Archives de Catégorie: homoparentalité

Les évêques de France demandent à Emmanuel Macron de ne pas rouvrir le débat sur la PMA

Les évêques de France demandent à Emmanuel Macron de ne pas rouvrir le débat sur la PMA
L’archevêque de Marseille a demandé au président élu de ne pas légaliser la PMA.
« J’espère aussi qu’il ne va pas nous enliser dans des débats de société qui ont aussi contribué à la division du pays mais qu’il n’est pas urgent de remettre en première ligne », a ajouté le premier des évêques, en allusion à la volonté du fondateur d’En marche! d’élargir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.
L’épiscopat avait été très critiqué dans l’entre-deux-tours pour n’avoir pas pris position entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, alors même qu’un vote pour ce dernier était rejeté par une frange conservatrice de l’électorat catholique.
« L’entre-deux-tours ne nous a pas semblé tel qu’il faille intervenir d’une manière plus forte que ce que nous avions fait », plaide Mgr Pontier dans le quotidien catholique. Face au Front national, « les critères (de choix, NDLR) que nous avions proposés sur les migrants, l’Europe, une société apaisée, nous paraissaient suffisants », poursuit-il.
Selon un sondage Ifop, le candidat d’En marche! a obtenu dimanche dernier 62% des suffrages exprimés par l’ensemble des catholiques (idem chez les pratiquants), et même 71% chez les pratiquants réguliers, qui vont à la messe au moins une fois par mois.
(Source :E-llico.com)

Marine Le Pen prépare discrètement un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes

Même si Marine Le Pen évite soigneusement d’aborder la question des droits LGBT, le programme du FN prévoit un recul considérable pour les homosexuels et les lesbiennes.
Le projet 87 de son programme prévoit ainsi de « créer une union civile (PACS amélioré) qui viendra remplacer les dispositions de la loi Taubira ».
Marine Le Pen promet que la fin de la loi Taubira n’aura « pas d’effet rétroactif », mais il en sera fini du mariage pour tous et de l’égalité des droits, notamment de l’adoption pour les couples homosexuels .
Marine Le Pen veut « maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) » et « réserver la procréation médicalement assistée (PMA) comme réponse médicale aux problèmes de stérilité ».
Le projet 89 entend simplement « lutter contre toutes les discriminations liées aux handicaps et à la santé » Exit l’homophobie ou la transphobie.
En face, Emmanuel Macron ne remet lui pas en cause le mariage pour tous et se dit favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.
La Manif pour tous a ainsi choisi son camp pour le second tour en appelant àvoter contre Emmanuel Macron. « Il prépare une politique anti-famille, juge la présidente du mouvement, Ludovine de la Rochère. Le 7 mai : Macron, c’est non ! » Un soutien net au FN, même s’il ne dit pas son nom.
Marion Maréchal-Le Pen qui se dit garante de l’abrogation de la loi Taubira a défilé avec Gilbert Collard dans les rangs de la Manif pour tous contre le mariage pour tous
En mars 2016, Marion Maréchal Le Pen avait tenu des propos violents, jugeant que le mariage pour tous ouvrait la voie « à de nombreuses dérives », parmi lesquelles… « la polygamie ». La députée du Vaucluse a aussi attaqué « tous les délires et les fantasmes LGBT, du mariage homosexuel aux mères porteuses, en passant par la théorie du genre ». Il faut « défendre la famille traditionnelle et naturelle », affirme la nièce de la candidate
Jean-Marie Le Pen dérape encore
38% des hommes gays ayant voté aux élections régionales de 2015 ont soutenu le FN.

