USA: Les synagogues de New York cessera d’annoncer les mariages LGBT après des plaintes

L’Institut hébraïque de Riverdale dans le Bronx n’annoncera plus les mariages de ses membres LGBT dans ses bulletins d’information conformément à une plainte de l’Union orthodoxe (OU), la plus grande association de synagogues orthodoxes aux États-Unis.
La politique a été établie ce mois-ci en réponse à des plaintes d’autres synagogues membres de l’OU, qui adoptent une position plus dure quant au mariage homosexuel.
« La position sans équivoque de l’OU est que le soutien ou la célébration d’une conduite interdite par la loi juive est fondamentalement inapproprié », peut-on lire dans la déclaration de l’OU, selon le Five Towns Jewish Times. « En conséquence, l’approbation institutionnelle ou l’encouragement (implicite ou explicite) de toute conduite contraire à la halakha ( loi  juive orthodoxe NDR) est une activité qu’aucune synagogue orthodoxe ne devrait autoriser. »
L’Institut hébraïque de Riverdale, qui a longtemps servi de guide pour repousser les limites de la loi juive traditionnelle afin d’inclure les femmes et les juifs LGBT, a été favorable aux couples de même sexe. Il compte parmi ses membres des couples de même sexe et a accueilli l’an dernier une forum sur les Juifs LGBT en orthodoxie intitulé « Construire un avenir juif à l’extérieur du placard ».
Son fondateur, Avi Weiss, a été l’un des signataires d’une déclaration de principes historique de 2010 signée par les dirigeants orthodoxes affirmant la nécessité de « traiter les êtres humains avec des attractions et des orientations de même sexe avec dignité et respect ».
Les responsables de la synagogue ne célèbrent pas les mariages homosexuels, mais la synagogue a commencé à inclure les mariages homosexuels dans ses annonces plus tôt cette année. Suite à la déclaration de l’OU, cependant, le rabbin de l’Institut hébraïque, Steven Exler, a confirmé au JTA que les annonces s’arrêteraient.
Mordechai Levovitz, directeur exécutif de Jeunesse juive homosexuelle, qui se concentre sur les adolescents orthodoxes LGBT, a déclaré que la politique de l’OU ne ferait que causer d’autres dommages à ce groupe. Il a ajouté que 70 % des enfants qui viennent au centre d’accueil hebdomadaire de son groupe à Midtown Manhattan confient être suicidaires.

Le président des Jeunes avec Wauquiez déclare que les enfants nés de la procréation médicale assistée « ne devraient même pas exister ».

Le lundi 11 décembre lors d’un entretien avec un journaliste de Libération, le président des « Jeunes avec Wauquiez », Aurane Reihanian, 24 ans, a déclaré que les enfants nés de la procréation médicale assistée « ne devraient même pas exister ».
Il aurait confondu, expliquait-il le lendemain, la PMA, procréation médicalement assistée, et la GPA, gestation pour autrui.
SOS Homophobie n’a pas laisser passé et a confié l’affaire à l’association Mousse et lui a demander de porter plainte. L’association, sur son site, explique :
« Ces propos sont empreints d’une particulière violence à l’encontre des couples homoparentaux. Ces propos dénient toute aptitude aux couples homosexuels de pouvoir élever des enfants. Ils désapprouvent tout projet d’homoparentalité dans le cadre de PMA et GPA. Ils condamnent fermement les couples homosexuels ayant déjà des enfants issus de la PMA et de la GPA. »
« Pour Me Etienne Deshoulières, avocat de l’association Mousse : « Ces propos tendent donc à susciter un sentiment d’hostilité ou de rejet à l’égard des homosexuels. Ils ne sont pas tolérables venant d’une personne exerçant des fonctions politiques. C’est pourquoi Mousse porte plainte aujourd’hui à l’encontre de Aurane Reihanian. » »
Aurane Reihanian se défend dans deux tweets…
«Ma position est tronquée par @libe : je suis contre la PMA pour les couples de mêmes sexes car elle entraînera de facto la GPA [1/2]»
«Cela dit, on a aussi fait remarquer qu’un débat politique n’est pas possible si les idées ne peuvent être exprimées sans qu’une association porte plainte au pénal. Le tribunal tranchera».

