#LIBEREZMOUSSA

Dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 avril, Moussa, 28 ans, a failli être renvoyé dans son pays d’origine, la Guinée. Moussa y risque sa vie. Depuis un mois, Moussa est retenu en centre de rétention administrative, autrement dit, en prison. Pourtant Moussa n’a rien fait. Moussa n’a simplement pas de papiers. Moussa est arrivé à Nîmes en 2015 avec une autorisation de travail, raconte le quotidien local Midi Libre. Moussa a fui son pays, la Guinée parce qu’il y risquait la mort à cause de son orientation sexuelle. Son compagnon a été brûlé sous ses yeux.
Depuis, Moussa est bénévole pour l’association AIDES, il ne se cache plus, mais risque désormais sa vie s’il retourne dans son pays.
Jeudi dernier, une vingtaine de personnes se sont réunies devant la préfecture nîmoise pour réclamer sa « libération immédiate. » Elodie, une amie de Moussa, s’est confiées auprès de Midi Libre : « Expulser Moussa, c’est l’assassiner. S’il retourne en Guinée, il sera la cible idéale de tous les homophobes locaux. » Yves Carel, membre de RESF, Réseau Education Sans Frontières, s’est engagé au nom de l’association à lui trouver un travail. Il demande sa libération et « l’octroi d’un titre de séjour provisoire. »
Ce lundi 30 avril, AIDES, l’association de lutte pour les droits des personnes homosexuelles s’est alarmé dans un communiqué : « Moussa est gay. En Guinée, il risque plusieurs années de prison, ou pire, le lynchage, comme celui dont a été victime son compagnon. »
« Renvoyer des gays, bi, lesbiennes ou trans dans des pays qui criminalisent l’homosexualité et les persécutent est une politique indigne et criminelle. La future loi Asile et Immigration s’inscrit d’ailleurs pleinement dans cette ligne : en raccourcissant les délais de recours et en allongeant la durée de rétention, elle fragilisera encore un peu plus les demandeur-ses d’asile. » C’est ce que nous expliquait notamment Genevière Jacques, présidente de la Cimade, sur notre plateau lundi dernier.
Pour le moment, la détention de Moussa a été prolongée de 15 jours. AIDES demande le réexamen de sa demande d’asile auprès de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides). « Notre pays est-il devenu fou ? Où sont les droits de l’Homme ? Où est la tradition d’hospitalité ? Où est la solidarité ? », s’est indigné AIDES.
Le hashtag #LIBEREZMOUSSA a été lancé en soutien au jeune homme emprisonné.

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