Vandalisme contre la plaque honorant les derniers condamnés à mort pour homosexualité

Les fleurs déposées sur la plaque qui honore la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France, ont été brûlées par un individu hostile aux homosexuels.

Le 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRËTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT.
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ,
ILS FURENT BRÜLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE

Ces fleurs avaient été déposées rue Montorgueil par la mairie de Paris et les associations LGBT à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie
L’act

e de vandalisme a été rapporté sur Facebook par un internaute qui a alerté la police et permis l’arrestation de l’individu.
« Aujourd’hui peu avant 16h, un individu a mis le feu à l’aide d’une bouteille d’essence aux fleurs déposées pour la commémoration de la mort du couple d’homosexuels, à l’angle Montorgueil/Bachaumont. Je l’ai suivi jusqu’à son domicile et sur le trajet, en l’interpelant pour lui demander les raisons de son acte, il a proféré des menaces du type ‘il faut brûler tous les PD’. J’ai appelé la police qui est venue l’interpeler. J’espère sincèrement que la Mairie de Paris portera plainte ! », a-t-il témoigné.
Le responsable de la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), Yohann Roszéwitch, a condamné cet acte de vandalisme homophobe.
A l’initiative de Ian Brossat, élu communiste de la ville de Paris, un voeu du groupe PCF-PG avait été adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris en Mai 2011. 3 ans plus tard, une plaque était dévoilée par la maire de Paris Anne Hidalgo, à l’endroit où ils s’aimèrent furtivement, et où leur destin de joua.

Bruno Lenoir et Jean Diot, ont été brûlé à Paris en 1750…
Bruno Lenoir et Jean Diot ne furent pas les seuls à subir cette exécution, mais les derniers.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1750, entre les rues Saint-Sauveur et Beaurepaire, deux hommes sont arrêtés par le « guet royal » (institution ancienne qui coexistait avec la police), «en posture indécente et d’une manière répréhensible», comme il sera précisé dans le procès-verbal. Bruno Lenoir, 21 ans, cordonnier, admet avoir été abordé par Jean Diot rue Montorgueil, qui lui a «proposé l’infamie». Selon lui, il a «défait sa culotte» mais ils n’ont pu «finir l’affaire». Jean Diot, quarante ans, domestique dans une charcuterie du quartier, nie tout en bloc. Il n’a fait qu’aider un jeune homme endormi sur le pas d’une porte, sa culotte belle et bien remontée.
Le procès sera expédié,
Maurice Lever rappelle dans Les Bûchers de Sodome (Fayard, 1985), que l’on soit un homosexuel puissant ou misérable, on n’est pas traité de la même façon. Ce sont un artisan et un domestique qui finissent en « exemple », pas des fils de bonnes familles à qui on évite une honte publique, encore moins un ecclésiastique qu’on exile…
En 1750, le bûcher sera une nouvelle fois dressé pour Jean et Bruno et leur cas de « crime de sodomie ».

Discriminations anti LGBT: une étude dresse un état des lieux dans la fonction publique

Le 18 mai 2018, au lendemain de la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, une étude sur les risques de discrimination anti-LGBT dans la fonction publique était remise à Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès ministre de l’action et des comptes publics.
Cette étude scientifique avait été demandée par les associations concernées dès octobre 2016 à la ministre de la fonction publique d’alors, Annick Girardin.
Réalisée par Yannick L’Horty, professeur d’économie et directeur de la fédération « travail emploi et politiques publiques » et Pascale Petit, économiste et maître de conférence à l’université d’Evry Val d’Essonne, une étude dresse pour la première fois en France un état des lieux sur les discriminations vécues ou ressenties par les agents publics en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle.
Ce travail exploratoire a été conduit sur deux métiers différents, dans les trois versants de la fonction publique et dans le secteur privé. Il a permis de mettre en évidence des différences de traitement.
Le nombre de contacts et le nombre de réponses positives sont ainsi plus faibles et le temps de réponse plus élevé pour le candidat signalant son orientation sexuelle à travers sa participation à l’organisation des gay games.
En revanche, lorsque l’étude se concentre sur le taux de réponses positives, il n’y a pas de discrimination à l’embauche significative.
Ainsi l’accès à un entretien d’embauche est globalement comparable pour le candidat de référence et le candidat suggérant son homosexualité, dans les deux professions testées, dans les secteurs public et privé.
Cela dit pour évaluer plus précisément ces résultats une seconde étude sera réalisée.

