Archives mensuelles : novembre 2017

Belgique : le couple gay qui doit rendre l’enfant qu’ils ont élevé ne pourront plus le voir

 Manish et Michaël, deux habitants de Schaerbeek, vont devoir rendre l’enfant qu’ils ont adopté il y a un an et demi.
La mère ne veut finalement plus que les deux hommes qui se sont occupés de son fils pendant 19 mois jouent un rôle dans sa vie future.
Les deux hommes avaient accueilli Manaël en avril 2016. Le bébé n’était âgé que de cinq jours. Sa mère biologique avait souhaité le faire adopter et ne s’était pas opposée à l’idée qu’il le soit par un couple homosexuel. 19 mois plus tard, elle a fait marche arrière et a décidé de récupérer son enfant. Un droit que la justice lui accorde.
La mère biologique s’est exprimée par le biais de son avocat Arnaut De Schreye. Elle regrette le traitement médiatique qui a été donné à cette affaire privée et assure avoir « tous les moyens d’élever son enfant ».
Sur décision de justice, pour que la transition soit la plus facile possible pour l’enfant, Manish et Michaël doivent laisser le petit Manaël à sa mère une fois par semaine. La mère souhaite que « sa vie privée et celle de son fils soient respectées car c’est un problème délicat pour toutes les parties impliquées ».
Si elle se dit « reconnaissante » envers les deux hommes qui ont élevé son fils jusqu’à aujourd’hui, elle envisage de couper les ponts avec eux après avoir récupéré son enfant.
« Ma cliente avait espéré que le couple pouvait jouer un rôle dans l’avenir de son fils. Mais en raison de l’attitude actuelle qu’ils affichent aujourd’hui, c’est très difficile », conclut l’avocat.

Poster un commentaire

Classé dans internationnal

juste comme ça

Poster un commentaire

30 novembre 2017 · 18 h 14 min

Le Conseil d’Etat examine les 700 000 signatures de La Manif Pour Tous

Les opposants au texte sur « le mariage pour tous », rassemblés dans le collectif « La manif pour tous », avaient déposé vendredi 15 février 2013, 700.000 signatures au Conseil économique, social et environnemental (CESE) afin d’obtenir l’ouverture d’un débat sur le sujet.
La loi organique du juin 2010 relative au CESE « a ouvert la possibilité pour les citoyens de le saisir par voie de pétition. Pour que ce débat démocratique ait lieu, 500.000 signatures doivent être réunies », avait fait valoir la chef de file de l’époque, du collectif, Frigide Barjot.
« Le bureau a constaté que les conditions de nombre et de forme étaient réunies », avait reconnu le Conseil dans un communiqué. « Pour autant, et en vertu de l’article 69 de la Constitution et de l’article 2 de l’ordonnance du 29 décembre 1958 (…), la saisine du Cese pour avis sur un projet de loi relève exclusivement du Premier ministre », avait tranché cette instance.
La pétition des militants de La Manif pour Tous « sollicitant l’avis du Cese sur un projet de loi n’était pas recevable »
La loi sur le mariage pour tous était votée le 17 mai 2013 , la France devenant le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel. Cette loi a ouvert de nouveaux droits pour le mariage, l’adoption et la succession, au nom des principes d’égalité et de partage des libertés.
Mardi, l’avocat de Philippe Brillault, ancien porte-parole de la Manif Pour Tous, plaidait devant le Conseil d’Etat en faveur de cette pétition contre ce qu’ils apellent « la dénaturation du mariage ». Le Conseil d’Etat rendra sa décision dans les 3 semaines.

