Corée du Sud: 200.000 personnes demandent l’interdiction de la gay pride de Séoul

Plus de 210.000 personnes ont signé une pétition appelant à l’annulation d’un festival de la gay pride à Séoul. Le signe d’une forte résistance d’une partie de la société coréenne à la visibilité de la communauté LGBT et à ses revendications d’égalité.
Le Festival de la Culture Queer de Séoul en est à sa 19ème édition et se déroulera samedi, avec un défilé de la gay pride sur une grande place de la capitale.
« Nous ne faisons pas de discrimination contre les minorités sexuelles, mais Seoul Plaza appartient à tous les citoyens, affirme la pétition.
Nous ne voulons pas voir ces événements abominables sur cette place où nous devrions pouvoir nous reposer et nous détendre ».
« Chaque année, se tiennent des événements sur le thème queer tels des spectacles de rue, mais aussi boire et fumer sont présentés comme un ‘festivals culturel’, mais ils sont juste des occasions d’actes illégaux et d’hypocrisie », poursuit le texte.
L’homosexualité n’est pas illégale en Corée du Sud, mais la communauté LGBT est toujours confrontée à la stigmatisation et à la discrimination, en particulier de la part de groupes conservateurs.
Le bureau du président sud-coréen Moon Jae-in doit répondre à la pétition maintenant qu’il a atteint le seuil de plus de 200.000 signatures en moins de 30 jours.
Des dizaines de milliers de participants sont attendus pour participer à la gay pride. Quelque 50.000 personnes y avaient pris part l’année dernière et les organisateurs en attendent davantage cette année.
Yang Heezy, l’un des organisateurs du défilé, estime que la Corée du Sud, n’offre pas une protection suffisante pour les minorités sexuelles.
Les droits des LGBT y sont encore très limités. Le mariage et l’adoption entre personnes de même sexe sont interdits et les protections contre la discrimination restreintes.
Le code pénal militaire interdit l’homosexualité dans l’armée et les militants ont récemment mis en lumière les poursuites engagées contre des soldats homosexuels, et décrivent une « chasse aux sorcières ».
source : http://reloaded.e-llico.com

Philippines :Des chrétiens surprennent les marcheurs de la gay pride avec des pancartes s’excusant pour les points de vue anti-LGBTQ

Lors de la gay Pride de Marikina aux Philippines, des chrétiens tenaient des pancartes pour s’excuser de la façon dont la religion avait blessé la communauté LGBTQ.
Ce groupe de manifestants provient d’une église évangélique et pentecôtiste, l’Eglise de la liberté dans les ministères du Christ. Ils manifestent avec des pancartes similaires depuis quatre ans.
Sur leurs pancartes on pouvait lire « Je suis désolé que les chrétiens vous aient rejeté », « J’étais un homophobe obsédé par la bible. Désolé! », « Dieu vous aime, nous aussi », « Jesus ne repoussait personne et nous non plus »
Sur la plus grande pancarte était inscrit « Nous venons nous excusons de la manière dont les chrétiens ont fait du mal à la communauté LGBT. Je suis désolé: de m’être abrité derrière la religion alors qu’en fait j’avais juste peur, je vous ai méprisé au lieu d’honorer votre humanité ; de ne pas vous avoir écouté ; de vous avoir jugé ; je vous ai regardé comme un rapport sexuel au lieu d’un enfant de Dieu ; j’ai rejeté et blessé votre famille au nom des « valeurs familiales ».
Le pasteur de l’église, Val Paminiani, a déclaré à Buzzfeed: «Nous nous excusons pour la manière dont les chrétiens ont blessé la communauté LGBT, en particulier en utilisant la Bible pour les condamner et les juger.»
«Je croyais que Dieu condamnait les homosexuels, mais quand j’ai étudié les Ecritures, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup à apprendre, y compris la vérité que Dieu n’est contre personne. Dieu ne fait pas de discrimination à partir de l’orientation sexuelle. » at’il ajouté
Les photos publiées sur Twitter sont rapidement devenues virales…