Danemark: Le compagnon du ministre de la Justice agressé pour son homosexualité

 (Foto: Linda Kastrup/Ritzau Scanpix)

Le compagnon du ministre danois de la Justice a été violemment agressé par un homme, de nationalité slovène et qui a tenu des propos homophobes selon les médias, a annoncé la police de Copenhague jeudi.
Josue Medina Vazquez, originaire de République dominicaine et fiancé à Søren Pape Poulsen l’été dernier, a reçu un coup de poing au visage.
L’incident s’est produit dans un bar de la capitale jeudi vers 03H30 (01H30 GMT), ont rapporté les médias locaux.
L’agresseur, âgé de 34 ans, a lancé « Je n’aime pas les homos », avant d’agresser sa victime, toujours selon la presse danoise.
Il est poursuivi pour « délit à caractère haineux et violence » et a été écroué, a précisé la police sur son compte Twitter.
« Nous allons maintenant essayer de digérer l’incident aussi bien que possible », a réagi le ministre, également dirigeant du Parti populaire conservateur (droite), sur sa page Facebook.

Le Premier ministre luxembourgeois a publié un message pour son 3eme anniversaire de mariage

Le Premier ministre luxembourgeois qui fête son troisième anniversaire de mariage et, pour l’occasion, il a décidé de lancer un message qui parle de lui-même.
« Dans plus de 70 pays, je ne pourrais pas pas célébrer mon troisième anniversaire de mariage aujourd’hui. Je serais en prison ou pire… » a tweeté Xavier Bettel.
L’homme politique y a ajouté un hastag « EqualRights » et fait manifestement référence à la légalisation du mariage gay dans certains pays mais pas dans d’autres.

USA: le père de l’un des quatre hommes accusés de crimes haineux après une attaque homophobe révèle qu’il est gay

Le père de l’un des hommes qui a agressé un couple gay à Miami dit au juge qu’il est homosexuel
Les quatre jeunes, d’origine hispanique, ont été accusés de voies de fait graves et de préjugés, ce qui signifie que s’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 30 ans de prison. Ce crime est considéré comme un crime de haine dans l’État de Floride.
Vendredi, le père de Juan Carlos Lopez , a déclaré lors de l’audience qu’il était en colère contre son fils et les trois autres jeunes suspectes d’avoir attaqué un couple gay le 8 avril à Miami Beach (USA), qui est homosexuel et que son fils avait « Une excellente relation » avec son partenaire, avec qui il vit depuis plus de 10 ans .
Juan Carlos Lopez, Luis Alonso Piovet, Adonis Diaz et Pablo Reinaldo Romo, âgés de 20 à 21 ans, ont été inculpés cette semaine par le ministère public en vertu des lois contre les crimes motivés par la haine, par conséquent, ils pourraient faire face à une peine pouvant aller jusqu’à à 30 années de prison.
Lors de l’audience ce vendredi, le juge qui suit l’affaire a décidé de porter la caution de ces quatre personnes à 75 et 76 mille dollars. En outre, il a ordonné l’assignation à domicile.
Dimanche 8 avril alors qu’il participait à la Gay Pride de Miami Beach (Etats-Unis) avec son compagnon, Dmitry Logunov, quatre personnes s’en sont très violemment pris à eux.
Une troisième personne nommée Helmut Muller Estrada, qui s’est présentée pour défendre le couple, a également été violemment battue et a dû être emmenée dans un centre de santé. Les caméras de surveillance ont enregistré le moment où le couple a été brutalement attaqué en faisant la queue pour entrer dans la salle de bain dans un parc sur Ocean Drive.
Aux États-Unis, les personnes qui commettent des crimes de haine sont passibles de peines sévères et même de la peine de mort en cas de meurtre.
Les actes de violence motivés par le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, l’homophobie et le mépris pour les personnes handicapées ou sans – abri sont considérés comme des crimes de haine .

