USA : fin des pressions sur les Etats africains persécutant les homosexuels

Le directeur du Bureau de gestion et du budget de la Maison-Blanche a annoncer la fin des pressions américaines sur les pays d’Afrique persécutant les homosexuels au nom de la «liberté religieuse».
«L’argent du contribuable est utilisé pour décourager les valeurs chrétiennes dans des pays démocratiques», s’est plaint Mick Mulvaney devant une conférence consacrée à la «liberté religieuse», un rassemblement ultraconservateur qui s’est tenu à Washington du 24 au 26 juillet.
«Cela me frappait, sous l’administration précédente, que notre gouvernement aille devant des gens en Afrique sub-saharienne et leur dise: On sait que vous avez une loi contre l’avortement, mais si vous l’appliquez vous n’aurez pas notre argent. On sait que vous avez des lois contre le mariage gay, mais si vous l’appliquez, on ne va rien vous donner», a poursuivi le haut responsable, ancien élu républicain de Caroline du Sud.
Le site de gauche Think Progress note que Mulvaney caricature à dessein la politique d’Obama en matière de droits humains dans la région. A l’époque, des menaces de réduction d’aide avaient effectivement été proférées à l’encontre de certains pays, mais en raison de projets de loi qui criminalisaient les LGBT, et non contre ceux qui interdisaient le mariage homosexuel. En Ouganda, par exemple, des pressions internationales s’étaient exercées contre un régime qui voulait faire adopter une loi rendant les homosexuels passibles de la peine de mort… projet d’ailleurs largement inspiré par des évangéliques américains.
Les implication des déclarations de Mulvaney est que Trump se désintéresse des persécutions anti-gay.
Ce virage était déjà manifeste dans le récent rejet par les Etats-Unis d’une résolution des Nations unies qui condamnait l’utilisation de la peine de mort contre les personnes homosexuelles.

Le député Matthieu Orphelin fait son coming-out

Matthieu Orphelin a décidé d’exposer sa vie privée dans un entretien publié ce mardi 31 juillet par Têtu.
« Je n’en avais encore jamais parlé publiquement », reconnaît-il, expliquant qu’au moment où il est devenu député, « tout cela s’est passé très rapidement ».
Le député LREM du Maine-et-Loire rend publique son homosexualité. « Dans ma vie de tous les jours, dans mes activités professionnelles, associatives, amicales, politiques, sportives, tous ceux qui me côtoient sont au courant que je suis gay », explique-t-il.
Ce qui l’a poussé à en faire état, c’est une prise de conscience appuyée de remarques de responsables d’associations LGBT. « Je le fais aujourd’hui car je pense qu’il est important que, dans la politique, comme dans le sport ou tous les autres milieux, on puisse en parler simplement, pour que cela devienne, d’une certaine manière, banal », précise ce proche de Nicolas Hulot.
« Dans un contexte de recrudescence des actes homophobes, ces enjeux de visibilité restent toujours aussi essentiels et il est utile que je le sois à mon tour », ajoute l’élu angevin. Il ajoute enfin qu’il serait fier si ce coming-out médiatique peut « aider ne serait-ce qu’une seule personne, un seul jeune, dans son parcours de vie ».
Cette déclaration a été saluée par le ministre Mounir Mahjoubi qui a récemment fait de même avec des motivations semblables. Il a même posé dans Paris Match avec son compagnon.

Gay Games : La 10ème édition se tiendra à Paris

Cet été, les Gays Games, créés en 1982 par Thomas Waddel pour célébrer la diversité, s’établissent en France.
L’événement a lieu tous les quatre ans selon un même principe : des compétitions sportives sans critère de sélection, qu’il soit de sexe, d’âge, de handicap ou de niveau de performance.
La 10ème édition des Gay Games, se tiennent du 4 au 12 août à Paris, dans sa banlieue et au Havre. Environ 10.000 participants provenant de plus de 80 pays sont attendus. Ils seront accueillis sur une cinquantaine de sites dont le Grand Palais, les stades Jean-Bouin, Charléty, ou encore les arènes de Lutèce. Central, le parvis de l’Hôtel de ville accueillera le village de Paris 2018, où pourront se réunir sportifs et spectateurs.
Les Gay Games à Paris : « Etre inclus dans le reste de la société » Les Gay Games à Paris : « Etre inclus dans le reste de la société »
Des rencontres autour de 36 sports (150 compétitions au total) sont au programme. Ils représentent un mélange de disciplines olympiques, d’activités particulièrement pratiquées en France ou en Europe ou encore une épreuve spécifique aux Gay Games : le Pink Flamingo, au cours duquel les clubs des différentes disciplines aquatiques s’affrontent présentant un spectacle, généralement coloré et délirant.
La manifestation s’accompagne aussi d’événements culturels (ballets, cafés philosophiques, concerts…). Le programme complet est à retrouver sur le site des Gay Games.
La plupart des compétitions sont en entrée libre et gratuite, même si l’accès peut être limité selon les capacités d’accueil des infrastructures. Pour certains événements plus courus (cérémonie d’ouverture, Pink Flamingo, gala de patinage ou de danse sportive par exemple) un billet d’entrée est nécessaire. Il est possible de l’acheter directement en ligne.

