Le centre LGBT de Nantes en passe de retrouver sa subvention

En février 2018, le tribunal administratif de Nantes avait annulé une subvention municipale de 22 000 € au centre LGBT.
En février 2016, elle avait octroyé une subvention au centre lesbien, gay, bi- et trans (LGBT) qui avait organisé une réunion d’information autour de la gestation pour autrui.
Une « contribuable » locale, qui s’était émue sur les réseaux sociaux de cette subvention, avait saisi le tribunal administratif de Nantes. Le 7 février 2018, celui-ci avait estimé que, la GPA restant pénalement interdite en France, la Ville ne pouvait accorder une telle aide publique. Il l’avait donc sommée de récupérer les 22000€ versés à l’association pour l’année 2016 sous deux mois, suscitant alors une vive inquiétude dans les milieux gays et lesbiens.
Ce mardi 18 septembre, le rapporteur public a suggéré d’annuler ce premier jugement de première instance pour une question d’irrecevabilité de la requête: l’association pourrait retrouver sa subvention.
La ville de Nantes a déjà fait appel de l’annulation de la délibération du conseil municipal.
Le magistrat – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a estimé que la délibération n’avait « pas de caractère politique ». « Le seul fait que l’association se soit prononcée en faveur d’une modification de la législation française en matière de GPA ne suffit pas à établir le caractère politique de la subvention contestée », a-t-il commenté.
Le rapporteur public a donc suggéré d’annuler le jugement de première instance du tribunal administratif. Il propose aussi de condamner la contribuable, à l’origine de la requête à verser 1500€ à la ville de Nantes pour ses frais de justice.
« L’association ne s’est pas exactement prononcée en faveur de la GPA, mais a simplement hébergé une conférence sur comment aider les hommes homosexuels à progresser dans leur réflexion sur la parentalité », a insisté l’avocat de l’association Nos orientations sexuelles et identités de genre (Nosig), nouveau nom du centre LGBT.
Ce procès en appel survient dans un contexte particulier à Nantes : un escalier repeint aux couleurs du drapeau arc-en-ciel de la communauté LGBT y a été dégradé le 9 septembre pour la troisième fois en quelques mois. Ces marches des fiertés avaient été restaurées deux jours plus tôt par les militants de l’association Nosig.
La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt d’ici trois semaines.

USA: Le nageur Abrahm DeVine fait son coming-out

Le nageur Abrahm DeVine, 22ans, membre de l’équipe nationale américaine de natation, a fait son coming-out, dimanche 16 septembre 2018.
« Je suis un athlète gay. On n’est pas nombreux et cela a été très difficile pour moi de faire mon coming-out aux membres de mon équipe », a déclaré le nageur au journaliste du magazine de natation, Swimming World Magazine.
Abrahm DeVine est un nageur américain. Il a participé à l’épreuve de 200 mètres quatre nages individuel masculin aux Championnats du monde de natation de 2017 et a fini second .Il est spécialiste du 400 mètres quatre nages
Il en a d’abord parlé à un ancien coéquipier, Max Williamson, qui l’a rassuré et a « été là en tant qu’ami ».
Le nageur  s’est vite rendu compte que ses appréhensions étaient infondées. Les réactions de ses coéquipiers et des coachs ont toutes été très positives :
« Cela a été un moment d’émotion. Sentir mon équipe me soutenir, sentir cet amour dans un endroit où je ne l’avais pas encore vraiment senti c’était très spécial pour moi. Le simple fait de les voir me prouver que je me trompais, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais. »
Le champion a également expliqué avoir dû longtemps lutter avec sa sexualité, quitte à parfois aller jusqu’à remettre en question sa carrière de nageur :
« Évoluer en tant que sportif gay, dans n’importe quel sport, est vraiment dur. Il y a une culture qui se créé dans de nombreuses disciplines, dans laquelle être gay est une insulte. C’est quelque chose qui est brassé partout et qui parfois ne vous donne plus envie de pratiquer ou de faire partie de l’équipe. »

