l’ordre n’ont que rarement ouvert des enquêtes sur ces incidents, selon la même source.
Parmi les incidents les plus récents figurent au moins deux attaques contre des camps roms à Kiev. Pendant un de ces incidents en avril, des membres masqués de C14 affirmant agir en qualité de « patrouilles municipales » ont attaqué des « femmes et enfants à l’aide de pierres et de gaz poivré », décrit le communiqué.

Russie : Arrestation d’un activiste gay britannique

Le militant britannique Peter Tatchell a été interpellé jeudi lors d’une action en plein centre de Moscou contre les violations des droits des homosexuels.
Brandissant une pancarte sur laquelle était écrit « Poutine échoue à agir contre la torture d’homosexuels en Tchétchénie » près de la Place rouge, l’activiste a été rapidement emmené, dans le calme, par les forces de l’ordre.
Peter Tatchell, 66 ans, a ensuite tenté de discuter avec les policiers, l’un deux parlementant avec lui poliment et avec un bon niveau d’anglais
« Je manifeste au nom des Russes », a expliqué le militant britannique, ajoutant qu’un certain nombre de célébrités russes, comme le compositeur Piotr Tchaïkovski, étaient homosexuelles. « Poutine est notre choix, le choix du peuple », lui a répondu un passant, en russe.
Il s’agit de la troisième interpellation en Russie de ce pionnier des défilés en faveur de l’égalité des droits pour les homosexuels. En 2007, il avait été interpellé après avoir été frappé au visage lors d’une Gay Pride à Moscou, marquée par des violences.

Rupert Everett dénonce l’homophobie à Hollywood

L’acteur Rupert Everett l’affirme : il est passé à côté de plusieurs rôles à Hollywood parce qu’il est gay.
« Il y a des tonnes de rôles que je n’ai pas obtenus pour de nombreuses raisons différentes, certaines probablement parce que je ne suis pas un acteur suffisamment bon ou pour des auditions ratées, tout cela compte. Mais il y a eu trois ou quatre grands films où j’étais bon, dans lesquels le réalisateur et les autres acteurs voulaient que je joue et pour lesquels j’étais complètement bloqué par un studio, juste parce que j’étais gay. Cela arrive, vraiment », a-t-il confié à la Press Association.
Rupert Everett estime qu’il y a un vrai problème à Hollywood qui considère les acteurs homosexuels comme des comédiens de « seconde zone ». Néanmoins, il estime que sans cette lutte, il n’aurait pas été aussi créatif. « La lutte que j’ai dû mener a été super dans un sens. Je pense que ma carrière en tant qu’acteur n’aurait pas eu lieu si j’avais été hétérosexuel, actif, toujours en train de travailler. Je pense que cela m’a toujours forcé à essayer d’être créatif, à essayer de créer quelque chose », ajoute-t-il.
Rupert Everett a écrit et réalisé le film The Happy Prince, dans lequel il tient également le rôle principal aux côtés de Colin Firth et Béatrice Dalle, entre autres. Le film, qui raconte les derniers instants d’Oscar Wilde, est déjà sorti au Royaume-Uni et arrivera en France le 3 octobre prochain.

Bermudes : La Cour suprême rejette la loi interdisant le mariage gay

La Cour suprême des Bermudes, territoire britannique d’outre-mer,  a de nouveau aboli la loi interdisant le mariage homosexuel qui avait été voté il y a quelques semaines. Le mariage gay est donc de nouveau légal sur le territoire.
Les mariages homosexuels ont débuté en mai 2017 après que la plus haute cour des Bermudes ait statué en faveur d’un recours des militants LGBT.
Mais, un an plus tard, le gouvernement adoptait un projet de loi de compromis sur le partenariat domestique qui interdisait le mariage entre conjoints de même sexe au profit d’une forme d’union civile pour les couples homosexuels.
La question a été renvoyée à la Cour suprême des Bermudes qui a une fois de plus statué qu’il était inconstitutionnel d’interdire le mariage homosexuel.
Les couples homosexuels ne pourront toutefois pas se marier immédiatement puisque la décision a été suspendue pendant six semaines, le temps que le gouvernement envisage les suites qu’il compte donner à l’arrêt de la Cour suprême.
Le gouvernement local fera surement appel de la décision.
Si tel est le cas, le recours sera examiné par la Cour d’appel du pays, ce qui repousse l’issue judiciaire à plusieurs mois.
L’avocat défendant le droit au mariage espère quant à lui que le gouvernement se résignera à accepter la décision de la Cour suprême.
« Les choses devraient s’arrêter désormais, si le bon sens prenait le dessus. Permettre aux couples de même sexe de se marier ne fait de mal à personne », a-t-il déclaré.