USA: une enseignante poursuit son employeur pour discrimination

Stacy Bailey, enseignante à l’école primaire d’Arlington, poursuit son employeur pour discrimination après son transfert dans un autre établissement. Elle avait présenté une photo de sa fiancée à ses élèves.
Le but était de faire connaissance avec ses nouveaux élèves en août dernier. La présentation incluait également des clichés de ses amis et de sa famille. Mais quelques jours après, on lui avait fait savoir qu’un parent d’élève s’était plaint qu’elle faisait la promotion de l’homosexualité, rapporte The Guardian.
Dans sa plainte, l’enseignante, lesbienne, indique qu’un responsable de l’école lui a déclaré : «Vous ne pouvez pas faire la promotion de votre mode de vie en classe.» Ce à quoi elle a répondu : «Nous allons nous marier. Quand j’ai une femme, je devrais être capable de dire « c’est ma femme », sans avoir peur d’être harcelée. Quand je dis ça, c’est un fait à propos de ma vie, pas une déclaration politique.» «Et bien, c’est un peu le cas», lui a rétorqué son interlocuteur.
L’école lui aurait demandé de démissionner en octobre mais après son refus, son transfert vers un établissement secondaire a été voté le mois dernier. «Nous sommes sous le choc», a déclaré Julie Vasquez, que la professeure d’art a épousé en début d’année.
De son côté, l’académie a rejeté dans un communiqué les accusations de discrimination homophobe. «Il n’y a jamais eu de problème avec son orientation sexuelle jusqu’à cette année», indique le communiqué. «C’est à ce moment-là que son attitude à l’école a changé, ce qui a poussé les élèves à exprimer leurs inquiétudes auprès de leurs parents», poursuit le document.
Au Texas, aucune loi ne protège les personnes LGBT en cas de discrimination au travail.

USA: Quatre hommes accusés de crimes haineux après une attaque homophobe

Quatre hommes ont été accusés de crimes de haine suite à une attaque homophobe violente lors de la Miami Beach Gay Pride.
Deux hommes avaient été attaqués pour s’être tenus la main .
imanche 8 avril alors qu’il participait à la Gay Pride de Miami Beach (Etats-Unis) avec son compagnon, Dmitry Logunov, quatre personnes s’en sont très violemment pris à eux.
« Les quatre personnes ont proféré des insultes désobligeantes et homophobes en espagnol, a précisé la police de Miami Beach, qui a diffusé les images sur Twitter. Ce qui les a énervés, c’est probablement qu’on marchait ensemble en se tenant la main », a ajouté Dmitry Logunov à NBC6
Peu après, la police a annoncé sur le réseau social que les quatre suspects s’étaient rendus, ajoutant qu’ils seraient jugés.
Les hommes – Juan C. López, Adonis Díaz, Pablo Reinaldo Romo et Luis M. Alonso – ont été arrêtés et inculpés de voies de fait graves après avoir attaqué le couple homosexuel a rapporté PinkNews.
Ces accusations signifient que les hommes pourraient être condamnés à 30 ans de prison s’ils sont reconnus coupables .
Les quatre hommes ont plaidé non coupable.