Marion Maréchal-Le Pen « se portera garante » de l’abrogation de la loi Taubira

Marine Le Pen souhaite, si elle est élue présidente de la République revenir sur le mariage pour tous et veut l’abrogation pure et simple de la loi Taubira, ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe depuis le 17 mai 2013. Les unions déjà prononcées ne seront toutefois pas annulées.
« Ça ne sera pas une priorité mais c’est une promesse qui sera tenue (…) Je m’en porterai garante d’ailleurs », a affirmé Marion Maréchal-Le Pen ce dimanche, lors de son passage dans BFM Politique.
« Nous nous opposerons de la même manière à l’extension de la PMA aux couples de femmes », a-t-elle précisé.
Le Front national est également opposé à la légalisation de la GPA en France et à « ses contournements ». Autrement dit, il n’est pas favorable à la reconnaissance des enfants nés de mères-porteuses à l’étranger, contrairement à Emmanuel Macron.
Le candidat d’En Marche! n’est toutefois pas favorable à l’ouverture de la gestation pour autrui sur le territoire. En revanche, il défend le Mariage pour tous et s’est même engagé à élargir la PMA aux couples de femmes.

 

L’Eglise catholique de France ne se mouille pas

A l’issue du résultat du premier tour des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France a appelé à « construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun ».
L’Eglise de France « n’appelle elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat », elle souhaite « donner à chacun des éléments pour son discernement propre ».
Dans un communiqué, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques, appelle à « un véritable pacte éducatif ». Il écrit que c’est « en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale ».
En outre, il indique que l’Eglise de France « replace ce scrutin présidentiel dans un processus démocratique qui ne s’y limite pas mais qui se prolongera dans les législatives et les sénatoriales  ; qui se traduit aussi dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif) ; et qui s’accompagne enfin de l’engagement des citoyens dans la vie sociale ». « Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social », l’Eglise de France rappelle donc « certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité ».
Le collectif Antioche qui réunit des prêtres et des religieux, à différents niveaux de la hiérarchie ecclésiastique, ont souhaité prendre leurs distances de la Conférence épiscopale:
«Force est donc de constater que les propos de la CEF se trompent de cible avec une régularité d’horloge depuis 30 ans. Ils ne sauraient donc plus ni mobiliser ni intimider quiconque, en tout cas pas nous. Nous ne regardons plus la télévision depuis longtemps, nous ne lisons plus vos déclarations, Messeigneurs… Nous étions à la Manif pour Tous et à la Marche pour la Vie et vous n’y étiez pas… La situation s’aggrave chaque jour…
Voilà pourquoi, sans « appeler » à voter, ni « canoniser » personne ni aucun programme, sans donner de leçons de morale à quiconque, sans jouer sur la peur, soucieux du bien commun politique dans le « moindre mal », nous disons paisiblement que nous voterons pour Mme Le Pen dans deux semaines.»
Un sondage Harris publié le 25 avril par « La Croix », révèle que 44% des catholiques pratiquants dits réguliers ont donné leur voix à François Fillon. Passé la désillusion de ne pas voir leur favori au second tour, beaucoup peinent encore à savoir quel bulletin glisseront-ils dans l’urne, le 7 mai prochain.

Japon : pour la première fois, un couple gay peut adopter un enfant

La ville d’Osaka, la troisième plus grande ville du pays, a reconnu mercredi son premier couple de parents adoptifs composé de deux personnes du même sexe.
L’adoption au japon n’est pas interdite aux couples gays et lesbiens mais difficilement accessible.
Le gouvernement de la ville a officiellement reconnu un couple composé de deux hommes comme parents adoptifs d’un adolescent.
La garde de ce dernier leur a été confiée en février dernier. Une première selon le ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être social, dont les représentants ont indiqué qu’il n’y avait « aucun précédent » en la matière.
Traditionnellement, les membres de la communauté LGBT qui souhaitent adopter au Japon le font en tant qu’individus: la garde d’un enfant est confiée à deux personnes sans que leur statut de couple ne soit pris en compte dans cette décision.
Cette fois-ci, le gouvernement d’Osaka a accédé à la requête de deux hommes après avoir déterminé que les deux requérants ont compris leurs obligations de parents et ont bel et bien les moyens financiers pour élever un enfant.
Si certains gouvernements locaux reconnaissent déjà plusieurs formes de « partenariats entre personnes de même sexe », et s’il n’existe aucune disposition légale dans le droit japonais excluant les couples de même sexe d’être des parents adoptifs, le principe d’adoption par des couples gays et lesbiens continue de susciter la défiance.
Après avoir entamé ses démarches d’adoption en décembre 2015, les parents ont notamment dû suivre une formation, des examens médicaux et des conférences.

