USA: la veuve du tueur d’Orlando acquittée

La veuve de l’auteur de la tuerie d’Orlando, qui a fait 49 morts dans une boîte de nuit gay, a été acquittée de complicité dans cet attentat.
L’épouse d’Omar Mateen, l’auteur de la tuerie d’Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d’avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre, selon les autorités locales. Noor Salman, âgée de 31 ans, était accusée d’avoir aidé son mari à préparer l’attentat commis au nom du groupe Etat islamique le 12 juin 2016, dans une boîte de nuit gay, le Pulse, et d’avoir menti aux enquêteurs. Elle risquait la prison à vie. « Justice a été rendue », a déclaré un avocat de la défense, Charles Swift, en sortant du tribunal, d’après l’antenne locale de la chaîne CBS.
Les 12 jurés avaient commencé à délibérer mercredi après-midi, après le procès démarré le 3 mars dans un tribunal d’Orlando, en Floride. Les avocats de Noor Salman ont argué que sa déclaration à la police, dans laquelle elle a reconnu avoir eu connaissance des intentions meurtrières de son mari, est intervenue sous la contrainte, après 16 heures d’interrogatoire.
La défense a en outre avancé que Noor Salman est dotée d’un faible coefficient intellectuel, ce qui la rendrait influençable, et qu’elle était dominée par un époux violent, qui la battait. Mère d’un garçon de quatre ans qu’elle a eu avec lui, elle aurait eu peur de le contredire, même en son absence.
Il voulait s’attaquer au parc Disney. « Pourquoi Omar Mateen se serait-il confié à Noor, une femme qu’il ne respectait manifestement pas ? », a argumenté mercredi son avocate, Linda Moreno, selon le journal local Orlando Sentinel. « Elle n’était pas son égale, elle n’était pas sa partenaire et elle n’était pas sa confidente ». Pendant l’audience, les procureurs ont révélé qu’Omar Mateen comptait au départ attaquer le grand parc thématique de Disney, à Orlando, en cachant son arme dans une poussette. Mais il y aurait finalement renoncé, échaudé par la forte présence policière, décidant finalement de viser le Pulse.

Canada : Le chef de police de Toronto veut participer à la pride cette année

Le chef de police de Toronto a demandé au comité organisateur des festivités de « la fierté homosexuelle » de participer au défilé cette année.
Le comité organisateur du défilé s’est refusé à tout commentaire avant que la liste de tous les participants ne soit rendue publique le 1er juin. Dans un communiqué, il affirme néanmoins qu’aucune décision n’a encore été prise, puisque les demandeurs ont jusqu’au 30 avril pour déposer une requête de participation formelle.
Le chef Mark Saunders avait refusé l’an dernier que ses agents y défilent dans leurs uniformes après les attaques de Black Lives Matter,  la communauté noire et homosexuelle.
Pride Toronto avait banni en janvier 2017 les policiers en uniforme du défilé, à la demande du groupe Black Lives Matter, citant une question « d’imputabilité ».avait appelé la police à se retirer du défilé.
Le groupe de militants accusait à l’époque la police de Toronto de racisme. Le mouvement BLM avait même forcé en 2016 l’interruption du défilé pour dénoncer le manque de représentation des noirs au sein de la communauté LGBTQ+.
L’Association des policiers de Toronto avait alors reçu l’invitation de collègues new-yorkais qui les incitaient à participer au défilé gay à New York, après que Pride Toronto ai banni les agents en uniforme ..
Le défilé de la fierté gay à New York avait lieu le même jour que celui de Toronto, soit le 25 juin.
Le groupe Gay Officers Action League avait envoyé l’invitation aux policiers torontois, pour ne pas qu’ils soient « exclus ».

Ricky Martin raconte sa rencontre avec son mari Jwan

Ricky Martin fait la couverture de mai 2018 du magazine gay Attitude et livre des confidences. Le chanteur et acteur de 46 ans, actuellement dans la série American Crime Story: Versace, y évoque notamment son mari et la manière dont ils se sont rencontrés.
Ricky Martin, qui s’est discrètement marié à l’artiste britannique Jwan Yosef, a relaté la manière dont il a fait la cour à son mari. « Je l’ai contacté en ligne et on a parlé pendant six mois (Jwan vivait alors à Londres). On s’envoyait seulement des messages, on parlait de la vie et des choses de l’existence. Rien de sexy, rien de sexuel. Il ne m’envoyait pas de photos sexy et vice-versa, je le jure… Mais quand je l’ai vu pour la première fois, je me suis dit : ‘Je vais épouser ce mec.’ Et apparemment il s’est dit la même chose. Bien évidemment, il ne me l’a confié que plus tard car on doit garder pour soi ce genre de pensée au début ! J’en ai perdu le souffle quand je l’ai vu. Six mois à construire une relation et c’était vraiment très romantique », a-t-il raconté.

