Archives de Catégorie: Cinema-DVD gay et lesbien

Chine :la scène « gay » d’Alien Covenant retirée du film en Chine

La Chine s’en ai pris à Alien : Covenant, dernier film en date du réalisateur Ridley Scott, en coupant la scène gay du film qui a été coupée à l’occasion de sa sortie en Chine, retirant un passage de six minutes montrant Michael Fassbender dans un dialogue avec lui-même.
Les deux robots que l’acteur incarne, David et Walter, échangent sur leurs capacités respectives et finissent leur conversation par un étrange baiser, qui sonne comme un au-revoir entre ces deux frères ennemis. Les cinéphiles et expatriés ont relevé l’absence de cette scène ainsi que d’autres passages du film lors de la projection
Ce n’est pas la première fois que la Chine fait preuve d’intolérance concernant la représentation de relations amoureuses et/ou sexuelles entre deux personnages homosexuels. Le Secret De Brokeback Mountain, chef-d’oeuvre d’Ang Lee s’était ainsi vu interdire de projection sur le territoire, tandis que le dernier live-action Disney La Belle Et La Bête avait suscité bien des remous dans le pays, même si c’est bien la version originale du film qui avait été projetée en salles.

Rouen : 3ème édition du festival Ciné Friendly

Du 16 au 18 juin se tient au cinéma Omnia République de Rouen le festival de cinéma LGBT, « Ciné Friendly ». Présenté par l’association Gay’T Normande, ces trois jours consacrés à la production cinématographique gay internationale est l’occasion de révéler une production artistique aussi soignée que nécessaire.
Cette troisième édition réalisée sous le parrainage du romancier Sébastien Monod – lui même bachelier en cinéma – vous offre ce que le 7ème Art fait de mieux pour la cause. Loin des paillettes du cinéma américain de Deauville, la troisième édition vous réserve même une programmation plus exceptionnelle que jamais. On saura remarquer notamment le film d’ouverture « Closet Monster », un long-métrage canadien multi-primé sur une quête de soi à la fois réaliste et poétique.
Pour la plupart diffusés en avant-première voire en exclusivité (comme « Teenage Kicks » de l’australien Craig Boreham), les projections prévues de courts et longs-métrages sont l’occasion de (re)découvrir la richesse et la variété du cinéma LGBT à travers le monde : De l’Argentine à l’Australie, de l’Allemagne à l’Italie, c’est avant tout le caractère international du cinéma qui est mis à l’honneur. À travers ses 7 longs-métrages, ses 7 courts métrages, ses 4 avant-premières et ses 3 exclusivités, ces trois jours de cinéma dévoilent sans complaisance toutes les facettes de l’homosexualité actuelle et, qu’il s’agisse de drames ou de comédies, ils ouvrent au débat et à la réflexion.
Car en effet, le Ciné Friendly, c’est l’occasion de se familiariser avec les grands enjeux LGBT. Allant du coming out à l’homo-parentalité, de l’insouciance adolescente aux violences encore faites aux gays, ce festival ouvert à tous apparaît aussi artistique que nécessaire.
S’il montre à la fois tous les horizons, les attentes, les peurs et les accomplissements des individus homosexuels, il n’en demeure pas moins l’occasion de débattre et d’échanger à la suite de chaque projection, ce dans une ambiance conviviale et multi-culturelle.
Plus d’infos : http://www.facebook.com/CineFriendly/

3,6 millions de téléspectateurs pour le téléfilm Baisers cachés

baisers cachésLe téléfilm inédit en France ( il a été diffusé en Suisse le 24 août 2016 sur RTS ) « Baisers cachés », diffusé mercredi 17 mai sur France 2 dans le cadre d’une soirée complète consacrée à l’homophobie à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie a rassemblé 3,6 millions de téléspectateurs, soit 15,1% du public.
Un très bon score qui place la chaîne en seconde position derrière TF1.
Patrick Timsit a participé au débat contre l’homophobie sur France 2 qui suivait le film dans lequel il joue « baisers cachés ».
L’acteur a rapporté le comportement homophobe des figurants de ce téléfilm :
Alors que le film était censé se battre contre l’homophobie, les deux jeunes acteurs principaux Jules Houplain et Bérenger Anceaux ont été moqués par les figurants du film lorsqu’ils devaient jouer des scènes où ils s’embrassaient .
« Jamais j’accepterai de jouer une scène comme ça » ont lancé aux 2 héros d’autres jeunes acteurs du film, où encore: « Comment tu peux accepter de jouer un homo ? Je ne jouerai jamais un rôle de PD ! ».
« Vous vous rendez compte ces gens veulent être acteurs, ils sont payés pour tourner dans un film et ils ont ce genre de réflexion ! » s’est emporté Patrick Timist ajoutant « cela prouve si besoin était à quel point ce film est nécessaire