Israël : 58% des Israéliens en faveur du mariage gay

A quelques jours de la Gay Pride, la Channel 10 a réalisé un sondage. Selon cette étude, 58% des Israéliens seraient favorables au mariage homosexuel. Il est à noter que près de 6 électeurs sur 10 de Benaymin Netanyahou sont aussi en faveur du mariage gay.
Les députés se sont pour leur part affichés plus réticents à partager leur point de vue sur la question : 47 se sont déclarés favorables à l’union homosexuelle, 12 s’y sont fortement opposés et les autres législateurs – sur les 120 que comptent le parlement – ont refusé de répondre.
Seuls quatre politiciens issus du parti du Likud au pouvoir ont déclaré être favorables au mariage homosexuel, notamment Amir Ohana, tout premier législateur ouvertement gay appartenant au Likud, et deux ont indiqué être contre. Selon la Dixième chaîne, les autres députés de la formation politique n’ont pas répondu à l’enquête. Cela a été notamment le cas de la ministre de la Culture Miri Regev, qui a dans le passé défilé à l’occasion de la Gay pride.
Il y a eu seulement deux partisans du mariage homosexuel qui se sont révélés au sein de Koulanou, les autres s’abstenant, et la majorité des parlementaires membres de HaBayit HaYehudi n’ont pas répondu au sondage, avec seulement Uri Ariel qui a fait part de son opposition. Les partis Shas et Yahadout HaTorah ont comptés deux opposants et la Liste arabe unie deux partisans, cinq détracteurs et six qui ont refusé de répondre. Il n’y a eu aucune réponse de la part des législateurs de la formation Yisrael Beytenu.
Les partis travailliste et du Meretz, de gauche, ont pour leur part pleinement affirmé leur soutien au mariage gay. La députée Merav Michaeli, qui co-préside le lobby des droits des homosexuels à la Knesset, a répondu aux résultats de l’étude dans une déclaration à la Dixième chaîne : « Je suis heureuse de ne pas avoir été surprise par les conclusions de ce sondage – cela fait longtemps que le public a compris que les membres de la communauté méritent l »égalité des droits comme tous les autres citoyens. L’Etat d’Israël est le seul état démocratique dans lequel il n’y a pas de mariage civil, et il est temps que le gouvernement comprenne que nous sommes en 2018 ».

CJUE: Le mariage gay dans un pays est valable dans les autres

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), dans une décision historique, a jugé mardi que la Roumanie devait accorder un droit de séjour au mari américain d’un de ses ressortissants même si la Roumanie n’autorise pas le mariage homosexuel.
La validité du mariage entre l’Américain Clai Hamilton et le Roumain Adrian Coman en 2010 en Belgique s’impose à la Roumanie, a jugé la CJUE. Clai Hamilton doit être considéré comme l’époux d’Adrian Coman.
« Bien que les Etats membres aient la liberté d’autoriser ou non le mariage entre personnes du même sexe, ils ne peuvent faire obstacle à la liberté de résidence d’un citoyen de l’UE en refusant d’accorder à son époux de même sexe, ressortissant d’un pays qui n’est pas membre de l’UE, un droit dérivé de résidence sur leur territoire », déclare la CJUE dans son arrêt.
L’affaire est née quand Adrian Coman a voulu contester en justice une décision des autorités roumaines de limiter le droit de résidence de Clai Hamilton à un visa de trois mois, parce qu’il ne pouvait être qualifié d’époux.
« Ca a commencé en 2012, raconte Adrian Coman. J’étais sans emploi à Bruxelles après avoir travaillé au Parlement européen. Clairbourn et moi cherchions à vivre ensemble quelque part et la Roumanie était une option. Alors j’ai écrit un courrier au gouvernement roumain lui demandant si on pouvait vivre en Roumanie, comme le prévoit la directive européenne sur la libre-circulation et on a reçu une réponse négative. »
La question en jeu devant la CJUE à Luxembourg, saisie par Bucarest, n’est pas le mariage gay, qui n’est pas reconnu en Roumanie, mais bien la libre circulation.