Archives de Catégorie: internationnal

Suisse : Les Eglises protestantes pour le mariage pour tous

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) préconise l’ouverture du mariage aux couples de même sexe sur le plan civil. Ce «oui» au mariage pour tous a été décidé mardi à Berne lors de l’Assemblée des délégués de l’organisation des églises réformées.
La majorité des délégués a suivi la recommandation du Conseil (exécutif) de la FEPS par 45 voix pour, 10 contre et 4 abstentions. Sabine Brändlin, membre du Conseil, a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une décision d’introduire le mariage religieux pour les homosexuels. Elle a rappelé que cette compétence appartenait aux Eglises cantonales. La Fédération recommande aussi aux Eglises membres de reprendre un éventuel futur élargissement de la notion civile de mariage aux couples de même sexe comme condition pour la célébration d’un mariage religieux.
La Fédération recommande aux Eglises membres d’assumer le nouveau concept possible de droit civil du mariage pour le mariage religieux. Elle propose parallèlement d’ancrer dans les règlements ecclésiastiques une disposition garantissant la liberté de conscience des pasteures et des pasteurs pour ce qui est de célébrer un mariage religieux pour un couple de même sexe.
Les délégués ont en revanche refusé d’inscrire les mariages des couples de même sexe dans le registre des mariages et d’adopter une pratique liturgique qui ne se distingue en rien de celle des couples hétérosexuels. Une majorité a jugé cette recommandation du Conseil superflue. Au vote final, le document sur le «Mariage pour tous» a été adopté par 49 voix contre 11. Les débats ont été animés.
La Commission juridique du Conseil national s’est prononcée fin août en faveur du «mariage pour tous», initiative parlementaire des Vert’libéraux. Actuellement, le mariage n’est ouvert qu’aux couples hétérosexuels. Le Conseil national devrait discuter du projet de loi au cours de la session du printemps 2020.

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Le mémorial des victimes homosexuelles du Pulse dévoilé

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La boîte de nuit gay de Floride où un homme ayant prêté allégeance à Daesh avait abattu 49 personnes en juin 2016 va être convertie en musée et lieu de recueillement.
Ce mémorial, baptisé National Pulse Memorial & Museum, devrait être inaugurer l’an prochain.
Il sera géré par une fondation, OnePulse, créée pour aider les victimes de la fusillade et leurs proches.
Le design du lieu de mémoire a été révélé. Le projet retenu sera dirigé par un cabinet français dirigé par Thomas Coldefy en partenariat avec un cabinet d’architecture d’Orlando et de l’artiste français Xavier Veilhan et de Laila Farah, professeure de l’Université DePaul à Chicago.
L’ancienne boîte de nuit se verra entourée par des structures élevées, séparées par une allée. Un bassin encerclera le monument. Il arborera 49 couleurs pour évoquer les 49 victimes de l’attentat. Dans le jardin 49 arbres seront également plantés.
L’ensemble devrait couter environ 45 millions de dollars. Une somme qui suscite la polémique. Certaines critiques apparaissent quant à l’installation d’une boutique de souvenirs ou le salaire de la propriétaire du Pulse estimé à 150.000 dollars.

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Suisse : les jumeaux d’un couple gay refusés par une garderie

Une garderie de Lenzburg, une commune suisse du canton d’Argovie, a refusé Rafael et Rahul car les parents de ces jumeaux de 3 ans et demi sont homosexuels. Interrogée par le «Lenz­burger Bezirks-Anzeiger», la responsable de la structure d’accueil a estimé qu’une telle configuration familiale n’était «ni normale ni naturelle». «Elle a dit que les petits pouvaient être très méchants entre eux, c’est pourquoi elle ne voulait pas accueillir d’enfants d’un couple gay», précise Stefan, l’un des pères des jumeaux.
Samedi, un kiss-in a été organisé à Lenzburg: une quinzaine de manifestants se sont embrassés sur la bouche pour dénoncer cette discrimination. Quant à Stefan et son compagnon Rosha, ils ne savent pas encore s’ils contacteront une autre garderie ou s’ils attendront que les jumeaux aient l’âge d’aller à l’école, l’an prochain. «C’est bien que notre cas provoque une discussion sur l’homophobie dans la société. Nous espérons que les couples de lesbiennes ou de gays n’auront plus à subir une telle discrimination», conclut Stefan.