États-Unis : un couple gay débarqué d’un avion pour laisser leurs places à un couple hétérosexuel

Sur le vol Air Alaska New-York-Los Angeles,  dimanche 29 juillet, David Cooley et son compagnon ont du sortir de l’avion avant son décollage pour laisser leurs places à un couple hétérosexuel. La compagnie justifie une erreur de réservation et une maladresse de l’équipage. Pas suffisant pour convaincre le passager, qui a dénoncé une discrimination sur les réseaux sociaux.
« Un avion bondé » et un équipage « uniquement inquiet de partir à l’heure ». Ce sont les excuses invoquées par la compagnie Air Alsaka pour justifier la mésaventure du couple homosexuel dimanche 29 juillet. David Cooley et son compagnon ont été débarqués de leur avion, pour laisser leurs places à un couple hétérosexuel, en accord avec la politique de la compagnie « d’asseoir les familles ensemble ».
« Alors que mon compagnon et moi étions assis depuis un moment à nos places en première classe, un agent de bord est venu nous demander de nous déplacer en seconde classe, afin qu’un couple puisse s’installer. J’ai expliqué que nous étions ensemble, et que nous voulions rester côte-à-côte. Le steward nous a donné le choix de laisser tomber nos places en première ou de quitter l’avion ». Le témoignage de l’américain a été vu des milliers de fois sur les réseaux sociaux.
La compagnie, elle, s’est dit « profondément désolée » après la publication de ce post. Air Alaska regrette une « erreur de réservation », le même siège ayant été réservé pour deux personnes. Elle souligne dans son mea culpa la politique « zéro tolérance pour tout type de discrimination », avant d’affirmer que les ses agents de bords n’avaient pas compris qu’ils avaient affaire à un couple.
David Cooley et son ami ont du quitter l’avion et rentrer avec une autre compagnie. « Nous n’avons pas supporté le sentiment d’humiliation », raconte-t-il. « Je n’en reviens pas qu’à notre époque, une compagnie d’aviation favorise un couple hétérosexuel plutôt qu’un couple gay en nous demandant de partir ». Il en a ensuite appelé à la communauté LGBT pour boycott de la compagnie.
Air Alaska a indemnisé un voyageur plus de 1500 dollars pour l’avoir débarqué d’un avion. Une pratique autorisée par la loi puisque les compagnies sont libres d’établir des critères de placement de leurs passagers. David Cooley et son ami peuvent donc espérer une réparation financière. Une enquête interne est en cours.

Tim Cook défend le droit à la différence au festival LGBT Loveloud

Le festival Loveloud est destiné à offrir un espace d’amour et d’acceptation aux jeunes LGBT. Tim Cook, le PDG d’Apple, était présent au festival LGBT Loveloud 2018 hier et il a énoncé un discours devant plus de 35 000 personnes au stade Rice-Eccles de l’Université de l’Utah.
Cook, qui est ouvertement homosexuel, a pris la parole pour dire aux personnes présentes qu’elles sont « un cadeau pour le monde, un cadeau unique et spécial ». Il poursuit pour dire qu’il n’était pas nécessaire de lutter pour être « ce que quelqu’un d’autre pense être normal » et a souligné que « »normal » pourrait être le pire mot jamais créé ».
Je me tiens devant vous ce soir, comme un oncle, un fan de sport, un CEO, un amoureux de l’Utah. Et aussi un américain fier et gay. Je viens de livrer un message simple que je veux que chaque personne LGBT ici entende et croie : « Vous êtes un cadeau pour le monde. Un cadeau unique et spécial, juste comme vous êtes. Votre vie compte (…) Mon cœur se brise quand je vois des enfants qui luttent pour se conformer à une société ou à une famille qui ne les accepte pas. Lutter pour être ce que les autres pensent être »normal ». Trouvez votre vérité, dites votre vérité, vivez votre vérité. Laissez-moi vous dire, continue Cook, « normal » pourrait bien être le pire mot jamais créé. Nous ne sommes pas tous censés être les mêmes, ressentir la même chose ou penser la même chose. Et il n’y a rien de mal avec vous. »

