USA : Un risque élevé de suicide chez les ados

Comparés aux jeunes hétérosexuels, les adolescents LGBT ou en questionnement sur leur orientation sexuelle ont « plus tendance à avoir des pensées suicidaires ».
Leurs idées noires peuvent aller loin car « ils sont également plus nombreux que la moyenne à aller jusqu’à effectuer une tentative de suicide », décrivent des chercheurs américains de l’Université de Californie (San Diego).
Ces données sont issues de l’analyse d’un échantillon de 15.624 lycéens. Parmi eux, « 40% des jeunes répertoriés parmi les minorités sexuelles avouent avoir déjà envisagé sérieusement le suicide », contre 15% dans le groupe des hétérosexuels.
Qu’en est-il du passage à l’acte ? « Chez les adolescents LGBT, 25% ont déjà fait une tentative, contre 6% pour les hétérosexuels. » Les chercheurs se sont ensuite concentrés sur les bisexuels : un tiers d’entre eux a déclaré avoir tenté de mettre fin à leurs jours dans les 12 mois précédents l’étude, et 46% ont pensé à ce passage à l’acte.
A l’évidence, « des comportements suicidaires sont le signe d’une détresse extrême », note le Pr Theodore L. Caputi, auteur de l’étude. C’est pourquoi, « les responsables politiques devraient mettre au point une stratégie nationale de lutte contre le suicide », estime-t-il. Par ailleurs, « les parents, enseignants et autres responsables pédagogiques devraient être plus vigilant vis-à-vis des signes d’alerte en la matière ». Enfin, « les chercheurs devraient se pencher davantage sur les causes potentielles de suicide, telles que la stigmatisation », conclut-il.

USA : Trump établit la clause de conscience

Le président américain, Donald Trump, a annoncé ce 18 janvier qu’aux Etats-Unis, les personnels de santé qui ne souhaitent pas s’occuper de personnes transgenres ou être associés à l’avortement, seront désormais soutenus par une division ministérielle consacrée aux libertés de conscience et religieuse.
Ce ministère soutiendra les médecins et infirmiers qui refusent d’accomplir certains soins qu’ils estiment contraires à leurs convictions.
« Aujourd’hui, en établissant la nouvelle Division ministérielle de la clause de conscience et de la liberté religieuse, nous prenons une mesure importante pour mettre en œuvre la vision du président Trump , (…) pour protéger la tradition américaine de liberté religieuse et respecter nos obligations constitutionnelles. «
La nouvelle entité administrative a été fondée au sein du département de la Santé et des services sociaux, dont les responsables et des élus républicains ont pris la parole lors d’une cérémonie.
«Le président [Donald] Trump a promis que, sous son administration, «nous ne permettrons pas aux gens de la foi d’être ciblés, intimidés ou réduits au silence.» Pour tenir cette promesse, cette administration «appliquera vigoureusement les solides protections de la loi fédérale. Liberté de religion. »», s’est félicité Eric Hargan, secrétaire d’État par intérim aux affaires publiques (ASPA) .

Espagne : une trentaine d’homosexuels marocains demandent l’asile à l’Espagne

D’après le quotidien Assabah de ce mercredi,, environ 30 homosexuels, hommes et femmes,  pour la plupart des étudiants, ont demandé l’asile et la protection subsidiaire à l’Espagne et ce, vu les dangers qui pèsent sur leurs vie dans leur pays d’origine à cause de leur orientation sexuelle.
Ils ont été placé dans des centres d’accueil des migrants clandestins à Mellila, en attendant que ces derniers complètent les démarches d’octroi de l’asile politique.
D’après la même source, les autorités espagnoles de Mellila reçoivent ,depuis cinq ans maintenant, de plus en plus de demandes d’asile liées à l’orientation sexuelle et ce depuis qu’un Marocain homosexuel avait annoncé, pour la première fois en 2013, qu’il comptait demander l’asile à l’Espagne.
La majorité de ces demandeurs d’asile fuient la maltraitance et les agressions subies au Maroc ainsi que les risques de poursuite en justice.
Selon l’article 489 du code pénal du Maroc, les relations homosexuelles sont punies d’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 200 à 1.000 dirhams..

