Canada : Une femme trans rejetée par les forces armées

Une femme soutient que l’armée canadienne a refusé sa demande de se joindre à la Réserve parce qu’elle est transgenre.
L’armée dit qu’elle n’accepte pas les personnes qui sont en plein milieu de leur transition. Kennedy McArthur et son médecin affirme que sa transition est complétée.
La jeune femme de 24 ans a eu l’idée de joindre les rangs du 56e Régiment d’artillerie de campagne de Brantford l’été dernier, après l’annonce de Donald Trump d’interdire les personnes transgenres de l’armée américaine.
Peu après, les Forces armées canadiennes ont débuté une campagne sur les médias sociaux pour recruter les personnes issues de la communauté LGBTQ.
« Je me suis dit, je vais prouver que je suis capable. Et j’ai réussi tous les tests un après l’autre », dit-elle.
En décembre, après des mois de tests physiques et psychologiques, Kennedy McArthur a toutefois reçu une lettre de refus.
La lettre, qu’elle a partagée avec CBC News explique: « Les informations que vous avez fournies indiquent que vous avez reçu un diagnostic de dysphorie du genre pour lequel vous avez besoin de médicaments (Estradiol). Nous avons le regret de vous informer que cela ne respecte pas les principes de l’universalité du service et, par conséquent, les normes médicales communes en matière d’inscription décrites ci-dessus ».
Sa médecin, la docteure et urgentologue Carys Massarella, elle-même une femme trans, se dit époustouflée par ce refus.
« À mon avis, il n’y a aucune raison, d’un point de vue médical, de rejeter Kennedy », dit-elle.
Le Capitaine Hooman Shirazi, directeur du recrutement des Forces armées canadiennes pour le sud de l’Ontario, soutient que des « préoccupations en matière de confidentialité » l’empêchent de parler du cas de McArthur.
Il ajoute toutefois que l’armée accepte les personnes transgenres, mais que celles-ci doivent avoir fini leur transition et ne plus prendre d’hormones.
Kennedy McArthur dit avoir contacté le bureau médical de recrutement pour faire appel de la décision. On lui aurait dit qu’elle ne pouvait être acceptée que si son médecin offrait une preuve écrite qu’elle « n’avait plus besoin de ses médicaments »
Mais selon la Dre Massarella, il serait impossible pour elle de s’en passer.
« La plupart des personnes transgenres vous diront qu’ils préfèrent être morts plutôt que de ne pas prendre leurs hormones. C’est vraiment une question de vie ou de mort ».

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