Un groupe d’anarchistes s’en prend à l’ambassade saoudienne pour dénoncer la situation des homosexuels

Le groupe anarchiste Rouvikonas (Rubicon)  s’en est pris à l’ambassade d’Arabie saoudite à Athènes pour dénoncer la situation des femmes et des homosexuels dans ce pays.
Très tôt, ce jeudi, ils ont jetés de la peinture sur les guérites et la clôture de l’ambassade d’Arabie saoudite à Athènes située dans la banlieue nord.
Dans une bande vidéo publiée sur un site internet par le groupe anarchiste $, on voit au moins trois personnes portant des casques jetant divers objets contre la clôture de l’ambassade.
Selon le texte publié en ligne, le groupe met en cause l’Arabie saoudite dans la guerre contre le Yémen et l’accuse « d’avoir imposé pour des décennies une dystopie médiévale à l’intérieur du pays et de l’exporter à l’étranger ».
« Des femmes adultères sont décapitées dans les rues, des voleurs sont amputés devant une foule hurlante, les femmes sont discriminées, les dissidents et les gays disparaissent et sont exécutés », indique ce texte.
Rubicon accuse aussi le gouvernement grec de gauche d’Alexis Tsipras « d’hypocrisie » sur une affaire controversée de vente présumée de munitions à l’Arabie saoudite au début de l’année.
Depuis son apparition en 2015, Rubicon procède souvent à des actes similaires contre diverses cibles diplomatiques, politiques, médiatiques et économiques, principalement à Athènes, causant des dégâts matériels mais sans faire jusqu’ici de blessés.

Mozambique : une association LGBT enfin reconnue

L’association Lambda, une organisation de citoyens mozambicains qui militent pour la reconnaissance des droits humains des LGBT depuis 2008, ne pouvait être reconnue légalement parce que ses activités allaient à l’encontre d’une disposition de la loi de 1991 sur les associations.
Mais le 31 octobre 2017, le Conseil constitutionnel a invalidé cette clause particulière qui bloquait l’enregistrement d’organisations poursuivant des objectifs qu’elle estimait « contraires à l’ordre moral, social et économique du pays et portant atteinte aux droits d’autrui ou au bien public. »
Le Conseil a estimé que cette disposition de loi contredisait l’article 52 de la Constitution, lequel stipule que seules «les organisations armées militaires ou paramilitaires et celles qui encouragent la violence, le racisme, la xénophobie ou qui poursuivent des buts contraires à la loi sont interdites».
Si le Conseil constitutionnel n’a pas mentionné spécifiquement Lambda, son directeur exécutif, Danilo da Silva, y a vu toutefois une ouverture vers une reconnaissance juridique. C’est ce qu’il a déclaré à la chaîne allemande Deutsche Welle, d’après le site Global Voices.
Le Mozambique est l’un des rares pays d’Afrique où l’homosexualité n’est plus considérée comme un délit. Cette dépénalisation remonte à juin 2015.

La CEDH condamne l’Italie pour non reconnaissance de six couples homosexuels mariés à l’étranger

L’Italie a été condamnée ce jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour avoir refusé de reconnaître six couples homosexuels italiens mariés à l’étranger avant l’entrée en vigueur en 2016 de la loi reconnaissant les unions civiles pour les couples de même sexe.
Dans l’arrêt « Orlandi et autres c. Italie », la Cour a condamné Rome pour avoir violé les droits des requérants, 11 Italiens et un Canadien, formant 6 couples d’hommes et de femmes.
Ces derniers se plaignaient de « ne pas avoir pu faire reconnaître leur mariage sous quelque forme que ce soit comme unions en Italie ».
Les six couples s’étaient mariés à l’étranger avant l’entrée en vigueur de la loi sur les unions civiles homosexuelles adoptée en mai 2016. A leur retour en Italie, les requérants avaient cherché – en vain – à faire enregistrer leur mariage par les juridictions italiennes avant de saisir la CEDH en avril 2012, s’estimant victimes de « discrimination fondée sur leur orientation sexuelle ».
Rappelant la jurisprudence européenne, la Cour rappelle que « les États demeurent libres de n’ouvrir le mariage qu’aux couples hétérosexuels, mais que les couples homosexuels ont besoin d’être reconnus légalement et de protéger leur relation ».
« Aucune considération impérieuse d’intérêt général n’avait été avancée pour justifier une situation dans laquelle les relations des requérants étaient dépourvues de toute reconnaissance et de toute protection », a souligné la Cour.
« L’Italie ne pouvait plus négliger leur situation, qui relevait de la vie familiale au sens de l’article 8 (de la Convention européenne), sans leur offrir un moyen de sauvegarder leurs unions », a-t-elle estimé.
La CEDH en conclut que Rome n’a « pas ménagé un juste équilibre entre les intérêts concurrents » et que « les couples avaient été lésés dans leurs droits » en violation avec la Convention européenne des droits de l’Homme, qui garantit la protection du droit au respect à la vie privée et familiale.
Cet arrêt de la CEDH n’est pas définitif. Les parties ont trois mois pour décider si elles demandent un renvoi de leur affaire devant la Grande Chambre, instance suprême de la Cour.