HRW : La première année de la présidence Trump a fait reculer les droits humains

Lu sur https://www.hrw.org/fr
La première année de la présidence de Donald Trump aux États-Unis a été marquée par un net recul des efforts gouvernementaux pour protéger et promouvoir un large éventail de droits humains, a conclu Human Rights Watch dans son Rapport mondial 2018. L’administration Trump a adopté des politiques qui portent atteinte aux réfugiés et aux immigrants, remettent en cause la détermination des responsabilités dans les cas de bavures policières, et restreignent les droits des femmes, notamment s’agissant de l’accès à des services de santé dont elles ont besoin.
« L’administration Trump a promu des politiques qui mettent en danger les personnes vulnérables et affaiblissent les protections constitutionnelles des droits humains de chacun », a déclaré Alison Parker, directrice du programme États-Unis au sein de Human Rights Watch. « Les personnes les plus exposées à des abus, souvent celles qui sont le moins en mesure de défendre leurs droits devant les tribunaux ou dans le cadre d’un processus politique, devraient être protégées, et non ciblées par des politiques abusives. »
Dans cette 28e édition annuelle de son Rapport mondial (version intégrale en anglais, 643 pages – version abrégée en français, 180 pages – PDF), Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits humains dans plus de 90 pays. Dans son introduction au Rapport, le directeur exécutif Kenneth Roth observe que certains dirigeants politiques, prêts à défendre les principes des droits humains, ont démontré qu’il est possible de limiter l’impact des programmes populistes autoritaires. Lorsqu’ils ont pu s’appuyer sur une opinion publique mobilisée et des acteurs multilatéraux efficaces, ces dirigeants ont démontré que la montée des gouvernements hostiles aux droits humains n’a rien d’inéluctable.
Les politiques de Trump menacent d’expulsion tous les immigrants en situation irrégulière. L’administration a renforcé les procédures abusives d’expulsion accélérée et les poursuites pénales pour les délits d’immigration tout en prenant des mesures pour maintenir en détention prolongée un plus grand nombre d’immigrants. Trump a également abrogé le programme DACA (« Deferred Action for Childhood Arrivals »), une décision qui menace d’expulsion des centaines de milliers d’immigrants arrivés aux États-Unis alors qu’ils étaient mineurs. En outre, en octobre, la Maison-Blanche a rendu publiques des directives et des politiques migratoires susceptibles d’affaiblir la protection des migrants et réfugiés mineurs.
L’administration a également publié de nouvelles mesures draconiennes de contrôle des réfugiés et fixé le plafond annuel des admissions de réfugiés pour 2018 à 45 000, la limite la plus basse imposée depuis l’adoption par le Congrès de la Loi sur les réfugiés en 1980.
La Maison-Blanche et le ministère de la Justice ont restreint l’encadrement des services de police locaux impliqués dans des abus systémiques, y compris en mettant fin à des enquêtes et au contrôle d’unités connues pour un usage disproportionné de la force et des violations constitutionnelles. L’administration Trump a fait part de son intention de relancer la guerre aussi désastreuse qu’inefficace contre la drogue. Le ministre de la Justice Jeff Sessions a supprimé l’initiative Smart on Crime, qui donnait la priorité aux poursuites fédérales contre les personnes accusées d’infractions graves liées aux stupéfiants, et avait permis de réduire les disparités raciales dans la détermination des peines de prison fédérales et d’améliorer les perspectives de réinsertion.
L’administration Trump a mis fin à d’importantes protections des droits des femmes en adoptant un décret qui a permis à davantage d’employeurs et d’assureurs de s’opposer au mandat de couverture contraceptive pourtant prévue par la Loi sur l’assurance santé.
La Maison-Blanche a également annoncé qu’elle renoncerait à une initiative d’équité salariale qui devait entrer en vigueur en 2018. Une telle initiative aurait contraint les employeurs et les contracteurs de l’Etat fédéral les plus importants à fournir aux agences chargées de surveiller le respect des droits civils des informations sur l’indemnisation de leurs employés ventilées par ethnicité et sexe. Le ministère de l’Éducation a annoncé son intention d’examiner et de modifier les lignes directrices relatives aux agressions sexuelles sur les campus.
D’autres politiques et déclarations de l’administration Trump font également planer une menace sur les droits humains :
-La réticence de Trump à condamner les groupes qui font l’apologie de la haine risque d’ouvrir la voie à des comportements discriminatoires et racistes. Ce faisant, le président abdique sa responsabilité de défendre les principes fondamentaux d’égalité et de non-discrimination.
-La réprobation incessante des journalistes, que Trump accuse de malhonnêteté et de partialité, et les commentaires et vidéos les dénigrant, suscitent des inquiétudes quant au respect de la liberté d’expression.
-Le limogeage soudain par Trump de James Comey, l’ex-parton du FBI, et ses critiques des juges ayant bloqué certaines actions de son administration, risquent d’affaiblir l’état de droit et l’encadrement du pouvoir exécutif.
-Les actions de l’administration affectant les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) fragilisent leurs droits. Parmi ces changements, figurent la décision inattendue et soudaine de Trump d’interdire aux transgenres de servir dans l’armée américaine et la directive du département de la Justice annulant la disposition de la Loi sur les droits civils qui interdit, sur le lieu de travail, la discrimination fondée sur l’identité de genre.
-La révision par l’administration Trump de la politique relative aux frappes de drones en dehors des zones de guerre conventionnelles permet de lancer des attaques sur des terroristes présumés de seconde importance dans un plus grand nombre de pays, avec une surveillance et une transparence amoindries.
« Trump devrait renoncer à ses politiques abusives et discriminatoires et respecter les droits de tous », a conclu Alison Parker

