Archives de Catégorie: homoparentalité

L’Eglise catholique appelle Macron à ne pas ouvrir la PMA aux couples lesbiens

L’Eglise catholique, par la voix de Mgr Pierre d’Ornellas, appelle Emmanuel Macron à ne pas « réveiller les passions » sur la procréation médicalement assistée (PMA), au lendemain de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) favorable à son ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Dans une tribune à paraître dans « Le Monde » daté de jeudi, l’archevêque de Rennes, chargé des questions d’éthique au sein de l’épiscopat, estime qu' »il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions ».
« Le CCNE ne donne qu’un avis qui, sans obliger, invite à une réflexion plus approfondie et davantage partagée. Donnons-nous le temps de la réflexion et du débat! », écrit Mgr d’Ornellas.

La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen, vaincue au second tour de la présidentielle par M. Macron, s’est dite elle « opposée » à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, car « fabriquer des enfants sans père (est) éminemment négatif pour l’enfant en question ».

Les associations LGBT se félicitent de l’avis favorable du Comité national d’éthique

L’Inter-LGBT s’est « félicitée »de l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) à l’ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la procréation médicale assistée (PMA), aujourd’hui réservée aux couples hétérosexuels.
Dans un communiqué, elle « invite le Parlement à légiférer rapidement en ce sens », tout en disant « attendre la publication du texte complet »: « L’Inter-LGBT se montrera vigilante vis-à-vis d’éventuelles restrictions qui pourraient être présentes dans l’avis ».
« L’ouverture de la PMA est une question d’autonomie des femmes et de choix personnels, au même titre que la contraception, la stérilisation ou l’avortement » et « une question d’égalité et de santé publique », rappelle l’Inter-LGBT.
« Pour que toutes les femmes puissent en bénéficier, l’Inter-LGBT demande au Parlement de prévoir le remboursement des frais médicaux pour toutes les femmes », poursuit le texte, en appelant également à « légiférer » sur « la possibilité (pour les femmes) de conserver leurs propres ovocytes, pour se donner toutes les chances de réussir leur projet parental si elles envisagent une grossesse après 35 ans ».

PMA: Le Comité d’éthique favorable pour les couples de femmes et les femmes célibataires

Le Comité national d’éthique s’est prononcé ce mardi en faveur de l’ouverture de la Procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Actuellement, seuls les couples hétérosexuels y ont droit.
« Le CCNE recommande dans ce texte l’ouverture de l’AMP ( assistance médicale à la procréation, ou PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules », a déclaré à la presse le rapporteur Frédéric Worms. Le Comité s’est en revanche opposé à la Gestation pour autrui (GPA) et à l’autoconservation des ovocytes. « Le Comité a décidé dans sa majorité l’ouverture à ces demandes sociétales, c’est-à-dire non médicales, de recours à l’assistance médicale à la procréation » en l’occurrence l’insémination artificielle avec donneur (IAD) de sperme, à toutes les femmes, a expliqué son président, le Pr Jean-François Delfraissy.
La PMA (appelée par les médecins AMP pour), désigne l’ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme.
L’élargissement de l’accès à la procréation médicalement assistée était le mot d’ordre de la quarantième Marche des fiertés parisienne (gay pride) samedi 24 juin, ce qui en fait un sujet d’autant plus brûlant. Et la question reste délicate dans un pays où la mobilisation contre le mariage pour tous a été des plus violente.
En avril, pendant la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron avait indiqué, dans un courrier aux associations LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans),  qu’il était « favorable à une loi qui ouvrira la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires » tout en conditionnant tacitement cet élargissement à l’avis du CCNE : « Afin de ne pas réitérer les erreurs du passé, le calendrier de cette réforme sera soigneusement préparé, déclarait-il. J’attendrai que le comité national d’éthique ait rendu son avis pour pouvoir construire un consensus le plus large possible. »
Son mouvement En Marche ! s’est prononcé en mai pour l’ouverture de cette pratique à « toutes les femmes », par un tweet de son porte-parole.
Six Français sur dix (60 %) sont favorables à l’élargissement de la PMA aux couples de femmes, selon un sondage Ifop publié à l’occasion de la Marche des fiertés samedi. Ils sont cependant moins nombreux (44 %) à être favorables à la GPA pour les couples homosexuels que pour les couples hétérosexuels (59 %), selon ce sondage.

