Archives mensuelles : novembre 2018

Le Président de Grindr pense que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme

Le président de Grindr Scott Chen, a écrit sur Facebook qu’il pensait que « le mariage est une union sacrée entre un homme et une femme », provoquant une réaction négative au sein de la société d’applications de rencontres gay.
Il a déclaré: « Je suis un homme hétérosexuel marié à une femme que j’aime et j’ai deux belles filles que j’aime née de ce mariage. C’est ce que je ressens pour mon mariage. Différentes personnes ont des sentiments différents à propos de leur mariage mais vous ne pouvez pas nier mes sentiments à propos de mon mariage ».
Le président de Grindr a fait ces commentaires sur Facebook en commentaire de l’attitude de la patronne de HTC, une organisation anti-mariage gay, avant le référendum sur le sujet à Taiwan.
« Il y a des gens qui croient que le mariage est l’union sacrée entre un homme et une femme. Je le pense aussi, mais ce n’est pas nos affaires. Il y a aussi des gens qui croient que le but du mariage est de créer des enfants porteurs de leur ADN. Mais une fois encore ce n’est pas notre affaire. Il y a des gens qui sont simplement différents de vous et qui veulent désespérément se marier. Ils ont leurs propres raisons », t-il aussi affirmé.
Ses remarques, qu’il avait initialement écrites en chinois, mais qui plus tard ont été traduites en anglais, ont été publiées jeudi par Into , un magazine numérique appartenant à Grindr.
Il a ajouté: «Je suis un ardent défenseur des droits des LGBTQ + depuis que je suis jeune. Je soutiens le mariage gay et je suis fier de pouvoir travailler pour Grindr. ”
Ces propos sur la valeur « sacrée » du mariage hétérosexuel dans la bouche du propriétaire de l’une des plus importantes appli de rencontres gay ont choqué la clientèle de Grindr et au delà la communauté LGBT mondiale.
Scott Chen a rejoint Grindr après son rachat par la société chinoise Beijing Kunlun Tech l’année dernière et est devenu président de la société en août dernier.

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Metz: la demande d’asile de Michael va être réexaminée

A Metz, l’association Couleurs Gaies se battait depuis plusieurs jours contre l’expulsion de Michael (au centre dans la photo ci-dessus), l’un de ses militants originaire du Nigeria. Son président a finalement été reçu par le secrétaire général de la Préfecture de la Moselle.
Selon l’Est Républicain, « la préfecture de la Moselle a « temporairement suspendu » sa demande d’éloignement ».
La demande d’asile de Michael Okoruele va à nouveau être examinée.

La rédaction d’InfoMigrants a reçu le témoignage de Michael..
Après avoir échappé à la mort dans son pays natal, il s’enfuit en 2016 pour l’Europe. Mais sa demande d’asile est rejetée par la France. Le jeune homme a épuisé tous les recours et est désormais sous le coup d’une expulsion. Michael dit craindre pour sa vie s’il est renvoyé au Nigéria.