Le patineur artistique américain Adam Rippon critique Mike Pence

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence sera le chef de la délégation américaine pour les Jeux Olympiques 2018.
Le patineur artistique américain Adam Rippon a vivement critiqué ce choix et a rappelé que Mike Pence a tenu par le passé des propos homophobes.
« On parle bien du Mike Pence qui a proposé de financer des thérapies de conversion pour les homosexuels? », a interrogé Adam Rippon dans un entretien au quotidien USA Today. « Je ne ferai rien de mon côté pour rencontrer quelqu’un qui je pense a tout fait pour montrer qu’il n’était pas proche des homosexuels et même que les homosexuels étaient des malades », a poursuivi le champion des Etats-Unis 2016 qui n’a jamais caché son homosexualité.
Il est de tradition que les membres de la délégation américaine rencontrent formellement leur chef de délégation avant la cérémonie d’ouverture des JO.
L’athlète de 28 ans, qui fait partie des trois représentants américains pour l’épreuve masculine de patinage artistique, a déjà prévenu qu’il ne participera pas à la traditionnelle réception organisée à la Maison Blanche pour les sélectionnés olympiques à leur retour de Corée du Sud. « Je ne pense pas que l’administration actuelle représente les valeurs que l’on m’a enseignées quand j’ai grandi », a-t-il insisté.
« Ce qui rend l’Amérique grande, c’est que nous sommes tous différents, nous sommes en 2018, être gay et sportif de haut niveau, c’est faire partie de l’Amérique d’aujourd’hui », a conclu ce dernier.
Le service de presse du vice-président américain, contacté par USA Today, a assuré que « ce genre d’accusation, sur les propos qu’il aurait tenu sur les thérapies de conversion, était complètement fausse et sans aucun fondement. Le vice-président est très enthousiaste à l’idée d’apporter son soutien à tous les sportifs américains qui seront à Pyeongchang le mois prochain ».
Mike Pence, ancien catholique converti au protestantisme évangélique prend la science à la légère. Créationniste, il a très sérieusement soutenu en 2000, que même si le tabac était mauvais, il ne tuait pas, car 9 fumeurs sur 10 n’avaient pas de cancer du poumon et 2 sur 3 ne mourraient pas d’une maladie liée au tabac.
Il est surtout connu pour être ouvertement homophobe et contre l’avortement. Lors de son mandat de gouverneur de l’Indiana, il a rendu l’accès à l’avortement plus difficile en s’opposant par exemple « à l’idée de subventionner les plannings familiaux » explique L’Obs. Il a soutenu soutenu une loi de “liberté religieuse” permettant aux employeurs et aux commerçants de refuser d’embaucher ou de servir des personnes homosexuelles, des juifs ou même des musulmans, invoquant l’argument des « principes religieux ». Il ne veut pas aider les personnes porteuses du VIH, l’associant notamment à l’homosexualité. Il a d’ailleurs soutenu des financements publics de thérapies pour « convertir » les homosexuels en hétérosexuels.