SOS homophobie demande au gouvernement un calendrier législatif précis sur la PMA

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) rendra mardi son avis très attendu sur la PMA (procréation médicalement assistée), qui concerne notamment les couples de femmes, a-t-il annoncé jeudi.
La PMA, qui désigne l’ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme, est aujourd’hui interdite en France aux mères célibataires et aux couples lesbiens.
Un groupe de travail du Comité d’éthique planche sur cette question depuis deux ans. Six Français sur dix (61%) seraient favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, une hausse de six points par rapport à 2014, selon un sondage publié en mars.
Par ailleurs, 50% des Français se disent favorables à la gestation pour autrui (GPA), 7 points de plus qu’en 2014, selon ce baromètre réalisé par BVA pour la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) des ministères des Finances, des Affaires sociales et de l’Emploi.
La question de la GPA, interdite en France, sera incluse dans l’avis que rendra le Comité d’éthique.
En Marche !, le mouvement d’Emmanuel Macron, s’est prononcé en mai pour l’ouverture de cette pratique à « toutes les femmes », par un tweet de son porte-parole.
A la veille de la Marches des fiertés parisienne, SOS homophobie demande au gouvernement un calendrier législatif précis sur la PMA.
L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes est une revendication de longue date, sans cesse repoussée ou mise au ban au détriment de toutes les femmes qui désirent fonder une famille explique l’association.
La PMA est un engagement que le Président de la République a rappelé dans sa lettre ouverte adressée aux LGBTI le 16 avril 2017, dans laquelle il affirme être « favorable à une loi qui ouvre la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, alors que seuls les couples hétérosexuels y ont accès aujourd’hui.

Pays Bas : deux pères gays obligés de rendre leur enfant à la mère de substitution

Deux hommes homosexuels hollandais ont été contraint de rendre leur bébé de deux semaines à sa mère de substitution après un test ADN qui a montré que le mari de la femme était le père biologique.
Arnout Janssen et Stefano Franke avaient trouvé un mère porteuse sur internet en 2016 et, après plusieurs rendez vous, ils l’avaient choisi pour être la mère de leur enfant .
Elle a subi une insémination artificielle en septembre dernier et a été considérée comme enceinte par l’un des deux hommes
Dans le contrat passé avec le couple gay, la mère porteuse acceptait d’avoir seulement des rapports sexuels protégés avec son mari pour s’assurer que Janssen ou Frank serait bien le père de leur futur enfant
Cependant, un test ADN a prouvé que le père biologique était en fait le mari de la mère porteuse
« Pour nous, ça a été un grand choc. Hayley était et est notre enfant » a déclaré Arnout Janssen.
Arnout Janssen et Stefano Franke sont ensemble depuis quatre ans et se sont mariés il y a deux ans. Leur rêve d’avoir un enfant était l’une des choses qui les réunissait.
Quand le bébé est né, ils ont passé deux nuits à l’hôpital alors que la mère biologique soit déjà rentrée chez ses trois enfants.
«En tant que parents homosexuels, vous n’avez pas de droits», a déclaré Janssen à AD.
«Tout dépend de la volonté et de la bonne foi de la mère. En dehors d’une liste de contrôle sur Internet, nous n’avions rien sur papier. »
Le couple a déclaré que la mère avait des doutes quant à l’adoption dans les dernières semaines de grossesse, mais semblait se satisfaire de l’arrangement juste avant la naissance.
«Elle a de nouveau déclaré clairement qu’elle voulait abandonner l’enfant», a déclaré Janssen.
«Elle nous l’a donné. Nous l’avons accompagné à l’accouchement. C’était un moment incroyablement émotif. »
Sur leur blog, les deux hommes ont écrit:« Nous espérons que Hayley recevra toute l’attention et l’amour qu’elle mérite, et nous espérons qu’elle grandira pour être une femme étonnante.»

