Archives de Catégorie: Art culture litterature

BD : le premier baiser gay de Iceman

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Iceman, de son vrai nom Bobby Drake, a rencontré son petit ami Roméo dans le numéro 13 du comics All-New X-Men. Quatre numéros plus tard, ils ont enfin droit à leur premier baiser public !
Roméo est un mutant avec lequel Iceman a eu plusieurs rendez vous.
Tout commence lors d’une petite sortie entre les deux amoureux : Mais les deux jeunes hommes ne semblent pas oser s’embrasser…
C’est seulement à la fin du numéro que, 54 ans après la découverte du personnage, le baiser tant attendu arrive pour Iceman,
Créé par Stan Lee et Jack Kirby, Iceman alias Bobby Drake apparaît pour la première fois dans X-Men #1 de septembre 1963. Il est l’un des membres fondateurs des X-Men, et a déjà bénéficié de sa propre série (limitée) en 1984 et 2001.
Iceman  s’avoue à lui-même être gay dans le numéro du comics « Uncanny X-Men # 600″. Trois pages exclusives de la bande dessinée, qui est sorti le  4 novembre 2015 aux Etats-Unis .
Dans ce numéro, le jeune Bobby Drake alias Iceberg rencontre son personnage plus âgé, lors d’un voyage dans le futur. Il confronte son aîné sur sa véritable sexualité, et celui-ci finit par avouer qu’il est gay. En avril dernier, le jeune Iceberg était déjà présenté comme homosexuel dans la bande dessinée « All-New X-Men #40″, après avoir eu l’esprit sondé par Jean Grey. Le « Uncanny X-Men # 600″ sert donc de confirmation à cette annonce.

2ème édition du Festival des cultures LGBT de Paris

affiche-festival-des-cultures-lgbt-2017Le Centre LGBT Paris Île-de-France organise la 2e édition de du Festival des cultures LGBT du du 27 janvier au 17 février 2017.
Une quarantaine d’événements, destinés à tous et toutes, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, programmés pendant les trois semaines du Festival, du 27 janvier au 17 février 2017.
L’ambition de ce festival est de « mettre en valeur, de « visibiliser » et de célébrer les artistes et thématiques LGBT, et de permettre aux communautés LGBT de s’exprimer, de se retrouver mais aussi de dialoguer avec la société dans son ensemble », expliquent les organisateurs.
Grâce au soutien de la Ville de Paris et de nombreux lieux participants, ce festival s’adresse à toutes et tous : lesbiennes, gays, bies et bis, personnes trans, mais aussi toutes celles et tous ceux, quelles que soient leur orientation sexuelle et leur identité de genre, qui veulent découvrir et partager ces temps forts, ensemble.
La plupart des événements seront en entrée libre et s’adressent à un large public. Les lieux qui les accueillent sont pour certains déjà des lieux d’expression des cultures LGBT, mais beaucoup d’entre eux s’ouvrent pour l’occasion à ces thématiques et au festival pour célébrer et partager la richesse de la diversité francilienne.
Concerts, expos, conférences, lectures, salon ou projections de films vont se succéder pendant les trois semaines du festival avec une affiche éclectique.
L’événement rassemble les plus important nombre de rendez-vous culturels LGBT variés jamais proposés dans un temps aussi court à Paris.
Vous pouvez retrouver l’ensemble de la programmation sur le site internet :www.festivaldescultureslgbt.org