USA : Un père demande à sa petite amie de violer son fils autiste de 11 ans qu’il croyait gay

Un homme de l’Alabama et sa petite amie ont été condamnés cette semaine pour le viol d’un enfant autiste de 11 ans.
Sean Cole, 29 ans , suspectait son fils de onze ans d’être gay après l’avoir surpris dans une situation qu’il jugeait « compromettante » avec un autre garçon.
Il a alors intimé l’ordre à sa petite amie de 20 ans, Khadeijah Moore, d’avoir des rapports sexuels avec son fils lors de la fête de Thanksgiving en 2016. Avant de forcer son fils à la réciprocité sur sa compagne.
Mardi, un jury du comté de Madison a condamné Cole et sa petite amie, qui est actuellement en fuite, pour viol, sodomie et abus sexuels sur un enfant de moins de 12 ans. Chacun fait face à la prison à vie. La sentence sera donnée le 24 mai à 11 heures
Le père du garçon a demandé à sa petite amie de violer, sodomiser et maltraiter l’enfant parce qu’il pensait que son fils était gay, selon le procureur.
Le père s’est défendu de toute attirance sexuelle pour son fils ou des enfants. Il voulait, selon ses dires, le « remettre dans le droit chemin », selon le procureur adjoint du district de Madison où il est jugé.
L’agression a été découverte lorsque l’enfant a posé des questions sur la sexualité à sa mère, qui vit en Géorgie. Quand elle a découvert ce qui s’était passé, elle a conduit son fils à la police pour dénoncer les faits.
« Je poursuis depuis longtemps les crimes sexuels sur des enfants, et c’est la première fois que je me heurte à quelque chose comme ça », a déclaré le procureur.
L’enfant pense aujourd’hui qu’il a manqué à la parole donnée à son père qui lui avait demandé de taire absolument les relations sexuelles qu’il lui avait imposé. « Il pense toujours qu’il est le méchant. C’est déchirant « , a déclaré le procureur.

Grindr: les données de localisation des utilisateurs dévoilées à cause de deux failles de sécurité.

Les données de localisation des utilisateurs de l’application de rencontre gay Grindr ont été exposées à cause de deux failles de sécurité. Y compris la position géographique de ceux qui l’avaient paramétrée en privé.
Cockblocked promettait aux utilisateurs de l’application de rencontre gay Grindr de voir qui les avait bloqués, mais en fait, les utilisateurs ont vu toutes leurs données personnelles dévoilées.
Trever Faden, PDG de la société de gestion immobilière Atlas Lane et créateur de C
ockblocked, a découvert cette faille de sécurité, rapporte NBC News. Pour accéder aux services de C*ockblocked, les utilisateurs devaient entrer leurs identifiants Grindr.
Trever Faden affirme que cela lui donnait accès à des informations qui n’étaient pas publiques sur les profils des utilisateurs de Grindr. Comme par exemple les messages non lus, les adresses électroniques, les photos supprimées ou encore la localisation.
Les données de localisation des utilisateurs de Grindr sont particulièrement sensibles car l’homosexualité est illégale dans de nombreux pays. « On pourrait, sans trop de difficultés ou même une énorme quantité de compétences technologiques, localiser facilement l’emplacement exact d’un utilisateur « , a déclaré Trever Faden à NBC.
Les internautes prennent de grands risques en se connectant à des applications tierces, comme l’a rappelé Grindr sur son compte Twitter le 19 mars.

Irlande du nord : Londres demande le mariage pour tous

Deux propositions de loi présentées cette semaine à Westminster demandent à Belfast d’ouvrir le mariage civil aux couples homosexuel.
L’Irlande du nord est le dernier pays du Royaume-Uni à ne pas avoir ouvert le mariage à tous en raison du blocage des unionistes conservateurs au pouvoir jusque-là.
Présentées par un Lord conservateur, Robert Hayward, et un député travailliste d’origine nord-irlandaise, Conor McGinn, deux propositions de loi pressant Belfast de légaliser le mariage pour les couples homos ont franchi leur première étape parlementaire hier et ce mercredi à Westminster, où l’absence des députés unionistes a été commentée.
«Je suis honoré d’introduire le « Marriage Bill » à la chambre des Lords avec le soutien de la campagne nord-irlandaise Love Equality, s’est félicité l’élu tory, Robert Hayward, lors de la présentation de son texte mardi.
En Irlande du Nord, le parti unioniste protestant majoritaire tient des positions ouvertement homophobes et bloque jusqu’ici toute avancée
Pour parvenir à leurs fins, les parlementaires britanniques peuvent compter sur le large soutien de leurs collègues au mariage pour tous à Westminster, de la majorité des partis politiques nord-irlandais, mais aussi sur l’opinion publique nord-irlandaise favorable à hauteur de 70% au mariage civil égalitaire.