“Je m’appelle Michael, j’ai 24 ans et je suis originaire du Nigeria.
Au début de mon adolescence, j’ai rencontré un garçon avec qui j’ai eu une histoire d’amour pendant quelques années. Un jour, alors que nous nous embrassions dans la rue, on s’est fait surprendre et dénoncer publiquement. On a été lynchés par des membres de notre communauté, et j’ai vu mon compagnon mourir sous les coups.
Suite à cette affaire, malgré mes blessures, j’ai réussi à m’enfuir et je me suis réfugié à Lagos. Mes parents m’ont renié et les membres de ma communauté continuaient de me chercher pour m’exécuter. Ils ont même brûlé la maison de mes parents. Je suis devenu la honte de ma famille.
Installé à Lagos, j’ai fréquenté un autre garçon pendant quelques temps, Andrew. On vivait ensemble avec son frère. Un soir, nous sommes sortis en boite de nuit. Nous avions beaucoup bu et dans l’euphorie de la soirée, on a été moins vigilants : on s’est embrassés en rentrant à la maison et quelqu’un nous a vus. Le cauchemar a recommencé : on a été battus en pleine rue. Il y avait au départ une poignée de gens et quelques minutes après des dizaines de personnes nous encerclaient et nous frappaient avec des bâtons.
“En arrivant en Europe, j’ai pensé : ‘Tous mes problèmes sont derrière moi’”
Je me suis vu mourir. J’ai une nouvelle fois réussi à prendre la fuite, j’avais des blessures et du sang partout sur mon corps. Je ne sais pas ce que sont devenus Andrew et son frère.
J’avais tellement peur que je n’osais pas retourner chez moi, je savais que j’étais poursuivi. Je me suis caché pendant deux jours dans un commerce en construction, sans sortir ni même manger.
Je n’avais pas d’autres choix que de quitter le Nigeria. En 2016, je suis donc allé au Niger où je suis resté plusieurs semaines. J’ai ensuite rejoint la Libye. Je pensais me réinstaller dans ce pays mais j’ai rencontré un Nigérian qui m’a conseillé de partir vers l’Europe. Il m’a aussi dit que ma vie serait compliquée en Libye car l’homosexualité y est illégale.
Après avoir passé un mois là-bas, je suis monté à bord d’un bateau en direction de l’Europe. Arrivé en Italie en septembre 2016, j’étais soulagé. Je me suis dit : ‘tous mes problèmes sont derrière moi. Je vais enfin pouvoir vivre en paix’. Mais les galères ont recommencé.
Je ne suis pas resté longtemps en Italie, tout le monde me disait que je vivrais mieux en France et que c’était un endroit où les gens étaient vraiment libres. Alors je me suis dirigé vers ce pays et j’ai atterri à Metz [nord-est de la France, ndlr] par hasard – un chauffeur-routier m’avait déposé dans cette ville.
Quelques jours après mon arrivée, en octobre, j’ai déposé ma demande d’asile à l’OFPRA mais lorsque la décision est tombée quelques semaines plus tard, j’étais désespéré. Ma demande a été rejetée, l’OFPRA n’a pas cru mon histoire et ne pense pas que je suis homosexuel.
Mon avocat a fait un recours à la CNDA début 2018 mais mon dossier a une nouvelle fois été débouté.
Avant mon derniers recours au tribunal administratif, j’ai réussi, grâce à un ami du Nigeria, à récupérer des coupures de journaux nigérians racontant mon histoire. Mais le tribunal a tout de même rejeté ma demande, estimant que ma vie n’était pas en danger dans mon pays natal.
Une Obligation de quitter le territoire m’a été notifiée en mars dernier mais je l’ai reçue mi-octobre. Depuis, je suis assigné à résidence et je dois pointer une fois par semaine au commissariat. Je peux être renvoyé au Nigeria à n’importe quel moment. Là-bas je risque 14 ans de prison, voire la peine de mort, selon la législation des différents États.
De plus, je suis encore recherché par ma communauté qui veut ma mort. Je risque d’être lapidé en place publique et je n’ai aucun endroit où me réfugier.
Je suis si déprimé. Chaque soir, j’ai du mal à m’endormir et je fais régulièrement des cauchemars. L’association qui me vient en aide fait tout pour m’aider. Ils ont pris rendez-vous avec le préfet pour voir comment ma situation peut se régler. Mais j’ai tellement peur pour ma vie.”
http://www.infomigrants.net/fr/

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Journée mondiale de lutte contre le sida

À l’occasion du 1er décembre 2018, 30ème Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Inter-LGBT rappelle que le VIH/sida est toujours une question d’actualité en France et dans le monde entier.
« Chaque année depuis 30 ans, nous nous retrouvons pour battre le pavé le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, pour demander aux pouvoirs publics d’agir face à l’épidémie de sida.
Encore aujourd’hui, plus d’un quart des personnes diagnostiquées le sont à un stade déjà avancées de leur sérologie, et la moitié des nouveaux diagnostics se font lors d’un premier dépistage. Ces chiffres montrent l’insuffisance de moyens et que des progrès sont encore nécessaires », rappelle l’Inter-LGBT.
L’Inter-associative réclame une augmentation des moyens pour les actions de prévention, de dépistages et l’accès aux traitements, notamment chez les communautés les plus touchées, gays, migrants, personnes trans, travailleurs du sexe, ou usagers de drogues.
L’Inter-LGBT appelle aussi à des campagnes de communications claires et scientifiquement argumentées, autour du traitement post-exposition et la PrEP afin que chaque personne concernée puisse choisir son moyen de protection.
Pour toutes ces raisons, l’Inter appelle à rejoindre les manifestations qui seront organisées en régions et à Paris, 1er décembre.

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Grande Bretagne : Dépression chez les LGBT

Le 5 novembre dernier, l’ONG Stonewall (droits des LGBT+ en Grande-Bretagne) et la société YouGov publiaient les résultats d’une étude démontrant les conséquences néfastes des discriminations envers les personnes LGBT+ sur la santé. Intitulée « LGBT en Grande-Bretagne : rapport sur la santé », publiée sur le site de Stonewall, cette étude indique que les personnes LGBT+ ont un risque plus élevé de dépression, d’anxiété et d’autres maladies mentales que le reste de la population.
Plus de la moitié d’entre elles (52 %) ont été victimes d’une dépression l’année dernière et trois personnes sur cinq (61 %) souffrent d’anxiété. Cette étude indique qu’une personne LGBT+ sur huit, âgée de 18 à 24 ans, soit 13 %, a tenté de se suicider. D’après les chiffres, environ une personne LGBT+ sur quatre (23%) a été victime de critiques de la part de personnes non LGBT+ et même du personnel médical.
source : https://www.seronet.info