La demande d’asile de Moussa à nouveau rejetée

Moussa, le jeune guinéen en situation irrégulière et menacé d’expulsion vers son pays d’origine, a vu sa demande d’asile à nouveau refusée.
L’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) a réexaminé la demande d’asile du militant de Aides Fodé Moussa Camara sur la base de nouveaux éléments dans son dossier.
De nouveaux éléments solides ont été apportés : témoignages de sa membres de sa famille, de ses amis en France, mais aussi articles parus dans la presse guinéenne faisant état de son homosexualité et prouvant le danger qui pèse sur lui en cas de retour dans son pays d’origine.
Mais en dépit de tous ces éléments, le couperet est tombé : la demande de Moussa est rejetée.
Le jeune homme qui se revendique gay essuie un nouveau refus. Il est donc à nouveau en danger d’expulsion vers un pays homophobe.
Pour ses soutiens, « cette décision est incompréhensible ». « Nous avons apporté la preuve de la menace homophobe qui pèse sur Moussa en Guinée. Il a longuement expliqué son parcours et la persécution à laquelle il est exposé. Pourtant, l’acharnement continue. Alors que la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, se targue de combattre les discriminations homophobes, la France s’acharne bel et bien à vouloir renvoyer un homme qui se revendique gay vers un pays qui fait fi des droits humains les plus élémentaires », s’indignent Aides et la Ligue des droits de l’Homme.
Le jeune homme va faire appel auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA).
Aides, La Ligue des droits de l’Homme et RESF demandent la protection de Fodé Moussa Camara et des nombreuses autres personnes migrantes LBTQI+ qui risquent leur vie dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle.

« Miguel » : Canal+ s’offre la série israélienne récompensée à Canneséries

Selon Variety, le groupe Canal+ s’est offert la série israélienne Miguel , primée à Canneseries – la chaîne cryptée était le partenaire – par le prix d’interprétation à l’ensemble du casting, où figurent Ran Danker (Tu n’aimeras point), Raul Mendez (Sense8, Narcos)…
Créée par Tom Salama et Daphna Levin, la série est tirée de l’histoire vraie de son créateur Tom Salama qui a adopté plusieurs enfants
Miguel raconte la rencontre difficile entre un jeune israélien Tom (Dan Ranker), homosexuel de 23 ans, et le petit garçon qu’il recueille au Guatemala. Le bambin Miguelito Sojuel est bluffant. L’équipe l’a trouvé en faisant une balade à bateau. Le bambin ne parlait ni anglais et ni espagnol mais à très vite appris à jouer. Vu dans Sense8 et Narcos, Raul Mendez, un des acteurs sud-américains qui participe à la série, confiait au Figaro «voir dans ces victoires israéliennes le signe de l’audace et la créativité» et espérait que «cela donnerait des idées à ses compatriotes producteurs mexicains».

le comité Paris 2024 s’engage dans la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle

Tony Estanguet, président de Paris 2024, a signé ce jeudi la Charte d’Engagement LGBT+, créée en 2012 à l’initiative de l’association l’Autre Cercle, visant à adopter des pratiques exemplaires en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou de genre et à assurer un environnement de travail inclusif aux lesbiennes, gay, bisexuelles ou transgenres.
Cette signature a lieu une semaine avant la dixième édition des Gay Games, événement sportif conçu pour rassembler autour du sport pour lutter contre les discriminations.
Le COJO est le premier signataire sportif parmi les 94 entreprises et associations qui ont déjà signé ce document. «Ça va faire froncer les sourcils quand on va savoir que vous avez signé cette charte», a sourit Catherine Tripon en s’adressant au triple champion olympique de canoë. Le patron du COJO a rappelé que des «Jeux exemplaires» passaient aussi par le respect de tous, quelle que soit son orientation sexuelle. Les personnes LGBT + sont ainsi les bienvenues parmi les 4000 futurs membres du COJO et les 70 000 volontaires des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Israel : Des religieux accusent les groupes LGBT de « transformer les pervers en héros »