Poster un commentaire

Classé dans info, mariage homosexuel

Thailande : deux homosexuels américains pourraient aller en prison pour une exhibition devant un temple

Deux Américains qui ont pris une photo d’eux montrant leur postérieur devant le temple de Wat Arun (Temple de l’Aube) situé à Bangkok alors, ont été arrêtés par la police de l’immigration à l’aéroport de Don Mueang pour exhibition, alors qu’ils allaient quitter la Thaïlande.
Joseph et Travis, âgés de 38 et 36 ans, avaient publié un cliché montrant leurs fesses nues (posté puis supprimé depuis sur leurs comptes Twitter et Instagram), mais qui a vite été repérée par les bureaux de la cyber police thaïlandaise .
Les deux hommes ont reconnu leur culpabilité et payé une amende de 5.000 bahts (environ 130 euros) mais restent cependant en détention. En cas de poursuite en vertu de la loi sur les “crimes informatiques”, ils pourraient écoper de plusieurs années de prison.
L’infraction  est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans et / ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 bahts. L’acte répréhensible en vertu du droit pénal concernant les insultes religieuses peut entraîner une peine d’emprisonnement de 1 à 7 ans et / ou une amende de 20 000 à 40 000 baht.
“Nous sommes dans l’attente d’une décision de la cour concernant leur mise en examen, en vertu de la loi des crimes informatiques, pour téléchargement d’images pornographiques”, a précisé le colonel Cherngron Rimpadee.
Selon le porte-parole adjoint de la police de l’immigration :« Les touristes devraient avoir du respect pour les lieux d’importance culturelle, historique et religieuse parce que ce sont tout simplement des bonnes manières. »
Les médias ont également rapporté qu’ils avaient un compte sur les médias sociaux appelé “Traveling Butts” avec des photos similaires prises dans diverses destinations touristiques.
Selon gaystarnews.com , le Gay & Lesbian News de San Diego (SDGLN) les ont identifiés dans un article comme Joseph Dasilva et Travis Dasilva, un couple marié du quartier de Hillcrest à San Diego, et a rapporté qu’ils cherchaient de l’aide auprès de leur administration municipale.

Poster un commentaire

Classé dans info

Turquie Plainte en justice après l’interdiction de rassemblements LGBT

Kaos GL et Pink Life, deux des principales associations LGBTI en Turquie, ont annoncé dans un communiqué conjoint avoir porté plainte auprès du tribunal administratif de la capitale pour annuler la décision prise il y a dix jours par le gouvernorat d’Ankara.
« Il faut au plus vite mettre un terme à cette claire atteinte aux droits et annuler cette décision », a déclaré Emrah Sahin, avocat de Pink Life, cité dans le communiqué. Qualifiant cette décision de « politique », Me Sahin dit « vouloir croire » qu’elle relève « d’erreurs individuelles plutôt que de la politique du gouvernement ».
Le gouvernorat d’Ankara avait annoncé le 19 novembre l’interdiction « jusqu’à nouvel ordre » de tous les événements culturels organisés par la communauté LGBTI. Il a justifié cette interdiction par le maintien de l’ordre public et le risque que ces manifestations ne « provoquent des réactions au sein de certains segments » de la société.
« Interdire toutes les activités d’une association revient à interdire cette association, ce qui supprime le droit d’association reconnu par la Constitution », ajoute Kerem Dikmen, avocat de Kaos GL, dans le communiqué.
Les membres de la communauté LGBTI turque s’inquiètent de l’érosion de leur liberté d’expression sous le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan.
La décision des autorités d’Ankara était survenue quelques jours après l’interdiction d’un festival de cinéma LGBTI dans la capitale. Le week-end dernier, un concours de court-métrages sur le thème des LGBTI avait lui aussi été interdit à Istanbul.
Ces décisions ont officiellement été prises pour des raisons de sécurité publique, tout comme celle d’interdire la Marche des fiertés à Istanbul depuis trois ans.
source : E-llico.com