Nantes : Quatorzième édition du festival de cinéma LGBT Cinepride du 9 au 14 mai

Le festival de cinéma lesbien gay bi et trans commence ce mardi 9 mai au cinéma Katorza à Nantes malgré le retrait de la subvention du Conseil régional l’an passé et la polémique qui s’en était suivie..
Six jours de projections mais aussi de rencontres et de fête autour des questions de la construction du genre, des différentes formes de parentalité, de l’amour, des sexualités… et de la fierté.
Il y aura des rencontres, des débats, et une nuit de folie sur le dancefloor du Lieu Unique,
Dix-sept films se partagent l’affiche de cette quatorzième édition de Cinépride, des films venus d’Arménie, des États-Unis, d’Allemagne, d’Italie, d’Afrique du Sud, du Chili, de Colombie, de France avec toujours cette volonté d’explorer des thématiques qui sont chères aux organisateurs : « la construction du genre, les diverses formes de parentalité, l’amour, l’amitié, les sexualités et – encore et toujours – la fierté ! »
« Au gré de ces 17 séances, l’amour et la passion se conjugueront à tous les temps. Celui de l’enfance, troublée par un père réticent à l’idée que ses filles vivent avec deux mamans dans le sensible Rara, suivi d’une intervention des Enfants d’arc en ciel. Celui des derniers sursauts de l’adolescence dans One kiss, projeté en présence de l’association Contact. Puis le florissant âge adulte avec le délicat Apricot groves, Les Initiés ou Other people. Et le temps suspendu du corrosif et déshinibé Chemsex, accompagné d’un débat avec Aides.

festival du cinéma gay et lesbien à Nice

La 9è édition du festival In&Out ouvre ce mardi, avec comme thème, la résistance, et les dissidences.
Jusqu’au 30 avril à Nice, puis à Beaulieu les 2 et 3 mai, le public pourra découvrir les films, courts ou longs métrages LGBT, des documentaires dans différents cinémas de la ville.
Pour l’organisateur Benoît Arnulf, il s’agit de rappeler que rien n’est acquis, les homosexuels sont encore de nos jours tués dans certains pay
C’est donc une meilleure visibilité que propose ce festival ouvert à tout public propose.
C’est Kiki, film américain de Sara Jordenö et Twiggy Pucci Garçon, qui ouvre la compétition dès 19h30 pour la soirée d’ouverture à l’auditorium du musée d’art moderne et d’art contemporain.
Au total , près de 30 films pour la plupart inédits (fictions, documentaires, courts-métrages, films de patrimoine), seront proposés au public. Pour voir la programmation, cliqez ICI.
Le festival In&Out, c’est aussi une compétition . Un jury composé de quatre personnes attribuera les Esperluettes 2017

USA : Une rue de Miami va être renommée après le film «Moonlight»

Mardi 18 avril, le comté de Miami-Dade a annoncé qu’une rue de Liberty City, quartier de Miami dans lequel se déroule le film primé aux Oscars «Moonlight», va être renommée en hommage au film.
Pour la déléguée Audrey Edmonson, qui selon le Miami Herald y a elle-même grandi, ce film a «montré comment les gens grandissent dans ce quartier déshérité».
«Moonlight Way» occupera une partie de la vingt-deuxième avenue de Northwest, juste en face du Centre des Arts de l’Héritage Culturel Africain, où le dramaturge à l’origine de la pièce «In Moonlight Black Boys Look Blue», Tarell Alvin McCraney, a étudié.
Cet acte est avant tout, selon Audrey Edmonson, «pour les enfants qui vivent encore là-bas, à qui l’on dit qu’ils n’arriveront jamais à rien». Pour elle, «cela montre que peu importe la manière dont vous avez été élevé, ou l’endroit où vous avez grandi : vous pouvez quand même devenir quelqu’un».
Le réalisateur de l’adaptation, Barry Jenkins, a également vécu dans ce quartier. «La vie était dure, mais c’était tout de même un endroit magnifique et une source d’inspiration», avait-il confié au journal en février.
Moonlight, sorti en octobre 2016, raconte le parcours d’un jeune garçon noir de Liberty City, la découverte de son homosexualité et la difficulté de vivre sa vie comme il l’entend dans un quartier où règnent la violence et les trafics de drogue.