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Dijon : 18 mois de prison pour une agression lesbophobe

Le 3 septembre 2016, rue d’Auxonne à Dijon, un couple de jeunes filles est pris à partie par des garçons fortement éméchés. Après des insultes à caractère homophobe, les deux filles sont sauvagement agressées par un individu. L’une d’elle est frappée et a plusieurs contusions avec une incapacité de travail de dix jours. L’autre reçoit des coups de poing et de pied au sol. Elle a une incapacité de travail de 15 jours, présentant de nombreuses ecchymoses et une fracture du nez.
L’agresseur présumé était présent au tribunal correctionnel de Chalon ce mardi 27 novembre
Face aux deux femmes, il s’est excusé, expliquant avoir été sous l’influence du cannabis et de l’alcool au moment des faits relate Le Bien Public.
« Il a terminé en leur crachant dessus et en disant ‘c’est bien fait’, a assuré l’avocat des victimes durant l’audience, selon Le Bien Public. Aujourd’hui, elles ne se tiennent plus la main dans la rue. »
Pour le procureur de Chalon Damien Savarzeix, cité par Le Bien Public, « les faits sont établis et sont graves ». Il ajoute : « L’orientation sexuelle, on ne la choisit pas (…) C’est un acte d’une lâcheté incroyable et totale ».
L’agresseur a finalement été condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement, dont six mois avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve de 24 mois. Il devra également verser 4.700 euros d’indemnités aux victimes.

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Sketch homophobe d’Hanouna. L’appel de détresse était inventé par un ex-bénévole du Refuge

Jeudi 18 mai 2017, Cyril Hanouna piégeait un jeune homosexuel inscrit sur un site de rencontres. Peu après, l’association LGBT Le Refuge affirmait avoir reçu un appel téléphonique du jeune homme en question, qui avait déclaré avoir été harcelé par son père.
Le président de l’association, Nicolas Noguier avait d’ailleurs expliqué que la structure avait reçu l’appel d’un jeune homme affirmant avoir été “outé” – son homosexualité dévoilée au grand jour – et mis à la porte par ses parents. Une information qui était en fait complètement fausse, comme l’a révélé l’Express mercredi.
“Ces propos ont été crus de bonne foi par le président du Refuge, Nicolas Noguier”, explique son avocat, Emmanuel Pierrat, à France Inter. “Ils se sont finalement avérés ne pas être exacts et nous l’avons dit dans les quelques jours qui ont suivi l’émission à l’avocat de Cyril Hanouna. C’est aussi une information connue par le tribunal depuis longtemps. »
L’avocat poursuit : “C’est un ‘écoutant’ qui a lui-même été un jeune tourmenté et en difficulté. Il a sûrement été très ému et choqué par ce qui s’est passé dans l’émission. »
Il a certainement voulu rendre l’émission encore plus inacceptable qu’elle ne l’est déjà, en racontant quelque chose qui ne tient pas debout.
Selon lui, l’association a eu tort de lui confier le bénévolat de la ligne d’écoute de l’association et de ne pas avoir fait assez de vérifications. “Dans la précipitation, le président a cru de bonne foi ce qu’on lui disait… C’est en cherchant ce que l’on pouvait faire pour cette personne qui avait appelé, la localiser, qu’on s’est aperçu du mensonge”, ajoute-t-il. En effet, chaque appel, même anonyme, est traité au Refuge pour pouvoir apporter l’aide nécessaire aux personnes qui sollicitent l’association. Dans tous les cas, assure Emmanuel Pierrat, ce canular avait déclenché une véritable vague d’appels indignés.
“C’est regrettable, mais ça ne met pas en péril notre action. Malheureusement, ça n’annihile pas non plus l’homophobie qui existe dans ce pays” ajoute-t-il. L’association du Refuge ne va d’ailleurs pas poursuivre cet ancien bénévole, précise Emmanuel Pierrat, “même si ça nous fait du tort, parce qu’il est plus à aider qu’à blâmer. Il ne s’occupe plus de ce genre de choses, il a été mis à l’écart”.
Aujourd’hui, une plainte de Cyril Hanouna contre Nicolas Noguier pour diffamation est toujours active. L’affaire doit être jugée devant la 17e chambre du Tribunal de Grande instance de Paris, en mai 2019. “Je vais plaider la bonne foi” explique Emmanuel Pierrat. “Ça reste un canular très malvenu et qui fait plus de dégât que rire”, conclut-il.
Mercredi 28 novembre, l’avocat de l’association a révélé dans les colonnes du magazine de L’Express que cet appel n’a jamais existé. Ce même jour, Cyril Hanouna a tenu à s’exprimer auprès des téléspectateurs de son émission Touche pas à mon poste.
Sur le plateau de C8, Cyril Hanouna a tenu à s’expliquer « Cette histoire je pense qu’elle a un petit peu dépassé tout le monde, même le président du Refuge contre qui je n’ai rien du tout » lance-t-il avant d’expliquer être toujours en très bon contact avec Nicolas Noguier, le président de l’association. « Après cette histoire on a continué à se parler et à s’envoyer des cœurs, il m’appelle ‘son petit frère’ et je lui ai dit que je serai toujours là pour lui et pour Le Refuge » lance l’animateur avant d’ajouter qu’il n’en veut « pas du tout » à l’association.
Cyril Hanouna poursuit et explique avoir été peiné que toute cette histoire ait créé une victime « à cause d’une connerie faite à la télévision en direct. C’était un sketch con, mais c’était pas un sketch homophobe ». L’animateur révèle alors avoir passé un an et demi à essayer de retrouver la personne qui se trouvait à l’autre bout du fil pendant le canular téléphonique afin de l’aider. « On a mis tous les moyens en œuvre mais on n’a pas retrouvé cette personne » lâche-t-il.
Selon Cyril Hanouna, il s’agirait alors fortement d’une victime inventée, mais pour autant l’animateur de C8 n’y voit pas une victoire : « Le seul truc qui m’intéresse c’est qu’il n’y ait pas eu de victime, pas que j’ai gagné ou autre ». Dans un dernier élan, Cyril Hanouna s’adresse à ses fanzouzes : « Je continuerai à soutenir Le Refuge comme je l’ai fait après l’affaire, depuis un an et demi. Je ne les lâcherai pas, et vous non plus, ne les lâchez pas » conclut l’animateur.

