Archives de Catégorie: courts metrages

Nous, les Grands Vivants

Claudius Pan vient de mettre en ligne son nouveau court-métrage :
«Avec ce court métrage j’ai voulu parler de cette période que je n’ai pas vécue mais qui à tant affecté ma perception de ma sexualité, du monde et de mon rapport à celui-ci.
J’ai souhaité le montrer comme un Ailleurs, quelque chose qu’on ne discerne pas mais qui martèle les esprits. En prenant pour points de repères 1981 et 1995, j’ai tenté de faire émerger deux perceptions pour faire apparaître le coup qu’a été, et continue d’être ; l’apparition du sida.
Encore une fois tout est de l’ordre du « fantasme » personnel lié à une période antérieure à ma vie.
1981 représente pour moi le paroxysme d’une liberté, d’une joie de vivre. L’Homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale depuis 1973, en France, et la communauté homosexuelle sort de l’ombre pour mener ses combats à la vue de tous. Une fierté émerge, ainsi qu’un nouvel espoir, sans se douter qu’une guerre, encore plus terrible, approche, Poussant la communauté à se battre, à se défendre, sur tous les fronts, la fortifiant toujours plus fortement.
Avec la cassette décortiquée, au début, j’ai voulu traduire, de façon poétique, la violence des mots qui s’apprêtent à s’inscrire de façon indélébile sur les personnes contaminées, comme les sons sur la bande magnétique. Les mots, mais aussi les regards, car au delà de la contamination, vient aussi la violence inouïe qui accompagne une société qui ostracise des individus.
Je voulais que ce soit le personnage n’ayant pas encore conscience de ce qui est sur le point d’arriver, comme une prophétie qui se déroule avant le reste du court métrage. Il est celui qui surpasse les mots et les stigmates.
1995, tous les doutes ont été levés, le sida n’est désormais plus considéré comme « le cancer des pd », mais les pertes sont immenses. Comment construire sa sexualité à partir de tous ces gros titres racoleurs, de cette haine qui s’est déversée, de cette hécatombe ? Comment cette histoire s’inscrit sur le corps et l’esprit d’un jeune homme homosexuel ? Ce sont ces questions qui m’intéressent.
Faire un poème visuel autour de ce trou noir qui a failli aspirer l’espoir naissant. J’ai voulu parler de la force de cette communauté, de ces combattants lumineux liés aux uns et aux autres, de façon indicible, par ces coups bas, mais également par la joie de vivre qui continue d’inspirer les âmes. En parler sans propos moralisateurs mais avec toute la sensibilité, la fragilité et la naïveté possible .
Car, malheureusement, cette bataille est toujours d’actualité et j’ai ce besoin de me sentir accompagné par ceux qui m’ont précédés, ceux qui sont près de moi mais aussi ceux qui prendront le relais dans cette lutte.»

6 millions de vues en 3 jours pour In a Heartbeat

In a Heartbeat, le film d’animation LGBT, réalisé par deux étudiants de l’Université de Ringling, en Floride, totalise déjà presque six millions de vues.
Diffusé depuis le 31 juillet sur Youtube, ce court-métrage, raconte l’histoire d’un coup de foudre entre deux jeunes garçons.
Les deux auteurs, Beth Davis et Esteban Bravo, deviennent ainsi les premiers réalisateurs d’un film d’animation mettant en scène un couple homosexuel, selon le Huffington Post. « C’est très important pour nous de promouvoir un message d’acceptation auprès de toutes les personnes LGBT qui ont du mal à assumer leur sexualité », confie Beth au site Têtu.
Très inspiré, dans le style, des courts-métrages de Disney-Pixar, le film a pu être réalisé grâce à une campagne de crowdfunding sur le site Kickstarter lancée en novembre 2016. Les deux étudiants avaient récolté sans peine les 14.000 euros dont ils avaient besoin. Et le public semble conquis par le résultat.

Dessins animés gay : In a heartbeat, pour être heureux ne vivez pas caché

In a heartbeat, raconte l’histoire de Sherwin, un élève gay dans le placard amoureux de Jonathan, le garçon le plus populaire à l’ école.
Son cœur sort littéralement de son thorax pour voler vers le garçon de ses rêves et lui avouer son amour.
La bande-annonce de 25 secondes a été dévoilée le 17 mai, lors de la journée mondiale contre l’homophobie
«Être gay est un sujet qui n’a pas été vraiment exploré dans l’animation par ordinateur», expliquaient les animateurs dans leur vidéo Kickstarter . « Nous voulons émettre un message d’amour et d’acceptation de soi à tous les enfants et les jeunes qui ont du mal à s’identifier comme LGBT, tout comme Sherwin le fait ».
Depuis, le court-métrage a été présenté dans plusieurs festivals, et a cartonné.