Une lesbienne britannique autorisée à vivre avec sa conjointe à Hong Kong

La plus haute juridiction hongkongaise a accordé à une lesbienne britannique, mercredi 4 juillet, le droit de vivre et de travailler dans la mégapole avec sa compagne. Une décision qui devrait faire date et clôt une longue bataille judiciaire.
La Cour d’appel final de l’ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron chinois examinait le dossier d’une Britannique privée d’un visa marital parce qu’elle est en couple avec une femme.
Dans ce haut lieu de la finance, les plus grandes banques internationales avaient mis leur poids dans la balance pour la défendre au nom des nécessités du recrutement.
La requérante, identifiée seulement sous les lettres « QT », est arrivée à Hong Kong en 2011 après avoir conclu en Grande-Bretagne un partenariat civil avec « SS ».
Cette dernière s’était rendue à Hong Kong pour y occuper un nouvel emploi.
Hong Kong ne reconnaît pas le mariage gay ou les unions entre personnes du même sexe et QT n’avait pu obtenir un visa de dépendant, qui permet de travailler, seulement un visa touristique. Elle avait obtenu gain de cause en septembre auprès de la cour d’appel mais le gouvernement avait contesté le jugement.
Les visas accordés aux gens qui viennent travailler à Hong Kong le sont car « il ou elle a le talent ou les compétences jugées nécessaires ou désirables. Cette personne peut être hétérosexuelle ou gay », a fait valoir la Cour d’appel final.
« La capacité à faire venir les dépendants est un facteur important pour les personnes qui sont en train de décider d’aller ou non à Hong Kong », a poursuivi la Cour, estimant qu’il était « contreproductif » de limiter ce droit aux hétérosexuels.
La plus haute juridiction rend ainsi sa première décision en faveur des droits des couples du même sexe, a souligné l’avocat de QT, Michael Vidler
« Nous espérons qu’elle ouvrira la voie au changement » et à la reconnaissance du mariage gay, a-t-il ajouté.

Nadine Morano poursuivie en justice pour un tweet jugé homophobe

La députée européenne Nadine Morano (Les Républicains) a publié un tweet contre le déploiement d’une banderole arc-en-ciel sur la façade de l’Assemblée nationale à l’occasion de la marche des fiertés.
NON, Je n’ai pas la même notion de la « fierté »qu’En Marche … pauvre France décadente. Respect pour L’Assemblée Nationale, Respect pour notre drapeau Français qui doit pavoiser nos institutions. Respect pour les citoyens qui n’ont pas à subir ces exhibitions !, a-t-elle écrit le 1er juillet en postant un photomontage montrant l’entrée pavoisée de l’Assemblée nationale, mais aussi deux manifestants dénudés.
Deux associations LGBT, Mousse et Stop Homophobie, ont annoncé mardi 3 juillet, qu’elles avaient déposé plainte contre Nadine Morano pour injure homophobe et transphobe en raison de ce tweet « qualifiant la gay pride de ‘pauvre France décadente' ».
Les deux associations relèvent au passage que Nadine Morano a utilisé dans son tweet une image qui avait fait la couverture d’une numéro de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute lors des débats sur le mariage pour tous pour lequel le magazine avait été condamné pour injure et incitation à la haine homophobe, le magazine ayant titré « Mariage homo : bientôt ils vont pouvoir s’enfiler… la bague au doigt ».

Indonésie : une hausse des cas de VIH due aux attaques homophobes

Les abus contre la communauté LGBT en Indonésie entraînent une hausse du nombre de séropositifs, dans la mesure où les populations à risque renoncent à la prévention ou aux traitements, indique l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi 2 juillet.
Pour  l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans son rapport sur la communauté LGBT, intitulé « Effrayés en public, et maintenant plus de vie privée », les personnes LBGT ont peur d’accéder à des services de prévention et de soins.
Une situation désastreuse qui a engendré une multiplication par cinq du nombre de cas de VIH parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Ils étaient ainsi 5% à être touchés en 2007, contre 25% actuellement, observe HRW, ajoutant que ceux-ci représentent un tiers des nouvelles infections recensées en Indonésie.
Ces craintes des personnes LGBT sont notamment dues aux attaques de conservateurs et de groupes islamistes partisans d’une ligne dure, qui s’en prennent de plus en plus à elles ces dernières années, tandis que des parlementaires prônent l’interdiction des relations homosexuelles dans le pays musulman le plus peuplé au monde.
« L’échec du gouvernement indonésien à réagir à la panique morale provoquée par la rhétorique anti-LGBT a des conséquences désastreuses pour la santé publique », déplore Kyle Knight, auteur du rapport de l’ONG. « Le gouvernement indonésien devrait reconnaître que son rôle dans les abus contre la communauté LGBT compromet considérablement la réponse du pays face au VIH », ajoute-t-il.

