Sauvez le seul refuge LGBT de Tunisie

Shams, une association LGBT tunisienne, gère actuellement le seul refuge de Tunisie destiné aux personnes gays, lesbiennes, bi et trans sans abri.
Après des mois passés à rechercher un soutien financier, le centre arrive à bout de ressources. Il pourrait fermer ses portes fin février.
Faites un don pour sauver le seul refuge LGBT de Tunisie.

https://go.allout.org/fr/a/shams/?akid=19683.3216116.OB59LN&rd=1&t=9&utm_campaign=shams&utm_medium=email&utm_source=actionsuite

Zambie : La police recherche deux lesbiennes présumées

La police zambienne a lancée une chasse à l’homme nationale pour retrouver deux jeunes femmes dont des photos publiées sur les réseaux sociaux peuvent suggérer qu’elles sont homosexuelles.
 Ces images montrent les deux filles affalées sur un canapé, la tête de l’une reposant sur la poitrine de l’autre.
Ce couple lesbien est identifié comme Kachana et Grace Tembo
Selon la loi zambienne, les personnes reconnues coupables d’intimité entre personnes du même sexe peuvent être emprisonnées pendant 15 ans. Les femmes reconnues coupables de «grossière indécence» peuvent être emprisonnées pendant sept à quatorze ans.
Dans un communiqué, mardi, la porte-parole de la police, Esther Mwaata Katongo, a demandé à toute personne avec des informations pertinentes qui pourraient conduire à l’arrestation des deux femmes de se présenter.
L’unité de la police en charge des crimes sur internet a été mobilisée pour tenter de les identifier et de procéder rapidement à leur arrestation, a précisé Esther Mwaata Katongo.
La Constitution de la Zambie n’interdit pas explicitement les relations homosexuelles mais prohibe toute « relation charnelle contre l’ordre naturel ».
Son code pénal punit la sodomie – bannie depuis la colonisation britannique – d’un maximum de quinze ans de prison.
Réélu en 2016, le président Edgar Lungu s’est fait remarquer à plusieurs reprises ces dernières années par ses diatribes contre les homosexuels, en dépit des invites insistantes à la tolérance de certains des principaux pays donateurs de la Zambie.
« Ceux qui défendent les droits des gays devraient aller en enfer », a-t-il lâché en 2013, alors ministre des Affaires étrangères, à l’endroit de deux hommes poursuivis pour actes « contre nature ».

source :https://76crimes.com/

Indonésie : Google supprime un site de rencontres gay

Google a retiré de ses play Store en Indonésie, Blued, l’application et réseau social qui compte plus de 27 millions d’utilisateurs à travers le monde, l’une des applications de rencontres pour homosexuels les plus utilisées au monde, à la demande des autorités, a indiqué mercredi un porte-parole.
Courant janvier, le ministère indonésien des Communications avait appelé Google à retirer de sa boutique en ligne  73 applications LGBT  incluant des services de rencontres, et a appelé la population à éviter d’utiliser des applications ne correspondant pas aux normes sociales et culturelles .
Mercredi, l’application Blued était en revanche toujours disponible dans la boutique en ligne d’Apple, autre géant américain de l’internet.
Selon le quotidien indonésien Kompas citant le porte-parole du ministère, 14 autres applications LGBT ont également été retirées de la boutique en ligne de Google en Indonésie.
Le retrait de ces applications intervient sur fond d’hostilité croissante à l’égard de la communauté LBGT en Indonésie. Depuis quelque temps, des ministres, des conservateurs et des groupes islamistes se livrent publiquement à des propos homophobes.

