Archives mensuelles : juillet 2019

Russie : Elena Grigorieva, tuée pour avoir défendu les droits des LGBT

Un homme soupçonné du meurtre par arme blanche d’une militante russe des droits LGBT, Elena Grigorieva,a été arrêté, ont annoncé jeudi les enquêteurs, évoquant un « conflit personnel » et le mode de vie « asocial » de la victime.
Le corps de la victime avait été découvert criblé de coups de couteaux dans la rue en début de semaine dans le sud de Saint-Péterbourg (nord-ouest), la deuxième ville du pays. Des proches avaient indiqué qu’elle avait été menacée en raison de ses activités militantes.
Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe a annoncé l’arrestation d’un suspect, né en 1981, originaire de l’ex-république soviétique du Kirghizstan, qui avait déjà été condamné par la justice.
« Les enquêteurs ont reçu des preuves confirmant que le meurtre avait eu lieu dans le cadre d’un conflit personnel » mêlant des « gens se connaissant au préalable », ajoute cet organisme. Selon cette source, le suspect, en « état d’ébriété », aurait frappé la victime « d’au moins huit coups de couteau dans le visage et le dos », dans la nuit du 20 au 21 juillet.
Les enquêteurs soulignent que la militante « menait une vie asociale, buvait souvent de l’alcool, y compris avec le suspect ».
Elena Grigorieva était une activiste locale participant régulièrement à des rassemblements en faveur de la communauté LGBT, mais aussi des prisonniers politiques. Elle militait aussi contre l’annexion de la Crimée par la Russie et pour d’autres causes.
L’ONG russe pour la défense des droits LGBT « Vykhod » (Coming Out), basée à Saint-Pétersbourg, a fait part de ses doutes sur l’enquête et demandé la publication des preuves écartant d’autres motifs de crime.
L’association a notamment évoqué le fait qu’Elena Grigorieva se trouvait sur une liste de noms publiée en juin par un mouvement russe hostile aux homosexuels.
Dans la majorité des cas, « les forces de l’ordre refusent de vérifier et de prendre en considération les motifs haineux contre les LGBT en tant que groupe social », a ajouté l’organisation dans un communiqué.
Selon un membre de l’opposition, Dinar Idrisov, Elena Grigorieva « avait été récemment victime de violences et de menaces ». D’autres militants pour les droits des homosexuels ont depuis raconté avoir reçu des menaces de mort et craindre pour leur vie.

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Un couple d’homosexuels a été agressé par une vingtaine de personnes à Villeurbanne dans la nuit du 26 au 27 juillet. Les deux hommes se promenaient main dans la main dans le quartier des Buers, lorsqu’une bande d’individus armés de barres de fer les a insultés et ensuite agressés, relate Le Parisien.
Les victimes sont parvenues à se réfugier dans un immeuble d’où elles ont appelé la police. Une fois sur les lieux, les agents ont noté la présence d’une dizaine de personnes. À l’issue du heurt, l’un des véhicules de police a été endommagé, est-il précisé.
Afin de disperser le groupe, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. Ensuite, elles ont évacué les victimes qui souffrent essentiellement de contusions, indique le quotidien.
À la suite de cette agression homophobe, une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon.
Les agressions contre la communauté LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) ont atteint un niveau sans précédente en 2018, une «année noire» selon l’association SOS Homophobie. 2018 enregistre une hausse de 66% de ces agressions par rapport à 2017, avec 231 agressions physiques recensées.

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Tinder veut protéger sa communauté LGBT dans les pays où la loi les menace

Afin de protéger les utilisateurs Tinder de la communauté LGBT, l’application va introduire très prochainement une nouvelle fonctionnalité : Traveler Alert. Celle-ci enverra une alerte à l’utilisateur lorsqu’il entre dans un pays où les lois en vigueur peuvent constituer une menace pour lui et l’orientation sexuelle pourra être masquée.
Alors que de nombreux pays interdisent toujours l’homosexualité, la bisexualité ou les transsexuels, les voyages peuvent constituer une réelle menace pour la communauté LGBT de Tinder. Les comptes actifs indiquent en effet très clairement l’orientation sexuelle de leur propriétaire. Afin de protéger sa communauté LGBT, Tinder va introduire Traveler Alert, une fonctionnalité permettant de cacher l’orientation sexuelle d’un profil afin de ne pas risquer le pire dans un pays où par exemple l’homosexualité serait punissable par la loi.
Concrètement, Tinder va envoyer une notification aux utilisateurs concernés lorsqu’ils entrent dans l’un de ces pays. L’application proposera alors de masquer leur profil. Si l’utilisateur ne souhaite pas que son profil soit invisible pour autant, Tinder sera malgré tout en mesure de cacher simplement son orientation sexuelle ou l’identité de genre indiqué sur son profil.
« Nous croyons fondamentalement que tout le monde devrait pouvoir aimer qui il veut, et nous nous efforçons de refléter cela dans tout ce que nous faisons chez Tinder. Nous servons toutes les communautés, peu importe leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, et nous sommes fiers d’offrir des fonctionnalités qui les aident à rester en sécurité » a déclaré le boss de Tinder, Elie Seidman, après l’annonce de la fonctionnalité.
La fonction Traveler Alert sera intégrée à l’application de rencontre en fin de semaine ou en début de semaine prochaine via une mise à jour. En tout, Tinder a identifié 69 pays où l’homosexualité est punie par la loi.