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Gabon: l’homosexualité est désormais considérée comme une infraction pénale

Au Gabon, l’homosexualité est désormais considérée comme une infraction pénale.
Cette orientation sexuelle est désormais punie par la loi n°042/2018 du 05 juillet 2019 portant Code pénal. Rangée au titre “des agressions sexuelles et des atteintes aux mœurs”, dans le nouveau Code pénal qui ne cite pas explicitement le terme “homosexualité”, cette pratique est clairement soulignée à l’article 402 qui définit les différentes atteintes aux mœurs.
Ainsi, selon la loi, constituent des atteintes aux mœurs «tout acte impudique ou contre nature sur un individu de son sexe et mineur de moins de dix-huit ans», mais aussi, «les relations sexuelles entre personnes de même sexe».

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Irlande du Nord : Les premiers mariages de personnes de même sexe pour la Saint-Valentin 2020

L’avortement a été libéralisé et le mariage homosexuel légalisé mardi en Irlande du Nord sur décision du Parlement de Westminster à Londres, où sont gérées les affaires courantes de la province britannique en raison de la paralysie de l’exécutif local.
Les premiers mariages de personnes de même sexe devraient « au plus tard » avoir lieu « la semaine de la Saint-Valentin 2020 », a annoncé le secrétaire d’Etat chargé de l’Irlande du Nord
Contrairement au reste du Royaume-Uni, où il est autorisé depuis 1967, l’avortement était jusqu’ici illégal en Irlande du Nord, sauf si la grossesse menaçait la vie de la mère.
Le mariage entre personnes de même sexe, autorisé partout ailleurs dans le pays, y restait également interdit.
Dépourvue d’exécutif depuis janvier 2017 à la suite d’un scandale politico-financier, la province britannique d’Irlande du Nord a ses institutions politiques actuellement à l’arrêt. Profitant de cette paralysie politique locale, les députés de Westminster ont voté des amendements en juillet pour étendre le droit à l’avortement et au mariage entre personnes du même sexe en Irlande du Nord si aucun gouvernement local n’était formé d’ici ce lundi.
Ces changements sont entrés en vigueur à minuit à Belfast (23H00 GMT). Les premiers mariages de personnes de même sexe devraient « au plus tard » avoir lieu « la semaine de la Saint-Valentin 2020 », selon le secrétaire d’Etat chargé de l’Irlande du Nord, Julian Smith. « NOUS Y SOMMES, le jour où nous disons au revoir à des lois sur l’avortement oppressives qui ont contrôlé nos corps et nous ont refusé le droit d’avoir le choix », s’est félicité Grainne Teggart, chargé de campagne pour l’ONG Amnesty en Irlande du Nord, sur Twitter.
Pour s’y opposer, des députés nord-irlandais sont revenus siéger lundi en début d’après-midi afin de débattre de la loi, une action surtout symbolique. Car concrètement, sans le soutien de plusieurs partis, un Premier ministre et un vice-Premier ministre ne peuvent pas être élus, et la loi adoptée à Londres n’a donc pu être bloquée lundi.

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Paraguay. Amnesty International defend les droits des LGBT