Watch powerful short film War Within about a gay Muslim’s struggle with his sexuality

We Are One+Together is proud to premier “The War Within,” a short film by Zaher Saleh, in honor of Pride Month around the world and in support of our Mr. Gay Syria asylum efforts. “The War Within” tells a personal story of a gay Muslim man’s struggle to reconcile his sexuality with his faith, his longing for acceptance from his family and his journey to love and accept himself.
Written & Directed  Zaher Saleh
Music  Patrick Cannell

We Are One + Together est une initiative de M. Gay Syria pour garantir l’asile aux concurrents de M. Gay Syria , y compris le financement de l’aide juridique, pour obtenir un soutien politique et public.
Ces personnes courageuses ont choisi d’organiser un concours pour montrer les problèmes urgents auxquels ils sont confrontés ainsi UE les individus LGBTQ + au Moyen-Orient .

Pour annoncer l’initiative We Are One + Together présente le court métrage, War Within (04.10 min) , réalisé par le réalisateur palestinien Zaher Saleh dans le cadre de la série de films We Are One + Together .
Le film raconte L’histoire très personnelle de la lutte d’un homme musulman homosexuel pour concilier sa sexualité avec sa foi, son désir d’acceptation de sa famille et le voyage pour l’amour et l’acceptation de soi.

Rouen : 3ème édition du festival Ciné Friendly

Du 16 au 18 juin se tient au cinéma Omnia République de Rouen le festival de cinéma LGBT, « Ciné Friendly ». Présenté par l’association Gay’T Normande, ces trois jours consacrés à la production cinématographique gay internationale est l’occasion de révéler une production artistique aussi soignée que nécessaire.
Cette troisième édition réalisée sous le parrainage du romancier Sébastien Monod – lui même bachelier en cinéma – vous offre ce que le 7ème Art fait de mieux pour la cause. Loin des paillettes du cinéma américain de Deauville, la troisième édition vous réserve même une programmation plus exceptionnelle que jamais. On saura remarquer notamment le film d’ouverture « Closet Monster », un long-métrage canadien multi-primé sur une quête de soi à la fois réaliste et poétique.
Pour la plupart diffusés en avant-première voire en exclusivité (comme « Teenage Kicks » de l’australien Craig Boreham), les projections prévues de courts et longs-métrages sont l’occasion de (re)découvrir la richesse et la variété du cinéma LGBT à travers le monde : De l’Argentine à l’Australie, de l’Allemagne à l’Italie, c’est avant tout le caractère international du cinéma qui est mis à l’honneur. À travers ses 7 longs-métrages, ses 7 courts métrages, ses 4 avant-premières et ses 3 exclusivités, ces trois jours de cinéma dévoilent sans complaisance toutes les facettes de l’homosexualité actuelle et, qu’il s’agisse de drames ou de comédies, ils ouvrent au débat et à la réflexion.
Car en effet, le Ciné Friendly, c’est l’occasion de se familiariser avec les grands enjeux LGBT. Allant du coming out à l’homo-parentalité, de l’insouciance adolescente aux violences encore faites aux gays, ce festival ouvert à tous apparaît aussi artistique que nécessaire.
S’il montre à la fois tous les horizons, les attentes, les peurs et les accomplissements des individus homosexuels, il n’en demeure pas moins l’occasion de débattre et d’échanger à la suite de chaque projection, ce dans une ambiance conviviale et multi-culturelle.
Plus d’infos : http://www.facebook.com/CineFriendly/

Les engagés

Le jeune Hicham Alaoui, 22 ans, décide brusquement de s’enfuir de sa chambre d’ado attardé. Désertant sa famille qui ne soupçonne rien, il se rend à Lyon, à la rencontre du seul homosexuel qu’il connaisse : Thibaut Giaccherini. Ce dernier a 28 ans, c’est un activiste qui milite pour les droits LGBT.
La quête d’identité intime, politique et sexuelle d’Hicham trouve en Thibaut un référent. Hicham admire ses combats. Il est fasciné par son univers bouillonnant et engagé. Il envie la force et l’affirmation de soi que Thibaut dégage. Mais, à mesure qu’il apprend à mieux le connaître, Hicham en devine de plus en plus les failles et les contradictions. Cette force est un masque. Pour trouver qui il est, Hicham va devoir tracer sa propre route…