Jonathan Gillot reçoit le Prix Découverte du roman gay 2016

desordresJonathan Gillot a reçu samedi 7 janvier le Prix Découverte de la 4ème édition du roman gay 2016 à Paris, Librairie Violette and Co. Il a été sélectionné parmi 119 participants pour son roman « Désordre » (éditions Ex Aequo). Cette histoire raconte un putsch nationaliste et parallèlement une romance gay entre Quentin et Max.
Jonathan Gillot, 29 ans, est né en Haute-Marne, à Chaumont. Il a toujours été passionné par l’astronomie et la physique, et a suivi un long cursus qui s’est terminé en 2013 avec l’obtention d’un doctorat de physique. Il a entamé la rédaction de cet ouvrage vers la fin de sa thèse. Le goût de l’écriture est venu pendant la composition de son manuscrit de doctorat et, à ce titre, il pense être l’un des très rares doctorants au monde qui ait trouvé agréable la rédaction de sa thèse ! Dorénavant, ayant terminé ses études, il a pour objectif de poursuivre ses recherches en physique tout en entamant une carrière d’écrivain.
Le jury, composé d’écrivains, critiques, blogueurs, chroniqueurs, lecteurs, libraires et éditeurs, a choisi six lauréats dans la short-list finaliste des onze romans sur les quarante préalablement sélectionnés parmi 119 participants (Prix du roman gay, Prix Découverte, Coup de cœur du jury, Mention spéciale et Récompense pour l’ensemble d’une carrière). Ces prix sont à portée internationale et francophone.
Pour concourir, il suffit d’aborder le thème de l’homosexualité. Les préférences amoureuses des auteurs n’entrent bien sûr pas en ligne de compte (le jury n’est d’ailleurs pas composé que de gays). Le prix est décerné tous les ans au mois de janvier par un jury international composé entre autre d’éditeurs, de libraires, de journalistes, etc.
Le mot de l’éditeur
Parachuté dans une ville de province pour couvrir un fait divers, Quentin Viessenthal, journaliste sans ambition, va vite regretter sa venue. La cité, peu à peu privée de ses autorités morales et politiques, va devenir la proie d’une puissante organisation qui n’a que la barbarie pour moyen et la domination pour fin. Faisant preuve de lâcheté ou de courage, de dédain ou de sacrifice, Quentin se trouvera au milieu d’un désastre comme l’Histoire sait parfois en produire : une République au bord de l’abîme, des monstres engendrés par la violence de la vie, des innocents enchaînés par centaines. En fin de compte, des lendemains qui déchantent, dans une ville qui déjante. Avec ses compagnons d’infortune, il devra rivaliser d’ingéniosité pour sauver une ville, qui pourrait un jour être la vôtre.

Abdellah Taïa: « Celui qui est digne d’être aimé »

abdellahAhmed, 40 ans, est marocain. Il vit à Paris.
Il écrit à sa mère, morte cinq ans auparavant, pour régler enfin ses comptes avec elle et lui raconter par la même occasion sa vie ratée d’homosexuel.
Il envoie une lettre de rupture violente à Emmanuel, qui a changé son existence, pour le meilleur et pour le pire, en le ramenant en France.
Par ailleurs, Ahmed reçoit des lettres de Vincent et de Lahbib.
Un roman épistolaire pour remonter le temps jusqu’aux origines du mal.
Un livre sur le colonialisme français qui perdure dans la vie amoureuse et sexuelle d’un jeune Marocain homosexuel.

Abdellah Taïa est né en 1973 à Rabat. Il a publié au Seuil cinq romans, traduits en Europe et aux USA, dont Le Jour du Roi (prix de Flore 2010), Infidèles (2012) et Un pays pour mourir (2015). Il a réalisé en 2014 un long métrage à partir de son roman L’Armée du Salut.

 Pour commander le nouveau roman d’Abdellah Taïa, « Celui qui est digne d’être aimé » (Ed. du Seuil), qui sort aujourd’hui dans les librairies, en France.

A lire : Je te savais déjà

je-te-savais-dejaRomans sentimentaux – 178 pages – 145×210
ISBN : 9782342040753
France Aimée
Julien, toujours célibataire à quarante ans, a enfin trouvé une épouse grâce à Éric, son meilleur ami, pourtant blasé par les femmes après quelques déceptions sentimentales. Une infidélité de Laurence va briser ce nouveau bonheur, et malgré la naissance de p’tit Louis, leur fils, le couple va très vite divorcer.Mais le destin veille… et va rapprocher les deux amis d’enfance, qui vont alors découvrir qu’ils n’avaient jamais cessé de s’aimer. Ils vont se consoler de leurs échecs féminins et vivre une relation d’amour passionnée dans leur village de Savoie, sous les regards moqueurs de leurs voisins et les interrogations de leurs familles.Jusqu’au terrible drame qui va les séparer physiquement mais réunir leurs coeurs meurtris pour l’éternité…Un roman inspiré d’une histoire vraie qui a été racontée à l’auteure par l’un des deux amants.

