Le porte-parole d’une association LGBT tunisienne agressé à Paris

Le porte-parole de l’association LGBT tunisienne Shams a été agressé dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris par quatre personnes qui l’ont reconnu dans la rue, a indiqué, dimanche, une association de lutte contre l’homophobie.
Nidhal Belarbi, condamné pour homosexualité en Tunisie et qui a obtenu l’asile politique en France, rentrait chez lui dans le 11e arrondissement quand « un homme qui l’avait déjà agressé en Tunisie en 2013 l’a reconnu dans la rue », affirme dans un communiqué le comité Idaho-France.
« Cet individu a ramené trois autres personnes pour attaquer Nidhal Belarbi, en proférant des insultes homophobes », et le « rouer de coups », poursuit le texte.
Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse l’agression menée, selon elle, par trois personnes, vers 0h30.
« La victime a porté plainte le lendemain, déclarant un caractère homophobe dans son agression.»
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « violences volontaires en réunion à raison de l’orientation sexuelle de la victime ».
« Il est rentré vers 1 heure du matin en état de choc », a raconté à l’Agence France-Presse Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, qui héberge Nidhal Belarbi en attendant qu’il obtienne un logement.
Alors qu’ils se trouvaient dans un camion de pompiers, avant que Nidhal Belarbi ne soit transporté aux urgences, « un homme a forcé la porte, l’a ouverte, et Nidhal a immédiatement pris peur.
Il a dit : “C’est lui, je le reconnais.” C’était son agresseur qui revenait “terminer le travail”. Il a fallu que le pompier le repousse et verrouille la porte », a ajouté Louis-Georges Tin.
Nidhal Belarbi n’a « pas de fracture », mais il souffre de « nombreuses contusions aux côtes et au cou » qui ont nécessité la pose d’une minerve, a-t-il indiqué.
Selon Idaho France, l’agresseur travaille à la sécurité d’un bar de la rue de Lappe, dans le quartier de Bastille, non loin du lieu de l’attaque, et « n’en est pas à sa première agression ».
Son président Alexandre Marcel demande à la Ville de Paris « de suspendre la licence d’exploitation de ce café, tant que le patron continuera à embaucher et à financer les agresseurs homophobes ».

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