Les évêques de France demandent à Emmanuel Macron de ne pas rouvrir le débat sur la PMA

Les évêques de France demandent à Emmanuel Macron de ne pas rouvrir le débat sur la PMA
L’archevêque de Marseille a demandé au président élu de ne pas légaliser la PMA.
« J’espère aussi qu’il ne va pas nous enliser dans des débats de société qui ont aussi contribué à la division du pays mais qu’il n’est pas urgent de remettre en première ligne », a ajouté le premier des évêques, en allusion à la volonté du fondateur d’En marche! d’élargir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.
L’épiscopat avait été très critiqué dans l’entre-deux-tours pour n’avoir pas pris position entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, alors même qu’un vote pour ce dernier était rejeté par une frange conservatrice de l’électorat catholique.
« L’entre-deux-tours ne nous a pas semblé tel qu’il faille intervenir d’une manière plus forte que ce que nous avions fait », plaide Mgr Pontier dans le quotidien catholique. Face au Front national, « les critères (de choix, NDLR) que nous avions proposés sur les migrants, l’Europe, une société apaisée, nous paraissaient suffisants », poursuit-il.
Selon un sondage Ifop, le candidat d’En marche! a obtenu dimanche dernier 62% des suffrages exprimés par l’ensemble des catholiques (idem chez les pratiquants), et même 71% chez les pratiquants réguliers, qui vont à la messe au moins une fois par mois.
(Source :E-llico.com)

Marine Le Pen prépare discrètement un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes

Même si Marine Le Pen évite soigneusement d’aborder la question des droits LGBT, le programme du FN prévoit un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes.
Le projet 87 de son programme prévoit ainsi de « créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira ».
Marine Le Pen promet que la fin de la loi Taubira n’aura « pas d’effet rétroactif », mais il en sera fini du mariage pour tous et de l’égalité des droits, notamment de l’adoption pour les couples homosexuels .
Marine Le Pen veut « maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) » et « réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité ».
Le projet 89 entend simplement « lutter contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé » Exit l’homophobie ou la transphobie.
En face, Emmanuel Macron ne remet lui pas en cause le mariage pour tous et se dit favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.
La Manif pour tous a ainsi choisi son camp pour le second tour en appelant àvoter contre Emmanuel Macron. « Il prépare une politique anti-famille, juge la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. Le 7 mai : Macron, c’est non ! » Un soutien net au FN, même s’il ne dit pas son nom.
Marion Maréchal-Le Pen qui se dit garante de l’abrogation de la loi Taubira a défilé avec Gilbert Collard dans les rangs de la Manif pour tous contre le mariage pour tous
En mars 2016, Marion Maréchal Le Pen avait tenu des propos violents, jugeant que le mariage pour tous ouvrait la voie « à de nombreuses dérives », parmi lesquelles… « la polygamie ». La députée du Vaucluse a aussi attaqué « tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ». Il faut « défendre la famille traditionnelle et naturelle », affirme la nièce de la candidate
Jean-Marie Le Pen dérape encore
38% des hommes gays ayant voté aux élections régionales de 2015 ont soutenu le FN.

Marion Maréchal-Le Pen « se portera garante » de l’abrogation de la loi Taubira

Marine Le Pen souhaite, si elle est élue présidente de la République revenir sur le mariage pour tous et veut l’abrogation pure et simple de la loi Taubira, ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe depuis le 17 mai 2013. Les unions déjà prononcées ne seront toutefois pas annulées.
« Ça ne sera pas une priorité mais c’est une promesse qui sera tenue (…) Je m’en porterai garante d’ailleurs », a affirmé Marion Maréchal-Le Pen ce dimanche, lors de son passage dans BFM Politique.
« Nous nous opposerons de la même manière à l’extension de la PMA aux couples de femmes », a-t-elle précisé.
Le Front national est également opposé à la légalisation de la GPA en France et à « ses contournements ». Autrement dit, il n’est pas favorable à la reconnaissance des enfants nés de mères-porteuses à l’étranger, contrairement à Emmanuel Macron.
Le candidat d’En Marche! n’est toutefois pas favorable à l’ouverture de la gestation pour autrui sur le territoire. En revanche, il défend le Mariage pour tous et s’est même engagé à élargir la PMA aux couples de femmes.

