Archives de Catégorie: internationnal

Taïwan : La justice prend position en faveur du mariage gay

La justice taïwanaise a rendu une décision historique sur le mariage gay, qui devrait permettre à l’île de devenir le premier territoire asiatique à légaliser les unions entre personnes du même sexe.
La Cour constitutionnelle a estimé que la disposition du code civil affirmant qu’un contrat de mariage ne pouvait être conclu qu’entre un homme et une femme « violait » les principes de la Constitution garantissant la liberté de mariage et l’égalité entre les citoyens.
La haute juridiction a donné deux ans au gouvernement pour rectifier la loi.
Si le Parlement ne vote pas dans ce délai les modifications nécessaires, les couples du même sexe pourront néanmoins conclure un mariage, par interprétation de cet arrêt, précise la Cour.
Au Parlement, un projet de loi amendant le code civil a franchi en 2016 un premier obstacle en étant voté en première lecture. Mais l’île compte également une frange très conservatrice qui, redoutant que le mariage pour tous ne détruise les valeurs de la famille, a organisé de grandes manifestations hostiles à toute évolution législative sur le sujet.
De son côté, la Cour a estimé que la légalisation du mariage gay contribuerait à davantage de stabilité sociale et à protéger la « dignité humaine ». Des centaines de défenseurs du mariage pour tous rassemblés à l’extérieur du Parlement ont hurlé de joie à l’annonce de la décision, certains éclatant en sanglots.
Certains redoutent des manoeuvres dilatoires des adversaires du mariage gay au Parlement. A l’extérieur de bâtiments du ministère de la Justice, des manifestants hostiles au mariage homosexuel se faisaient également entendre en criant « justice injuste », ou encore « pécheurs ».

Tchétchénie: des pays commencent à accorder des visas aux homosexuels persécutés

Neuf Tchétchènes ont obtenu des visas à l’étranger après avoir fui leur pays à la suite des persécutions contre les personnes LGBT, rapporte la BBC. Deux d’entre eux ont été dirigés vers la Lituanie, qui a confirmé mercredi au Baltic News Service la délivrance de deux visas à « deux Tchétchènes qui ont subi des persécutions à cause de leur orientation sexuelle ».
Le ministre des Affaires étrangères lituanien Linas Linkevicius a enjoint les autres pays de l’Union Européenne à faire de même. « Il est très important d’agir, car ils souffrent », a-t-il plaidé à la BBC.
Les militants de l’association Russian LGBT Network sont en discussions avec cinq pays pour obtenir des visas aux personnes persécutées, et indiquent qu’une quarantaine de survivants aux camps se cachent encore dans différents endroits de la Russie.
Aux USA les réfugiés gays tchétchènes n’obtiennent pas de visa …
L’organisation LGBT Network, qui a aidé une quarantaine de personnes à fuir la persécution des homosexuels en Tchétchénie, cherche des pays pour les accueillir. Les États-Unis viennent de refuser de leur délivrer des visas, en raison d’un problème de classification.
L’organisation LGBT Network a rapporté que les négociations avec les potentiels pays d’accueil étaient difficiles, et que le ministère américain des Affaires étrangères avait refusé de délivrer des visas aux Tchétchènes. D’après Slate, ce même ministère a pourtant condamné publiquement les persécutions du gouvernement tchétchène
Le porte-parole du ministère a mis en avant un problème de classification des visas. Comme le rapporte BuzzFeed, il n’y aurait pas de visa prévu « spécifiquement pour les aides humanitaires », qui permettrait aux gens de venir directement de leur pays aux États-Unis. Les Tchétchènes ne pourraient donc obtenir un visa en se trouvant encore en Russie fédérale, puisqu’ils ne peuvent être considérés comme des réfugiés qu’en ayant quitté leur pays d’origine. Les diplomates américains leur auraient recommandé de demander des visas une fois partis de Russie, ce que LGBT Network juge trop risqué. Le porte-parole de l’organisation a expliqué que les Tchétchènes avaient avant tout « besoin d’un refuge », et qu’aucune « solution spécifique » n’avait été proposée par les responsables concernés.

