Espagne : la maire de Barcelone​ dévoile sa bisexualité

Ada Colau, la maire de Barcelone​ (Podemos), a profité de son passage ce samedi dans l’émission Sabado Deluxe, sur le chaîne espagnole Telecinco, pour révéler sa bisexualité .
Mère de deux enfants et en couple avec l’économiste Adrià Alemany, Ada Colau, 43 ans, a raconté sa relation avec une étudiante italienne lorsqu’elle était plus jeune. « C’est l’unique fois que je suis tombée amoureuse d’une femme. Ça a été une relation longue et importante, bien acceptée par mes parents », a-t-elle confié sur le plateau de cette émission de confessions.
C’est l’une des premières personnalités politiques espagnoles à faire une telle révélation.  « Nous vivons dans une société moderne où tout le monde doit pouvoir aimer celui qu’il aime. Je l’ai dit parce que c’est sorti de manière naturelle sans avoir à le cacher », a-t-elle déclaré.

 

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Suisse :le coming out d’un arbitre

Pascal Erlachner, actuel arbitre de Super League et en charge de matchs de Challenge League depuis 2010, a fait son coming-out dans une interview fleuve donnée au Blick de dimanche. «Je l’ai fait parce que l’homosexualité reste un énorme tabou dans le football, indique celui qui vit chez ses grands-parents à Wangen avec son ami. J’espère que cela stimulera la discussion. Si vous ne parlez pas d’un sujet, on est dans une impasse. Et la stagnation, c’est la régression.»
L’arbitre de 37 ans ne craint pas les réactions qui ne manqueront pas de se produire quand il retrouvera les stades dès le week-end prochain. «Pour moi et mes proches, mon homosexualité est juste normale. Je suis solide, comme ma relation, et ma famille est géniale, a-t-il dit. Je me sens très à l’aise au milieu des arbitres et j’ai d’excellents collègues. Ceux qui m’aiment, m’apprécient, le font pour ce que je suis. Je peux être là et dire ‘Oui, je suis gay, et alors?’»
Pascal Erlachner est aussi curieux de la réaction que sa sortie va provoquer dans le milieu. «Je ne peux pas plaire à tout le monde et je n’en ai pas envie. Il y a encore beaucoup de gens qui souffrent que l’homosexualité soit ainsi étouffée. Surtout dans le football. Si seulement un seul joueur de foot ou un arbitre pouvait être aidé par mon expérience… Mon engagement public aura alors porté ses fruits.»
«Je n’espère pas être traité différemment, a souhaité celui qui a attendu ses 30 ans pour franchir le pas auprès de sa famille. Je n’aimerais pas qu’on se dise, ‘Ah voilà Erlachner, voilà l’arbitre gay’… Je me réjouis des prochains matchs et j’essaierai d’y faire respecter les règles comme elles sont écrites.»
Les règles, justement, risquent potentiellement de changer quelque peu pour lui. Comment réagira-t-il si un joueur le prend à parti pour son orientation sexuelle? «Je ne pense pas que ‘gay’ soit un gros mot, a-t-il indiqué dans le journal zurichois. Mais si on me dit ‘Schwule Sau’ ou ‘Schwuchte’ alors ce sera carton rouge. Mais je ne crois pas que les joueurs en arriveront là. Bien sûr, certaines fois, il y a des joutes verbales… Mais le plus important, c’est de se serrer la main après le match et le respect mutuel. J’ai aussi fait des erreurs dans le passé.»
Quand le Blick lui demande s’il connait des joueurs homosexuels, il répond «Bien sûr, mais ce n’est pas à moi de rendre cela public. Chacun décide de la manière dont il veut gérer sa vie. Mais quand quelqu’un me demande conseil, je raconte volontiers mon histoire. J’ai réalisé qu’en faisant ça je pouvais potentiellement aider les autres.»