89% des personnes LGBT se disent « intégrées » au travail

Près de 89% des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles, ainsi que 72% des personnes transsexuelles se sentent bien intégrées au sein de leur entreprise, selon une enquête menée par l’Ifop pour l’association spécialisée sur la question LGBT dans le monde du travail Autre cercle, que franceinfo a pu consulter, jeudi 14 décembre.
Parmi les personnes interrogées, 30% des LGBT disent avoir déjà constaté des discriminations à l’égard de personnes homosexuelles dans le cadre de leur travail. Seuls 9% des hétérosexuels interrogés disent avoir déjà constaté de telles discriminations.
Selon l’étude, les principales discriminations subies par les personnes LGBT sont des moqueries de la part de collègues (60% des répondants LGBT), la mise à l’écart de la part de collègues (31%) et une inégalité dans le déroulement de la carrière (29%). Si 73% des personnes hétérosexuelles se disent « à l’aise » face à un ou une collègue gay ou lesbienne, 64% affirment être à l’aise face à un ou une collègue transgenre.
Quand il s’agit de faire connaître son orientation sexuelle sur son lieu de travail, les hommes gays et bisexuels semblent plus à l’aise que les femmes pour le faire. 75% des hommes gays ou bisexuels se rendent visibles, contre 64% des femmes. Un signe, conclut l’étude, de « l’existence probable d’un ‘double plafond de verre' » dans le monde du travail pour les femmes lesbiennes et bisexuelles.
Afin de rester « invisible » au travail, 73% des LGBT évitent de parler de leur vie privée et 14% font croire qu’ils sont hétérosexuels. Ceux qui choisissent de ne pas faire connaître leur identité sexuelle dans leur entreprise considèrent à 49% que c’est une difficulté.
6 698 personnes ont été interrogées dans 41 organisations, dont 79% de personnes hétérosexuelles, 17% de LGBT, 54% de femmes, 45% d’hommes. Les répondants travaillent à 47% en Île-de-France, à 53% dans d’autres régions, ils sont à 91% en CDI, à 9% en CDD, travaillent à 62% dans le public et à 38% dans le privé.

Suisse: un passager homophobe expulsé d’un tram à Genève

Jordon Davis est journaliste à la télévision suisse, et est gay. Dans le tram de Genève, un passager qui disait ne pas aimer « les pédés » l’a reconnu et s’en prend à lui pour cette raison. Mais la victime n’entend pas le rester. Fort de reportages passés sur le sujet du harcèlement, Jordon Davis ne se laisse pas faire et met en pratique les réflexes qui font changer la honte de camp, et fini par l’expulser de la rame, avec l’aide des autres passagers.
Davis sort alors son smartphone pour enregistrer la scène et récolter d’éventuelles preuves d’agression verbale et/ou physique.
Ensuite, il répond à voix haute mais sans surenchérir dans la violence afin de prendre toute la rame en témoin et pour que personne ne puisse faire semblant de ne rien avoir vu ni entendu.
« Monsieur, nous sommes en Suisse. Je suis homosexuel, je suis fier de l’être et je suis votre égal. Vous n’êtes pas mieux que moi parce que vous êtes hétérosexuels. Vous croyez que vous alliez me rabaisser, mais vous vous humiliez vous-mêmes », entend-on dire Jordan Davis. sur la vidéo.
Les autres passagers se rangent du côté du journaliste et contre l’homophobe. Calmement mais avec détermination, ils le poussent vers la sortie à l’arrêt suivant.
Suite à l’article et aux nombreux likes et commentaires, Jordan Davis. a fini par retirer son post facebook, afin de ne pas livrer l’identité de l’homme qui est visiblement connue des Genevois, apprend-on dans les commentaires de la vidéo « La personne qui y figure sur la vidéo est manifestement un désiquilibré notoire à Genève, et plusieurs personnes (femmes surtout) m’ont rapporté des cas de harcèlement commis par ce monsieur. Plusieurs personnes m’ont partagé de leur crainte que son image soit jetée en pâture et qu’il puisse à son tour être victime de justiciers, ce que je ne saurais en aucun cas cautionner. »
La vidéo est toujours visible dans l’article de la Tribune, mais le visage de l’agresseur est flouté.
Dans les commentaires également, beaucoup accusent le journaliste de répondre à l’homophobie par le racisme.
Ce n’est pas parce que son agresseur est noir et que l’auteur de la vidéo utilise comme argument «Nous sommes en Suisse» que ce dernier est à son tour coupable de xénophobie ou de racisme. En rappelant qu’ils sont en Suisse, Jordon Davis revendique ses droits et la loi qui le défendent de l’agression qu’il est occupé à filmer. Y voir une forme de condescendance aux relents racistes serait lui faire un procès d’intention ( lavenir.net).