Cameroun: Agression homophobe d’un gay à Bertoua

Un bourreau homophobe attaque et fait chanter un responsable de l’organisation Health And Human Rights Cameroon. L’attaque l’expulse de son domicile et prive l’association de son siège.
Par Jacks OKE
Dans la nuit du 16 janvier, le directeur administratif et financier de l’organisation Health And Human Rights Cameroon, nommé sieur Krys (pseudonyme), est agressé dans son domicile par un repris de justice aux environs de 2 heures du matin.
D’une orientation sexuelle discrète, le défenseur des droits humains vit depuis plusieurs années déjà dans la ville de Bertoua. Leader communautaire et point de référence sanitaire des personnes LGBTI. D’une réputation grandissante, il fait aujourd’hui l’objet de plusieurs attentions dans la ville, d’où la naissance de plusieurs inimitiés.
Krys déclare :« Comment peut-on s’en prendre aux personnes sans défense ? Tout le monde a droit à la vie »
C’est de ce fait que, dans la nuit du 16 janvier 2017 aux environs de 2 heures du matin, pendant que Krys est endormi. Meyo Bilounga Audrey, le repris de justice, s’avance vers son domicile.
Arrivé sur le lieu, armé d’un poignard, le bourreau qui s’est au préalable bien informé sur sa cible, commence à hurler son nom tout en défonçant sa porte : « Homo! Pedé! Ouvres ta porte! Je sais que tu es là! Association de diables! »
Il faut noter que, le lieu d’habitation de la victime sert également de lieu de rencontres des bénéficiaires LGBTI et de réunions pour l’association Health And Human Rights Cameroon (2HRC) car n’ayant pas encore de siège.
D’un réveil brutal, la victime pris de panique, se met à négocier avec le bourreau après avoir ouvert la porte. Ne voulant pas céder à la requête d’une somme émise par le bourreau d’un montant de 250.000 francs CFA (380 euros), il subit une sévère bastonnade. Par la suite, le bourreau le rassure qu’il prendra la peine d’informer toute sa famille et ses collègues de son orientation sexuelle après l’avoir poignardé (ce qui n’était qu’une menace).
À ce moment, la victime qui possède une somme de 83 000 francs CFA (126 euros) dans son compte Orange Money, passe son téléphone et son mot de passe au bourreau qui effectue un transfert vers son compte. Insatisfait du montant, Meyo replonge Krys dans la bastonnade. À bout de souffle, la victime lui apprend qu’il détient une bonne somme d’argent chez un ami et qu’ils doivent s’y rendre pour la récupérer.
S’étant mis en route, à la vue d’une patrouille de gendarmes la victime commence à crier à l’aide. Meyo prend fuite en amenant avec lui son téléphone, son ordinateur et ses clés en faisant la promesse de revenir lui régler son compte.
Les gendarmes tenus aux faits, une plainte a été déposée contre la personne inconnue. Mais plus tard sa véritable identité sera connue. Les enquêtes continuent en cours jusqu’à ce jour.
Cependant, la victime est dorénavant déclarée persona non grata dans le quartier suite aux informations relatives à son orientation sexuelle. Pour le moment, il se fait héberger par un ami, n’ayant pas de revenu pour prendre un cadre dans une cité sécurisée.
Tout terrifié, la victime et tous les autres défenseurs de l’organisation 2HRC vivent désormais dans la peur et un traumatisme avancé. Par ricochet, l’association n’a plus de lieu de rencontre pour leurs bénéficiaires.
À cet effet, Krys déclare :« Comment protéger les personnes vulnérables si notre propre sécurité n’est pas assurée ? »
source : https://76crimesfr.com/

Jamaique : un pasteur homophobe interdit d’entrer sur l’ile

Steven Anderson, de la Faithful Word Baptist Church dans l’État américain d’Arizona, devait se rendre en Jamaïque pour un «voyage missionnaire» d’une semaine, le 28 janvier.
Cependant, cette semaine, le gouvernement jamaïcain a décidé d’interdire au prédicateurs de se rendre dans ce pays, sous la pression des activistes.
Un porte-parole du ministère de la Sécurité nationale a déclaré au Guardian : « La décision a été prise par le chef de l’immigration parce que les déclarations du pasteur ne sont pas favorables au climat actuel. »
L’activiste gay Jay John, qui avait appelé à l’interdiction du pasteur, a ajouté: « Je suis heureux que le leadership ait été démontré dans la protection des Jamaïcains LGBTQ, des femmes et d’autres groupes minoritaires que Steven Anderson a attaqués par le passé
« C’est un résultat positif dont je suis très heureux. »
Steven Anderson avait été interdit d’entrer en Afrique du Sud, où il comptait « conquérir des âmes ». Sa visite avait suscité un tollé et une pétition en ligne contre sa venue avait recueilli plus de 60 000 signatures.
« Steven Anderson et les membres ou proches de son Église sont interdits d’entrer en République d’Afrique du Sud, avait annoncé le ministre de l’intérieur Malusi Gigaba. Nous avons le devoir d’éviter tout préjudice et toute manifestation de haine, quelle que soit sa forme, contre les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transsexuels. »
Le prédicateur, adepte d’une lecture littérale de la Bible, suscite régulièrement la controverse. Il a notamment qualifié les homosexuels de pédophiles. Il avait prié en 2009 pour la mort du président américain Barack Obama en raison de ses convictions pro-avortement et qualifié les victimes de l’attentat du Bataclan à Paris en novembre 2015 de « fidèles du diable ».
Ce prédicateur extrémiste avait demandé la lapidation pour les prêtres qui marient les couples homosexuels, avait demandé au gouvernement américain qu’il condamne et exécute les gays
Il est connu pour ses campagnes de porte-à-porte afin de convertir des musulmans, ou, encore, pour ses prières pour la mort de Caitlin Jenner. Il est aussi négationniste et antisémite.

