Trois personnes, soupçonnées d’avoir frappé des homosexuels, arrêtés

Trois mineurs de 17 et 14 ans, soupçonnés d’avoir agressé et dépouillé à Nîmes de jeunes homosexuels contactés via un site de rencontre, ont été interpellés et présentés jeudi à un juge en vue de leur mise en examen.
« Cinq victimes majeures ont été recensées pour l’instant, mais il pourrait y en avoir d’autres », a indiqué le chef de la Sûreté départementale du Gard Emmanuel Dumas.
Les victimes, qui pensaient rencontrer la personne contactée par le site internet, se faisaient agresser à leur domicile ou dans leur voiture et voler leurs effets personnels: portable, bijoux et ordinateurs, selon la même source.
Certains jeunes hommes frappés par leurs agresseurs se sont vu prescrire entre 1 et 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Grâce notamment au recoupement des appels téléphoniques, le groupe criminel de la sûreté départementale a pu identifier et interpeller, mercredi à l’aube, les trois agresseurs: deux mineurs de 17 et un de 14 ans déjà connu des services de police pour vols, violences et trafic de produits stupéfiants.
« Leur motivation était avant tout crapuleuse, mais ils s’en prenaient également à des personnes homosexuelles car ils les pensaient plus vulnérables » et plus réticentes à porter plainte, a ajouté Emmanuel Dumas.

Deux suspects mis en examen dans l’affaire de l’incendie de la maison d’un couple gay

Deux hommes soupçonnés d’avoir mis le feu  à une maison à Bully-les-Mines, ont été mis en examen ce jeudi pour « tentative de meurtre en raison de l’orientation sexuelle de la victime », et « dégradations volontaires par incendie ».
L’un des deux a été d’ores et déjà été écroué. Le sort du second, dont le placement en détention a également été requis, était toujours débattu ce jeudi en fin de journée avec le juge des libertés et de la détention. Une information judiciaire avait été ouverte en juin et un juge d’instruction désigné pour mener les investigations.
Dans cet incendie criminel qui avait ravagé son habitation, Ludovic, 41 ans, avait été pris au piège par les flammes, alors qu’il dormait à l’étage. Gravement brûlé à la jambe, il avait également fait deux arrêts cardiaques suite à son évacuation des lieux par les secours. Deux chiens n’avaient pas survécu au sinistre.
Cette nuit-là, vers deux heures du matin, Ludovic, qui se trouvait seul dans la maison, avait entendu un groupe d’individus forcer sa porte pour commettre un cambriolage et détruire du mobilier, avant de prendre la fuite. L’un des auteurs présumés aurait mis le feu à un fauteuil avant de quitter les lieux.
Quelques minutes plus tard, les flammes gagnaient le rez-de-chaussée puis l’escalier de la maison.
Pour Ludovic et son compagnon Johnny (absent au moment des faits), le caractère homophobe de l’attaque ne fait aucun doute. Ce couple homosexuel subissait depuis de nombreux mois des dégradations, insultes et menaces de la part du voisinage.
C’est justement dans ce quartier de Bully-les-Mines, que l’un des deux prévenus, âgé de 30 ans, a été interpellé. L’autre suspect, âgé de 24 ans, est originaire de Mazingarbe. Au total, sept personnes ont été placées en garde à vue cette semaine dans ce dossier.

Paris : Après une agression homophobe, un comédien publie une photo de son visage tuméfié

Arnaud Gagnoud, comédien de 27 ans, a choisi de diffuser sur les réseaux sociaux la photo de son visage meurtri suite à l’agression homophobe dont il a été victime mardi 18 septembre dans le 20e arrondissement de Paris.
Arnaud Gagnoud a choisi de partager ce mercredi 19 septembre une photo de son visage tuméfié pour témoigner de la violence d’un moment qu’il redoutait depuis longtemps: se faire agresser parce qu’il est gay.
« Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu’un jour je devrais faire ce choix: prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C’est donc aujourd’hui », écrit ce jeune comédien sur Instagram avant de raconter cette épreuve.
« Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus. Ils nous ont interpellés. Comme nous les avons ignorés, ils se sont rapprochés. Un flot d’insultes homophobes sortaient de leur bouche. Ils exigeaient que nous quittions ‘leur quartier’ où ‘y a pas de PD ici’. Comme nous avons refusé de partir, les insultes sont devenues plus graves, plus haineuses. Puis un quatrième les a rejoints. Un gamin qui paraît avoir 12 ans. Et c’est lui qui a appelé des renforts. Un scooter avec nos cinquième et sixième agresseurs. Insultes, bousculades, menaces. On ne cède pas. Le chauffeur du scooter détache son casque, le retire et me frappe avec. Deux coups portés à la tête. » raconte t’il
Les spectateurs du théâtre encore présents viennent au secours du couple, font partir les agresseurs et mettent les deux hommes agressés à l’abri. Arnaud Gagnoud précise dans son post que son compagnon n’a pas été blessé ; mais que lui souffre d’un « traumatisme facial, avec ecchymose et œdème périorbitaire ». Il a dû se faire faire sept points de suture et s’est vu prescrire plusieurs jours d’ITT.