Poster un commentaire

Classé dans homophobie, info, internationnal

Evreux : suicide d’un militaire gay

Un militaire de la base aérienne d’Évreux s’est donné la mort, vendredi 17 novembre 2017. Son époux accuse l’un de ses supérieurs de « harcèlement homophobe ».
Un militaire de 37 ans s’est donné la mort chez lui, à quelques kilomètres d’Evreux dans l’Eure.
Il a laissé une lettre où il évoque « des faits de harcèlement » selon la procureure de la République Dominique Puechmaille.
Le parquet d’Évreux a ouvert une enquête le jour du suicide, le 17 novembre. Elle a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de l’air, selon le parquet.
L’époux de la victime, Sylvain Dumont, lui, est sans équivoque : son compagnon « subissait des insultes à caractère homophobe tous les jours à son travail ». Il a par ailleurs affirmé que son supérieur hiérarchique voulait « le détruire », faisant allusion à une plainte pour agression sexuelle déposée contre lui en amont de son suicide et accusant « son harceleur » d’être à l’origine de cette procédure.
Ce harcèlement se serait accentué entre octobre et novembre 2017.
De son côté, le parquet d’Évreux confirme qu’une procédure était bien en cours contre Clément, « pour des agressions sexuelles commises par le défunt dans le cadre de son travail ». Confiée à la gendarmerie de l’Air, l’enquête a été ouverte bien avant le suicide de Clément.
Selon la magistrate qui confirme la plainte, « Aucun scénario n’est privilégié à ce stade. C’est une enquête globale, longue et délicate. »
Les enquêteurs ont saisi le téléphone portable du militaire, ainsi que « deux ordinateurs et des notes manuscrites », confirme l’époux de la victime qui a affirmé qu’il allait « porter plainte contre l’État ». « Je ferai tout ce qui est mon pouvoir pour rendre justice à Clément », dit-il.
Interrogé, le colonel David Desjardins, responsable de la base 105 d’Évreux où officiait le militaire, a fait savoir qu’il n’avait « pas connaissance de ces allégations avant le décès de la victime ». Il a déclaré avoir été informé qu’une « plainte avait été déposée contre le sergent », mais qu’il n’en connaissait « pas la teneur ». « Aucun signe précurseur » n’était remonté jusqu’à lui, a-t-il précisé.
Le colonel, qui a indiqué que le sergent était en permission le jour de son suicide, a souligné les « excellents états de service » de la victime. « L’armée de l’air condamne toute forme de harcèlement et d’homophobie. Cela va à l’encontre des valeurs qui nous animent », a-t-il poursuivi, ajoutant vouloir « que justice soit faite dans cette affaire ».

Poster un commentaire

Classé dans info

Suisse : les homosexuels continueront d’être soumis à des restrictions pour le don de sang

Le Parlement Suisse a rejeté une proposition visant à accorder aux homosexuels le droit inconditionnel de donner du sang .
Le Sénat a annulé mercredi une décision antérieure de la Chambre des représentants, appelant le gouvernement à lever les restrictions pour les hommes gays.
Les opposants ont soutenu que la législation actuelle, entrée en vigueur en juillet de cette année, assortie de restrictions sur l’utilisation de sang par des hommes homosexuels sexuellement actifs, n’était pas discriminatoire et voulait assurer la sécurité des receveurs de sang.
La proposition du parti conservateur de centre-droit démocrate voulait supprimer un règlement exigeant que les donneurs homosexuels aient été sexuellement abstinents pendant 12 mois avant de donner leur sang.
S’adressant au sénat, le ministre de l’Intérieur Alain Berset, en charge des questions de santé, s’est prononcé contre la proposition, affirmant que les règles actuelles pourraient être assouplies sans amendement légal.
Les partisans d’une politique de don inconditionnelle soutiennent qu’il pourrait aider à soulager une pénurie de dons de sang.

Poster un commentaire

Classé dans Sante

Justin Trudeau fond en larmes à l’évocation des discriminations LGBTQ

Justin Trudeau s’est exprimé mardi 28 novembre au Parlement en livrant des excuses aux communautés LGBTQ du Canada.
Affecté par les pratiques déplorables de son propre pays, Justin Trudeau a versé quelques larmes, témoignant de son sentiment de responsabilité.
« Alors arrivés sur ce territoire, ceux qui l’ont colonisé, ont amené avec eux, des normes étrangères quant au bien et au mal, aux comportements acceptables et inacceptables. » « Aujourd’hui, nous reconnaissons une partie de notre histoire souvent négligée. »
Le Premier ministre canadien a pris la décision avec son gouvernement d’indemniser 3000 victimes de discrimination de 100 millions de dollars canadiens (66 millions d’euros). « Nous parlons enfin du rôle du Canada dans l’oppression, la criminalisation et la violence systémique à l’endroit de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre, queer et bispirituelle ».
La ville d’Ottawa accueillera un mémorial en souvenir des victimes aux carrières brisées en raison de leur sexualité à l’époque.
« J’ai espoir qu’en promettant que ces injustices ne se reproduiront plus jamais, nous pourrons commencer à guérir ensemble ».

