Archives de Catégorie: homoparentalité

Cambodge :Prison pour une infirmière ayant travaillé dans une clinique spécialisée dans la GPA

Une infirmière australienne,Tammy Davis-Charles, a été condamnée à 18 mois de prison au Cambodge pour avoir collaboré à une clinique spécialisée dans les mères porteuses ou elle servait d’intermédiaire entre les parents et les mères porteuses cambodgiennes.
Elle avait été arrêtée en novembre 2016 à Phnom Penh, deux semaines après l’interdiction de la GPA dans le pays.
Elle est soupçonnée d’avoir recruté des femmes et d’avoir falsifié des documents pour obtenir des certificats de naissance pour les nouveau-nés.
Lors de son procès, cette femme qui travaillait auparavant dans une clinique spécialisée dans la gestation pour autrui en Thaïlande a nié tout rôle d’organisatrice, disant avoir simplement pratiqué des soins aux femmes enceintes et nié avoir recruté des Cambodgiennes.

Israel : un député homosexuel suspendu d’une commission favorable au boycott de l’adoption gay

Amir Ohana, député et activiste pour les droits des homosexuels, a été temporairement suspendu du Comité des Affaires étrangères et de la Défense après avoir ignoré les votes cruciaux d’un comité de la Knesset, et selon le souhait du chef de la coalition David Bitan, membre du parti Likud.
Le premier législateur ouvertement gay du Likoud a été suspendu, voulait protester ainsi contre l’opposition déclarée du gouvernement un peu plus tôt cette semaine au souhait de couples homosexuels d’adopter des enfants en Israël, en privilégiant les personnes hétérosexuelles.
Ohana avait annoncé il y a une semaine qu’il ne voterait pas avec la coalition gouvernementale, jusqu’à ce que la recommandation s’opposant à l’adoption par les couples homosexuels soit modifiée.
« Je déclare que tant que la décision ne sera pas modifiée fondamentalement, et tant que la question de l’adoption ne sera pas pesée au cas par cas et de manière égalitaire, afin de ne pas discriminer catégoriquement les parents LGBT, je ne voterai pas avec la coalition », a-t-il écrit sur Facebook.
Ohana et son partenaire, Alon Hadad ont un fils et une fille ensemble, nés d’une mère porteuse en 2015.
La politique qui s’oppose à l’adoption par les couples homosexuels a été révélée lors d’une réponse formelle de l’État faite le 16 juillet à une pétition déposée auprès de la Haute Cour de justice par l’Association des Pères Gay et le Mouvement réformiste israélien, contre le ministère des Affaires sociales et le procureur général.
La Haute Cour de justice a donné au gouvernement deux mois pour reconsidérer sa position, après que le ministre des Affaires sociales, Haim Katz, a déclaré que la réponse de l’État était mal formulée. Il a demandé à la Cour de prolonger le réexamen de la question, en affirmant vouloir recueillir plus d’opinions professionnelles.
Environ 100 enfants sont adoptés chaque année en Israël. Plus de la moitié des enfants viennent de l’étranger.
Depuis 2008, les célibataires et les couples dit d’union libre sont légalement en mesure d’adopter dans le pays. 550 couples ont présenté des pétitions pour pouvoir adopter, a rapporté Haaretz. Alors que seulement trois couples de même sexe ont réussi, plus de 1 000 couples hétérosexuels auraient adopté durant la même période.

ent à mettre fin à la discrimination contre les couples de même sexe souhaitant adopter un enfant

Près de 200 dirigeants et institutions nord-américaines ont exhorté le gouvernement israélien à mettre fin à la discrimination contre les couples homosexuels qui désirent avoir recours à l’adoption.
Cet appel a pris la forme d’une lettre adressée au gouvernement de la part de A Wider Bridge, une organisation basée à San Francico, qui se concentre sur les relations entre les États-Unis et les communautés LGBTQ en Israël. Parmi les signataires figurent Hillel International, les dirigeants de la Central Conference of American Rabbis, l’Union of Reform Judaism, d’éminents dirigeants juif LGBT et plus de 60 rabbins américains.
La semaine dernière le gouvernement israélien a indiqué à la Cour suprême de Justice qu’il maintiendra sa pratique discriminatoire contre les couples homosexuels, parce qu’il « ajoute un bagage » sur les enfants. Les couples homosexuels sont légalement en droit d’adopter, mais doivent attendre plus longtemps et ne peuvent être éligible que si aucun couple hétérosexuel n’est disponible.
Le gouvernement avait réaffirmé sa position dans une réponse adressée à l’Association of Israeli Gay Fathers, qui avait appelé à l’égalité dans le processus d’adoption.
La lettre souligne que bien qu’Israël a accordé à la communauté LGBTQ des avantages publics et la possibilité de servir dans les bases de l’armée, la question de « l’adoption par les familles homosexuelles est une exception criante » à sa réputation de pays ouvert à l’homosexualité.
Le directeur exécutif de A Wider Bridge, Arthur Slepian a ajouté qu’il « pense que la lettre reflète l’ampleur qu’a pris la question de l’égalité pour la communauté LGBT pour de nombreuses communautés juives [non-orthodoxes] en Amérique ».