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Les joueurs de Liverpool porteront des lacets arc-en-ciel lors du derby contre Everton

Liverpool a annoncé jeudi que ses joueurs porteraient des lacets arc-en-ciel lors du derby de la Mersey contre Everton, dimanche à 17h15. Un geste destiné à soutenir la cause LGBT, via l’opération #RainbowLaces. Arsenal a décidé de faire la même chose lors du derby londonien contre Tottenham, dimanche à 15h05. Le week-end dernier, plusieurs équipes nationales de rugby, dont le XV de France face aux Fidji, avaient répondu à l’appel de l’ancien international gallois, Gareth Thomas, victime d’une agression homophobe il y a une semaine, d’afficher leur soutien à la cause LGBT.

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Grande Bretagne : le joueur de rugby gay menacé d’expulsion vers son pays d’origine libéré sous caution du centre de rétention

Un joueur de rugby gay menacé d’expulsion vers le Kenya , où il dit qu’il sera persécuté en raison de sa sexualité, a été libéré sous caution, lui permettant de quitter le centre de rétention où il était détenu.
Kenneth Macharia, qui joue pour Bristol Bisons, un club de rugby gay et inclusif, a fait part de son soulagement après avoir été autorisé à quitter le centre d’immigration où il était détenu depuis près de deux semaines.
Agé de 38 ans et habitant au Royaume-Uni depuis près de 10 ans, il a été libéré sous caution mercredi  lors d’une audience du tribunal de Hatton Cross .
Mais il reste toujours sous le coup d’un risque d’expulsion
Près de 100 000 personnes ont signé une pétition appelant le Home Office à mettre fin à la décision d’expulsion
Le juge Edward Woodcraft a prévenu Kenneth Macharia: « Le fait que je vous ai libéré sous caution ne signifie pas que vous serez toujours autorisé à rester au Royaume-Uni ».
Macharia, ingénieur en conception mécanique de profession, a comparu devant le tribunal par vidéoconférence depuis le centre de rétention pour immigrants Harmondsworth, situé près de Heathrow, où il était détenu depuis le 15 novembre. Il portait un t-shirt RFC Bristol Bisons noir et rose et était soutenu par ses coéquipiers qui portaient également les mêmes chemises.

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Aider 3 jeunes emprisonnés pour l’homosexualité

76 Crimes en français

Vous pouvez faire la différence dans un monde de trouble et d’homophobie. À l’heure actuelle, vous pouvez aider trois jeunes hommes emprisonnés au Nord-Cameroun, victimes de la loi anti-LGBT de ce pays.

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6 ans en prison parce que Abdelaziz aime un homme

via 6 ans en prison parce que Abdelaziz aime un homme

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29 novembre 2018 · 16 h 25 min