Cameroun :Un mouvement anti gay en croisade contre les personnes homosexuelles

Un mouvement contre homosexualité multiplie les messages de haine et rejet envers les personnes homosexuelles au Cameroun à travers les banderoles, affiches et pancartes.
Par Steeve Winner
Depuis 2012, le Rassemblement de la jeunesse camerounaise (RJC) a fait de l’homosexualité un de ses principaux chevaux de bataille.
L’association propose de consacrer une journée par an pour manifester son homophobie. Elle a déclaré la journée du 21 août « Journée mondiale contre l’homosexualité » .
Le RJC souhaite que cette journée ne se limite pas au Cameroun mais s’étende dans tous les pays du monde. Il n’y a aucune preuve que cette idée est autre chose qu’un rêve éveillé homophobe, selon les défenseurs des personnes LGBTI du Cameroun.
L’association a rendu publique sa déclaration de la « Journée mondiale contre l’homosexualité » en juin 2012 à l’issue d’une réunion à Yaoundé, la capitale du pays. Pour expliquer cette déclaration, cette organisation de la société civile s’appuie entre autres sur certaines « dispositions de la loi, du bon sens, de la bible, des traditions africaines » .
D’ailleurs, le bureau directeur du RJC écrit pour justifier sa position:
« Au vu de la loi de la république du Cameroun, de la sainte bible, de la nécessité de préserver l’espèce humaine, les atteintes graves faites à l’humanité, à nos traditions, à notre culture africaine en général et camerounaise en particulier, les dérives homosexuels constatées à travers le monde, leur propension à tourner en bourreaux ceux qui condamnent cette dérive comportementale, le viol et le meurtre [rapporté selon Sismondi Barlev Bidjocka, un journaliste camerounais et homophobe] du jeune Djomo Pokam violé, sodomisé et assassiné par défenestration depuis le huitième étage par les homosexuels au Hilton Hôtel de Yaoundé le 21 aout 2006 » .
Le RJC ne rate aucune occasion pour dénoncer la pratique de l’homosexualité qui, selon elle, décime la jeunesse décrite comme victime non consentante.
Le 24 mai 2012, un violent débat portant sur l’homosexualité au Cameroun dans un media visuel privé oppose Me Alice Nkom face à Sismondi Barlev Bidjocka.
Sismondi Bidjocka, le journaliste camerounais et homophobe, est le leader du RJC et auteur d’un ouvrage intitulé « L’homosexualité, un crime contre l’humanité ».
Me Nkom, qui défend les droits humains des personnes LGBTI, répond: «les droits sont universels et les personnes homosexuelles ne sont pas des animaux, par conséquent, ils ont des droits et doivent être également respectés comme tous les autres citoyens. L’homophobie n’a pas de place dans ce monde en pleine évolution. L’homosexualité n’est pas une pratique importée , c’est sa repression qui l’est. »
En mars 2012, le RJC avait stoppé une réunion organisée par des défenseurs de la cause homosexuelle. Ces derniers, pour obtenir une autorisation des autorités, l’avaient baptisée « rencontre portant sur le respect des personnes vivant avec le Sida » alors qu’il s’agissait d’un échange sur les droits des minorités sexuelles. La police et le sous-préfet étaient alors intervenus pour mettre fin à la réunion.
En 2016, il avait fait plusieurs émissions radio –télévisées et des marches pour encourager le durcissement de l’article 347-1 du code pénal camerounais qui condamne l’homosexualité.
De nos jours, on peut apercevoir dans certains carrefours de la ville de Yaoundé précisément au carrefour Nkolndongo des affiches, banderoles portant des messages de menaces, de haines et de rejets à la défaveur des personnes LGBTI.
Pour mieux renforcer son combat, Sismondi vient de mettre sur pied « RIS Radio » émettant à Yaoundé sur la fréquence 105.7 FM. Dans cette chaine radio, il a monté exclusivement un générique contre l’homosexualité qui défile en longueur de journée.
Steeve Winner, l’auteur de cet article, est un militant pour les droits LGBTI au Cameroun qui écrit sous un pseudonyme.
source : https://76crimesfr.com

Paris : Une « brigade anti-trav » publie ses « action »

Une vidéo diffusée sur Snapchat montre une course poursuite dans la rue à la nuit tombée. Une travestie affolée et molestée hurle, des jeunes armés de battes de base ball jettent une chaise sur une seconde victime, puis en pourchassent deux… Les images choquantes, ont été titrées «brigade anti-trav», sont illustrées de smileys «morts de rire» et l’on peut y entendre de jeunes hommes parler français.
Publiée à une date inconnue, postée par un jeune homme au pseudo «Billal», la vidéo a été dénoncée le 27 mars par un internaute et confiée à l’association LGBT contre l’homophobie le Refuge. «Les travestis et transsexuels, travailleuses du sexe ou non, vivent beaucoup d’agressions, mais cette vidéo est une triste première», a confié Mehdi Aifa, président de l’Amicale des jeunes du Refuge à RT France.
En moins d’une journée, la vidéo qui suscite l’indignation sur les réseaux sociaux a été retweetée 2000 fois.
L’Amicale des Jeunes du Refuge a tweeter : «Une « brigade anti trav » en France qui sévît en s’attaquant physiquement aux personnes transgenre. La France ne peut fermer les yeux sur ce qu’il se passe sur son territoire.
Nous interpellons les élu-es, indignez-vous publiquement, vous devez condamner ces agissements #LGBTphobie»
Les investigations de l’organisation lui a permis de localiser les lieux des violences, rue de la Jonquière dans le 17e arrondissement de Paris. Leur tweet a suscité une réaction du maire du 17e Geoffroy Boulard, qui a affirmé qu’il allait signaler ces éléments au commissariat.