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Canada :La bibliothèque publique de Vancouver exclue du défilé de la Fierté

Les organisateurs du défilé de la Fierté de Vancouver ont annulé l’inscription de la bibliothèque publique à la pride prévu le 4 août.
Ils reprochent à la bibliothèque d’avoir loué ses locaux à une auteure controversée, Meghan Murphy, dont ils considèrent les propos transphobes et faisant la promotion d’une rhétorique anti-trans.
L’auteure et fondatrice du site Feminist Current a tenue une conférence à la succursale principale de l’institution publique le 10 janvier dernier.
Lors de cet événement, cinq participants ont affirmé que les femmes trans n’étaient pas des femmes et ne devaient donc pas être traitées comme des femmes, expliquent les organisateurs dans un communiqué.
Dans un courrier envoyé à CBC, l’auteure rétorque que cet événement mettait de l’avant plusieurs personnalités féministes de Vancouver.
« Personne, à ce panel, n’a dit quoi que ce soit de dénigrant, haineux ou discriminatoire à propos des personnes qui s’identifient transgenres », écrit-elle.
Ce n’est pas de l’avis de Morgane Oger, militante pour les droits des transgenres, qui soutient la décision des organisateurs du défilé.
La bibliothèque a laissé un discours suprémaciste […] se passer sur son sol et ça, c’est inacceptable.
Les organisateurs du défilé de la Fierté exigent que la bibliothèque réexamine ses critères de location de salles afin de pouvoir réintégrer l’événement festif.
La liberté d’expression est une valeur que nous devons maintenir. Toute autre décision doit être prise par le système légal, a commenté Christina de Castell, bibliothécaire en chef.
La bibliothèque dit avoir consulté des avocats qui ont conclu que la rencontre controversée ne violait pas les droits de la personne de la Colombie-Britannique.
Les organisateurs du défilé estiment toutefois que la liberté de s’exprimer doit s’arrêter au moment où l’expression devient dommageable à autrui.
La même exclusion du défilé a été portée contre l’Université de la Colombie-Britannique pour des raisons similaires.

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Russie: Une militante LGBT tuée à coups de couteau à Saint-Pétersbourg

Une militante russe des droits LGBT et de différentes causes de l’opposition, Yelena Grigorieva, a été retrouvée morte à Saint-Pétersbourg, tuée à l’arme blanche, ont annoncé ce lundi les autorités et des proches de la victime.
« Le corps d’une femme de 41 ans portant de multiples blessures au couteau a été découvert dimanche dans le sud de Saint-Pétersbourg », ont indiqué les enquêteurs.
Yelena Grigorieva participait régulièrement à des rassemblements en faveur de la communauté LGBT, mais aussi des prisonniers politiques. Elle militait également contre l’annexion de la Crimée par la Russie et pour d’autres causes.
Les coups lui auraient été portés dans le dos et au visage. Elle aurait également été étranglée. Selon le militant de l’opposition Dinar Idrisov, Elena Grigorieva « a été sauvagement tuée près de chez elle » vendredi soir. « Elle avait été récemment victime de violences et de menaces » et avait déposé plainte à plusieurs reprises, « sans qu’il n’y ait de réaction », a-t-il déploré.
Selon la Fontanka, un journal en ligne de Saint-Pétersbourg, un suspect a été arrêté

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Deux Lausannois victimes d’homophobie à Mykonos