Hong Kong assouplit ses règles pour les couples gays

Hong Kong va donner aux homosexuels étrangers la possibilité de rejoindre avec un visa « marital » leur partenaire travaillant dans la mégapole, et non plus avec un visa de touriste plus restrictif.
Les autorités ont annoncé aujourd’hui une révision de leur politique d’immigration, pour la mettre en conformité avec un jugement rendu en juillet par la Cour d’appel final de Hong Kong, qui avait été saluée par les défenseurs de la cause gay.
La plus haute juridiction de Hong Kong avait accordé le droit de vivre et de travailler dans la mégapole à une lesbienne britannique qui était alors privée d’un visa « marital » parce qu’elle était en couple avec une femme. Dans ce haut lieu de la finance, les plus grandes banques internationales avaient mis leur poids dans la balance pour la défendre au nom des nécessités du recrutement.
La requérante est arrivée à Hong Kong en 2011 après avoir conclu en Grande-Bretagne un partenariat civil avec sa compagne. Cette dernière s’était rendue à Hong Kong pour y occuper un nouvel emploi. Hong Kong ne reconnaissant pas le mariage gay ou les unions entre personnes du même sexe, elle n’avait initialement pu obtenir un visa de dépendant, qui permet de travailler, seulement un visa touristique.
Au terme de la politique d’immigration révisée, tout étranger ayant conclu une union civile avec une personne de son sexe, ou un mariage, pourra à compter de demain prétendre à un visa de dépendant. Mais le gouvernement a précisé que le seul mariage reconnu à Hong Kong demeurerait celui unissant deux hétérosexuels, en ajoutant qu’il ne fallait pas s’attendre à la légalisation des unions entre personnes de même sexe. L’homosexualité n’a été dépénalisée à Hong Kong qu’en 1991.

Nîmes: Un homosexuel agressé après une rencontre sur Internetimes

Un homme a été agressé, jeudi après-midi, dans un hôtel de Nîmes…
Il venait dans le Gard après avoir rencontré une autre personne sur un site Internet qui lui a fixé rendez-vous à Nîmes. Il a été frappé dans une chambre d’hôtel afin de lui dérober des biens.
Un jeune homme serait l’auteur des faits. Il aurait agi seul. L’agresseur n’est pas identifié et il est parvenu à fuir. Une enquête de police est en cours.
D’autres faits similaires se sont déroulés le week-end des 8 et 9 septembre. Durant deux nuits, quatre hommes ont été agressés dans des lieux différents du centre-ville de Nîmes puis volés par une ou plusieurs personnes. Dans ces affaires, les victimes avaient également été mises en relation par le biais d’un site Internet de rencontres homosexuelles.

Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire de Paris, a démissionné

Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo,a annoncé sa démission et s’est confié dans un entretien au Monde.
Il critique notamment les choix et la méthode d’Anne Hidalgo. A la manière de Nicolas Hulot, Bruno Julliard espère que son départ sera un « sursaut ».
« C’est un choix douloureux, pris en conscience. Depuis plusieurs mois, de vifs désaccords d’orientation et de méthodes de gouvernance nous ont éloignés. Anne Hidalgo m’a proposé de prendre la direction de sa campagne dans la perspective des élections municipales de 2020. J’ai pris, cet été, le temps de la réflexion avant de lui annoncer ce matin que je déclinais sa proposition. Ma démission est la suite logique de cette décision. Au lieu de s’ouvrir et d’engager le dialogue avec les Parisiens pour surmonter les difficultés actuelles, c’est le repli sur l’Hôtel de ville et le déni de sa part qui l’ont trop souvent emporté.
Le redressement nécessiterait des inflexions que je ne peux parvenir à entraîner, pas même à suggérer. Notre complémentarité initiale est devenue une incompatibilité. Je n’y crois plus. Je ne veux pas faire semblant ».
Le premier adjoint à la maire de Paris, Bruno Julliard, a donc décidé de quitter ses fonctions. Il aurait mûri ce choix pendant tout l’été. Bruno Julliard a prévenu Anne Hidalgo ce lundi 17 septembre, dans la matinée.
Bruno Julliard avait été le porte-parole d’Anne Hidalgo aux municipales de 2014. Il a refusé la proposition de la maire de Paris de devenir son directeur de campagne pour les futures élections municipales de 2020.
Il a  tenu à préciser qu’il ne souhaitait pas se présenter lui-même pour cette future échéance électorale :
« Aujourd’hui, une page se tourne. Après dix années de responsabilité dans l’exécutif parisien, je vais désormais réfléchir à un autre avenir professionnel. Ma démission ne répond à aucune stratégie personnelle, aucun plan caché. Je n’imagine pas sacrifier la sincérité de mes convictions pour le confort d’un mandat. Je sais que mon départ suscitera de l’incompréhension et de la déception dans nos rangs. Mais j’espère qu’il permettra un sursaut, que ma décision apportera un éclairage et une prise de conscience utiles. Il est urgent de mettre un terme aux manifestations intempestives des seules ambitions individuelles. Ce qu’attendent les Parisiens, ce sont des propositions concrètes pour améliorer leur cadre de vie ».
Bruno Julliard a dénoncé une gestion inefficace et solitaire de la part d’Anne Hidalgo.

