Archives de Catégorie: homoparentalité

les couples de même sexe vivent principalement dans les grandes villes

L’Insee révèle ce jeudi une étude démographique sur les personnes vivant en couple avec un conjoint de même sexe.
Six ans après le mariage pour tous, l’Insee constate que les couples homosexuels sont de plus en plus nombreux en France. En 2011, seuls 0,6% des couples cohabitants étaient de même sexe. En 2018, ce taux est désormais de 0,9%. Selon l’Insee, cette évolution ne traduit cependant pas forcément un plus grand nombre de couples homosexuels:
« Cette augmentation reflète sans doute pour l’essentiel une évolution des modes de vie, liée à la reconnaissance sociale et juridique croissante des couples de même sexe. Les personnes en couple de même sexe hésitent vraisemblablement moins qu’en 2011 à déclarer vivre en couple. »
Les unions entre hommes sont toujours plus nombreuses (56% des couples de même sexe). Cependant, le nombre de couples de femmes augmente plus rapidement, indique l’Insee, laissant envisager un retour à l’équilibre dans quelques années.
La répartition de ces couples est loin d’être uniforme sur le territoire. Plus les villes sont grandes, plus on y trouve des couples cohabitants de même sexe.
Dans les villes de plus de 200.000 habitants par exemple, il y a proportionnellement trois fois plus de couples du même sexe que dans les communes de moins de 5000 habitants.
Selon l’étude de l’Insee, « cette concentration dans les territoires les plus peuplés s’accompagne d’une prise de distance par rapport au lieu de naissance »:
« 7 couple de même sexe sur 10 résident en dehors de leur département de naissance, contre 6 sur 10 pour les personnes en couple de sexe différent. Cet éloignement pourrait faciliter la mise en œuvre d’un mode de vie caractérisé par une orientation sexuelle minoritaire », note l’étude.
Toutes les grandes villes n’ont cependant pas la même proportion de couples du même sexe: Paris concentre ainsi à elle seule 15% des couples d’hommes en France, bien plus que n’importe quelle ville française.
En outre-mer, comme le rappelle cet article de La Première, « la haine anti-LGBT est plus virulente que dans l’Hexagone ». Trois députés avaient d’ailleurs alerté sur la gravité de la situation en juin 2018, dénonçant de « multiples actes de violence en direction des personnes homosexuelles », « des violences homophobes intrafamiliales répandues » et « culturellement admises ».

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Le président de la Conférence des évêques appelle les citoyens à manifester contre la PMA pour toutes

Le président de la Conférence des évêques de France Eric de Moulins-Beaufort a estimé ce lundi que les citoyens, catholiques ou non, « inquiets » du projet de loi bioéthique, avaient « le devoir » de manifester le 6 octobre, journée de mobilisation contre ce texte.
« Personnellement, je ne vois pas comment nous pourrions empêcher des citoyens, catholiques ou non, inquiets de ce projet de loi, de manifester s’ils pensent que c’est un moyen utile pour se faire entendre », a-t-il déclaré à la presse, à l’issue d’une conférence sur le projet de loi organisée par la CEF au Collège des Bernardins à Paris.
« J’aurais tendance même à dire qu’ils ont le devoir de le faire », a-t-il ajouté. « J’approuve le fait que des citoyens français manifestent qu’ils sont inquiets de ce que le projet de loi prévoit », a-t-il encore dit, en précisant toutefois que « nous l’Eglise n’organisons pas la manifestation ». « Ce n’est pas notre manière d’agir », a ajouté l’archevêque de Reims qui ne sera pas à la manifestation le 6 octobre.
Une vingtaine d’associations dont La Manif pour Tous ont appelé à défiler contre le projet de loi qui prévoit notamment l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Adopté en commission, ce texte sera examiné dans l’hémicycle par les députés à partir du 24 septembre.

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Les associations LGBT demandent au CSA d’être vigilant sur les débats autour de la PMA

Des associations ont demandé ce mardi 27 août au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de « porter une attention toute particulière » aux débats autour de la loi bioéthique qui prévoit l’élargissement de la PMA à toutes les femmes.
« Nous n’accepterons pas que nos familles, nos proches et surtout nos enfants aient à subir une fois de plus, la haine d’opposant-e-s radicaux, à longueur d’antennes », écrivent dans une lettre ces associations, la plupart de défense des droits des personnes LGBTI, évoquant les débats autour de l’adoption du mariage pour tous en 2013.
Elles demandent au régulateur des médias audiovisuels de rappeler aux télés et radios « leurs obligations à ne pas se rendre complices explicitement ou et implicitement, de toute manifestation à caractère sexiste ou LGBTphobe », de sanctionner tout « débordement » de cette nature et de « veiller à faire respecter une représentativité équilibrée ».
La plupart de ces associations, l’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), les Enfants d’Arc-en-Ciel ou encore l’Inter-LGBT ont été reçues ce mardi 27 août à l’Assemblée nationale par la Commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique.
Le texte, qui sera examiné fin septembre par les députés, prévoit notamment l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.
Une mesure à laquelle sont farouchement opposées plusieurs associations comme La Manif Pour Tous ou Alliance Vita, qui s’étaient dressées contre le mariage pour tous en 2013 et comptent à nouveau manifester contre la PMA pour toutes le 6 octobre.