Attaqués violemment par huit inconnus à Mykonos dimanche soir, les Lausannois Théo et Denis ont partagé leur story sur Instagram pour que leur traumatisante mésaventure serve de leçon. Car non, cela n’arrive pas qu’aux autres.
Mardi 23 juillet, je partage sur mon Facebook un énième papier relatant les dérives homophobes dans le monde. En l’occurrence, Konbini nous apprend qu’un magazine distribue des stickers «zone sans LGBT» en Pologne, quelques jours après la toute première gay pride à Bialystok et à l’approche des élections législatives. Ambiance. Nausée. Quelques instants plus tard, un ami réagit à mon post en commentant: «J’en peux plus! Avec ce qui vient de nous arriver… c’en est trop!!!»
Je découvre alors avec effroi sa story sur Instagram, en détails et en images. En vacances à Mykonos avec son ami, le couple rentrait à 2h matin du Jackie’O, célèbre bar gay de l’île, dimanche soir. Quand soudain huit inconnus – vous avez bien lu – leur sautent dessus pour les attaquer. À terre, Théo et Denis se font rouer de coups. Avec des pierres. À l’arrivée: un nez cassé, deux doigts foulés, de nombreuses coupures et des bleus. En commentaire sous les photos prises à l’hôpital, on peut lire: «Nous prenons soin de nous et on se remet du choc.» Aussitôt, j’écris à Théo. J’imagine que nous sommes nombreux dans ce cas. Ils essaient de continuer leurs vacances «comme prévu», me répond-il. Choqué je suis, certes jamais autant qu’eux qui ont vécu l’horreur.
Oui, on l’a tous pensé, c’est con mais c’est normal: «À Mykonos en plus!» Con parce que ça ne devrait arriver nulle part dans le monde, et normal car à force de faire gaffe à ne jamais être démonstratifs en public, à ne jamais se tenir par la main dans la rue, il est normal de chercher des endroits «safe», des endroits où on nous foute la paix.
Les sachant loin, je leur propose de contacter les médias pour que l’histoire fasse du bruit. Pas de la récup non, un acte communautaire oui. Avec leur accord je l’ai fait, j’ai contacté quelques médias. Mais là n’est pas la question. Depuis hier, ces clichés d’eux avec leurs blessures hantent mon esprit. Je lis dans les yeux de Denis une expression que je n’avais jamais vue auparavant. Je pense à cet ami qui s’était fait péter la gueule à Barcelone, qui n’a depuis trouvé de refuge qu’à l’abris de ses murs. Un fêtard devenu casanier. Je pense aussi à cet ancien collègue qui s’était fait casser la gueule à la sortie du 43&10 à Lausanne, 17 ans à peine. Il n’a pas compris ce qui lui arrivait. Je me souviens de sa phobie de la nuit après cet épisode traumatisant.
Je me remémore aussi ces deux filles violemment agressées dans le bus à Londres en juin, «parce qu’elles avaient refusé de s’embrasser». Je repense aussi à moi, quand je m’étais fait démonter la mâchoire devant le Paradoxe à Neuchâtel il y a une quinzaine d’années. Sans raison. Prends ça, c’est gratuit. Si ce héros inconnu n’était pas intervenu, j’aurais sans doute vu mes dents voler dans la nuit.
Aujourd’hui je scrolle sur le fil… Une attaque homophobe à Londres, une militante LGBT assassinée à Saint-Pétersbourg. Ce n’est plus possible. Je pense à Théo et Denis. J’en frissonne. Ma gorge se noue. Les larmes montent, celles de colère. La colère noire qui monte et gronde sourdement comme l’orage à l’horizon. Alors j’emprunte les mots de Théo pour les recracher bruyamment: «c’en est trop!!!»
source : https://360.ch/

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Pologne: un magazine diffuse des autocollants anti-gays

L’hebdomadaire polonais Gazeta Polska a distribué, avec son édition de mercredi, des autocollants anti-LGBT, une initiative condamnée par l’opposition et l’ambassadrice américaine.
Sur les autocollants, une grande croix noire barre un arc-en-ciel symbole du mouvement LGBT, avec la légende: «Ceci est une zone sans LGBT». Cette légende se réfère au mouvement engagé depuis les déclarations de Jaroslaw Kaczynski par des entités locales polonaises, souvent liées au PiS, qui adoptent des résolutions pou
Les droits LGBT sont devenus l’objet d’un débat intense dans ce pays majoritairement catholique à l’approche d’élections parlementaires prévues à l’automne. Le chef du parti au pouvoir Droit et Justice (PiS) Jaroslaw Kaczynski, qui a qualifié la communauté LGBT de «menace» pour le pays lors des élections européennes de mai, a fait de cette question l’une des priorités dans la campagne de son parti, en écho à des déclarations répétées de l’Eglise catholique polonaise.
La distribution des autocollants intervient après un week-end marqué par l’attaque par des supporteurs de football aux sympathies ultranationalistes d’une Gay Pride, la première organisée à Bialystok (est). Le premier ministre Mateusz Morawiecki (PiS) a condamné les violences mais pas la campagne anti-LGBT. Dimanche, son ministre de l’Education Dariusz Piontkowski a estimé que «cela peut valoir la peine de s’interroger sur l’organisation de tels événements à l’avenir».
Des responsables politiques de gauche et Robert Biedron, le dirigeant ouvertement gay du nouveau mouvement Printemps, ont annoncé pour dimanche une manifestation «Zone libre de violence» à Bialystok. L’édition polonaise du magazine américain Newsweek a distribué des autocollants montrant un cœur souriant aux couleurs rouge et blanche du drapeau polonais.