Le 14 octobre 2019, Amnesty International et Diversxs Alto Paraná, soutenues par les organisations Red Paraguaya de la Diversidad Sexual (REPADIS) et It Gets Better Paraguay, ont déposé devant la Cour suprême de justice un recours en inconstitutionnalité visant deux résolutions de l’administration municipale (Junta e Intendencia Municipal) de la ville de Hernandarias qui bafouent les droits humains des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI).
Le 19 septembre, Diversxs Alto Paraná, un collectif qui défend les droits des personnes LGBTI, a présenté une communication officielle au maire de Hernandarias annonçant l’organisation d’une marche pacifique dans la ville le 29 septembre. La marche était organisée en mémoire de l’homicide de Bernardo Aranda et des violences liées aux enquêtes menées dans le cadre de cette affaire en 1959, pendant la dictature d’Alfredo Stroessner. Le 27 septembre, le maire de Hernandarias a adopté la résolution 3076/19 interdisant la marche au motif que celle-ci était contraire à la « morale publique », et a confirmé la résolution 036/19 déclarant Hernandarias « ville pro-vie et pro-famille ».
« Les résolutions adoptées par l’administration municipale de Hernandarias, au Paraguay, sont clairement le reflet d’une intolérance et renforcent les préjugés sociaux et les retombées néfastes pour les personnes LGBTI. Dans le cadre de notre travail dans différentes régions du monde, nous avons constaté que les mesures de ce type imposées par les autorités contribuent à la stigmatisation et la criminalisation des personnes LGBTI, et entraînent une augmentation de la discrimination, de l’exclusion sociale et des violences contre ces personnes », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.
L’administration municipale n’a jamais envoyé de notification officielle à Diversxs ou à Amnesty International, partenaire de l’organisation. Des membres de Diversxs ont seulement pu prendre une photo des résolutions au commissariat, après avoir insisté pour voir le document officiel.
Diversxs a décidé d’organiser la marche, malgré cette décision des autorités locales de l’interdire. Quelques minutes après le début de la mobilisation, le groupe a été agressé verbalement et physiquement par des groupes anti-droits humains, sans que la police nationale n’intervienne pour protéger les droits des manifestants et arrêter les personnes qui les attaquaient. Plusieurs membres de Diversxs qui ont été attaqués ont porté plainte pour que les responsables fassent l’objet d’enquêtes et soient sanctionnés.
Dans le recours en inconstitutionnalité déposé devant la Cour suprême, Amnesty International affirme que les résolutions bafouent les droits aux libertés d’expression, de réunion et de manifestation pacifique et l’égalité entre les personnes, entre autres. L’organisation a également dénoncé le recours à des arguments de protection de la « morale publique » comme prétexte pour restreindre de manière injustifiée les droits aux libertés de réunion et de manifestation pacifique, particulièrement des personnes LGBTI.
source: https://www.amnesty.fr/

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Un homosexuel nigérian de 41 ans libéré lundi du centre de rétention de Bordeaux

Jerry, cet homosexuel nigérian de 41 ans arrivé en France il y trois ans pour demander l’asile a vu le Tribunal de Bordeaux a accédé à la requête de son avocate qui a mis en avant que la détention est incompatible avec l’état de santé de Jerry.
Il se dit persécuté en raison de son orientation sexuelle, l’homosexualité est punie d’une peine de 14 ans de prison au Nigéria. La communauté LGBT de Bayonne, Pau et Bordeaux a pris fait et cause pour lui, mais après plusieurs mois de procédure, le tribunal administratif de Pau a rejeté son recours contre son OQTF, son obligation de quitter le Territoire français. La semaine dernière il était transféré au centre de rétention de Bordeaux.
La libération de Jerry est une bonne nouvelle pour Beñat Gachen, le porte-parole des « Bascos »l’association LGBT de Bayonne, « on est soulagés parce qu’il est plus dans le centre de rétention, mais dans le fond son dossier n’est pas réglé: il est toujours expulsable. C’est une première étape positive, mais le Préfet des Pyrénées-Atmlantiques doit revoir sa position. »

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USA: Les droits des employés gays et trangenres devant la Cour suprême

La Cour suprême des Etats-Unis étudie mardi une question qui, dans un contexte très politisé, divise profondément la société américaine et les tribunaux: Un employeur a-t-il le droit de licencier un salarié parce qu’il est homosexuel ou transgenre?
Le gouvernement de Donald Trump a en effet apporté son soutien aux employeurs. L’administration républicaine, arrivée au pouvoir avec le soutien de la droite évangélique, plaide pour une lecture étroite de la loi fédérale de 1964 qui interdit, entre autres, les discriminations « sur la base du sexe ».
« Le sexe ici fait référence au fait d’être né homme ou femme, pas à l’orientation sexuelle, ni l’identité de genre », a récemment estimé Noel Francisco, qui défend la position du gouvernement devant la Cour suprême. Pour lui, il revient au Congrès de faire évoluer la loi, pas à la justice.
Pourtant, selon leurs défenseurs, les droits des minorités sexuelles ont surtout avancé ces dernières années grâce aux tribunaux, dont la Cour suprême qui, en 2015, a légalisé le mariage homosexuel aux Etats-Unis.
« Cette fois, les enjeux sont plus importants parce que nous parlons de la possibilité de gagner sa vie », estime Ria Tabacco Mar de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.
Seuls 22 Etats interdisent de discriminer les minorités sexuelles dans la sphère professionnelle. Ailleurs, il revient à la Cour suprême de sortir « les LGBT de leur statut de second rang », poursuit l’avocate militante.
Mardi matin, une centaine de personnes étaient rassemblées devant la Cour suprême pour une manifestation de soutien aux plaignants, à laquelle devait participer l’actrice transgenre Laverne Cox.
La haute cour doit d’abord entendre les dossiers de Donald Zarda et de Gerald Lynn Bostock.
Le premier, un moniteur de parachutisme de New York, a été licencié après avoir plaisanté sur son homosexualité pour rassurer une cliente sanglée à lui. Il est décédé depuis, mais ses proches poursuivent son combat judiciaire.
Le second, un travailleur social de Georgie, a été remercié peu après avoir rejoint une équipe sportive gay.
Le premier licenciement a été annulé en justice, le second validé, et cette différence d’interprétation justifie l’intervention de la Cour suprême.
Puis les neuf magistrats doivent se pencher, pour la première fois en débat public, sur le dossier d’une personne transgenre.
Née de sexe masculin, Aimee Stephens a travaillé pendant six ans dans un funérarium de Detroit (nord) avant d’annoncer à son employeur vouloir vivre son identité de femme. Deux semaines plus tard, son patron lui annonçait que « ça ne pourrait pas marcher ».
Celui-ci, Thomas Rost, affirme défendre ses valeurs chrétiennes et la nécessité de ne pas perturber ses clients dans leur deuil.
Les employeurs ont d’ailleurs reçu de nombreux appuis, notamment des milieux religieux qui soutiennent des « croyants ordinaires dont les opinions sur le mariage et la sexualité ne sont pas en phase avec la culture actuelle ».
Les salariés peuvent eux compter sur le soutien de nombreuses associations, d’élus démocrates ainsi qu’environ 200 grandes entreprises dont Apple, General Motors et Walt Disney.