«Bohemian Rhapsody» sortira sur les écrans le 31 octobre 2018

Après avoir vu les bandes-annonce de «Bohemian Rhapsody», biopic sur Freddie Mercury, certains fans ont eu peur que le film évite d’aborder un aspect essentiel pour comprendre sa vie et aussi sa mort: sa sexualité. Rami Malek a tenu à mettre les points sur les «i» . L’acteur s’est glissé dans la peau du célèbre chanteur, mais les premières bande-annonces ont causé des remous, car on voit Freddie Mercury surtout entouré de jeunes femmes.
Bryan Fuller, un scénariste, showrunner de séries et membre de la communauté LGBTQ s’est ému de ces bandes-annonce, mais Rami Malek a tenu à rassurer. «C’est difficile, a-t-il expliqué à Attitude, un magazine gay britannique. En premier lieu, permettez-moi de vous dire que le film ne cache pas son combat contre le SIDA, ni sa sexualité. Je ne sais pas comment on pourrait l’éviter. C’est absurde. On ne peut pas juger sur une bande-annonce d’une minute. Le film devait évoquer sa mort d’une façon délicate. On ne peut pas le mettre de côté, c’est quelque chose d’important, de très triste, mais aussi de puissant. Cela montre à quel point on peut se battre, grâce à la force de nos familles et de nos amis», a-t-il expliqué.
«Bohemian Rhapsody» sortira sur les écrans le 31 octobre 2018.
A l’origine piloté par Bryan Singer, le réalisateur de «Usual Suspects», «Opération Walkyrie» et de la plupart des films de la franchise «X-Men», ce dernier a été licencié en cours du tournage. Des absences répétées du plateau et une une plainte de Rami Malek auprès du studio suivie d’une réaction emportée du cinéaste auraient conduit à son éviction selon des sources proches de la production. Remplacé, Singer n’en reste pas moins crédité en tant que seul réalisateur du film pour des raisons apparemment contractuelles.

Grindr ne protège pas suffisamment la position précise de ses utilisateurs

Après de premières révélations sur l’envoi de données très personnelles à des tiers en avril, l’application Grindr – dédiée aux rencontres gay – est de nouveau sur le banc des accusés, car elle ne protège pas suffisamment la position précise de ses utilisateurs.
Queer Europe explique qu’il ne s’agit pas de pirater les serveurs de la société, mais d’exploiter son API, qui permet de connaître la distance qui vous sépare d’un autre utilisateur. Avec plusieurs points différents (donc plusieurs distances) et grâce à la trilatération (une technique proche de la triangulation), vous pouvez récupérer sa position précise.
Cette « attaque » peut être réalisée via l’outil baptisé Fuckr qui a déjà plusieurs années. Suite à la publication de cette vulnérabilité, le dépôt GitHub a été fermé, à la demande de Grindr. Cette dernière explique que « le but de « Fuckr » est de faciliter l’accès non autorisé à Grindr en contournant les contrôles d’accès ». Comme toujours en pareille situation, de nombreux forks sont déjà disponibles.
Dans un communiqué envoyé à BuzzFeed, Scott Chen (président de Grindr) explique que la géo localisation est « essentielle à la plateforme et pour l’expérience utilisateur », mais il reconnaît « des défis inhérents à son utilisation ».
Il ajoute qu’il « continuera d’essayer de faire évoluer et améliorer la plateforme », mais sans préciser comment ni quand. Une solution de contournement pourrait être de n’afficher qu’une distance approximative, rendant vaine la trilatération (la précision serait par exemple proportionnelle à la densité de la population).
D’après Queer Europe ce n’est toujours pas le cas, alors que le problème est connu depuis des années. Lors de leurs essais, ils ont en effet pu suivre le déplacement précis d’un utilisateur du service (consentant à participer à cette expérience).

Cuba: le président favorable au mariage gay

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, s’est déclaré dimanche favorable à l’inscription dans la nouvelle Constitution, actuellement en débat, du mariage entre personnes du même sexe.
« Je suis d’accord, moi je pense que le fait de reconnaître le mariage entre les personnes, sans limitations, répond au problème d’éliminer tout type de discrimination dans la société », a affirmé le dirigeant dans un entretien à la chaîne de télévision latino-américaine Telesur, diffusée dimanche soir.
Les Cubains ont commencé mi-août à débattre d’un projet de nouvelle Constitution, qui reconnaît notamment la propriété privée et ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT de l’île. La possible approbation du mariage homosexuel est fortement combattue par l’Eglise catholique locale. « Je ne peux pas porter préjudice au débat populaire » sur cette question, a assuré le président cubain avant faire connaître, pour la première fois, son opinion personnelle sur ce sujet.
La députée Mariela Castro, fille de l’ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.
En 2010, Fidel Castro avait reconnu les « injustices » faites aux homosexuels qui provoquèrent l’exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.