Paris: Des passages piétons aux couleurs LGBT vont devenir permanents

Des passages piétons aux couleurs LGBT seront permanents à Paris, a annoncé mercredi la maire PS de la capitale à quelques jours de la Marche des Fiertés parisienne, et après des incidents de dégradations et d’insultes homophobes.
« La lutte pour l’égalité des droits et contre les discriminations se tient pendant la Quinzaine des fiertés mais aussi toute l’année », a indiqué la maire de Paris devant la Conférence de l’European LGBT Police Association qui se tient jeudi et vendredi à l’Hôtel de Ville.
En plus des « nombreuses actions que nous conduisons avec les associations, je prends aujourd’hui une décision symbolique : nous allons rendre permanents les passages piétons arc-en-ciel que nous avons installés dans le Marais », a ajouté Anne Hidalgo pointant un « signal résolument positif et bienveillant » et un « message de bienvenue » pour les visiteurs du quartier.
Plusieurs carrefours du quartier du Marais, où sont concentrés la majorité des bars gays de Paris, avaient été ornés de ces passages piétons temporaires avant la gay pride.
L’un d’entre eux avait été dégradé et recouvert d’insultes homophobes en début de semaine. Anne Hidalgo avait annoncé avoir saisi le procureur de la République de Paris et les inscriptions avaient été effacées.
Pour répondre à ces dégradations, Anne Hidalgo a annoncé mercredi sa décision d’en créer deux supplémentaires, toujours dans le même quartier, et qui seront installés dans la nuit de jeudi à vendredi.

États-Unis : un homosexuel condamné à mort pour ne pas l’envoyer en prison ou il pourrait rencontrer d’autre hommes

En 1993, Charles Rhines avait été condamné à la peine capitale par injection létale pour un crime commis en mars de l’année précédente à Rapid City, dans l’Etat rural du Dakota du Sud (centre-nord des Etats-Unis).
L’homme avait poignardé à mort un de ses anciens collègues, Donnivan Schaeffer. Ce coursier de 22 ans l’avait surpris en train de cambrioler le magasin de doghnuts d’où Rhines avait été licencié quelques semaines plus tôt.
La Cour suprême des États-Unis a validé la condamnation à mort de Charles Rhines, le 18 juin.
Vingt-cinq ans plus tard, des avocats tentent de faire réviser son procès et viennent de faire appel à la Cour suprême fédérale. Car pour eux, la sentence était entachée d’homophobie, explique le magazine en ligne The Intercept.
En effet, des documents attestent que les délibérations du jury, au moment de décider entre la peine de mort et la perpétuité, s’étaient largement écartées des considérations sur le meurtre lui-même pour s’intéresser à l’orientation sexuelle de l’accusé.
D’après ces documents, il aurait été pris en compte le fait que Charles Rhines « ne devrait pas pouvoir passer sa vie avec des hommes en prison » car homosexuel. Cela reviendrait à « l’envoyer là où il veut aller ». Un.e autre membre de ce jury dit impartial aurait souligné qu’« il y avait beaucoup de discussions autour de l’homosexualité » dans la salle des jurés. « Cela nous a sauté aux yeux », a raconté Shawn Nolan, du Federal Community Defender Office à Philadelphie, dans des propos rapportés par The Intercept. « C’était patent qu’il y avait chez eux un parti pris anti-gay. »
« Permettre à un juré de voter pour la peine de mort d’un homme sur la base de l’animosité et des stéréotypes anti-homosexuels viole incontestablement les sixième et quatorzième amendements », ont écrit les avocats de Charles Rhines dans leur plaidoirie devant la Cour suprême.
Si Charles Rhines était hétérosexuel, il ne ferait face qu’à la prison à vie. Parce qu’il est gay, il s’est vu condamné à mort par un jury qui a estimé qu’il pourrait trouver son compte à passer le reste de son existence dans une prison peuplée d’hommes.
L’année dernière, l’Etat du Colorado a statué qu’un verdict n’était pas définitif si les jurés avaient pris une décision par racisme. Les avocats de Charles Rhines ont soutenu que la même logique doit s’appliquer à l’homophobie afin d’assurer un procès équitable. Ils n’ont donc pas été entendus la Cour suprême qui n’a pas commenté les raisons de son refus.