Grande Bretagne : un champion olympique fait son coming out

Le nageur olympique britannique Mark Foster vient de faire son coming out à 47 ans.
Le champion du monde à six reprises et commentateur sportif de la BBC a révélé sa sexualité après l’avoir caché des décennies aux yeux du public.
Il a dit qu’il était fatigué de dire de «demi-vérités en public» malgré le plein soutien de ses amis et de sa famille.
Ce n’est pas comme si j’avais été poussé à sortir. Je viens juste de faire un écart et de faire une embardée. Raconter des demi-vérités et ne pas être moi-même ne fait que me faire du mal », explique t’il au Guardian.
«J’ai 47 ans, un homme d’âge moyen, et je ne suis plus en compétition. Et je ne suis pas le premier sportif gay à sortir. Gareth Thomas et Tom Daley ont ouvert la voie.»
«J’ai soutenu le Trust Terence Higgins, Stonewall, la campagne Stand Up to Bullying de Ben Cohen. Mais je l’ai toujours fait en tant qu’hétéro.
Est-ce que rester enfermé a géné ma carrière?»
Mark Foster pense qu’il aurait été plus fort, plus performant s’il était sorti avant.
Il a dit avoir eu une conversation avec un nageur australien, qui a dit qu’il avait «eu peur des projecteurs».
«Je ne sais pas si c’est vrai, mais quand vous avez passé toute votre vie à éviter de vous dévoiler, cela doit avoir un impact», a déclaré Foster.
«J’ai perdu des courses et des records du monde pour quelques centièmes de seconde. Je ne dis pas que j’aurais gagné les Jeux Olympiques mais, si je ne traitais pas inconsciemment tout ça, j’aurais été meilleur»
Foster est dans une relation, mais n’a pas révélé le nom de son compagnon.
Mark Foster, né le 12 mai 1970 à Billericay, est un nageur spécialiste du papillon et de la nage libre. Il a obtenu ses meilleurs résultats sur les épreuves en petit bassin. D’une longévité remarquable, il a participé aux Jeux olympiques de 2008, âgé de 38 ans.

Grande Bretagne : Pour Craig Bellamy, « le foot anglais est prêt à accepter l’homosexualité »

Craig Bellamy, l’ancien joueur de Premier League était l’invité d’une émission sur Sky Sports et s’est exprimé sur le sujet de l’homosexualité dans le foot, en pleine campagne Stonewall’s Rainbow Laces qui a lieu du 24 novembre au 3 décembre, .
L’ancien attaquant de Liverpool estime qu’il est temps pour le foot anglais de tendre la main aux joueurs gays. « Je pense que les joueurs sont prêts à l’accepter. Étant coach dorénavant, cela ne me poserait aucun problème de savoir qu’un de mes joueurs a fait son coming-out. »
«Mon frère est gay. Il a deux ans de plus que moi et je ne pourrais pas être plus fier de lui. Si un jeune joueur essayait de faire son coming-out, je comprendrais d’autant plus» , a ajouté le joueur.
«Beaucoup de footballeurs ont des frères ou sœurs qui vivent la même situation, ce n’est pas rare.»
Interrogé par l’animateur Geoff Shreeves, Bellamy a déclaré: «Peut-être que c’est ce qui met certains joueurs hors jeu. Ce que je ne voudrais pas, c’est un joueur qui le cache et qui ne pourrait pas être lui-même.»

La députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon fait son coming-out

Après un encart dans le Point présentant son engagement contre les discriminations, la députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon a précisé mardi sa démarche au site Hornet où elle annonce s’investir dans débats à venir sur la révision de la loi bioéthique en 2018, notamment pour faire avancer le dossier de la PMA.
Elue dans l’Allier, cette ex-policière est en effet maman avec son ex-compagne de deux adolescentes conçues par PMA en Belgique. Or, les deux femmes se sont séparées avant l’ouverture du mariage à tous les couples en 2013, sans pouvoir adopter sa plus jeune fille.
Les deux femmes ne peuvent bénéficier des droits parentaux sur leurs enfants. » Si je pars en vacances avec mes filles et qu’il arrive quelque chose à la plus jeune, il faudra appeler la « mère du ventre » pour prendre d’éventuelles décisions médicales. Et il y a plein d’exemples comme ça. », pointe du doigt la députée.
Que pense-t-elle du débat à venir ? «Dans la mesure où j’ai l’impression d’être un peu aux manettes, je veux être optimiste. J’ai envie d’être optimiste», explique-t-elle. Et de sa visibilité en tant que parlementaire ouvertement lesbienne ? Qu’elle est «importante pour ce qu’elle a à défendre, en lien avec les associations.» Après Françoise Gaspard entre 1981 et 1988, Laurence Vanceunebrock-Mialon est la deuxième députée ouvertement lesbienne à siéger à l’Assemblée nationale contre 5 députés ouvertement gay pour cette nouvelle législature.