Bangladesh : 27 jeunes hommes arrêtés pour homosexualité

La police bangladaise a arrêté ce vendredi à l’aube 27 jeunes hommes au nom de la loi criminalisant les relations homosexuelles.
Les jeunes gens, étudiants, sont âgés de 20 à 30 ans et ont été arrêtés par le Bataillon d’action rapide (RAB), une force d’élite au sein de la police dans un centre communautaire de Keraniganj, près de la capitale nationale où ces jeunes gens se rassemblent tous les deux mois.
La police y aurait découvert des préservatifs et des drogues et des poursuites judiciaires seraient lancées, sans préciser sur quel fondement juridique.
Ces hommes risquent d’être inculpés pour des infractions liées à la drogue et non l’homosexualité parce qu’ils n’avaient pas eu de relations sexuelles
Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont un crime au Bangladesh, en vertu d’une loi héritée de l’Empire britannique qui est rarement appliquée.
En avril 2016, Xulhaz Mannan,  fondateur et rédacteur en chef du seul magazine LGBT, Roopbaan, et Mahbub Tonoy, un autre militant, avaient été tués à coups de machette à Dacca par un commando de tueurs se revendiquant de la branche bangladaise d’Al-Qaïda.

Brésil : Les meurtres homophobes ne cessent d’augmenter

La communauté LGBT brésilienne déplore un meurtre toutes les 25 heures en 2016, et est touchée de plein fouet par la violence et les préjugés, dénoncés mercredi à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.
L’ONG Grupo Gay da Bahia (GGB), qui recense les homicides de LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) au Brésil, dénombre 117 crimes de ce type de janvier à avril 2017, 20% de plus que sur la même période de l’année dernière.
En 2016, 343 meurtres ont été recensés par l’ONG, un triste record pour des statistiques établies depuis 37 ans, à partir d’estimations basées sur des mentions dans la presse et sur les réseaux sociaux.
Pour Genilson Coutinho, membre du GBB et éditeur du site spécialisé Dois Terços, cette recrudescence est due à « l’impunité ».
« Il n’existe pas de loi qui criminalise l’homophobie au Brésil. L’impunité renforce la violence quotidienne et institutionnalise la banalisation de ce genre de crime », déplore-t-il dans des propos recueillis par l’agence publique Agencia Brasil.
Selon l’ONG Transgender Europe, le Brésil est le pays où ont été recensés le plus grand nombre de meurtres de trans au monde, avec 900 morts de 2008 à 2016, loin devant le Mexique (271), près de la moitié du total de 2.264 homicides dans le monde entier.
En mars, une vidéo insoutenable montrant la travesti Dandara dos Santos tuée par balle et à coups de pierre à Fortaleza, dans le Ceara (nord-est), a révélé l’ampleur de cette violence, notamment dans cet État où trois trans ont été tués depuis le début de l’année.
La Gay pride de Rio, qui a attiré 600.000 personnes en décembre dernier selon les organisateurs, est elle aussi menacée.
Selon le journal O Globo, l’équipe du nouveau maire Marcelo Crivella, pasteur évangélique arrivé au pouvoir en janvier et connu pour ses dérapages homophobes, prévoit de remplacer la subvention municipale par un simple « soutien logistique ».
À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, une audience spéciale était prévue mercredi au sein de la Commission d’affaires sociales du Sénat, à Brasilia, en présence de nombreux activistes LGBT.

Trois associations LGBT portent plainte pour génocide devant la CPI

A la veille de la journée mondiale de lutte cotre l’homophobie et la transphobie, l’association Mousse, connue pour avoir porté en justice des auteurs de propos homophobes comme Christine Boutin, ainsi que Stop homophobie et le Comité Idahot annoncent avoir porté plainte pour génocide devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le président tchétchène Ramzan Kadirov.
Cette plainte fait suite aux révélations par le journal russe Novaïa Gazeta d’une purge d’Etat anti-gay dans la région de Grozny. «C’est la première fois que la Cour pénale internationale aura à connaître d’un génocide commis contre des homosexuels, observe Me Etienne Deshoulières, à la tête de l’association.
La Cour est compétente pour se saisir de ce dossier. Il est de son devoir d’engager une enquête.»
Ramzan Kadyrov est « le logisticien » du « génocide », « l’organisateur de camps de tortures avec une volonté d’extermination des homosexuels », a déclaré Me Etienne Deshoulières, qui représente les associations Stop homophobie, Mousse et Comité Idaho France.
« Ces actes ne sont pas le fait de groupes isolés, mais sont l’oeuvre des autorités tchétchènes, sous la direction de leur président, Ramzan Kadyrov », peut-on lire dans la plainte.
Convoqué par le président russe Vladimir Poutine, Ramzan Kadyrov a démenti toute exaction envers les homosexuels en Tchétchénie, qualifiant les articles de « provocateurs ». Son porte-parole assure, lui, que les gays « n’existent pas » dans la république.
La Russie a notifié en novembre 2016 son retrait de la CPI, qui, d’après le statut de Rome, sera effectif un an plus tard, soit en novembre 2017.
La Cour ne se saisit d’affaires que si les auteurs des infractions ne peuvent pas être poursuivis par les autorités nationales, soit que l’Etat concerné n’en a pas la volonté, soit qu’il n’en a pas la capacité.
Dans le cas russe, une enquête a été ouverte par le parquet général, mais les enquêteurs disent n’avoir reçu « aucune plainte officielle » de victime.
La déléguée des droits de l’Homme auprès du Kremlin Tatiana Moskalkova, chargée de l’enquête sur les violences dénoncées en Tchétchénie, s’est en outre « déjà ouvertement prononcée contre ‘le développement des relations homosexuelles' » et « a qualifié de ‘rumeur’ les exactions commises », note la plainte.
« On a quotidiennement de nouvelles informations alarmantes sur la Tchétchénie », a déploré Alexandre Marcel, le président du comité Idaho France, pour qui la plainte devant la CPI était « le seul moyen de poursuivre » au niveau international « des comportements nazis ».