Canada: Un tueur en série auteur du meurtre d’au moins cinq homosexuels arrêté à Toronto

Un jardinier-paysagiste, présenté par la police comme « un tueur en série », est accusé à Toronto d’avoir perpétré le meurtre d’au moins cinq homosexuels ces dernières années.
L’homme, âgé de 66 ans, avait été arrêté mi-janvier dans l’enquête sur la disparition en avril et en juin derniers de deux hommes dans le quartier homosexuel de Toronto. Formellement mis examen il y a quelques jours, la police a révélé que les restes de trois autres cadavres masculins avaient été découverts au cours de la fouille du jardin d’une résidence dont il se servait pour entreposer du matériel. « Il est soupçonné par les enquêteurs d’avoir commis les cinq meurtres » et a été déféré à la justice, a indiqué Hank Idsinga, le responsable de l’enquête lors d’une conférence de presse.
« C’est un tueur en série, un tueur en série présumé qui a pris des dispositions pour masquer ses traces », a-t-il expliqué en indiquant s’attendre à découvrir d’autres victimes. À l’exception de l’une des cinq victimes, toutes avaient été portées disparues par leurs proches et l’enquête a été élargie à toutes les disparitions depuis 2010 dans la communauté homosexuelle de l’agglomération de la plus grande ville canadienne.
La plupart des homosexuels tués étaient originaires du Moyen-Orient, dans la quarantaine ou la cinquantaine, et au moins l’un d’entre eux avait eu une relation avec lui.

Suisse : la photo d’un couple gay nu, dans une publication religieuse suscite la polémique

Une photo montrant un homme nu, les bras en croix, enlacé par un autre homme nu, réalisé par l’artiste suédoise Elisabeth Ohlson Wallin, accompagne un dossier publié dans «Réformés», le mensuel romand de l’église protestante, au sujet de l’accueil des personnes homosexuelles dans les paroisses.
Des centaines de lecteurs ont fait part de leur indignation au journal, écrit «24 heures» mardi. D’après un responsable du site du journal, ceux-ci sont majoritairement issus du milieu évangélique.
Le co-rédacteur en chef de la publication, Gilles Bourquin, a  publié une réponse détaillée aux différentes critiques reçues: «Cette photographie montre la dignité de la relation homosexuelle. Il y a de la noblesse dans ces deux corps qui se touchent avec tendresse», écrit-il sur son site.
Beaucoup reproche à la publication «d’inciter les jeunes à devenir homosexuels». Gilles Bourquin rétorque: «Nous n’avons aucune volonté d’inciter qui que ce soit à devenir autre qu’il n’est. Il s’agit par contre d’instaurer le respect des personnes LGBTI, en découvrant que ce sont des personnes ordinaires.»
Pour d’autre chrétiens, la position de l’homme rappelant la crucifixion serait une insinuation selon laquelle le Christ serait homosexuel. «Cette interprétation va trop loin. L’évocation de la crucifixion renvoie aux persécutions dont sont victimes les LGBTI dans plusieurs pays du monde», répond le journaliste et théologien.
Pour Gilles Bourquin, le cliché suscitait ces commentaires à dessein. «Cette image a pour but de nous interroger: Pourquoi sommes-nous choqués en regardant deux hommes allongés l’un contre l’autre, exprimant ainsi leur amour?», conclut-il.

Russie: Le couple gay russe marié à Copenhague a quitté son pays craignant pour sa sécurité

Evgeniy Voitsekovsky et Pavel Stotsko, un couple d’homosexuels mariés, ont fuit la Russie après avoir reçu des menaces de mort de la police.
Des policiers habillés en civil auraient coupé l’électricité et la connexion Internet dans l’appartement du couple, a rapporté The Guardian.
Les deux hommes se sontmariés à Copenhague, au Danemark, le 4 janvier 2018 grâce à une faille dans le système juridique : un article du code des familles permet la reconnaissance des mariages enregistrés à l’étranger.
A leur retour à Moscou, les jeunes mariés se sont ainsi rendus au service de l’état civil pour faire reconnaitre leur mariage. Un fonctionnaire a enregistré leur dossier et a déposé des timbres de mariage sur leurs passeports, officialisant ainsi leur union aux yeux de l’État russe.
Mais selon Vitaly Milonov, le député ayant défendu la loi condamnant « la propagande des relations homosexuelles auprès des mineurs » en 2013, les timbres de mariage ne sont pas valides du point de vue juridique pour le cas du couple gay que le député assimile à des «chèvres puantes».
En 2014, une femme et un transsexuel avaient pu se marier à Saint-Pétersbourg, car l’époux transgenre était encore juridiquement un homme au moment de l’union, et n’avait été reconnu qu’ensuite en tant que femme.

