Sens Commun n’est pas le bienvenu à Sciences Po

La branche étudiante du mouvement politique Sens Commun, issu de la ‘Manif pour tous’, veut se faire reconnaître comme association au sein de l’institut d’études politiques parisien, mais fait face à une levée de bouclier.
Le mouvement se présente aux «Initiatives étudiantes» de la grande école parisienne, qui permet aux associations étudiantes d’être reconnues. Mais la candidature de l’organisation n’emporte pas l’adhésion de tous dans les couloirs de l’Institut d’études politiques parisien. Plusieurs associations de l’école ont publié un communiqué commun très virulent contre la candidature de Sens Commun.
Parmi les signataires du communiqué, on trouve des associations étudiantes comme l’Unef ou Solidaires Étudiant-e-s, des associations politiques comme la France Insoumise et l’Union des étudiants communistes ou encore des associations féministes comme le collectif Garces.
Le texte accuse Sens Commun d’avoir une «vision rétrograde et archaïque» de la société et s’oppose à «l’homophobie affichée» de «ce groupuscule».
Selon les signataires du communiqué, le lien est évident entre Sens Commun et les dérapages homophobes qui ont eu lieu à l’IEP ces dernières années. «Pendant l’organisation de la Queer week, il y a eu des tags homophobes à Sciences Po» raconte la présidente de l’Unef à Sciences Po.
Pour la branche de la France Insoumise (FI) de l’IEP, «Sens commun s’apparente à une coquille vide» au sein de l’école. «Aucun tractage, aucune conférence, leur dernière publication sur Facebook date d’avril». «Au vu de leur fondement programmatique oppressif […], les associations progressistes de Sciences Po ont décidé de faire un communiqué joint» précise la France Insoumise à Sciences Po. «Une association étudiante a vocation à défendre tous les étudiants, dont les étudiants LGBTQ+, et une association comme Sens Commun ne le fera clairement pas» précise Giulia à l’Unef.
Sur Facebook, Sens Commun se défend de toute homophobie et accuse à son tour ses adversaires politiques de «vouloir bâillonner la liberté d’expression». «Ce sectarisme ne doit pas avoir droit de cité à Sciences Po» insiste le communiqué de Sens Commun, qui présente le débat comme «l’essence» de l’école.

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