Grande Bretagne : Un néo-nazi révèle qu’il est gay et juif

Le militant neo nazi Kevin Wilshaw vient de faire son coming-out  sur la chaîne anglaise Channel 4.
Aujourd’hui, il ne se reconnaît plus dans dans le mouvement suprématiste blanc.

« A une ou deux occasions récemment, j’ai été la cible de la haine du groupe de personnes à qui je veux appartenir, a-t-il expliqué lors de son intervention publique. Si vous êtes gay, c’est acceptable dans la société, mais avec ces groupes de gens, ce n’est pas acceptable (…) Quand j’étais suspecté d’être gay, j’étais victime d’abus. C’est vraiment égoïste de dire ça mais c’est vrai : c’est lorsque c’est dirigé contre vous que vous réalisez soudainement que ce que vous faites est mal ». La majorité d’entre nous serait pourtant à même de concevoir qu’être homosexuel et militer dans une organisation ouvertement homophobe n’allaient pas vraiment de paire.

Il a été une figure éminente du National Front, une organisation fasciste bitannique, depuis les années 1980, avant de rejoindre le British National Party.
Wilshaw affirme avoir été en contact avec des homophobes extrêmes pendant son engagement à l’extrême droite, et notamment David Copeland, le terroriste qui a tué trois personnes et blessé plus de 70 autres en plaçant une bombe dans le pub gay londonien Admiral Duncan en 1999.
Il désavoue aujourd’hui son passé en faisant son coming out en tant qu’homosexuel et en reconnaissant également des origines juives.
Kevin Wilshaw est d’origine juive, par sa mère, ce qui ne l’a pas empêché de prôner pendant de longues années l’extermination de la « race impure »
En Mars, il avait d’ailleurs été interpellé à la suite d’injures raciales.
Dès l’âge de 11 ans, il a suivi l’exemple de son père, « très à droite », et s’est alors intéressé au nazisme. A sa majorité, il s’est encarté au National Front, le FN britannique. En quelques temps, il est devenu au sein de ce parti l’un des plus hauts responsables. Las, le « conformisme » des idées et discours l’ont finalement rapproché d’un autre groupe de la mouvance ultra-nationaliste, à savoir le British National Party.
Son homosexualité semble être la cause profonde de sa tardive prise de conscience.
« Je veux nuire à ces gens qui propagent ce genre de conneries. Je veux leur faire mal, leur montrer ce que c’est de vivre dans le mensonge et d’être le réceptacle d’une telle propagande. Je veux réellement leur faire mal », explique-t-il.
Wilshaw précise aussi qu’il n’était pas le seul homme gay du mouvement néo-nazi.

Olivier Minne : je suis gay

Durant plusieurs années, Olivier Minne s’est pourtant revendiqué bisexuel.
Olivier Minne, qui était interrogé sur sa sexualité par RMC,  s’était revendiqué bisexuel. « Je suis hétéro… et homo », avait-il déclaré.
Mais  BuzzFeed nous apprend que l’animateur a décidé de franchir le cap et de se revendiquer gay à 100%: « J’ai utilisé cette pirouette car je ne voulais pas renier les histoires que j’ai pu avoir avec des femmes » a-t-il expliqué pour justifier ce petit mensonge. « Je ne suis jamais passé par cette phase de dissimulation car tout s’est passé tranquillement dans une famille qui ne se posait pas de questions sur ça. Même vis-à-vis de la presse, je n’ai jamais fait de fausse paparazzade par exemple alors que je sais que certains de mes confrères ont fait ça ».
Alors qu’à l’époque, l’homme mettait un point ferme à ne pas communiquer sur sa sexualité, les polémiques entourant le mariage pour tous lui ont fait revoir sa position. « Je n’ai jamais ressenti le besoin de faire mon coming-out étant plus jeune car la parole homophobe était sans doute moins libérée », a-t-il développé. « Je ne voyais pas en quoi cela pouvait changer quoi que ce soit et c’est sans doute une erreur de ma part. Mais après le débat sur le mariage pour tous, c’était différent ».