 

L’Eglise catholique de France ne se mouille pas

A l’issue du résultat du premier tour des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France a appelé à « construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun ».
L’Eglise de France « n’appelle elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat », elle souhaite « donner à chacun des éléments pour son discernement propre ».
Dans un communiqué, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques, appelle à « un véritable pacte éducatif ». Il écrit que c’est « en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale ».
En outre, il indique que l’Eglise de France « replace ce scrutin présidentiel dans un processus démocratique qui ne s’y limite pas mais qui se prolongera dans les législatives et les sénatoriales  ; qui se traduit aussi dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif) ; et qui s’accompagne enfin de l’engagement des citoyens dans la vie sociale ». « Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social », l’Eglise de France rappelle donc « certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité ».
Le collectif Antioche qui réunit des prêtres et des religieux, à différents niveaux de la hiérarchie ecclésiastique, ont souhaité prendre leurs distances de la Conférence épiscopale:
«Force est donc de constater que les propos de la CEF se trompent de cible avec une régularité d’horloge depuis 30 ans. Ils ne sauraient donc plus ni mobiliser ni intimider quiconque, en tout cas pas nous. Nous ne regardons plus la télévision depuis longtemps, nous ne lisons plus vos déclarations, Messeigneurs… Nous étions à la Manif pour Tous et à la Marche pour la Vie et vous n’y étiez pas… La situation s’aggrave chaque jour…
Voilà pourquoi, sans « appeler » à voter, ni « canoniser » personne ni aucun programme, sans donner de leçons de morale à quiconque, sans jouer sur la peur, soucieux du bien commun politique dans le « moindre mal », nous disons paisiblement que nous voterons pour Mme Le Pen dans deux semaines.»
Un sondage Harris publié le 25 avril par « La Croix », révèle que 44% des catholiques pratiquants dits réguliers ont donné leur voix à François Fillon. Passé la désillusion de ne pas voir leur favori au second tour, beaucoup peinent encore à savoir quel bulletin glisseront-ils dans l’urne, le 7 mai prochain.

Japon : pour la première fois, un couple gay peut adopter un enfant

La ville d’Osaka, la troisième plus grande ville du pays, a reconnu mercredi son premier couple de parents adoptifs composé de deux personnes du même sexe.
L’adoption au japon n’est pas interdite aux couples gays et lesbiens mais difficilement accessible.
Le gouvernement de la ville a officiellement reconnu un couple composé de deux hommes comme parents adoptifs d’un adolescent.
La garde de ce dernier leur a été confiée en février dernier. Une première selon le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être social, dont les représentants ont indiqué qu’il n’y avait « aucun précédent » en la matière.
Traditionnellement, les membres de la communauté LGBT qui souhaitent adopter au Japon le font en tant qu’individus: la garde d’un enfant est confiée à deux personnes sans que leur statut de couple ne soit pris en compte dans cette décision.
Cette fois-ci, le gouvernement d’Osaka a accédé à la requête de deux hommes après avoir déterminé que les deux requérants ont compris leurs obligations de parents et ont bel et bien les moyens financiers pour élever un enfant.
Si certains gouvernements locaux reconnaissent déjà plusieurs formes de « partenariats entre personnes de même sexe », et s’il n’existe aucune disposition légale dans le droit japonais excluant les couples de même sexe d’être des parents adoptifs, le principe d’adoption par des couples gays et lesbiens continue de susciter la défiance.
Après avoir entamé ses démarches d’adoption en décembre 2015, les parents ont notamment dû suivre une formation, des examens médicaux et des conférences.