Nîmes: Un homosexuel agressé après une rencontre sur Internetimes

Un homme a été agressé, jeudi après-midi, dans un hôtel de Nîmes…
Il venait dans le Gard après avoir rencontré une autre personne sur un site Internet qui lui a fixé rendez-vous à Nîmes. Il a été frappé dans une chambre d’hôtel afin de lui dérober des biens.
Un jeune homme serait l’auteur des faits. Il aurait agi seul. L’agresseur n’est pas identifié et il est parvenu à fuir. Une enquête de police est en cours.
D’autres faits similaires se sont déroulés le week-end des 8 et 9 septembre. Durant deux nuits, quatre hommes ont été agressés dans des lieux différents du centre-ville de Nîmes puis volés par une ou plusieurs personnes. Dans ces affaires, les victimes avaient également été mises en relation par le biais d’un site Internet de rencontres homosexuelles.

agression transphobe

En juillet 2013, Mylène, une transgenre, était assassinée à son domicile, en banlieue de Limoges. Cinq ans après, Ajda a été menacée de mort devant un supermarché limougeaud dans l’indifférence générale, notamment de la police.
Le 6 août 2018, Ajda, étudiante trans réfugiée politique d’un pays du Caucase, fait ses courses dans un supermarché de Limoges. Sur le parking, un homme en voiture commence à l’insulter et à la menacer : « PD, tafiole, je te baise, je t’encule ».
Alors qu’elle prend son téléphone pour appeler la police, il la menace de mort, s’écriant « je te ferai la peau ». Puis il exprime son sentiment de totale impunité : « PD, si je te tue, je ne risque rien ».
Finalement, l’homme tente de lui foncer dessus avec sa voiture. Par chance, le véhicule ne fait que la frôler mais la victime souffre de plusieurs blessures, constatées par le CHU de Limoges, entraînant plusieurs jours d’interruption totale de travail (ITT).
La victime finit par se réfugier dans le supermarché où son agresseur la suit avant, par chance, de quitter les lieux. L’agresseur est filmé par les caméras de vidéo-surveillance du supermarché et la victime a eu le réflexe de prendre en photo la plaque d’immatriculation de la voiture.
Le lendemain de l’agression, la victime dépose plainte à l’hôtel de police de Limoges. L’officier de police judiciaire retient l’infraction « d’insultes non-publiques à raison de l’orientation sexuelle ». Ni le caractère évidement public des insultes transphobes tenues sur un parking de supermarché, ni les coups et blessures constatées par le CHU, ni les menaces de mort, ni la tentative de meurtre à l’aide d’une voiture n’ont été retenus par les services de police.
Un mois plus tard, la victime n’a aucune nouvelle de la police et aucune enquête ne semble avoir été conduite. Les films des caméras de surveillance du centre commercial n’ont pas été réquisitionnés, et la photo de la plaque d’immatriculation du véhicule de l’agresseur ne semble pas avoir été exploitée.
SOS homophobie dénonce l’inaction des services de police de Limoges dans cette affaire et exprime tout son soutien à Ajda.
L’association demande à ce qu’une enquête soit ouverte dans les plus brefs délais pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette agression transphobe. L’association se réserve le droit de se porter partie civile.
(Source SOS homophobie)