Je te savais déjà… – France Aimée

https://www.monpetitediteur.com/je-te-savais deja

Jim Lee et J.K.Rowling unie pour « Love is Love »

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J. K. Rowling, auteure de la saga Harry Potter, a fait équipe avec DC Comics et Jim Lee pour le livre, Love is Love, qui regroupe de nombreux auteurs et artistes.
Ce projet a vu le jour suite à la fusillade de masse qui a eu lieu, il y a quelques mois, à Orlando, en Floride.
L’illustration en question a été partagée par Lee sur son compte Instagram, avec les personnages d’Harry Potter, Hermione Granger, Ron Weasley, et Albus Dumbeldore.
Le scénariste Marc Andreyko, éditeur de l’anthologie, a expliqué au New York Times que Rowling a permis à DC d’utiliser une citation de Dumbledore issue de Harry Potter et la Coupe de Feu. « Differences of habit and language are nothing at all if our aims are identitcal and our hearts are open. (Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts aux autres.) » Pour rappel, en 2007, l’auteur révélait que le personnage de Dumbledore, directeur de l’école de Poudlard, était gay.
Love is Love, en collaboration avec IDW également, paraîtra le 28 décembre prochain. L’argent récolté sera reversé à l’association Equality Florida, qui a ouvert un fonds de soutien pour aider les victimes et les familles.
 A pré-commandé ici, pour un peu moins de 10 €.

Exposition : « L’Homme Nu » dans le Marais

normal-2Trois ans après l’exposition « Masculin/Masculin » au Musée d’Orsay qui était consacrée au nu mettant en scène des hommes, la galerie Pierre-Alain Challier – située dans le Marais -, expose du 25 novembre au 5 décembre une sélection « des plus beaux nus masculins ». Des œuvres fascinantes de Gérard Rancinan, Stéfanie Renoma, ORLAN, Hans Withoos, François Rousseau, Jonathan Icher, Julien Benhamou, Damien Dufresnes et bien d’autres …

Le corps est une œuvre d’art, l’homme nu, un chef d’œuvre. Ce florilège laisse entrevoir la diversité, la complémentarité et bien sûr la richesse de ces photographies, tour à tour tableaux, mises en scène, portraits… Nous avons souhaité ici, au gré des singularités de ces talentueux créateurs, de leur imaginaire, vous présenter leurs pratiques, leur authenticité. Cette exposition est une invitation : invitation au regard, à la contemplation, au rêve ; invitation à fréquenter des œuvres uniques, originales, talentueuses, oniriques, poétiques ou réalistes, crues parfois, mais toujours subtiles.

L’exposition coïncide avec la sortie de Normal Magazine N°7. Entre livre d’art et magazine, cette publication trimestrielle est centrée sur le nu en photographie. Son numéro 7 est dédié au nu masculin. L’équipe de Normal ainsi que les artistes seront d’ailleurs présents pour de belles rencontres et des dédicaces.