Italie : Le réalisateur Sebastiano Riso victime d’une agression homophobe

Lundi après-midi, alors qu’il rentrait dans son appartement situé au coeur de Rome, le cinéaste italien Sebastiano Riso a été violemment agressé physiquement et verbalement par deux hommes qui s’étaient introduits dans le couloir de l’immeuble, d’après les informations du journal Repubblica. Le réalisateur a vraisemblablement été agressé parce que son film A Familia, présenté à la Mostra de Venise cette année, plaide en faveur de l’adoption par les couples homosexuels.
Le réalisateur venait tout juste de présenter à la 74e Mostra de Venise son long-métrage A Family (avec Patrick Bruel), qui dénonce le fléau du trafic de nouveau-nés en Italie. Un couple hétérosexuel y vend ses propres enfants à des couples homosexuels.
Le cinéaste est sûr du caractère homophobe de l’agression: «Hier, c’était une triple attaque contre moi: comme homosexuel, réalisateur et comme une personne» a-t-il déclaré avant de préciser sa pensée en ces termes, «En tant qu’homosexuel parce que pendant qu’ils me frappaient, ils m’ont lancé des insultes homophobes. En tant que réalisateur car leurs insultes faisaient explicitement référence aux thèmes que j’ai traités dans mon dernier film, comme la possibilité pour les couples gays de former leur propre famille, et parce que la violence a été perpétrée contre mon inclination à m’exprimer à travers mon travail. Malgré la peur et la rage que je ressens toujours… Je suis sûr que je continuerai de m’exprimer de la même manière et même avec plus de force encore.»
En septembre dernier, il parlait à Reuters de son dernier film: «Ce business existe parce que la demande est énorme. Et les gens qui achètent des bébés ne sont pas des monstres, mais le plus souvent des personnes qui veulent vivre leur droit d’être parents. En tant qu’auteur gay, j’avais envie qu’un couple gay fasse une chose aussi horrible, car c’est inconcevable en Italie, où l’homosexualité est représentée de manière si bourgeoise et édulcorée. Les homosexuels sont tout autant des personnes que les hétérosexuels. Qu’importe leur orientation sexuelle. Nous pouvons être bons, gentils, horribles, comme tout le monde».

Coming out : Gordon Thomson sort du placard

A 72 ans Gordon Thomson vient de faire son coming out.
Révélé sur les écrans à travers ses rôles dans Dynastie (Adam Carrington dans Dynastie entre 1982 et 1989) et Santa Barbara (Mason Capwel), l’acteur a choisi de briser le silence.
L’acteur a accordé une interview au site américain The Daily Beast ou il a tout simplement révélé être homosexuel, expliquant pourquoi il avait choisi de ne pas en parler à l’époque :  » La série, l’époque, le fait que j’avais un rôle principal…Non, non, non. Rock Hudson n’a fait son coming out que lorsqu’il est tombé malade. C’était une époque complètement différente. Richard Chamberlain, que je ne connais que très peu, a eu la bonne attitude selon moi. Si vous pouvez jouer les rôles principaux, pourquoi faire votre coming out ? Vous n’en avez pas besoin. La moitié du public est féminin et la plupart de ces femmes sont hétéros, vous jouez dans un feuilleton comme Dynastie, vous êtes une source de fantasme ».
« Lorsque j’étais jeune, l’homosexualité était un crime et considérée comme une maladie mentale. Ce n’est que lorsque Pierre Trudeau est devenu Premier ministre du Canada, quand j’avais 23 ou 24 ans, que cela a cessé de l’être » a-t-il expliqué avant de poursuivre : « Et j’avais 30 ans quand cela a arrêté d’être considéré comme une maladie mentale aux Etats-Unis », avouant alors que  » La honte, le manque d’estime de soi » ont été « autant de sentiments » qui ont fini par disparaître.
Le comédien est célibataire : « Je ne pense pas en avoir l’énergie et je ne veux pas me déshabiller devant quelqu’un, même pas devant un médecin sauf si je n’ai vraiment pas le choix. »