1 commentaire

Classé dans homophobie, info

Toulouse : une vente aux enchères au profit des homosexuels tchétchènes

Ce dimanche 3 décembre à Toulouse, une vente aux enchères organisée par l’association Be-Art Toulouse aura lieu
Les artistes ont fourni des oeuvres d’art (photos, toiles, lithographies)et la recette ira à des associations tchéchènes qui luttent contre les persécutions dont les personnes LGBT sont victimes actuellement en Tchéchénie.
Créée par deux Toulousains, Béatrice Monnier et Sébastien Kinach, l’association a pour but de collecter des oeuvres et de les vendre aux enchères au profit d’associations locales impliquées dans les pays en guerre, victimes de catastrophes naturelles ou là où des minorités sont persécutées.
Depuis le début de l’année, les autorités tchéchènes mènent une véritable chasse aux homosexuels dans leur pays. Les personnes LGBT sont pourchassées, vivent cachées ou s’expatrient pour éviter arrestations arbitraires et violences.
L’association toulousaine s’appuie pour cet événement sur l’association nationale Urgence Homophobie (ex-Urgence Tchéchénie) qui finance des « exfiltrations » de LGBT vers la France. La recette de cette vente aux enchères servira à cette logistique. Un témoignage poignant, d’un « réfugié » arrivé en France, a été diffusé récemment dans l’émission Envoyé Spécial sur France 2.
Lors de la vente aux enchères seront proposées des oeuvres de photographes (Sarah Violaine, Benoît Gibert, etc), de peintres (Richard Ribaut, Annie, Tcham, Hervé Laffouisat, etc) mais aussi des lots plus classiques. Les mises à prix sont accessibles à tous en espérant que les sommes collectées soient importantes. L’ensemble du catalogue est consultable sur le site de l’association.
La vente se déroule dimanche 3 décembre à partir de 20 heures, au Bear Bar, avenue de la Gare à Toulouse.

Poster un commentaire

Classé dans info

Les homosexuels mis en garde par un réseau anti-discrimination, s’ils veulent se rendre à la coupe du monde en Russie

Le réseau anti-discrimination Fare, basé à Londres,  a conseillé aux supporters homosexuels ou issus de minorités ethniques « de faire attention » s’ils se rendent en Russie pour la Coupe du monde 2018.
Fare a annoncé la sortie prochaine d’un guide pour les supporters LGBT  dans lequel il sera conseillé d’être prudent « dans les endroits où il n’est pas certains qu’ils soient accueillants pour la communauté LGBT ».
« Le message vaut aussi pour les supporters noirs ou issus de minorités ethniques », a ajouté le directeur de Fare, Piara Powar.
« Ce n’est pas un crime d’être homosexuel » en Russie, a-t-il rappelé, regrettant toutefois que « les problèmes de la communauté LGBT sont absents du discours public » et que « la place des homosexuels est cachée ».
La Russie a adopté en 2013 une loi punissant d’amendes et de peines de prison tout acte de « propagande » homosexuelle auprès des mineurs. Les Gay Prides y sont généralement interdites par les autorités ou cibles de violences.
Un porte-parole de la Fédération internationale de football (Fifa) n’a pas souhaité commenter, rappelant toutefois que l’institution n’avait « aucune tolérance envers les discriminations ».
Fare, fondée en 1999, a aussi demandé à la Fifa si les supporters pouvaient agiter des drapeaux arc-en-ciel durant les matches du Mondial. Le groupement a également rappelé sa demande d’inclure dans les règlement de l’instance mondiale un délit d’homophobie, comme cela existe pour le racisme.

Poster un commentaire

Classé dans info