Un concours pour les auteur-es de la communauté LGBT francophone

concours1-arc-en-cielEn partenariat avec STEditions, Homoromance Éditions (éditeur du collectif lesbien Éphémères : Cette femme qui me… paru plus tôt cette année) lance la première édition de son concours annuel d’écriture. Avec plus de 1000$ en prix, le concours « Les Plumes Arc-en-ciel » invite les auteur(e)s de la communauté LGBT francophone à soumettre leurs romances gaies et lesbiennes.
« Ca faisait plusieurs mois que j’avais cette idée en tête », souligne d’emblée Emmanuelle Munoz, l’instigatrice du concours, « et je voulais qu’il y ait un prix pour récompenser le talent des auteurs ». Ainsi, une romance lesbienne et une romance gaie sera récompensée, qu’elle soit présentée sous forme de roman (min. 60.000 mots) ou de nouvelle (min. 15.000 mots): « Ce n’est pas tant la longueur du manuscrit qui importe, car on peut avoir une nouvelle très intense, selon la concentration d’originalité et ce que l’auteur peut provoquer comme émotion chez son lecteur », appuie Emmanuelle. À noter que tous les styles littéraires – sauf la poésie- sont acceptés, comédie, drame, suspense, policier, action, aventure, récit de voyage, science-fiction, romance ou érotique, tant que vos écrits traitent de la thématique LGBT et que les protagonistes principaux sont gais, lesbiens ou trans. « Originalité du récit, personnages profonds auxquels les gens peuvent s’identifier et la maîtrise dans l’écriture» seront quelques-uns des nombreux critères qui rentreront en ligne de compte dans l’évaluation des manuscrits, par les jurys, explique Emmanuelle Munoz, auteure auto-publiée depuis plus d’une décennie. « Nous sommes aussi à la recherche de candidats désirant faire partie des membres du jury pour la romance gaie et pour la romance lesbienne. Bien sûr nous avons des critères de sélection, mais sommes en processus de sélection des jurés jusqu’à la fin décembre ».
« J’espère que ce concours va vraiment inciter les gens à se lancer et qu’ils vont sortir leurs manuscrits de leur placard, car c’est vraiment une belle opportunité. Il manque d’événement littéraires chez les LGBT », d’où la création de ce concours, explique Emmanuelle Munoz. Ce concours est ouvert à toute la francophonie, peut importe votre expérience en tant qu’auteur: « Il ne faut pas avoir peur de se lancer », appuie Emmanuelle, car « en fait nous ne sommes pas là pour juger la personne, car le processus est totalement anonyme, les jurés n’ont pas accès aux noms des auteurs. Ce n’est pas une compétition, mais une tribune ». D’ailleurs, l’important c’est de participer, puisque tous les auteurs reçoivent les commentaires du jury sur leurs écrits. Une belle façon de continuer à affiner sa plume et « c’est aussi ce qu’on attend d’un éditeur », conclut celle derrière Homoromance Éditions.
Pour participer en tant qu’auteur, vous devez soumettre votre manuscrit (inédit et en français), au plus tard le 30 juin 2017 à homoromance-editions@outlook.com
Pour postuler en tant que membre du jury, envoyez votre candidature à homoromance-editions@outlook.com en précisant pour quel jury vous postulez : « Prix du livre lesbien francophone » ou « Prix du livre gay francophone », et ce, au plus tard le 31 décembre 2016.
L’annonce des gagnants et la remise des prix aura lieu en octobre 2017. Consultez les modalités de participation ici: https://homoromance-editions.com/

Saint Etienne : 12eme festival gay et Lesbien

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Du 24 au 27 novembre aura lieu le 12e Festival du film gay et lesbien de Saint-Étienne. Quatre jours de courts et longs métrages dans différents lieux stéphanois où des séquences de films se suivent au rythme de la vie marquée sous le signe de la tolérance face à l’homosexualité. L’inauguration aura lieu jeudi à l’office de tourisme. Elle sera suivie d’un film d’ouverture au Méliès, à Jean-Jaurès, à 21 heures. Samedi, à 13 heures, le festival investira le Méliès Saint-François pour deux jours de projection, avec en point d’orgue la 5e Nuit du Court, à partir de 22 heures. Durant le week-end, une seule salle sera dédiée aux longs-métrages gays et lesbiens permettant aux spectateurs de ne rien manquer.
FACE à FACE, la première association LGBT de Saint-Etienne, qui rassemble près de 150 membres, est née fin 2006. Elle a pour objet d’enrichir la vie culturelle de la ville de Saint-Etienne en organisant, entre autres, un rendez-vous annuel cinématographique original. Son ambition est d’offrir un accès le plus large possible à la culture, sur une thématique liée à l’homosexualité. Elle s’adresse à tous les publics.
l’équipe de Face à Face pose autour de Rudolf Brazda, déporté pour homosexualité
L’association promeut le Festival de cinéma gay et lesbien par des séances décentralisées en Région Rhône-Alpes et mène des actions auprès de jeunes lycéens (classes option cinéma).