3,6 millions de téléspectateurs pour le téléfilm Baisers cachés

baisers cachésLe téléfilm inédit en France ( il a été diffusé en Suisse le 24 août 2016 sur RTS ) « Baisers cachés », diffusé mercredi 17 mai sur France 2 dans le cadre d’une soirée complète consacrée à l’homophobie à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie a rassemblé 3,6 millions de téléspectateurs, soit 15,1% du public.
Un très bon score qui place la chaîne en seconde position derrière TF1.
Patrick Timsit a participé au débat contre l’homophobie sur France 2 qui suivait le film dans lequel il joue « baisers cachés ».
L’acteur a rapporté le comportement homophobe des figurants de ce téléfilm :
Alors que le film était censé se battre contre l’homophobie, les deux jeunes acteurs principaux Jules Houplain et Bérenger Anceaux ont été moqués par les figurants du film lorsqu’ils devaient jouer des scènes où ils s’embrassaient .
« Jamais j’accepterai de jouer une scène comme ça » ont lancé aux 2 héros d’autres jeunes acteurs du film, où encore: « Comment tu peux accepter de jouer un homo ? Je ne jouerai jamais un rôle de PD ! ».
« Vous vous rendez compte ces gens veulent être acteurs, ils sont payés pour tourner dans un film et ils ont ce genre de réflexion ! » s’est emporté Patrick Timist ajoutant « cela prouve si besoin était à quel point ce film est nécessaire

«Les Engagés», la web-série gay est en ligne

La web-série Les Engagés débarque à partir d’aujourd’hui sur Studio 4, la plateforme de fictions web de France Télévisions consacrée aux nouvelles écritures. Un épisode sera en suite mis en ligne sur le site chaque mercredi et chaque vendredi au cours des cinq prochaines semaines. La série sera ensuite éditée en DVD.
LES ENGAGÉS a pour cadre un centre LGBT lyonnais, nommé « Le Point G ». Hicham (Mehdi Meskar), venu de Saint-Etienne, y rejoint Thibaut (Eric Pucheu).
Synopsis : Hicham Alaoui, 22 ans, part retrouver Thibaut Giaccherini, 28 ans, militant d’une association gay à Lyon.
La quête d’identité intime, politique et sexuelle d’Hicham trouve en Thibaut un référent. Hicham admire ses combats. Il est fasciné par son univers bouillonnant et engagé. Il envie la force et l’affirmation de soi que Thibaut dégage. Mais, à mesure qu’il apprend à mieux le connaître, Hicham en devine de plus en plus les failles et les contradictions. Cette force est un masque. Pour trouver qui il est, Hicham va devoir tracer sa propre route…
Hicham va découvrir les combats, les luttes de pouvoir, les chefs qui partent avec la caisse et le politicien « dans le placard », directement inspiré par Renaud Donnedieu de Vabres qui, en 1999, avait défilé dans une manifestation anti-Pacs sur l’air de « les pédés au bûcher ».

court métrage « Unchechen »pour sensibiliser le monde sur la persécution des homosexuels en Tchétchénie

Un court métrage a été réalisé dans le but de sensibiliser le monde sur les persécutions des homosexuels dans la région russe de la Tchétchénie.
« Unchechen », un court-métrage de trois minutes, qui montre les interrogatoires et la torture que subit Khamzat, un fonctionnaire travaillant pour le recensement.
Le film, qui comporte seulement deux personnages, est basé sur le témoignage de personnes qui ont pu fuir la Tchétchénie
Il y a une semaine, on apprenait par un député britannique que la Tchétchénie voudrait « éliminer » tous les homosexuels du pays d’ici la fin mai.
Une révélation qui faisait suite aux affirmations du journal d’opposition russe Novaïa Gazeta puis aux témoignages de plusieurs personnes homosexuelles tchétchènes, qui ont raconté aux médias les tortures et les violences faites aux gays, traqués et emprisonnés.
Pour les aider, l’ONG russe LGBT Network a ouvert une ligne d’appel d’urgence et déclaré publiquement que les personnes qui se sentaient menacées ou à qui il était arrivé quelque chose en Tchétchénie pouvaient téléphoner pour obtenir de l’aide.
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Unchechen from digitalSTAGE on Vimeo.

court-métrage : Ian McKellen évoque son homosexualité

Dans un court-métrage réalisé par Joe Stephenson dans le cadre de l’exposition Queer British Art 1861-1967 de la Tate Britain, l’acteur Ian McKellen évoque sa jeunesse, durant laquelle il se sentait contraint de cacher ses préférences sexuelles. « Les gays, les homosexuels, menaient leur vie aussi secrètement que possible, dit-il. Personne n’avait fait son coming out. Personne. »
Ian McKellen « rougissait intérieurement » lorsqu’on évoquait ses potentielles petites amies, car il n’en « voulait pas ».
L’acteur a finalement fait son coming out en 1988, lors d’une interview donnée à la BBC. Il n’a toutefois jamais souhaité lutter contre son homosexualité, qu’il trouvait « très naturelle », même s’il avait « conscience que ça ne coïncidait pas exactement avec ce que tous les autres faisaient ».
Il encourage par ailleurs les jeunes homosexuels à ne pas se cacher. « Si je parle de mon homosexualité, c’est parce que je veux que les enfants d’aujourd’hui assument leur sexualité, ajoute-t-il dans le film de 4 minutes. Soyez-en conscient, réfléchissez-y, posez-vous des questions, parlez-en, assumez-le parce que ça vous définit beaucoup. »