Inde : Quatre hommes accusés du meurtre d’un homosexuel séropositif acquittés

Quatre hommes accusés d’avoir conspiré pour assassiner un homme en raison de sa séropositivité ont vu leurs accusations de meurtre abandonnées.
La victime connue a été retrouvée assassinée dans sa maison de Thangasseri dans le sud de l’Inde en 2012. Sa gorge avait été tranché et ses biens volés.
Quatre hommes ont été accusés de ce meurtre, y compris l’ancien amant d’Anil, Hyder Farook, âgé de 26 ans.
Le tribunal a entendu les hommes qui ont prétendument conspiré pour tuer le jeune homme après avoir dit à Farook qu’il vivait avec le VIH.
Les procureurs prévoient de faire appel de la décision du tribunal de Kollam de rejeter les accusations de meurtre.
« Le tribunal comptait sur des preuves circonstancielles et un test d’ADN pour étayer les accusations car il n’y avait pas de témoins dans cette affaire », a déclaré le procureur à Deccan Chronicle.
Farook a cependant été condamné à deux ans de prison pour avoir volé plusieurs objets dans l’appartement de sa victime. Il a été reconnu coupable d’avoir volé la caméra, l’ordinateur portable, le téléphone portable et d’autres objets de valeur d’Anil.
Etre homosexuelen Inde est un crime, mais la Cour suprême de l’Inde est appelée à se prononcer sur la légalité de la loi en Juillet

Dieppe : deux jeunes hommes condamnés à 10 et 12 mois de prison ferme après une attaque homophobe

Le président du Festival du film canadien de Dieppe, Nicolas Bellenchombre, avait été violemment agressé dans la soirée du samedi 3 au dimanche 4 février 2018 à Dieppe (Seine-Maritime).
Les faits se sont déroulés alors qu’il rentrait chez lui. Rue du 19-Août-1942, le Dieppois se trouvait avec un ami lorsqu’ils ont été pris à partie. D’abord par des insultes. Nicolas Bellenchombre raconte :
L’un d’eux a lancé : C’est qui ces deux mecs avec leur parapluie de PD ».
Après les insultes, sont venus les coups. Nicolas Bellenchombre poursuit :
Ils m’ont complètement cogné, à coups de pied, à coup de poing ».
Grièvement blessé à la tête, le Dieppois avait décidé de porter plainte « pour ne pas laisser faire ».
Quatre suspects ont été arrêté et placé en garde à vue, ce lundi 7 mai, confondus grâce à des traces d’ADN retrouvées sur un briquet lancé pour provoquer les victimes. Deux d’entre-eux ont été mis hors de cause
Seul Dylan, un Neufchâtelois de 19 ans, et Thomas, Dieppois de 21 ans, ont comparru ce mercredi 9 devant le tribunal de Dieppe, etont été condamnés à 16 et 18 mois de prison dont six avec sursis.
Ils écopent également d’une mise à l’épreuve de deux ans, avec l’obligation de soins psychologiques et contre l’alcool, indique paris-normandie. Les deux hommes étaient poursuivis pour des faits de violences volontaires en raison de l’orientation sexuelle. L’un aurait suivi l’autre.

Chine:un couple gay et des tatouages censurés lors de la demi-finale

Le concours de l’Eurovision a été victime en Chine de l’actuelle campagne des autorités contre les contenus déviants: la demi-finale diffusée sur l’internet chinois a été expurgée d’un couple gay et d’un artiste tatoué.
La demi-finale a été diffusée le mercredi 9 mai sur la plateforme chinoise MangoTV. Mais sans la prestation du chanteur albanais Eugent Bushpepa, tatoué aux bras, ni celle d’un duo irlandais, qui comprenait une danse romantique entre deux hommes
La chaîne en ligne a également flouté des drapeaux arc-en-ciel présents dans le public, symboles traditionnels du mouvement LGBT .
Le lendemain, l’Eurovision a annoncé que l’émission retirait ses droits à la chaîne chinoise, sa censure étant « non conforme aux valeurs d’universalité et d’inclusivité de l’Union Européenne de la Radio et à notre fière tradition de célébrer la diversité à travers la musique. C’est avec regret que nous mettrons immédiatement fin à notre partenariat ».