Roumanie :Le Sénat ouvre la voie à un référendum contre le mariage gay

Le Sénat roumain a adopté mardi un amendement constitutionnel définissant le mariage et la famille comme étant exclusivement réservés aux couples hétérosexuels.
Cette décision ouvre la voie à un référendum en faveur duquel des groupes conservateurs et homophobes avaient recueilli près de trois millions de signatures il y a deux ans.
Selon le texte adopté par les élus, et qui devrait figurer dans la Loi fondamentale en cas de oui au référendum, le mariage représente « l’union entre un homme et une femme » et non pas « entre époux », comme le prévoit actuellement la Constitution.
« La famille est basée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme », devrait désormais déterminer la constitution roumaine.
107 députés ont voté en faveur de l’amendement établissant cette restriction, 13 contre et sept se sont abstenus. Ainsi, le projet a atteint la majorité des deux tiers nécessaire au Sénat.
La législation roumaine n’autorise pas le mariage gay mais, selon les adversaires de cette initiative, une interdiction dans la Constitution rendrait difficile, voire impossible, tout changement, à terme, de la loi en faveur des couples homosexuels.
Une « Coalition pour la famille », alliance d’organisations religieuses et réactionnaires, soutenue par l’Église orthodoxe roumaine, bataille depuis 2017 pour un référendum inscrivant dans la constitution l’interdiction du mariage gay (photo).
Celui-ci devrait avoir lieu le 7 octobre prochain, a déclaré Liviu Dragnea, président de la Chambre des députés qui a déjà approuvé le principe de ce référendum.
Une majorité pour l’interdiction du mariage est attendue selon les sondages réalisés. Seul un cinquième des Roumains se décalre en faveur d’un traitement égal des personnes LGBT vis-à-vis du mariage. Un chiffre qui fait de la Roumanie un des pays les plus homopobes de l’Union européenne avec la Bulgarie et la Lettonie.
L’organisation LGBT MozaiQ qui avait vainement demandé au Sénat de ne pas modifier la Constitution parle d’une « attaque contre la communauté LGBT » et a tenu mardi soir une manifestation de protestation à Bucarest. Elle a rappelé que le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies avait recommandé que le pays rejette le référendum et introduise des partenariats civils.
La Roumanie, membre de l’Union européenne depuis 2007, n’a dépénalisé l’homosexualité qu’au début des années 2000.

Arsenal: Bellerin confie être victime d’insultes homophobes

Dans une interview accordée au Times, l’Espagnol Hector Bellerin explique être régulièrement la cible d’insultes homophobes et estime qu’il est impossible d’être ouvertement gay dans le football.
Le latéral d’Arsenal explique être régulièrement la cible d’insultes homophobes, notamment à cause de ses choix capillaires : « La plupart des abus ont lieu en ligne, mais tu les entends au stade aussi. Les gens me traitent de lesbienne parce que j’ai les cheveux longs. Il y a aussi d’autres insultes homophobes. Quand je joue mal, les choses deviennent folles. »
Le joueur n’arrête pas sa réflexion là et estime que les clichés ont la vie dure dans le monde du foot : »J’ai appris à me forger une carapace mais cela peut vous affecter. De temps en temps, vous doutez. Le problème, c’est que les gens ont une image de ce que à quoi devrait ressembler un joueur de football, comment il devrait se comporter, de quoi il devrait parler… Agissez différemment et vous devenez une cible. Il y a une pression pour rester dans la norme. C’est très dangereux. Dans la vie, vous devriez être autorisé à vous exprimer. Le pire était il y a un an et demi. Beaucoup de gens font des compliments mais vous retenez naturellement le pire. »
Hector Bellerin pense que les joueurs homosexuels ne sont toujours pas prêts de faire leur coming-out : « C’est impossible d’être ouvertement gay dans le football. Certains supporters ne sont pas prêts. C’est arrivé en rugby avec un joueur gallois , les gens ont respecté sa décision. Au football, la culture est différente. »