Paris; Les passages piétons arc-en-ciel du Marais vandalisés

Les passages piétons du Marais bordés de l’arc-en-ciel à l’occasion de la Marche des fiertés parisienne ont été recouverts de peinture blanche dans la nuit de lundi à mardi et la chaussée taguée d’un slogan homophobe.
La Quinzaine des fiertés parisienne qui précède la gay pride suscite l’hostilité, voire la haine.
Ainsi, les passages piétons du Marais au carrefour des rues de la Verrerie et des Archives bordés de l’arc-en-ciel à l’occasion de la Marche des fiertés parisienne ont été recouverts de peinture blanche dans la nuit de lundi à mardi et la chaussée taguée d’un slogan homophobe.
« LGBT hors de France », peut-on lire sur le macadam.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a réagi en dénonçant une « homophobie crasse » et en promettant d’effacer le tag, de repeindre les passages rainbow et même de les multiplier.
« Cette nuit, des passages piétons arc-en-ciel du Marais ont été vandalisés. Cette homophobie crasse nous rappelle à quel point la #MarchedesFiertés est un événement utile. Soyons tous samedi dans les rues de #Paris pour l’égalité des droits ! #LoveWins #Pride  »
De son côté, Bruno Julliard, premier adjoint ouvertement gay, estime que « cette nouvelle démonstration de haine hideuse ne fera que renforcer notre détermination à lutter sans faillir contre les discriminations ».
Le maire du 4ème arrondissement de Paris, Ariel Weil a qualifié cet acte d’ »insupportable », ajoutant que « certains ont visiblement du mal avec les symboles de l’ouverture et de la différence. Aujourd’hui encore ».
La députée La République en marche de Paris Elise Fajgeles a également réagi, « scandalisée par ce vandalisme homophobe. (…) L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit ».
Le procureur de Paris a été saisi par la Ville. L’association SOS Homophobie envisage également de porter plainte.
En fin de matinée, les dégradations ont été réparées par les services de la Ville et les passages piéton ont retrouvé leurs bordures de couleurs vives.

Philippines: la Cour suprême examine la légalisation du mariage gay

La Cour suprême des Philippines a commencé à examiner les arguments en faveur du mariage gay.
La plus haute juridiction a été saisie par deux couples homosexuels qui se sont vu refuser le droit de se marier. Ils lui demandent d’abolir une loi de 1987 qui stipule que les mariages doivent être entre un homme et une femme.
L’audience s’est ouverte mardi et l’affaire devrait traîner en longueur.
Mais d’après les spécialistes, la décision de la cour revêtira une grande importance.
Avec le Vatican, les Philippines, où 80% des 100 millions d’habitants sont catholiques, sont le seul endroit au monde où le divorce est illégal. L’avortement est également interdit, en grande partie à cause de l’influence de l’Eglise.
Les plaignants ont cependant trouvé un allié en la personne du président Rodrigo Duterte, qui a exprimé son soutien pour le mariage gay.
Le président Duterte s’est heurté de front à l’Eglise qui critique sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue.
En mai, les partisans du président à la Chambre des représentants ont approuvé la légalisation du divorce mais il est peu vraisemblable que le texte franchisse la rampe du Sénat.
Les dirigeants de l’Eglise sont vent debout contre la légalisation du divorce, du mariage gay et de l’avortement. L’Eglise a cependant perdu un long combat contre une loi sur la contraception et ses financements publics.

Le département de Seine-maritime soupçonné de discrimination envers les couples homosexuels

La responsable du service adoption au département de Seine-Maritime est au coeur d’une vive polémique, après ses propos discriminants à l’égard de la communauté gay, au sujet de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. L’Association des familles homoparentales a décidé de porter plainte.
«On a porté plainte aujourd’hui, on a envoyé tous les éléments au procureur de Rouen», a annoncé mardi 19 juin sur franceinfo Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales (l’ADFH) après les propos tenus par la responsable du service adoption de Seine-Maritime.
«Les couples homosexuels ne sont pas exclus (du processus d’adoption) mais ils ne sont pas prioritaires. Ces couples sont eux-mêmes un peu atypiques par rapport à la norme sociale mais aussi la norme biologique (donc il faut que) leur projet supporte des profils d’enfants atypiques, un enfant dont personne ne veut», a expliqué Pascale Lemare lundi 18 juin sur France Bleu Normandie.
Invitée à préciser ce qu’elle entendait par «enfant atypique», la responsable de service a répondu : «des enfants dont personnes ne veut, puisqu’il y a des gens qui ne veulent pas adopter des enfants trop cassés, trop perturbés psychologiquement, trop grands, handicapés. Ces enfants là ont des perturbations qui ne sont pas recherchées par les couples et c’est normal».
Ces propos «sont discriminants», insiste Alexandre Urwicz. «Ce qu’elle dit, c’est que les enfants dont personne ne veut, comme les enfants trop cassés, handicapés, pourraient faire l’objet d’une adoption par les couples homosexuels, mais ils ne seraient pas prioritaires. Tout ça c’est de l’homophobie, cela relègue l’idée qu’on serait des sous-citoyens, qu’on devrait passer après tout le monde.»
En France, chaque département dispose d’un Conseil de famille, chargé de la tutelle des pupilles de l’Etat et de mettre en oeuvre leur processus d’adoption. On ignore encore si Pascale Lemare fera l’objet d’une suspension de ses fonctions.