Cameroun : Un abri pour les victimes LGBTI

L’association Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS) crée une maison d’accueil pour les personnes LGBTI victimes de rejets dans la société.
L’histoire d’un jeune transgenre démontre comment l’association CAMFAIDS soutient les victimes LGBTI des injustices au Cameroun.
Koko (un pseudonyme), âgé de 23 ans, bénéficiaire de la maison d’accueil, s’exprime à cet effet :
« J’ai été admis à la maison d’accueil au mois de mai 2017 à la suite de la perte du soutien familial. Mon papa m’avait chassé à cause de mon identité et expression de genre.
Aujourd’hui, ma présence ici me permet de me lancer sereinement à la recherche d’un emploi afin de me prendre personnellement en charge. »
CAMFAIDS est une organisation identitaire de défense des droits humains en général et des personnes LGBTI en particulier. Depuis 2012, son combat pour l’avancée de la cause LGBTI au Cameroun reste et demeure un sujet majeur pour cette communauté désespérée.
Du plaidoyer pour la fin des arrestations arbitraires et l’accès aux soins de santé en faveur des personnes LGBTI jusqu’à l’assistance juridique pour les personnes LGBTI incarcérées sur la base de leur orientation sexuelle ou identité/expression de genre en passant par les activités et campagnes de sensibilisation , la CAMFAIDS s’illustre aujourd’hui par une case de passage pour les personnes LGBTI victimes de rejets familiaux et évictions de domicile bâtis autour de la stigmatisation et la discrimination.
Yaoundé, précisément le quartier Titi-Garage, reste le lieu de localisation de cette maison d’accueil depuis janvier 2017.
A nos jours, elle compte à son actif environ une trentaine de personnes dont la majorité reste les personnes transgenres qui sont d’ailleurs les plus exposées aux violences et abus dans la société.
Constituée de quatre compartiments dont deux chambres à coucher, une salle pour cuisine et un coin d’eau. Cette maison d’accueil d’une valeur d’entrée de seize places s’ouvre aux personnes LGBTI indigentes venant de tous les coins du pays remplissant au préalable des critères bien définis pour une durée complète de trois mois renouvelable une seule fois.
La maison d’accueil est à titre gratuit, alors les bénéficiaires ne sont tenus par aucune redevance financière.
Au cours de cette période, le bénéficiaire est soutenu par la CAMFAIDS dans le cadre d’un emploi ou encore d’une formation au cas échéant afin de pouvoir personnellement se prendre en charge lors de son départ de la maison d’accueil.
A côté du volet hébergement, s’ensuit la prise en charge alimentaire, psychosociale et sanitaire. Mais, le plus important qui est la réinsertion/insertion professionnelle de ces personnes pour l’atteinte d’une autonomie parfaite est un défi qui reste à surmonter.
Quant à Merko (un pseudonyme), transgenre âgée de 25 ans, elle déclare :
« Suite à mon coming out au sein de ma famille, mes frères et sœurs avec la complicité de mes parents m’ont expulsés de la maison familiale. Ne sachant pas où aller, un ami m’a conseillé de me rendre à la CAMFAIDS. Après multiples investigations et médiations sans succès, j’ai été admis en aout 2017 à la maison d’accueil. Actuellement j’aimerais me former en informatique mais seulement, les moyens n’ont pas encore pu être réunis à cet effet. »
C’est donc avec une joie et un soulagement très engagés que la communauté LGBTI du Cameroun et particulièrement celle de la ville de Yaoundé a apprécié cet exploit.
Pour certains bénéficiaires, il s’agit d’un paradis que de savoir qu’il existe un lieu sécurisé dans cette société homophobe réservé uniquement aux personnes LGBTI tant dévaluées.
Voilà l’espoir qui renait au Cameroun, pays qui condamne les relations sexuelles de même sexe entre adultes consentants. Un sourire sur ces visages écorchés par la haine et déformés par des coups de discriminations.
Jacks Oke, l’auteur de cet article, est un militant pour les droits LGBTI au Cameroun qui écrit sous un pseudonyme.
source : https://76crimesfr.com