Tours : des peines de 3 à 10 mois de prison ferme pour trois agresseurs

.francebleu.fr/  rapporte une affaire remontant au mercredi 5 septembre et jugée aujourd’hui en comparution immédiate pour une agression à caractère homophobe.. Ils ont été condamnés à de la prison ferme avec mandat de dépôt.
Trois personnes, d
eux albanais et un mongol, demandeurs d’asile, ont agressé un mineur homosexuel dans le jardin de la préfecture à Tours, avant de blesser un congolais de 30 ans qui s’était interposé.
Les trois auteurs sont hébergés en foyers et actuellement demandeurs d’asiles. Ils étaient poursuivis pour agression et violences perpétrées mercredi 5 septembre vers 18h dans le jardin de la préfecture à Tours, près du Vinci. Ils étaient ivres au moment des faits.
L’un des deux albanais s’en est d’abord pris à un jeune mineur à l’allure efféminé. « Toi, t’as l’air d’une fille » lui lance cet homme de 23 ans, avant de lui asséner des claques et de l’insulter avec des propos homophobes. « J’étais totalement ivre » se défend-t-il. « C’était une plaisanterie ». « Une plaisanterie ? » s’insurge l’avocate du jeune garçon. « Ce n’est pas une plaisanterie. Ce dossier m’inspire écœurement et colère », poursuit-elle en demandant que le caractère homophobe de l’agression soit reconnu.
Face aux multiples insultes, un congolais de 30 ans s’interpose. Une rixe éclate, d’abord avec les deux albanais. « Vas-y, tue-le, tue-le ! », dit l’un des albanais à son cousin. Ils sont rejoints dans la bagarre par un mongol, lui aussi demandeur d’asile. Le congolais se défend. Il reçoit des coups de pieds et des coups de poing. Il a également subi des coups de tournevis et de bâton. Il a cinq plaies sur le corps, dont l’une à la main qui a nécessité une opération. « On est passé pas loin du drame », dit le président du tribunal pendant l’audience. La bagarre dure plusieurs minutes, elle a même été filmée avec des téléphones portables par des jeunes qui étaient présents dans le parc, avant l’intervention des policiers. 

 Le tribunal condamne les trois hommes à des peines de 3, 7 et 10 mois ferme, avec mandat de dépôt. Le caractère homophobe de l’agression a été retenu pour un seul des hommes, l’auteur des propos homophobes.

USA : un papas gay refoulé de la file destinée aux familles avec enfants

Un jeune couple gay et leur petite fille de 19 mois ont vécu un désagréable épisode de discrimination, ce samedi à l’aéroport de San Francisco (USA). Alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer à bord d’un vol EVA Air à destination de Taipei, Jeff Cobb et son mari ont naturellement rejoint la file des familles avec enfants, prioritaires. Mais au moment de passer le portique, les deux hommes se sont entendus dire que seul l’un d’entre eux pourrait embarquer avec l’enfant, raconte SF Gate.
«J’ai expliqué au personnel que nous étions tous les deux papas, et ils nous ont dit que seul un parent pouvait accéder à l’appareil tandis que l’autre devait attendre dans la file normale.» Evidemment, il s’agissait d’un mensonge, comme l’a constaté le mari de Jeff, qui a vu des familles hétéro embarquer collectivement sans le moindre problème.
Cobb a exprimé sa «déception» sur Twitter, promettant de ne plus jamais emprunter EVA Air. La compagnie n’a pas tardé à admettre qu’une «information incorrecte» avait été donnée par son agent d’embarquement. «EVA a une tolérance zéro pour tout type de discrimination», a assuré le transporteur taïwanais, qui s’est engagé à rappeler à son personnel les principes du «diversity training».
L’incident rappelle la vexation subie en juillet par un couple gay américain à bord d’un vol Alaska Airlines. Peu après s’être installés côte à côte en classe Premium, les deux hommes avaient été séparés d’office par l’équipage, afin d’installer un couple hétéro sur deux sièges voisins. La compagnie avait par la suite présenté des excuses embarrassées, invoquant un bug dans l’attribution des sièges.
source : https://360.ch

Besançon :agressions homophobes dans un parc public

Huit agressions d’hommes dont cinq à caractère homophobe ont été commises en juillet et au début du mois de septembre dans l’enceinte d’un parc public proche du centre de Besançon, a-t-on appris mercredi de source policière.
Commises la nuit tombée dans un parc public, ces agressions ont suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté homosexuelle de Besançon.
« De très violentes agressions à caractère homophobe ont lieu la nuit au parc Micaud, informez vos amis habitués de ce lieu de rencontre », a alerté sur sa page facebook l’association LGBTA Nouvel Esprit.
« Ça a été une pluie de coups sur mon visage, chacun à leur tour. La visée d’humiliation était évidente », a raconté l’une des victimes au quotidien l’Est Républicain.
Une porte-parole de l’association Nouvel Esprit a appelé à « éviter le lieu la nuit en attendant que la police fasse ses investigations ».
Une enquête préliminaire ouverte en juillet, pour des faits de violences graves, est toujours en cours pour tenter d’identifier les auteurs de ces agressions.