Bordeaux : une maman obtient un droit de visite de l’enfant de son ex-compagne

Le tribunal de Bordeaux a reconnu un droit de visite dans un couple lesbien divorcé du sud-Gironde. L’enfant est né il y a trois ans par insémination en Espagne. Il n’avait pas été adopté par la deuxième maman.
Pour la première fois en Gironde, la justice vient d’accorder un droit de visite à l’ex-épouse.
Dans ses conclusions, le tribunal de Bordeaux a estimé, que ce serait « déstabilisant » que la petite fille âgée de 3 ans, soit aujourd’hui privée de tout contact avec sa deuxième maman, avec laquelle elle a partagé sa vie jusqu’ici, jusqu’en juin dernier, jusqu’à la séparation du couple marié en juillet 2015. La naissance avait été permise par insémination en Espagne en janvier 2014. C’était « un projet en commun » explique la plaignante. Ce que réfute la mère biologique, qui a par ailleurs, refusé que la procédure d’adoption aille à son terme, il y a quelques mois.
C’est pour cette raison que le procès a pu se tenir. Car si la Loi Taubira permet à un couple homosexuel de fonder une famille, il est toujours impossible d’avoir deux papas ou deux mamans selon le code civil. Le lien de filiation n’est pas établi, à moins d’adopter l’enfant.
À Bordeaux, les juges se sont donc basés sur un autre article de loi, qui permet à un tiers « sans lien de parenté » mais qui a noué « des liens affectifs durables avec un enfant », de bénéficier d’un droit de visite ou d’hébergement. Un droit exercé pour la première fois depuis le jugement, et après 10 mois sans aucun contact, durant quelques heures par la deuxième maman ce weekend.
La mère biologique a annoncé qu’elle ferait appel de ce jugement

6 Français sur dix favorables à la PMA pour les couples de femmes

Six Français sur dix (61%) sont favorables à l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, une hausse de six points par rapport à 2014, selon un baromètre d’opinion réalisé par BVA pour la Drees, publié vendredi.
Selon le volet « famille » de ce baromètre (3.038 personnes interrogées en face à face entre le 17 octobre et le 28 novembre 2016, méthode des quotas), 37% sont opposés à la PMA pour les couples de femmes (-6 points) et 2% ne se prononcent pas.
Par ailleurs, 50% des Français se disent favorables à la Gestation pour autrui (GPA), 7 points de plus qu’en 2014, selon ce baromètre réalisé pour la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques des ministères sociaux.
Plus de six Français sur dix (64%) sont en désaccord avec l’idée que le mariage est le cadre idéal pour vivre une relation de couple. Le soutien porté à cette affirmation (36%) a connu un recul quasi continu depuis l’année 2000 (-16 points), année où il était encore majoritaire (52%).

L’Initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids contre le maraige homosexuel n’a pas le million de signatures

mdkLancée le 4 avril 2016, l’initiative citoyenne européenne (ICE) Mum, Dad & Kids doit recueillir 1 million de signatures d’ici le 3 avril 2017 pour que l’Union Européenne reconnaisse le mariage homme/femme et la filiation père-mère-enfant comme la seule légale .
Si le million de signature est atteint, la Commission européenne sera obligée d’ouvrir un débat en vue d’adopter cette double définition du mariage et de la famille.
A ce jour, 610000 signatures ont été collectées, dont 27575 pour la France.
Mum, Dad & Kids voudrait que l’Union européenne adopte une définition limitée du mariage et de la famille par la législation communautaire :
“Le mariage est l’union durable d’un homme et d’une femme » et « la famille est fondée sur le mariage et/ou la descendance ».
Ce sont ces définitions que les citoyens Européens sont appelés à soutenir par leurs signatures.
Le principe même de cette initiative citoyenne européenne a déjà été validé par la Commission.
Pour Ludovine de La Rochère  : « Cette initiative est une opportunité à saisir pour non seulement stopper la déconstruction de la famille mais aussi soutenir le mariage, la richesse de l’altérité et de la complémentarité des sexes, la filiation et l’intérêt supérieur de l’enfant. J’invite les familles de France et d’Europe à amplifier la mobilisation. Nous avons déjà rassemblé près des deux tiers du million de signature nécessaire. Nous avons marqué un essai. Nous avons deux mois pour le transformer ».
Prions pour que cela n’arriva pas …