Lilian Thuram s’engage avec ferveur contre l’homophobie

Dans une interview accordée à Kevin Razy pour l’émission «Rendez-Vous», diffusée mardi soir dans le cadre de la Nuit Gay organisée par la chaîne Canal+ , Lilian Thuram a fait part de son engagement contre l’homophobie.
Déjà impliqué dans la lutte contre le racisme et le sexisme au travers de sa «Fondation Lilian Thuram – Education contre le racisme», le champion du monde a souhaité rappeler que «personne ne naît homophobe, qu’il s’agit d’un conditionnement culturel».
«Le conditionnement qui amène le plus à l’homophobie c’est la religion. Le fait que l’homosexualité soit considérée comme quelque chose de contre-nature vient de la religion.»
Lilian Thuram veut faire évoluer les mentalités par rapport à l’homosexualité: «Dans ma famille, personne ne va avoir d’avis négatif sur les gens de ma couleur de peau. Alors que si vous êtes homosexuel, vous pouvez malgré tout entendre des gens de votre famille tenir des discours super-homophobes. C’est d’une violence totale, voilà pourquoi il faut questionner la société et aider les gens à comprendre pourquoi ils deviennent homophobes.»
Lilian Thuram qui sera l’ambassadeur des Gay Games 2018 en août prochain à Paris a d’ailleurs confié avoir été persuadé dans sa jeunesse «qu’il n’y avait pas d’homosexuels noirs, qu’il n’y avait que des blancs homosexuels», du fait d’avoir «grandi dans une société très religieuse» aux Antilles.

Inde: Les publicités pour les préservatifs sont interdites

L’Inde a interdit les publicités pour les préservatifs en journée à la télévision, citant des règles contre les contenus «vulgaires» et pour la protection des enfants.
Le ministère de l’information et de la diffusion a ordonné aux quelque 900 chaînes de télévision indiennes de ne pas passer de promotions commerciales pour ces contraceptifs entre 6h du matin et 22h, sous peine de sanctions.
«Il est par la présente conseillé à toutes les chaînes de télévision de ne pas télédiffuser des publicités pour les préservatifs qui sont pour une catégorie d’âge particulière et pourraient être indécentes vues par des enfants», indique l’injonction.
Les chaînes de télévision publiques et privées sont présentes dans 183 millions de foyers en Inde, selon des chiffres du Broadcast Audience Research Council. Le sexe est un sujet tabou en Inde, société profondément conservatrice et traditionnelle. Des publicités pour préservatifs ont plusieurs fois soulevé des polémiques.

Grande Bretagne : Un homme de 50 ans victime d’une agression homophobe à Londres

La police encourage tous les témoins à se présenter après qu’un homme de 50 ans ait été attaqué à l’extérieur de la gare de Charing Cross à Londres le mois dernier.
L’homme a été victime de violence homophobe à un arrêt d’autobus sur The Strand, avant d’être frappée à plusieurs reprises à la tête.
Scotland Yard a déclaré que les délinquants étaient deux hommes blanc dans la vingtaine portant des vestes sombres.
Après l’attaque, ils ont fui vers Trafalgar Square.
La victime n’a pas été transportée à l’hôpital mais a subi des blessures à la tête.
Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’arrestations et la police exhorte les témoins à fournir des informations pour faciliter leur enquête.
Stonewall, organisme de bienfaisance LGBTQ, a publié de nouvelles statistiques sur les incidents anti-LGBT au Royaume-Uni au début de l’année .
Une nouvelle étude a montré qu’il y a eu une augmentation inquiétante de 78% des crimes de haine contre les lesbiennes, gays et bisexuels au cours des quatre dernières années, passant de 9% en 2013 à 16% en 2017.
Dans un nouveau sondage YouGov portant sur plus de 5 000 personnes LGBTQ, 21% ont révélé avoir été victimes d’un crime motivé par la haine en raison de leur orientation sexuelle et / ou de leur identité de genre.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que 81% des personnes LGBTQ ont admis qu’après avoir été victimes d’un crime haineux, elles n’ont pas signalé l’incident à la police.