USA : les conservateurs veulent retirer les livres LGBTQ d’une bibliothèque

La petite ville d’Orange City, dans l’État de l’Iowa, se déchire autour des collections de la bibliothèque publique : environ 300 personnes se sont rassemblées autour du révérend de l’église presbytérienne, Sacha Walicord, pour exiger le retrait d’ouvrages abordant l’homosexualité ou la transsexualité des collections de l’établissement. Bien entendu, les militants mettent en avant des valeurs religieuses et morales pour justifier leur charge.
Une centaine de personnes, parmi les 300 signataires d’une pétition réclamant le retrait des livres LGBTQ de la bibliothèque d’Orange City, se sont retrouvées à l’occasion d’une réunion du conseil d’administration de l’établissement de lecture publique de la ville, ce mardi 20 février. Menées par le révérend Sacha Walicord, elles ont dénoncé une politique documentaire qui chercherait à « imposer un programme ».
Le programme, selon ces militants et les quelque 300 personnes qui ont apposé leur signature sur une pétition intitulée « Des documents qui font la promotion des homosexuels et des transgenres à la bibliothèque ! Certains destinés aux enfants du primaire, payés avec vos impôts ! », n’est rien de moins que la perversion de la jeunesse de la ville.
Sur le tract distribué pour accompagner la pétition apparaissent deux ouvrages, Two Boys Kissing de David Levithan, ainsi que Morris Micklewhite and the Tangerine Dress, de Christine Baldacchino, qui raconte l’histoire d’un petit garçon qui aime porter une robe. On trouve également sur ce tract différentes citations, tirées de la Bible ou d’études sociologiques, pour stigmatiser les personnes homosexuelles et transgenres.
Le tract réclame avant tout que les documents LGBTQ soient séparés du reste des collections, une ségrégation documentaire qui paraît assez difficile à mettre en place. Les signataires demandent également qu’un système de notation des livres fasse son apparition, pour évaluer les ouvrages de la bibliothèque, mais aussi que l’équipe attende l’aval des usagers avant de faire une acquisition de document LGBTQ, ou ce que les militants désignent comme tel…
Pour le moment, l’équipe de la bibliothèque tient bon, et reste soutenue par une bonne partie de la ville. « Personne n’oblige quelqu’un à consulter ces documents», souligne ainsi Sue Kroesche, qui a dirigé la bibliothèque d’Orange City il y a quelques années.
via https://www.desmoinesregister.com/

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