Jean-Luc Romero-Michel :SurVivant!, Mes 30 ans avec le Sida

survivantRevenir en arrière. Regarder derrière soi. S’interroger sur ce que l’on a été, ce que l’on voulait être, sur ce que l’on est. Répondre sincèrement ou tenter de le faire le plus possible. S’étonner d’être en vie alors que l’on me – que l’on nous – promettait la mort. Vivre dans l’urgence. S’imaginer le futur alors que l’on a eu une épée de Damoclès au-dessus de sa tête depuis près de 30 ans et que cette épée est toujours là, un compagnon du quotidien bien encombrant et que l’on essaie de dompter.
Voilà ce que j’ai pu ressentir ou penser tout au long de l’écriture de mon 10e livre « SurVivant ! Mes 30 ans avec le sida ». Cela m’a replongé dans mes souvenirs, mes souvenirs d’amoureux, d’élu, de militant. De personne séropositive.
Dans ce livre préfacé par mon amie Anne Hidalgo, j’ai voulu témoigner de la vie avec le VIH, de sa réalité, de ses difficultés. Si, bien sûr, je ne prétends en rien être représentatif des personnes séropositives, je me sens légitime à parler, à écrire, et surtout à dire ce qu’a été ma vie avec le VIH, ce qu’a été ma vie de militant également. Je vous rassure tout de suite, si je conjugue les verbes au passé, ce ne sont en rien des mémoires, je compte bien profiter de la vie et militer pour tant de causes encore très longtemps !
Ce livre, s’il évoque le passé, est pour moi, un livre délibérément tourné vers l’avenir. Je le dis souvent : le passé peut indéniablement être un guide pour le futur ! J’espère et je souhaite que ce livre ait un impact sur un thème qui m’est si cher : la lutte contre l’invisibilité du VIH/sida.
Quand j’ai voulu dire publiquement, il y a maintenant 14 ans, ma séropositivité, c’était pour moi mais aussi et forcément pour les autres, pour leur dire, d’une certaine manière que, en tant que personne séropositive, nous avions le droit de vivre normalement, et non pas de nous terrer. De travailler et surtout d’aimer et d’être aimés.
C’est comme cela que j’ai pu transformer un combat individuel en un combat collectif et je crois que plus que jamais, nous avons le droit, nous devons avoir le droit de dire notre séropositivité dans une société où cette annonce ne serait pas un seul signe de militantisme ou, pire, susceptible de susciter l’opprobre. Oui, nous avons le droit à la visibilité !
J’ai voulu, avec « SurVivant », donner un peu d’espoir aux personnes infectées au VIH/sida, aux malades. Je sais fort bien que l’aspect moral est primordial quand on vit avec une maladie chronique et l’espoir fait partie de la qualité de vie. Cet espoir, il faut le créer, il faut aussi l’entretenir !
Enfin, avec « SurVivant », j’ai voulu dénoncer une parole politique de plus en plus pauvre sur le sujet. Souvent absente même alors que l’on sait que le sida se soigne aussi par la politique. Bien sûr des avancées majeures dans la lutte contre le VIH/sida ont vu le jour ces derniers temps avec notamment la création des CeGIDD et des missions élargies à une approche globale de santé sexuelle ainsi qu’en matière de prévention du VIH (PrEP et TasP) et de dépistage via les TROD et les autotests. Pour autant personne ne pourra m’objecter que le politique s’est désengagé de ce sujet en n’en faisant plus un sujet sociétal majeur. Et pourtant jamais autant de personnes n’ont vécu avec le VIH/sida que ce soit en France – oui chez nous – ou bien sûr dans le monde !
Voilà pourquoi j’ai écrit ce livre. Pour tout ça. Pour nos 40 millions de morts. Pour les 3700 qui continuent à mourir chaque jour dans l’indifférence glacée de bien des dirigeants. « SurVivant », c’est un livre personnel autant que collectif. C’est l’histoire de ce virus, des hommes et des femmes infectés mais aussi de la lâcheté de bien des responsables.
C’est un livre qui, j’espère, à sa mesure, servira à rappeler que derrière le mot sida, il y a des hommes, des femmes, des enfants. Ce livre ne m’appartient déjà plus.
À paraître le 17 novembre, SurVivant!, Mes 30 ans avec le Sida, de Jean-Luc Romero-Michel, chez Michalon Éditeur.