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PMA : « mère et mère » inscrit sur l’acte de naissance des enfants de couples de femmes

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a clarifié ce lundi matin sur BFMTV la manière dont les actes de naissance s’adapteraient à une légalisation de la PMA.
« Sur l’acte de naissance apparaîtra ‘mère et mère’ quand nous avons des enfants qui sont issus d’une PMA pour un couple de femmes », a déclaré Nicole Belloubet, interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. « La réalité c’est celle-là : cet enfant a deux mères, eh bien il aura deux mères à l’état civil », a ajouté la ministre. « Sans doute mettrons-nous la mère qui accouche en premier puis l’autre mère ensuite », a ajouté Nicole Belloubet, qui porte ce texte avec les ministres de la Santé Agnès Buzyn et de la Recherche Frédérique Vidal.
La loi bioéthique, qui prévoit l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules, sera examinée à l’Assemblée nationale en septembre.
La réforme de la filiation est au coeur des débats qui ont précédé la présentation du projet de loi en Conseil des ministres. L’option retenue par le gouvernement a été l’établissement d’un dispositif de filiation spécifique pour les enfants nés d’une PMA au sein d’un couple de lesbiennes.
Avant une PMA avec don de sperme, les couples de femmes devront signer une « déclaration commune anticipée » devant notaire, à transmettre à l’officier d’état civil après la naissance. Les deux femmes, celle qui a porté le bébé ainsi que sa compagne, seront ainsi reconnues comme les parents.

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Le RN hostile à la PMA pour toutes

L’eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé mercredi que son parti était opposé à la PMA pour toutes au nom du « droit de l’enfant à avoir à la fois un père et une mère » et a réclamé un référendum sur le sujet.
« Nous serons évidemment opposés à la PMA et à la GPA », a souligné sur LCI Jordan Bardella, car « tout ce qui est technologiquement possible n’est pas toujours humainement souhaitable et parfois pour qu’une société fonctionne, il faut savoir poser des limites ». Selon lui, « il y a pas de droit à l’enfant, mais il y a un droit de l’enfant et le premier de ses droits, c’est d’avoir à la fois un père et une mère ». « L’intérêt de l’enfant lorsque l’enfant grandit, c’est de connaître à la fois son père et sa mère et la PMA remettrait en cause ce droit », assure-t-il.
Autre argument de l’eurodéputé: « Est-ce qu’on élargit à tous et toutes, sachant que cela ouvrirait la porte derrière mécaniquement à la gestation pour autrui » car « les juges nous expliqueront qu’il y a une discrimination entre les couples homosexuels femmes et hommes ». Un référendum s’impose selon lui. « Des questions aussi essentielles que la PMA et la GPA doivent être soumises à référendum parce que ça permettrait le débat et je pense que c’est la manière la plus juste de considérer si oui ou non, les Français estiment que c’est une avancée ou non », argumente-t-il.

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L’Igas pointe des mécanismes au détriment des célibataires et couples homosexuels