Sortie cinéma : Les Initiés

Les Initiés sort en France le 19 avri.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur sud-africain John Trengove explore un rituel d’initiation de l’ethnie xhosa. Et lance un débat salutaire sur l’homosexualité et la définition traditionnelle de la masculinité.
Synopsis : Afrique du sud, montagnes du Cap Oriental. Comme tous les ans, Xolani, ouvrier solitaire, participe avec d’autres hommes de sa communauté aux cérémonies rituelles d’initiation d’une dizaine d’adolescents. L’un deux, venu de Johannesburg, découvre un secret précieusement gardé… Toute l’existence de Xolani menace alors de basculer.

Les Initiés lève un double tabou. Non seulement il expose sur grand écran le très secret ulwaluko, un rituel d’initiation particulier aux Xhosas, le deuxième groupe ethnique du pays. Mais surtout il lance la question du rapport entre tradition et homosexualité dans une société où les attaques homophobes restent légion.
L’ulwaluko est aujourd’hui loin de faire l’unanimité parmi les Xhosas eux-mêmes, notamment pour des raisons sanitaires. Mais qu’un réalisateur, blanc qui plus est, s’attaque à ce sujet sensible n’a pas manqué de faire des remous. Et qu’un Xhosa gay lui prête main-forte n’a pas été pour arranger les choses. Dans le film, c’est en effet Nakhane Touré qui prête sa grâce fragile au personnage de Xolani. Chanteur à succès et homosexuel revendiqué, le jeune homme de 29 ans a reçu des lettres de menace pour son rôle, il a été insulté sur les réseaux sociaux. Certains l’ont accusé de jeter sa culture aux orties.

« Les Initiés est né de mon envie de m’attaquer aux stéréotypes trop souvent associés à la masculinité noire au cinéma, en Afrique comme ailleurs. En tant que blanc, représenter la vie d’hommes noirs marginalisés, mettre en scène un monde qui m’est étranger, ne coulait pas de source. C’était même extrêmement délicat. Il m’importait que l’histoire elle-même reflète cette problématique. J’ai donc développé le personnage de Kwanda, qui est étranger à ce monde de traditions et exprime un point de vue proche du mien sur les droits de l’homme et la liberté individuelle.
Un tel film ne prétend pas apporter de solutions à l’enfer que traversent des millions d’homosexuels sur le continent africain et dans le monde, mais j’espère qu’il aura le mérite de représenter cette crise pour ce qu’elle est : un gouffre profond, qui ne cesse de s’agrandir.
Contre toute attente, durant l’écriture des Initiés, je me suis inspiré de Robert Mugabe. Ses déclarations, comme celles proférées par d’autres chefs d’État africains depuis le début des années 90, laissent entendre que l’homosexualité est un symptôme de la décadence occidentale qui menace la culture « traditionnelle ». Nous nous sommes donc dit, « Très bien, mettons cette idée en pratique, imaginons l’homosexualité comme une sorte de virus qui pénètre un organisme patriarcal et le met en péril, et voyons comment l’organisme répond à cette menace. » explique le metteur en scène JOHN TRENGOVE