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Des journalistes de Quotidien agressés pendant la manif anti-PMA

Une équipe de l’émission « Quotidien » couvrait la mobilisation des opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes qui ont défilé dimanche à Paris contre cette mesure portée par le gouvernement et actuellement débattue au Parlement.
Mais les journalistes, qui tentaient de recueillir des réactions, ont été attaqués par des partisans d’extrême-droite. « Un groupuscule d’extrême droite qui défilait contre la PMA a agressé notre équipe », a expliqué la journaliste Salhia Brakhlia sur le plateau de Quotidien lundi soir.
Sur les images diffusées pendant l’émission, on peut voir un homme portant un gilet jaune empêcher l’équipe de travailler. Ensuite, la personne très agressive, accompagnée d’autres individus, commence à secouer la caméra et finit par la faire tomber. D’autres personnes détruisent l’appareil en sautant dessus à à pieds joints. Tout cela sans qu’aucun manifestant n’intervienne.
Yann Barthès a annoncé qu’une plainte avait été déposée suite à cette attaque.

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Ouganda Un militant LGBT tué à coup de machette à son domicile

Un militant homosexuel ougandais est décédè le 4 octobre après avoir été blessé dans une agression homophobe barbare commise chez lui. Il militait au sein de la fondation Les enfants du soleil qui œuvre pour les minorités sexuelles et de genre et les travailleurs du sexe.
L’agression a eu lieu vendredi matin à 4h30 du matin. Des inconnus ont envahi le domicile de Wasswa Brian John à Jinja, une ville d’environ 80.000 habitants située au sud-est du pays.
Ils ont agressé le jeune homme sans défense avec une sorte de machette et lui ont infligé dix blessures mortelles. Samedi, l’organisation pour laquelle il militait a annoncé qu’il avait succombé à ses blessures après avoir passé deux jours à l’hôpital, où aucun membre de sa familles ne serait venue lui rendre visite. Des activistes ont déclaré que sa famille l’avait renié après avoir découvert qu’il était gay.
L’attaque est intervenue un jour à peine après qu’un haut représentant du gouvernement a accusé les homosexuels et les transgenres de « terrorisme ».
En Ouganda, les violences contre les LGBT sont récurrentes. Le gouvernement du président Yoweri Museveni, qui dirige le pays depuis 1986, a maintes fois exprimé son homophobie. L’année dernière, il a accusé « l’Occident » d’essayer d’imposer l’homosexualité aux Etats africains.
Selon des sondages, plus de 90% de la population à prédominance chrétienne soutient le programme homophobe de son gouvernement.
Une homophobie qui a déjà conduit à des meurtres dans le passé: en 2011 le militant David Kato avait été tué lui aussi à son domicile. À cette époque, les politiciens ougandais avaient débattu de l’introduction de la peine de mort pour les homosexuels.
SOURCE  E LLICO

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