L’Inspection générale des affaires sociales a relevé « plusieurs mécanismes ayant conduit à réduire la probabilité d’un agrément » d’adoption pour les célibataires et les couples de même sexe, dans le rapport publié vendredi sur le contrôle des procédures d’adoption en Seine-Maritime.
« La mission a relevé plusieurs mécanismes ayant conduit à réduire la probabilité d’un agrément, et plus encore, à orienter, de manière systématique, les propositions d’adoption sur certains profils de parents, au détriment d’autres », constate l’Igas dans sa synthèse.
L’Igas avait été saisie après des propos tenus par une responsable du service adoption de Seine-Maritime en juin 2018.
Pascale Lemare avait estimé dans un entretien à France Bleu Normandie que les couples homosexuels étaient « un peu atypiques » et avait suggéré qu’ils pouvaient adopter des enfants « atypiques », comme des enfants « handicapés ».
Le rapport observe qu' »une sélection s’est imposée progressivement dans le parcours des adoptants: une information dissuasive pour les célibataires et les homoparents et une sélection plus restrictive des célibataires à la phase d’apparentement ». Autrement dit, « il a existé une règle tacite privilégiant les couples hétéroparentaux ». Et, « s’agissant des demandes d’homoparents, l’adoption ne leur a été proposée, sur la période 2013 (date de la loi ouvrant l’adoption aux couples homosexuels) à 2017, que pour des enfants ayant des besoins spécifiques », c’est-à-dire en mauvaise santé ou handicapés.
La mission juge que « cette posture est paradoxale qui conduit à ne pas considérer ces familles comme prioritaires pour l’accueil d’un nouveau né sans besoins spécifiques et à leur reconnaître des compétences particulières pour accueillir un enfant plus âgé et /ou présentant des problèmes de santé ou de handicap ».
L’Igas souligne que le contrôle n’a porté que sur le département de Seine-Maritime. « Toutefois, il ressort des entretiens nationaux que l’exclusion des célibataires de l’adoption nationale serait couramment pratiquée dans une majorité de conseils de famille en France ». En ce qui concerne les couples homoparentaux, « des conseils de famille semblent un peu moins fermés » et « les couples ayant adopté seraient d’une dizaine à ce jour ».
L’inspection formule 14 recommandations, notamment de « consolider le pilotage national » et « garantir par l’adhésion à une charte de déontologie, l’absence de discrimination entre les familles ».
L’association des familles homoparentales ADFH, qui avait porté plainte contre Pascale Lemare, « salue le travail de l’Igas en la matière et souhaite que le ministère de la Santé engage une réforme permettant de supprimer les discriminations entre les adoptants ».
De son côté, le ministère des Solidarités et de la Santé estime que « ce rapport, s’il ne fournit pas d’éléments tangibles permettant de conclure, en Seine-Maritime, à une discrimination à l’égard des couples homoparentaux, met en lumière l’encadrement insuffisant et le manque de transparence de certaines phases de la procédure d’adoption des pupilles de l’Etat ».
Aussi la ministre Agnès Buzyn demande à Adrien Taquet, secrétaire d’Etat chargé de la Protection de l’enfance, « de conduire une réflexion sur le sujet de l’adoption », selon le communiqué du ministère.
En outre, « une mission parlementaire appuyée par des membres de l’Igas sera prochainement lancée » pour « traiter de l’adoption des pupilles en vue d’une amélioration de la transparence et de la lisibilité des procédures ».

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Agnès Cerighelli provoque la colère sur tweeter aprés ses propos homophobes

Le tweet signé Agnès Cerighelli, conseillère municipale à Saint-Germain-en-Laye et adhérente LREM, a provoqué la polémique hier.
On peut y voir le cliché de la dernière publicité pour la marque de préservatifs Manix avec le message:
« En France, dans la rue, dans le métro, à la vue des enfants, à la vue de la jeunesse, des entreprises font, en toute légalité, la promotion de la sodomie et de l’homosexualité #SodomeEtGomorrhe #LGBTQI »
Très vite, les propos de l’élue ont déclenché des réactions sous son tweet.
Face aux nombreux messages reçus, Agnès Cerighelli s’est exprimée sur son compte Twitter:
« Depuis que je dénonce avec témérité le lobby #LGBT, son communautarisme, son prosélytisme au sein des ministères, du Parlement, des écoles… je reçois chaque jour des centaines d’insultes sur #Twitter. Tant pis. La défense de l’éthique exige courage, audace et détermination », lâche-t-elle.
Selon le maire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Agnes Cerighelli est un infatigable relais de la Manif pour tous, le mouvement anti-mariage pour tous, dans sa commune.

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Vives réactions à l’amendement Parent 1 / Parent 2