République tchèque : un couple gay obtient le droit de parenté

C’est une grande première en République tchèque : la Cour constitutionnelle a reconnu le droit à deux hommes d’être les parents d’enfants nés d’une mère porteuse.
Les deux hommes, un Tchèque et un Danois mariés aux Etats-Unis, élèvent une fille et un garçon âgés respectivement de cinq et quatre ans. Le verdict rendu lundi met un terme à une procédure judiciaire longue de cinq ans.
Les époux demandaient à ce que le droit de parenté qui leur est reconnu en Californie, Etat dans lequel ils vivent, le soit aussi en République tchèque, pays dans lequel ils se rendent régulièrement. Auparavant, la justice tchèque n’avait reconnu ce droit qu’à un seul des parents.
« Il convient de se préoccuper en priorité de l’intérêt concret d’un enfant concret dans une situation concrète. » a déclaré la juge Kateřina Šimáčková pour justifier son verdict rendu à Brno, où siège la Cour constitutionnelle.
La juge estime que les deux hommes et les deux enfants menaient ensemble «une vie de famille en bonne et due forme protégée par la Charte des droits et libertés fondamentaux», un document adopté en 1991 en Tchécoslovaquie et toujours en vigueur dans le cadre du système constitutionnel de la République tchèque
Initialement, la Cour suprême n’avait reconnu le droit de parenté qu’à Jiří Ambrož. Son jugement a donc été invalidé par la Cour constitutionnelle, qui s’est basée sur une réglementation permettant aux tribunaux tchèques de reconnaître les décisions juridiques étrangères en matière d’adoption. La Cour a toutefois souligné que le verdict rendu ne signifiait pas que les deux membres des couples homosexuels en République tchèque, qui peuvent vivre en relation de partenariat enregistré depuis 2006, pourront désormais adopter un enfant. Cette possibilité reste pour l’heure réservée à un seul membre du couple.

Israël : les couples homosexuels n’ont pas le droit à l’adoption

Le gouvernement Israélien a annoncé dimanche qu’il n’avait pas l’intention de modifier la loi pour permettre aux couples homosexuels d’adopter en Israël.
Il répondait à une demande de la Haute cour de Justice
Le gouvernement a indiqué qu’il ne voulait pas permettre aux couples de même sexe d’adopter car cela placerait un « fardeau supplémentaire » sur l’enfant.
« L’opinion professionnelle du service de l’aide à l’enfance soutient la préservation de la situation existante », om un couple adoptant doit être composé d’un homme et d’une femme, a écrit le gouvernement à la cour.
Ceci « prend en compte la réalité de la société israélienne et la difficulté que peut éprouver l’enfant adopté. »
Michal Rozin, députée de Meretz qui préside le Lobby LGBT de la Knesset, Yael German, députée de Yesh Atid, Merav Michaeli, députée de l’Union sioniste, et Merav Ben Ari, députée de Koulanou, ont déclaré dans un communiqué que la décision était homophobe et montrait l’utilisation cynique de la communauté homosexuelle par le gouvernement.
Cependant, pour la première fois, les couples en concubinage auront le droit d’adopter en Israël.
L’Etat a indiqué que la position du ministère de la Justice et du ministère des Affaires sociales avait changé et qu’il permettrait aux couples non mariés qui vivent ensemble depuis au moins trois ans d’adopter.
Précédemment, seuls les couples mariés étaient éligibles à l’adoption en Israël.
Comme les couples gays ne peuvent pas adopter en Israël, ils se rendent fréquemment à l’étranger pour pouvoir le faire.

USA: Un américain transgenre donne naissance à un bébé

Trystan Reese a accouché de son premier enfant. Un événement : cet homme de 34 ans est un papa transgenre
L’homme de 34 ans a donné naissance à son premier enfant, un petit Léo
Le 14 juillet, à 20h22, il a donné naissance à un garçon de 4,250 kilos pour 54,61 centimètres, en « très bonne santé ». Une arrivée suivie avec intérêts sur les réseaux sociaux.
Avec son petit ami Biff Chaplow, il a ouvert une page Facebook : »Nous sommes aux anges » écrit ilial.
Trystan Reese n’a tjamais sauté le pas de mener à bien une opération pour changer de sexe en raison du coût et des risques que cela encourt : « Cela coûte des dizaines de milliers de dollars, avec 50% de chances de devenir incontinent. J’aime mon corps tel qu’il est. »
A Paris Match, il avait raconté sa quête d’identité : « Quand j’étais au lycée, je disais que j’étais un homosexuel dans un corps de femme, a raconté Trystan Reese. Tous mes amis étaient gay. Puis à l’âge de 19 ans, j’ai commencé à prendre de la testostérone. Mon corps s’est mis à changer. La barbe est apparue, j’avais l’impression de vivre en même temps une puberté et une ménopause. Emotionnellement, c’était très difficile… Mais au bout de six mois, j’étais un homme. »

