Tunisie : fin des tests anaux sur les homosexuels

La Tunisie a annoncé devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève  la fin des tests anaux auxquels la police et justice soumettent les homosexuels, mais refuse de dépénaliser les relations entre hommes.
Ces tests humiliants sont censés « prouver » l’homosexualité des personnes qui y sont soumises.
Le Conseil de l’ordre national des médecins de Tunisie réclamait le consentement des accusés pour ces tests et l’association Shams se bat depuis le retour de la Tunisie à la démocratie pour qu’il y soit mis fin.
Le refus de se soumettre à ces tests humiliants est considéré comme une preuve de culpabilité et le suspect est écroué sur la base de l’article 230 du code pénal, qui interdit la sodomie.
Les Nations Unies classe ces examens comme des actes de torture
L’imam de la mosquée de Mnihla en Tunisie, arrêté le 11 septembre 2017 pour homosexualité a refusé de se soumettre au test anal et la justice l’a libéré.
Le jeune homme arrêté en même temps que l’imam pour les mêmes raisons et qui s’est présenté comme son petit ami a également été libéré.
Par contre n enseignant et un arbitre de football ont été récemment reconnus coupables d’homosexualité après avoir refusé de se prêter à ce test.

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