Selon https://fr.timesofisrael.com , plus de 200 rabbins religieux sionistes ont publié jeudi une lettre critiquant les groupes de défense des droits LGBT, accusés d’employer un « terrorisme agressif accompagné par un lavage de cerveau ininterrompu de la part des médias » et de transformer des « pervers en héros ».
Ce courrier, signé par des personnalités religieuses, a été initié par plusieurs groupes orthodoxes et publié dans les médias en hébreu en réponse aux critiques du grand rabbin de Jérusalem Aryeh Stern qui avait tenu des propos anti-LGBT.
Les déclarations de Stern ont suivi une manifestation massive organisée dimanche à Tel Aviv par les groupes de défense des droits des homosexuels qui réclament l’égalité en raison d’une législation gouvernementale qui exclut les couples homosexuels du recours aux services d’une mère porteuse.
Le diffuseur public Kan a fait connaître cette semaine un enregistrement de Stern qui disait : « On ne peut nier la réalité des homosexuels en général mais personne n’évoque le fait que les enfants vivent une existence très étrange et non naturelle en vivant sans une mère et un père ».
Dans leur lettre, les rabbins ont soutenu Stern et ont indiqué qu’il avait simplement « transmis la vérité éternelle de notre sainte Torah et la normalité humaine, à laquelle s’identifient la grande majorité des Israéliens sains d’esprit ».
Les rabbins ont ajouté que la plupart des Israéliens « sont choqués face aux provocations et à l’égarement de ces groupes de l’abomination, qui organisent des parades insolentes dans les villes israéliennes et défilent même le jour de Tisha Beav — une journée de deuil pour la destruction des Temples, détruits par l’inceste et la haine injustifiée, entre autres ».
Les rabbins ont également accusé les groupes de défense des droits LGBT de « terrorisme agressif accompagné par un lavage de cerveau ininterrompu de la part des médias, comme s’il y avait une sorte de ‘famille’ ici, détruisant la notion de ce qu’est une famille et transformant les pervers en héros ».
Ils ont clamé que ces tentatives « ne réussiront pas à atteindre leur but, comme ce sera également le cas de la tentative de réduire au silence les rabbins et les esprits saints et de les transformer en extrémistes et en hallucinés. Le rabbin Stern veut protéger les enfants d’Israël, qui auront une vie misérable s’ils ne sont pas adoptés par des familles normales ».
Les rabbins ont appelé à ce que les enfants adoptés puissent bénéficier « de leur droit fondamental à vivre dans une famille naturelle, normale, de manière à ce qu’ils grandissent pour devenir des enfants normaux et mentalement sains ».
Ce courrier des rabbins est survenu quelques jours après qu’un nouveau sondage a révélé qu’une majorité d’Israéliens issus de tout le spectre politique soutenait la lutte LGBT en faveur de son inclusion dans le recours à la GPA.
Cette enquête publiée mardi par la chaîne Hadashot a révélé que 56 % des sondés soutenaient les dernières manifestations de la communauté LGBT contre 33 %.
Dimanche soir, ce sont environ 100 000 personnes qui se sont rassemblées sur la place Rabin de Tel Aviv pour protester contre l’exclusion des couples gays d’une loi sur le recours à la gestation pour autrui qui a été récemment adoptée. Les militants des droits de la communauté LGBT et leurs soutiens ont également observé une journée de grève sans précédent à travers tout le pays.

Italie : fin de la reconnaissance des enfants des couples de même sexe conçus à l’étranger

Le ministre italien de la Famille issu de l’extrême droite, Lorenzo Fontana (Ligue), a réclamé l’arrêt des inscriptions à l’état civil d’enfants de couples gays conçus à l’étranger via des pratiques interdites en Italie.
Il a condamné jeudi les parents de même sexe qui conçoivent un enfant à l’étranger en utilisant des pratiques « interdites par le système juridique ».
Pour lui, les enfants nés par des méthodes de gestation qui restent illégales en Italie – PMA pour les couples gay et GPA – ne devraient pas être reconnus dans le pays.
Avec son intervention devant le parlement, le ministre faisait notamment référence au cas d’un couple de lesbiennes de Turin qui ont rencontré des difficultés pour faire reconnaître leur enfant, né par FIV réalisée au Danemark en avril dernier.
Ce cas avait mobilisé l’attention et la maire de Turin (Mouvement 5 étoiles) avait décidé de reconnaître les deux femmes comme les parents légaux du bébé, ainsi que les enfants de deux autres couples de même sexe, créant ainsi une première en Italie.
Le ministre récemment nommé, connu pour ses opinions ultra-conservatrices, a refusé de reconnaître ces cas, insistant en juin sur le fait que les familles gays « n’existent pas » légalement dans le pays.
Lorenzo Fontana a été nommé à son poste de ministre dans le cadre de la coalition entre la Ligue du Nord d’extrême droite et le mouvement populiste 5 Etoiles.
La maire de Turin, Chiara Appendino, a répliqué au ministre que sa commune continuerait à reconnaître les enfants de couples homosexuels nés à l’étranger.