Christiano Ronaldo pose avec ses jumeaux

La Cour de cassation a jugé ce mercredi 5 juillet qu’un enfant né d’une mère porteuse à l’étranger pouvait être adopté par le mari de son père biologique, dans le cas d’un couple homosexuel.
Cependant, dans un couple hétérosexuel, l’épouse ne sera en revanche pas reconnue comme mère légale car elle n’aura pas accouché elle-même de l’enfant. L’acte de naissance français d’un petit né par gestation pour autrui à l’étranger ne pourra donc mentionner qu’un père.
Christiano Ronaldo, quadruple Ballon d’Or, s’est affiché, le jour même ou la France statuait sur la GPA, aux côtés de ses nouveaux nés, Eva et Mateo, et de son fils Cristiano Jr.,  « Béni », a t-il  simplement commenté en légende de son cliché.
Mis au monde le 8 juin dernier, les jumeaux seraient nés d’une mère porteuse sur la côté ouest des Etats-Unis, à l’instar du premier fils de Cristiano Ronaldo né en juin 2010.

les enfants nés à l’étranger par GPA pourront avoir deux parents légaux en France

La Cour de cassation a autorisé ce mercredi la reconnaissance légale des deux parents d’un enfant né d’une mère porteuse à l’étranger.
Il s’agissait pour la juridiction de savoir si, dans un couple hétérosexuel, «la mère d’intention», qui n’a pas accouché, peut être reconnue comme parent. Il faudra néanmoins passer par l’adoption.
« En cas de GPA réalisée à l’étranger, l’acte de naissance peut être transcrit sur les registres de l’état civil français en ce qu’il désigne le père, mais pas en ce qu’il désigne la mère d’intention, qui n’a pas accouché », explique la Cour dans un communiqué précisant qu’« une GPA réalisée à l’étranger ne fait pas obstacle, à elle seule, à l’adoption de l’enfant par l’époux de son père ».
La GPA est interdite en France, et des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende peuvent être demandés.
«La Cour a choisi une troisième voie entre le refus et la transcription pure et simple» de l’acte de naissance étranger à l’état civil français, s’est réjouit Me Patrice Spinosi. «Ce n’est pas pleinement satisfaisant pour toutes les familles mais cela permet aux enfants nés de GPA d’établir un lien de filiation avec leurs deux parents, le père biologique et leur parent sociologique», celui ou celle qui les élève, s’est félicité l’avocat.
Patrice Spinosa représente un couple d’homosexuels élevant un enfant né d’une mère porteuse en Californie.Le père biologique est reconnu en France, mais ce n’est pas le cas de son conjoint, qui a formulé une demande d’adoption, sans succès jusqu’ici.
La justice française lui reconnaît donc désormais le droit de faire une demande d’adoption «simple», qui ne gomme pas l’origine de l’enfant, à la différence de l’adoption dite «plénière».

L’Eglise catholique appelle Macron à ne pas ouvrir la PMA aux couples lesbiens

L’Eglise catholique, par la voix de Mgr Pierre d’Ornellas, appelle Emmanuel Macron à ne pas « réveiller les passions » sur la procréation médicalement assistée (PMA), au lendemain de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) favorable à son ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Dans une tribune à paraître dans « Le Monde » daté de jeudi, l’archevêque de Rennes, chargé des questions d’éthique au sein de l’épiscopat, estime qu' »il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions ».
« Le CCNE ne donne qu’un avis qui, sans obliger, invite à une réflexion plus approfondie et davantage partagée. Donnons-nous le temps de la réflexion et du débat! », écrit Mgr d’Ornellas.

La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen, vaincue au second tour de la présidentielle par M. Macron, s’est dite elle « opposée » à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, car « fabriquer des enfants sans père (est) éminemment négatif pour l’enfant en question ».

Les associations LGBT se félicitent de l’avis favorable du Comité national d’éthique

L’Inter-LGBT s’est « félicitée »de l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) à l’ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la procréation médicale assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels.
Dans un communiqué, elle « invite le Parlement à légiférer rapidement en ce sens », tout en disant « attendre la publication du texte complet »: « L’Inter-LGBT se montrera vigilante vis-à-vis d’éventuelles restrictions qui pourraient être présentes dans l’avis ».
« L’ouverture de la PMA est une question d’autonomie des femmes et de choix personnels, au même titre que la contraception, la stérilisation ou l’avortement » et « une question d’égalité et de santé publique », rappelle l’Inter-LGBT.
« Pour que toutes les femmes puissent en bénéficier, l’Inter-LGBT demande au Parlement de prévoir le remboursement des frais médicaux pour toutes les femmes », poursuit le texte, en appelant également à « légiférer » sur « la possibilité (pour les femmes) de conserver leurs propres ovocytes, pour se donner toutes les chances de réussir leur projet parental si elles envisagent une grossesse après 35 ans ».