USA : La nouvelle Journée de la liberté religieuse de Donald Trump est une attaque contre les LGBT

Une décision de Donald Trump, prévoit que le 16 Janvier sera désormais « Journée de la liberté religieuse », un geste destiné à flatter les évangéliques qui constituent une partie importante de la base électorale de Donald Trump.
Dans les faits, il s’agit d’une initiative renforçant la possible discrimination des personnes LGBT dans les services ou le commerce.
« À l’occasion de la Journée de la liberté religieuse, nous célébrons les nombreuses religions qui composent notre pays », a proclamé le président Trump alors même qu’il a interdit aux musulmans d’entrer aux États-Unis.
Les États-Unis sont actuellement au coeur d’une bataille entre la liberté religieuse et les personnes LGBT qui se concentre sur la question de savoir si les chrétiens peuvent légalement discriminer les homosexuels dans les services et le commerce notamment, au nom de leur foi.
Le mois dernier, son administration a déclaré à la Cour suprême qu’il devrait être acceptable pour les entreprises qui le souhaitent de mettre en place des avertissements interdisant leurs services aux couples de même sexe.
Cette position a été affirmée dans le cadre de l’examen du cas d’un boulanger du Colorado qui a lancé un recours en justice contre les lois anti-discrimination de l’État après avoir refusé de servir un couple gay.
« Aucun Américain – que ce soit une religieuse, une infirmière, un boulanger ou un propriétaire d’entreprise – ne devrait être forcé de choisir entre les principes de la foi ou le respect de la loi », a estimé Trump.
La décision d’instaurer cette nouvelle « Journée de la liberté religieuse » a suscité la colère sur les réseaux sociaux. Un commentaire accuse le président de « persécuter les personnes LGBT sous le couvert de la religion ».

Australie : un couple gay reçoit des brochures religieuses au lieu du programme de son mariage

Un couple gay poursuit Vistaprint pour leur avoir envoyé des brochures sur la faiblesse de la chair et la «tentation» au lieu des programmes de mariage personnalisés et colorés qu’ils ont commandés.
Andrew Borg, 31 ans, et Stephen Heasley, 39 ans, , un couple australien marié l’année dernière en Pennsylvanie, ont reçus 80 prospectus religieux  intitulés « Comprendre la tentation: mener le bon combat de la foi » tandis que leurs livrets de cérémonie de mariage ne sont jamais arrivés.
Leurs brochures devaient inclure des paroles personnalisées tirées de la chanson « Treasure » d’Above and Beyond. Mais les imprimés qu’ils ont effectivement reçus comprenaient des passages indiquant « Satan anime votre chair par de mauvais désirs et le péché est le résultat de votre incapacité à résister à la tentation. C’est un acte de rébellion contre la sainteté de Dieu ».
Les futurs mariés affirment par ailleurs qu’ils ont été obligés de payer un supplément pour les nouvelles brochures à imprimer.
Selon le New York Daily News, une plainte a été déposée par le couple qui vit en Australie mais s’est marié aux États-Unis.
La plainte indique que, malgré l’absence de message anti-gay explicite dans les brochures reçues, le message était clairement destiné à réprouver le mariage des deux hommes dont la relation est comparée « à la tentation de Satan ».
L’avocat du couple a déclaré que l’affaire « présente un exemple particulièrement flagrant d’une entreprise qui refuse de fournir des services égaux aux membres de la communauté LGBTQ ».
Une enquête interne a été lancée a indiqué la compagnie  Vistaprint dans un communiqué. « Nous venons d’être mis au courant de cet incident au cours des dernières heures », a déclaré un porte-parole.
« Nous comprenons à quel point il serait bouleversant pour quiconque de recevoir des matériaux comme ceux-ci la veille de leur mariage », poursuit-elle.