Belgique : L’adoption désormais plus simple pour les couples homosexuels

couple lesbienLa Chambre a adopté jeudi à l’unanimité une proposition de loi de Stefaan Van Hecke et Muriel Gerkens (Ecolo-Groen) visant à contourner certains obstacles à l’adoption par les couples homosexuels. La proposition répond notamment à un arrêt de la Cour constitutionnelle qui tente de rétablir coûte que coûte l’égalité devant la loi des unions de même sexe.
Aujourd’hui , les couples homosexuels inscrits dans un projet d’adoption continuent de rencontrer des difficultés, par exemple, lorsque le parent légal ex-conjoint s’oppose à l’adoption.
Si celui-ci a le droit d’exprimer un refus, la proposition de loi écologiste entend donner au juge un pouvoir d’appréciation quant à déterminer si cette décision est considérée comme contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant.
La proposition crée la possibilité pour une personne d’adopter l’enfant de son ancien conjoint ou cohabitant(e), sans pour autant que l’adoption ne rompe les liens de l’enfant avec sa famille d’origine. L’autorité parentale sera donc ainsi toujours exercée conjointement par l’adoptant et son ancien conjoint ou cohabitant. Cet ajustement s’illustre dans le cas où deux personnes homosexuelles ont élevées un enfant ensemble, mais finissent pas se séparer. Celui des deux qui n’est pas le parent légal pourra désormais revendiquer ses droits, même après une séparation.
Somme toute logique dans la suite des questions abordées par cette nouvelle proposition de loi, des règles d’attribution des noms de famille devraient également être précisées.

USA : Saffron Burrows et sa femme Alison ont eu une fille

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L’actrice anglo-américaine Saffron Burrows est devenu maman lundi 23 janvier 2017 .
A 44 ans, Saffron Burrows a mis au monde une petite fille, Daisy Alice Winnie Balian-Burrows, selon une information de E! News. Il s’agit du second enfant de l’ex-héroïne des films Peur bleue (1999) et Troie (2004) et de son épouse Alison Balian, auteure pour The Ellen DeGeneres Show, mamans depuis 2010 d’un petit garçon.
En couple depuis près de neuf ans, les deux femmes se sont mariées en août 2011, une union longtemps restée secrète. En 2014, quinze ans après avoir révélé sa bisexualité, Saffron Burrows mettait les choses au clair dans un entretien accordé au quotidien anglais The Guardian : « J’ai décidé de vous parler parce que je ne veux pas mentir par omission et je veux être très franche concernant ma vie, déclarait alors celle qui fut par le passé fiancée à l’acteur Alan Cumming puis en couple avec Mike Figgis, réalisateur des films Mademoiselle Julie et Timecode dans lesquels elle joua. Je ne veux pas hésiter et avoir l’impression d’être entravée par quelque chose que je n’aurai pas dit. Je suis vraiment fière de ma famille et des personnes que sont ces deux êtres à mes côtés. C’est certainement l’accomplissement dont je suis le plus fière. Quant à mon petit garçon, je veux être honnête avec lui parce qu’il le mérite. Et je veux que nous vivions une vie très honnête ensemble. Je crois que, pendant un certain temps, j’évitais la discussion, de peur d’être étiquetée d’une manière que j’aurais ressentie comme réductrice et pas en accord avec qui je suis. »