Pour la 1ère fois une super-héroïne LGBT dans les Power Rangers

Pour la première fois, un film de super héros aura un personnage principal homosexuel .
Le film sur les Power Rangers qui sortira le mois prochain dans les salles obscures fait déjà parler de lui. Le personnage de Trini aka la Ranger Jaune est lesbienne.
Le réalisateur, Dean Israelite a précisé que cet élément de l’intrigue était important pour le film et explique : « Trini se demande vraiment qui elle est ».
Il poursuit : « Elle n’a pas encore trouvé sa véritable identité et il y a une scène vraiment bien dans le film ou c’est évoqué et on dit que c’est normal. C’est normal pour tous les jeunes de se chercher et de découvrir qui ils sont, de trouver leur place ».
Ainsi, les personnages étant des lycéens, ils sont à une période de leur vie où ils s’interrogent entre autres sur leur orientation sexuelle. L’homosexualité de Trini est révélée au détour d’un dialogue, lorsque quelqu’un soulève les problèmes qu’elle a avec son petit ami, avant de réaliser qu’elle est peut-être en couple avec une femme.
Becky G, qui incarne Trini, déclare à Screen Rant : « Power Rangers a toujours représenté la diversité et a toujours été en avance sur de nombreuses choses. Bien que ça puisse être un sujet délicat, je trouve que c’est fait avec beaucoup d’élégance et c’est aussi très juste car personne ne sait, Trini ne se connaît pas elle-même. Il y a cette réplique où elle dit « je n’ai jamais dit ce genre de choses à voix haute » puis celle où Zordon lui dit « tu dois jeter ton masque pour porter cette armure » et c’est vrai. Les gens doivent s’accepter tels qu’ils sont et en être fiers. (…) Trini n’a jamais vraiment appris à s’aimer parce qu’elle n’acceptait pas qui elle était vraiment. »
David Yost, qui jouait le Power Ranger bleu dans la série des années 90 , salue cette représentation de la communauté LGBT. Le comédien, ouvertement gay, avait quitté le show après avoir été harcelé en raison de son orientation sexuelle.

sortie cinema : 1:54

Durée 106 mn
Nationalité : canadien
Avec Antoine-Olivier Pilon (Tim) , Sophie Nélisse (Jen) , Lou-Pascal Tremblay (Jeff)
Date de sortie : 15 mars 2017 (France)
Réalisateur : Yan England
Scénario : Yan England
Montage : Philippe GAGNON
Producteurs : Denise Robert, Diane England

Au lycée, Tim, 16 ans, se fait constamment brutaliser par d’autres élèves. Après un événement tragique, l’adolescent timide, brillant et solitaire décide de prendre les choses en main et de tenir tête à ceux qui le persécutent. Alors que son père est désemparé, Tim décide d’utiliser son talent à la course à pied afin de vaincre son principal harceleur, Jeff. Il veut faire moins que 1 :54 au 800 mètres afin d’empêcher son rival d’accéder à la compétition nationale. Il rencontre Jennifer, qui devient son amie et le soutient. De son côté, Jeff va continuer de faire du mal à Tim et pourrait bien briser ses rêves sportifs…
Dans ce premier long métrage d’un acteur canadien, on retrouve Antoine-Olivier Pilon, révélé par Mommy, de Xavier Dolan. Il y incarne un ado, hésitant sur son orientation sexuelle, qui reprend le 800 mètres pour se confronter au bourreau d’un ami. Le récit de vengeance « positive », via le sport, est plutôt aérien. Les scènes de course, réussies, rappellent qu’une compétition, même amateur, est d’autant plus grisante qu’il y a duel. Le film devient pataud, en revanche, quand il part dans toutes les directions : suicide à l’école, hallucinations éthyliques, harcèlement via les réseaux sociaux…

menaces de mort pour la réalisatrice Maysaloun Hamoud

Dans une interview accordée au journal américain The Hollywood Reporter (HR), la réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud raconte être sous le coup d’une fatwa à cause de son dernier film « Je danserai si je veux ». La jeune femme affirme qu’il n’y avait pas eu de fatwa contre les Palestiniens depuis 1948. « Je suis la première en 70 ans », affirme-t-elle.
Le film « Je danserai si je veux », raconte l’histoire de trois jeunes femmes palestiniennes, Leila, Salma et Nour, qui décident de s’installer à Tel-Aviv. Les deux premières, plus libérées, accueillent la troisième plus conservatrice. Primé à San Sebastian et à Toronto, le film n’est pas directement politique. À travers le quotidien des trois jeunes femmes, la réalisatrice soulève différents sujets tabous de la société israélo-palestinienne comme la drogue, l’homosexualité ou l’émancipation des femmes.
Le film a vite cristallisé les critiques et pas seulement celles des fondamentalistes, affirme la jeune réalisatrice dans l’interview. Maysaloun Hamoud et ses actrices ont reçu des menaces de mort. À Umm al-Fahm, une ville israélienne, la municipalité a déclaré qu’elle condamnait le film et interdisait sa diffusion.
Maysaloun Hamoud avoue qu’elle s’attendait à ce genre de réactions virulentes, confessant que l’un des buts du film était de « secouer le système ». « L’art cinématographique et l’un des moyens les plus puissants pour faire changer les mentalités », relève la jeune réalisatrice.