Dans une tribune, 110 personnalités réclament une « réforme urgente » et « un débat de fond » sur la GPA

Dans une tribune publiée dans Le Monde le mardi 16 janvier 2018, 110 personnalités s’associent pour demander une « réforme urgente » des lois bioéthiques, alors que les états généraux de la bioéthique démarrent jeudi 18 janvier 2018.
« Les enfants nés par le recours à la GPA sont là. Ils ont des parents, hétérosexuels ou homosexuels. Ils sont des milliers, de plus en plus visibles, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s’ils n’existaient pas », attaquent les 110 premiers signataires.
Alors que la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) condamne régulièrement la France à ce sujet, ils soulignent qu’il n’est plus possible de « continuer à bafouer leurs droits en les ignorant ». Ils demandent donc « la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ». En effet, à l’heure actuelle, ceux qui deviennent parents grâce à une mère porteuse ne peuvent pas inscrire leur bébé à l’état civil, malgré quelques exceptions. A ce sujet, ils déclarent : « Pourquoi les adaptations juridiques tenant compte des condamnations de notre pays par le CEDH pour manquement aux droits de l’homme devraient-elles êtres apportées uniquement par les juges ? », soulignant ainsi l’importance de créer une loi.
Les auteurs tiennent à rappeler qu’il n’est pas simplement question d’enfants de parents homosexuels. Certains couples hétérosexuels choisissent en effet de faire appel à une mère porteuse quand ils rencontrent des problèmes d’infertilité. Là encore, les enfants ne sont pas reconnus par l’état civil: »La Cour de cassation a proposé une voie discriminante à l’égard des femmes qui ne peuvent porter un enfant puisqu’elle les efface purement et simplement de l’acte de naissance transcrit », il n’y a donc que la filiation paternelle qui est reconnue…
Les 110 auteurs de cette tribune sont pour la gestation pour autrui, mais dans un certain cadre. Ils évoquent en effet l’importance de « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent, au-delà de la réforme urgente qu’appellent les droits fondamentaux des enfants à leur filiation ». « Nombreux sont ceux, en France, qui s’alarment à juste titre la marchandisation et de la réification dont peuvent être victimes des femmes pauvres dans certains pays, mais aussi des parents d’intention qui se font maltraiter et les enfants qui peuvent se retrouver dans des tourments dramatiques », insistent les signataires. C’est pour cela qu’ils demandent « une réforme urgente sur la transcription de la filiation, une implication de la France dans une convention internationale contre les atteintes aux droits des personnes, et un vrai débat de fond sur la GPA ». Selon eux, créer un texte à l’image de la convention de La Haye sur l’adoption internationale est seul moyen de lutter contre « ces situations odieuses » où « la dignité des femmes et la sécurité des enfants ne sont pas respectées ».
La tribune rappelle qu' »il existe dans de grandes démocraties des protocoles de GPA pensés et aménagés de façon parfaitement éthique, et donc les pratiques sont étayées par des études validées ». Les auteurs rappellent également que « aujourd’hui, la réalité des nombreux témoignages vient contredire les fantasmes brandis par certains » et que la filiation n’est pas qu’une question d’ADN partagé.

Suisse : Une campagne de récolte de dons en vue de la future bataille pour l’ouverture du mariage pour tous

Le monde bouge, alors qu’est-ce qu’on attend encore? C’est le message subliminal d’une campagne qui sera bientôt lancée en Suisse par l’association nationale gay Pink Cross. Elle montre deux billets de banque étrangers pliés de telle manière que les personnages de même sexe représentés sur les deux coupures semblent se donner un baiser joue contre joue. Ainsi Nelson Mandela, Atatürk ou la Reine d’Angleterre (sous le regard sévère de Charles Darwin) paraissent avoir viré leur cuti sous le slogan «Chaque don compte, afin que puisse se marier quiconque le veut».
De fait l’objectif des visuels est de récolter des fonds en vue de la campagne en faveur du mariage pour tous, qui tarde à s’ouvrir en Suisse, après son adoption chez nos voisins français, allemands et bientôt autrichiens.
Les pubs ont été dévoilées par le magazine allemand W&V (repéré par queer.de), spécialisé dans la communication. Ils sont signés de l’agence TBWA à Düsseldorf (All). La campagne se déclinera en affiches, annonces et bannières dès la fin du mois.
source :  pinkcross.ch via 360.ch