agression transphobe

En juillet 2013, Mylène, une transgenre, était assassinée à son domicile, en banlieue de Limoges. Cinq ans après, Ajda a été menacée de mort devant un supermarché limougeaud dans l’indifférence générale, notamment de la police.
Le 6 août 2018, Ajda, étudiante trans réfugiée politique d’un pays du Caucase, fait ses courses dans un supermarché de Limoges. Sur le parking, un homme en voiture commence à l’insulter et à la menacer : « PD, tafiole, je te baise, je t’encule ».
Alors qu’elle prend son téléphone pour appeler la police, il la menace de mort, s’écriant « je te ferai la peau ». Puis il exprime son sentiment de totale impunité : « PD, si je te tue, je ne risque rien ».
Finalement, l’homme tente de lui foncer dessus avec sa voiture. Par chance, le véhicule ne fait que la frôler mais la victime souffre de plusieurs blessures, constatées par le CHU de Limoges, entraînant plusieurs jours d’interruption totale de travail (ITT).
La victime finit par se réfugier dans le supermarché où son agresseur la suit avant, par chance, de quitter les lieux. L’agresseur est filmé par les caméras de vidéo-surveillance du supermarché et la victime a eu le réflexe de prendre en photo la plaque d’immatriculation de la voiture.
Le lendemain de l’agression, la victime dépose plainte à l’hôtel de police de Limoges. L’officier de police judiciaire retient l’infraction « d’insultes non-publiques à raison de l’orientation sexuelle ». Ni le caractère évidement public des insultes transphobes tenues sur un parking de supermarché, ni les coups et blessures constatées par le CHU, ni les menaces de mort, ni la tentative de meurtre à l’aide d’une voiture n’ont été retenus par les services de police.
Un mois plus tard, la victime n’a aucune nouvelle de la police et aucune enquête ne semble avoir été conduite. Les films des caméras de surveillance du centre commercial n’ont pas été réquisitionnés, et la photo de la plaque d’immatriculation du véhicule de l’agresseur ne semble pas avoir été exploitée.
SOS homophobie dénonce l’inaction des services de police de Limoges dans cette affaire et exprime tout son soutien à Ajda.
L’association demande à ce qu’une enquête soit ouverte dans les plus brefs délais pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette agression transphobe. L’association se réserve le droit de se porter partie civile.
(Source SOS homophobie)

Chili : le parlement autorise le changement de sexe dès 14 ans

Les députés chiliens ont adopté mercredi une loi autorisant le changement de nom et de sexe dès 14 ans avec une autorisation parentale, à l’issue d’un intense débat dans ce pays conservateur. Le texte, qui a recueilli 95 voix pour et 46 contre, avait déjà reçu le feu vert des sénateurs début septembre.
Il prévoit que les majeurs puissent changer de nom et de sexe à l’état civil, tandis que les adolescents de 14 à 18 ans devront être accompagnés d’un représentant légal pour effectuer cette démarche. En l’absence de représentant légal, ils pourront néanmoins faire appel à un juge. La loi doit encore être promulguée par le président de droite Sebastian Piñera, et des parlementaires conservateurs n’écartent pas de saisir le Tribunal constitutionnel.
Le texte de loi, déposé sous le premier mandat de M. Piñera (2010-2014), avait été porté par le succès d’«Une femme fantastique», un film interprété par l’actrice transgenre Daniela Vega et qui avait remporté en mars l’Oscar du meilleur film étranger.
Son personnage de Marina, amoureuse née dans un corps d’homme et devant se battre contre tous après le décès de son compagnon, lui a offert un rôle bouleversant qui a fait sensation dans les festivals du monde entier avant de conquérir Hollywood. Le film a aussi permis «que les gens connaissent notre réalité et aient une certaine empathie», a déclaré à l’AFP Alessia Injoque, informaticienne et activiste transgenre de 35 ans.
Cette nouvelle mesure s’inscrit dans une série de réformes progressistes impulsées par l’ex-présidente socialiste Michelle Bachelet, dont la dépénalisation de l’avortement. Pour l’instant, seule une forme d’union civile homosexuelle est reconnue au Chili, mais un projet de loi autorisant le mariage et l’adoption des couples du même sexe a été déposé fin août 2017 au Parlement