L’amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires qui devront porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère » provoque de nombreuses réactions autant chez les associations de parents d’élèves que les mouvements conservateurs.
Les députés ont adopté mardi en première lecture cet amendement LREM dans le cadre du projet de loi « pour une école de la confiance », contre l’avis du gouvernement. En effet, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et la rapporteuse Anne-Christine Lang (LREM) ont donné un avis défavorable, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.
Le texte « vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la députée Valérie Petit (LREM) à l’origine du texte.
Un argument que reprend la FCPE, première fédération de parents d’élèves, qui se félicite du vote des députés. « C’est une très bonne chose, ça tient compte de l’évolution des situations familiales », a réagi auprès de l’AFP Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE. « Ça rentre en résonance avec la loi votée sur la lutte contre le harcèlement, car souvent les situations de harcèlement d’enfants visent des enfants ne rentrant pas dans les cases », a-t-il ajouté.
L’Association des familles homoparentales (AFDH) est plus réservée. « Dans un premier temps, on a salué l’amendement parce que, techniquement, ça permet à nos familles de pouvoir être incluses dans des formulaires qui jusque-là ne le permettaient pas », a réagi Alexandre Urwicz, président de l’AFDH, auprès de l’AFP. Mais il dit craindre que cette formulation ne crée « une hiérarchie parentale ». « Qui est le ‘parent numéro 1’ et qui est le ‘parent numéro 2’ ? », s’est-il demandé. Et de se prononcer pour des formulaires « inclusifs » avec des cases à cocher: « père », « mère », « représentant légal ».
Les associations conservatrices sont, elles, vent debout, à l’instar de Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, qui qualifie ce texte d' »absolument déshumanisant ». « Les enfants ont besoin de repères. Aujourd’hui, on pleure l’absence de repères et, typiquement, cet amendement va dans ce sens de repères fondamentaux qu’on fait disparaître », a-t-elle ajouté auprès de l’AFP.
Tugdual Derville, directeur d’Alliance Vita, association anti-avortement et antimariage pour tous, a même appelé à la « désobéissance civile ». « Nous inviterons, le moment venu, les parents à refuser de s’inscrire dans des cases qui prétendent effacer leur identité dans l’indifférenciation sexuelle », a-t-il expliqué dans un communiqué.
La Conférence des évêques de France (CEF) a regretté une « tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale », dans un communiqué. « Cette aseptisation administrative de la vie familiale représente le énième avatar de la théorie du genre qui voudrait qu’il soit indifférent d’avoir des parents de même sexe ou de sexe différents », écrit Bruno Feillet, président du conseil Famille et société de la CEF. « Faut-il se demander qui serait le numéro un et qui serait le numéro deux parmi les parents ? « , ironise-t-il.
source : http://reloaded.e-llico.com

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l’homoparentalité reconnue dans les formulaires scolaires

Mardi 12 février, l’Assemblée a adopté en première lecture un amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires qui devront porter les mentions « parent 1 et parent 2″ et non plus « père et mère ». Une modification inscrite dans le cadre du projet de loi « sur l’école de la confiance ».
« Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la députée Valérie Petit (LREM) à l’origine du texte. L’élue du Nord a rappelé que nombre de formulaires d’état civil, d’inscription à la cantine ou d’autorisation de sortie scolaire portent toujours les mentions père et mère, en ne tenant pas compte du vote de la loi pour le mariage pour tous et de l’existence de familles homoparentales.
« On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a défendu dans l’hémicycle sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM).
Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et la rapporteuse Anne-Christine Lang (LREM) ont donné un avis défavorable à cet amendement, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.
Le député LR Xavier Breton a dénoncé un amendement relevant « d’une pensée unique et politiquement correcte qui ne correspond pas à la réalité ». « Quand j’entends dire que c’est un modèle dépassé, je rappelle qu’aujourd’hui, dans les unions célébrées, mariages ou PACS, plus de 95 % sont des couples homme-femme », a-t-il dit. En revanche, pour son collègue socialiste Joaquim Pueyot, cette réforme « est une question de respect et de dignité ». « Vous n’imaginez pas les conséquences lorsque des enfants ne se sentent pas traités comme les autres », a-t-il lancé.

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Recensement : l’Insee demande aux couples homoparentaux de désigner un père et une mère

Dans son formulaire de recensement pour l’année 2019, l’Insee demande aux familles homoparentales de désigner un père et une mère dans le document, rapporte Le Figaro. « Pour les couples homoparentaux, un parent se déclare père et l’autre mère, quel que soit leur sexe », précise le document, qui a attiré la colère de plusieurs associations.
L’Association des familles homoparentales a interrogé l’Insee sur Twitter, demandant si l’institut « plaisantait ». En réponse, l’Insee a déclaré que « les termes ‘parent 1 – parent 2’ étaient encore trop peu usités et connus de l’ensemble de la population française pour pouvoir être employés pour le recensement de la population ». Une explication qui ne convient pas aux associations : « On estime donc qu’il est plus compréhensible de demander à des hommes et femmes de modifier leur sexe plutôt que d’écrire la formule plus neutre ‘parent 1 et parent 2’ » a réagi le porte-parole de Stop Homophobie auprès du Figaro. Selon lui, « les créateurs du formulaire ont bien dû se rendre compte de leur incohérence mais ils l’ont tout de même maintenue ».
Lionel Espinasse, responsable des enquêtes de recensement à l’Insee, a expliqué leur démarche au quotidien, affirmant que « le choix ne s’est pas fait sur un coup de tête, nous avons consulté un comité scientifique composé de spécialistes de la famille et nous avons privilégié le langage le plus courant ». L’Association des parents et futurs parents gays et lesbiens souligne de son côté une « maladresse plus que [de l’]homophobie » mais estime que « de la part d’institutions comme l’Insee, c’est très décevant ». Les associations ont demandé à l’Insee la modification de son formulaire.

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