Quebec :Un juge demande la reconnaissance des familles «à trois parents»

Un juge de Joliette, au Quebec, qui doit trancher le sort d’un enfant mis au monde « coopérativement » par un couple de lesbiennes et un homme trouvé sur l’internet demande au gouvernement de permettre à un enfant d’avoir trois parents .
Le couple a éclaté, mais les trois individus continuent à prendre soin de la fillette, maintenant âgée de 3 ans. La loi devrait reconnaître cette situation, selon le magistrat, parce que l’impossibilité actuelle « pose problème eu égard à la réalité sociale de 2018 ».
À défaut, le juge a dû à contrecoeur expulser la mère non biologique du certificat de naissance afin de faire de la place pour le père biologique de l’enfant, qui souhaitait y apparaître.
« Au lieu d’être en mesure de formaliser la situation par une filiation à trois parents pour le bien de l’enfant, ils se retrouvent dans un combat juridique, tentant d’en éliminer un parmi eux, a regretté le juge Gary Morrison. De quelle façon peut-on conclure que cette situation est dans le meilleur intérêt de l’enfant ? »
Le parent dont le nom a été supprimé du certificat de naissance qualifie la décision d’« immorale ». « Moi, ma fille m’appelle papa, elle me saute dans les bras et elle s’en fout, elle », a-t-il dit. La femme retirée du certificat de naissance était une femme au moment de la naissance de la fillette et était marié à la mère biologique, mais est depuis en transition pour devenir un homme.
C’est sur l’internet que les deux femmes, un couple lesbien de longue date installé dans les Laurentides, ont trouvé le père dans le but d’avoir un enfant. Ils signent devant un notaire un document qu’ils intitulent « Entente pour mettre un enfant au monde ».
Le texte indique bien que le bébé est un projet des trois individus qui désirent « individuellement et coopérativement mettre au monde et aimer un enfant, dans un contexte d’amour et de diversité ».
ristiane. Ils ne savent pas laquelle de ces techniques a fonctionné.
Leur enfant est né en 2014. Le couple de lesbiennes signe l’acte de naissance. Aux yeux de la loi, ce sont elles, les deux mères, mais l’enfant est gardé à tour de rôle par le couple et par le père biologique.
Quand les deux femmes se séparent, le père se présente alors devant la justice pour que son nom soit inscrit sur le certificat de naissance et demande que celui de sa deuxième mère, devenu un homme entre temps, soit supprimé.
Après avoir vérifié que les règles encadrant la procréation assistée ne s’appliquaient pas -, le magistrat a tranché avec les règles classiques de filiation par le sang : les parents biologiques figureront au certificat de naissance.
La troisième personne se dit victime d’une décision « transphobe ».

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