Angleterre :La Premier League s’associe à l’association LGBT Stonewall

En plus de la campagne de sensibilisation contre l’homophobie menée régulièrement par les clubs anglais avec les lacets arc-en-ciel, la Premier League va lancer ce lundi une vaste opération pour lutter contre les abus homophobes lors des matches en annonçant un partenariat avec l’association LGBT Stonewall. Cela comprendra notamment un travail avec la police pour s’assurer que les agents soient intransigeants en cas d’abus homophobes. En vertu de la loi, les auteurs de tels actes peuvent faire l’objet d’une arrestation, au même titre que les abus racistes.
La montée de Brighton en première division anglaise n’est sans doute pas étrangère à cette décision. Située au sud-est de l’Angleterre, la ville de Brighton accueille une grande communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuel et transgenre) et est considérée comme la capitale gay en Grande-Bretagne.
À de nombreuses reprises déjà, les fans du club ont été ciblés par des partisans homophobe

Liban : pas de festivités pour célébrer la Journée internationale contre l’homophobie

La communauté homosexuelle du Liban avait prévu une semaine de festivités pour célébrer la Journée internationale contre l’homophobie, le 17 mai courant. Un séminaire devait avoir lieu par l’association Proud Lebanon à l’hôtel Monroe pour la sortie la publication d’un rapport sur la torture et les abus à l’égard de la communauté homosexuelle du Liban, accompagnée de la diffusion d’un documentaire et d’une pièce de théâtre.
Victime de pressions, d’intimidations, voire de menaces proférées par un nombre d’instances musulmanes du pays, l’association s’est vu signifier par le service de sécurité de l’hôtel qu’elle n’était pas la bien venue
La Ligue des ulémas des musulmans au Liban (Hay’at oulama’ al-mouslimin fi loubnan), une instance sunnite dissidente de Dar el-Fatwa, dirigée par le cheikh Abou Bakr el-Zahabi et composée en grande partie de sunnites salafistes, a publié une série de posts sur Facebook. Des posts qui non seulement dénoncent l’événement et réclament son interdiction par les autorités, mais se lancent dans une diatribe enflammée contre l’homosexualité, qu’ils qualifient d’« obscène » et de « déviance sexuelle ».
« Les réseaux sociaux nous ont informés de l’organisation d’un festival pour les déviants sexuels, sous le titre de Journée mondiale contre l’homophobie, où l’opinion publique serait encouragée à la déviance », lance une première fois sur son site Facebook l’instance islamique, la veille de l’événement. Elle invite aussi nommément le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la Sûreté générale à prendre expressément les mesures nécessaires pour annuler l’événement, le parquet à poursuivre en justice les responsables et les instances religieuses et parlementaires à assumer leur devoir pour protéger la Constitution. Publié samedi soir à 18 heures, le second post est carrément plus menaçant. Il fait part des « multiples tentatives de stopper le crime contre la vertu qui sera commis à Beyrouth à travers cette rencontre effrontée organisée par les déviants au Liban ». Il met surtout en garde les autorités, menaçant d’« un recours à la force de la part de toutes les parties pour empêcher le déroulement de cet événement qui porte atteinte à la chasteté et l’honneur, si jamais celles-ci ne prennent pas leurs responsabilités ».