L’Onusida salue les efforts du Maroc dans la lutte contre le VIH

Alors que le Maroc entame cette année sa trentième année de riposte du VIH, l’organisme onusien signale dans un document publié sur son site une baisse de 42% des nouvelles infections au VIH depuis 2010. Un chiffre largement supérieur à la baisse observée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord qui n’est que de 4%. L’Onusida fait aussi remarquer que la couverture du traitement anti-VIH a également augmenté dans le pays, en passant de 16% en 2010 à 48 % en 2016. Si le Maroc est parvenu à maintenir une faible prévalence du VIH au sein de la population générale (0,1 %), l’organisme onusien signale toutefois que certains domaines restent pourtant source d’inquiétudes. Les données montrent que la prévalence du VIH est élevée au sein des populations à plus haut risque d’infection à VIH, notamment les professionnelles du sexe (1,3%), les consommateurs de drogues injectables (7,9%) et les migrants (3%).
Des pourcentages qui illustrent la nécessité de déployer davantage d’efforts pour que les services anti-VIH atteignent les populations clés.
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida signale qu’à fin 2016, on estimait à 22.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Maroc, à moins de 1.000 le nombre de nouvelles infections à VIH et à moins de 1.000 le nombre de décès dus au sida. Cela dit, selon le ministère de la santé, seulement 63% des Marocains connaissent leur statut sérologique.
Toujours selon les données du ministère, la prévalence du VIH dépasse les 5% dans certaines villes. C’est notamment le cas à Marrakech où la prévalence du VIH est de 5,7% parmi les homosexuels. A Nador et à Tétouan, celle-ci est respectivement de 13,2 et 7,1% parmi les usagers de drogue. Il faut aussi relever que 67% des nouvelles infections se produisent parmi cette population qui est de loin la plus exposée au VIH. Autre taux alarmant à signaler: 70% des femmes sont infectées par leurs conjoints.
A fin juin 2015, le nombre total cumulatif de cas de VIH/sida notifiés s’élevait à 13.332. Trois régions concentrent plus de 50% des cas notifiés du VIH (Souss-Massa, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi). Des avancées importantes ont été réalisées dans le dépistage et l’accès aux soins.. Au premier semestre 2017, 123.388 personnes ont été couvertes. L’offre de dépistage a été élargie à 1.200 centres de santé et d’ONG. Le nombre de personnes testées pour le VIH a été multiplié par 3 en passant de 218.951 en 2012 à 605.746 en 2016 dont 154.416 femmes enceintes en consultation prénatale et 16.030 patients tuberculeux.

USA: des evangélistes veulent faire revenir les jeunes homosexuels « dans le droit chemin »

Une video, « Love is Love »  produite par l’agence Anchored North, un media évangéliste américaine tentent de semer le trouble dans l’esprit des jeunes homosexuels. Via une vidéo postée sur les réseaux sociaux, ils jouent avec les codes du coming out pour inciter les jeunes à rejoindre l’église, mais surtout pour les pousser à renier leurs orientation sexuelle afin de « revenir dans le droit chemin ».
Quand on jette un coup d’œil à la vignette de la vidéo, tout laisse supposer que celle-ci est en faveur des droits LGBT. Avec les couleurs de l’arc-en-ciel et son titre clamant « Love is Love », elle semble présenter un contenu évoquant l’histoire d’une jeune femme lesbienne. C’est le cas : la vidéo raconte l’histoire d’Emily, une jeune femme souriante et amoureuse d’une fille qu’elle a rencontrée quand elle avait 15 ans.
Dans la vidéo, Emily explique que l’amour n’est pas seulement entre un homme et une femme
La vidéo continue et Emily rentre dans une église. Guidée par Dieu, elle décide de rentrer afin de trouver sur Google des versets parlant de l’homosexualité. C’est alors que le message de la vidéo change radicalement. Effrayée par ce qu’elle a lu, elle se remet en question et change radicalement d’orientation sexuelle. La fin de la vidéo montre Emily dans les bras d’un jeune homme, nous racontant qu’elle n’est pas « passée de gay à hétéro mais de perdue à sauvée ».
Produit par l’agence Anchored North, le message de la vidéo serait « de changer son attraction ou ses désirs », mais ce n’est pas « celui des thérapies de conversion ». Il a pour unique vocation de promouvoir la force rédemptrice de Dieu. C’est pour atteindre une plus grande communauté, en particulier les adeptes des réseaux sociaux, qu’Anchored North a choisi de jouer sur les codes du « coming out ».