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Grande Bretagne: le footballeur gay ne fera pas coming out

Début juillet, un auteur anonyme se disant homosexuel et footballeur professionnel en Angleterre avait lancé un compte Twitter, et avait annoncé vouloir dévoiler publiquement son identité. Mais le compte, suivi par plus de 50.000 personnes, a été supprimé avant la grande annonce.
Lancé début juillet, et déjà suivi par plus de 50.000 personnes, dont un certain nombre d’acteurs du monde du ballon rond et d’associations LGBT, le compte du « footballeur gay » (son pseudonyme) avait fait sensation sur le réseau social.
Son auteur, à travers les premiers messages, disait être un joueur homosexuel évoluant en Championship (D2 anglaise), et se disait surtout prêt à être le premier footballeur pro anglais à faire son coming out depuis Justin Fashanu en 1990.
« Je révélerai mon identité bientôt, mais je suis un homme fier d’être gay, avec l’espoir de briser le moule, avait-il notamment écrit. J’ai moins de 23 ans, et aujourd’hui j’ai fait mon coming out auprès de ma famille. Bientôt, je le ferai publiquement. » La semaine dernière, l’auteur avait évoqué la date du mercredi 24 juillet pour dévoiler son nom.
Il avait posté mardi soir deux derniers messages: « Je pensais que j’étais plus fort, j’avais tort. […] Traitez-moi de tous les noms, rabaissez-moi, beaucoup le feront, et je ne peux pas changer cela, mais je ne suis pas assez fort pour parler. Rappelez-vous juste que j’ai des sentiments. Sans coming out, je ne peux convaincre personne de me suivre, mais ce n’est pas un canular. Je ne ferais pas ça. »

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Le RN hostile à la PMA pour toutes

L’eurodéputé du Rassemblement national Jordan Bardella a rappelé mercredi que son parti était opposé à la PMA pour toutes au nom du « droit de l’enfant à avoir à la fois un père et une mère » et a réclamé un référendum sur le sujet.
« Nous serons évidemment opposés à la PMA et à la GPA », a souligné sur LCI Jordan Bardella, car « tout ce qui est technologiquement possible n’est pas toujours humainement souhaitable et parfois pour qu’une société fonctionne, il faut savoir poser des limites ». Selon lui, « il y a pas de droit à l’enfant, mais il y a un droit de l’enfant et le premier de ses droits, c’est d’avoir à la fois un père et une mère ». « L’intérêt de l’enfant lorsque l’enfant grandit, c’est de connaître à la fois son père et sa mère et la PMA remettrait en cause ce droit », assure-t-il.
Autre argument de l’eurodéputé: « Est-ce qu’on élargit à tous et toutes, sachant que cela ouvrirait la porte derrière mécaniquement à la gestation pour autrui » car « les juges nous expliqueront qu’il y a une discrimination entre les couples homosexuels femmes et hommes ». Un référendum s’impose selon lui. « Des questions aussi essentielles que la PMA et la GPA doivent être soumises à référendum parce que ça permettrait le débat et je pense que c’est la manière la plus juste de considérer si oui ou non, les Français estiment que c’est une avancée ou non », argumente-t-il.

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Pologne : Les LGBT tabassés par des conservateurs lors d’une gay pride

Des centaines de personnes LGBT, avaient décidé de faire une Gay Pride en Pologne, dans la ville de Bialystok. Une marche dispersée par des religieux conservateurs, malgré l’intervention de la police pour les encadrer.
Les marcheurs LBGT étaient principalement constitués de jeunes, arborant des couleurs arc-en-ciel. Certains ont renoncé, dès qu’ils ont senti le danger. Tandis que d’autres, qui ont décidé de poursuivre la parade, ont été tabassés.
D’après la police, une quinzaine de personnes ont été interpellées samedi à Bialystok. Selon d’autres témoins, certains portaient des T-shirts avec des symboles ultra-nationalistes, tandis que d’autres criaient : “Pas de sodomie à Bialystok !”
Cette marche LGBT était vivement critiquée par les milieux catholiques et nationalistes, qui ont organisé une quarantaine de contre-manifestations de leur côté.

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