USA : 5 militants LGBT arrêtés

Cinq militants pour les droits de la communauté LGBT, dont un Italien, ont été arrêtés jeudi à Moscou alors qu’ils se rendaient au parquet général pour dénoncer le sort des homosexuels en Tchétchénie.
Un militant italien de l’ONG de défense LGBT All Out, Yuri Guaiana, se trouvait aussi parmi les personnes interpellées. Libéré vers 13H00 GMT, il a aussitôt été emmené par une voiture de l’ambassade d’Italie vers un aéroport de Moscou afin de quitter dès jeudi soir la Russie, où sa « sécurité ne peut plus être assurée ».
Interpellés à une trentaine de mètres du parquet général, les militants souhaitaient transmettre à la justice les signatures de deux millions de personnes demandant qu’une enquête soit menée sur les persécutions présumées contre des homosexuels en Tchétchénie.
Les militants portaient avec eux dix cartons « symbolisant ces signatures », a expliqué Nikita Safronov. « Si on avait imprimé ces deux millions de signatures, cela aurait fait 100 kilos de papier ».
Une clé USB avec des signatures collectées devait être remise au parquet, a précisé à l’AFP une autre militante, Alexandra Alexeïeva, 22 ans. « Nous les enverrons par mail au parquet. Nous voulons que les autorités sachent que 2 millions de personnes demandent justice pour les homosexuels en Tchétchénie », a assuré Yuri Guaiana.
Les militants ont été libérés mais doivent comparaître devant la justice le 29 mai, selon Alexandra Alexeïeva. « Nous risquons jusqu’à 10 jours de détention, et de 30.000 à 40.000 roubles d’amende », a-t-elle précisé.
Arcigay, la principale organisation de défense des gays en Italie, a condamné ces arrestations, dénonçant une « hostilité intolérable de la part des institutions russes envers les personnes LGBT ». « C’est insultant et très inquiétant », a réagi pour sa part All Out.

Tunisie : arrestation de 4 jeunes gays

Dimanche, près de Bab El Bhar, l’une des portes de la médina de Tunis située à l’est de l’ancienne enceinte, 4 jeunes gens, deux âgés entre 23 et 18 ans, et deux autres mineurs ont été arrêtés pour « soupçon d’homosexualité »..
Des militants des droits de l’homme sur place rapportent que des « tests anaux » auraient été pratiqués de force sur les personnes en question, et ce bien que Plusieurs associations – à l’image de Shams, défenseur de la cause LGBT en Tunisie – et groupes d’activistes s’activent à lutter contre l’homophobie et les violences, mais la plupart du temps leur action se limite à la protection des personnes inquiétées pour leur genre ou leur orientation sexuelle..
Malgré le climat homophobe, la société civile tunisienne organisera  la célébration de la prochaine journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, qui aura lieu le 17 mai 2017.
Cette journée, célébrée dans 60 pays, est surtout l’occasion de mettre en évidence les violences et l’intolérance à l’encontre des homosexuels.
L’une des revendications principales reste l’abrogation de l’article 230 du Code pénal de 1913, qui criminalise la sodomie entre adultes consentants. #stophomophobie #Homosexualité

Australie : Le patron de Qantas entarté par un opposant au mariage gay

Le directeur général de Qantas a été visé mardi, lors d’un discours à Perth, par un homme en costume qui s’est avancé sur la scène et lui a mis dans la figure une tarte meringuée au citron.
Alan Joyce, entarté pour ses positions en faveur du mariage gay, a promis mercredi qu’il continuerait à s’exprimer sur les sujets de société.
Le directeur général de Qantas, un homosexuel qui défend l’égalité des droits, a annoncé qu’il allait porter plainte contre son agresseur. Pour l’instant, celui-ci n’a été inculpé par la police que pour déclaration mensongère.
D’après le groupe Australian Broadcasting Corporation, l’entarteur se nomme Tony Overheu, 67 ans. C’est un ancien agriculteur, un fervent catholique et un opposant au mariage entre personnes du même sexe.
En mars, Alan Joyce avait signé une lettre pour soutenir l’égalité face aux mariage avec 19 autres patrons de grandes entreprises australiennes. Dans un communiqué mercredi, il a dit que cet incident ne l’empêcherait pas de continuer à prendre position.
« Alan Joyce est très actif dans le processus (en faveur du mariage gay) et dans ce contexte, c’était une cible appropriée », a déclaré l’homme sur ABC. « Je n’ai jamais rien fait de tel, je suis respectueux de la loi, mais je crois que c’est un retour de bâton inévitable. Lorsque les gens sont en colère, les personnalités qui dépassent les bornes doivent s’attendre à un retour de bâton d’une manière ou d’une autre ».