Australie : L’église partagés sur le mariage homosexuel

Le débat sur la légalisation du mariage homosexuel fait rage en Australie, où le gouvernement a lancé, depuis le 12 septembre, une consultation par voie postale sur le sujet
Les Australiens de plus de 18 ans, inscrits sur les listes électorales, ont jusqu’au 6 novembre pour se prononcer sur le sujet.
Sans surprise, l’Église catholique australienne s’est engagée contre le mariage gay.
Deux évêques se sont malgré tout prononcés en faveur du mariage homosexuel. Le premier, Mgr Vincent Long, l’évêque de Parramatta a écrit une lettre pastorale datée du 13 septembre, ou il rappelle que l’enquête menée par le gouvernement « n’est pas un référendum sur le mariage sacramentel tel que le définit l’Église catholique », et que l’enseignement de l’Église sur le mariage ne changera pas quelle qu’en soit l’issue.
L’évêque regrette que « l’Église n’ait pas toujours été un lieu où les personnes homosexuelles se sont senties accueillies, acceptées et aimées » et invite ses fidèles à faire davantage d’efforts en ce sens.
Un autre évêque, Mgr Bill Wright, du diocèse de Maitland-Newcastle (au nord de Sydney), a défendu le 6 septembre une position ouvertement favorable au mariage entre couples de même sexe. Il rappelle qu’il y a d’autres formes de mariage que l’Église ne reconnaît pas, notamment « les remariages de personnes divorcées » ou « les mariages de couples sans intention d’avoir des enfants ». « Mais nous ne nous indignons pas que l’État leur accorde un statut civil légal », considère Mgr Wright.
« La question qui se pose pour toute proposition de loi n’est pas de savoir si elle est en accord avec l’enseignement ou l’idéal moral de l’Église, mais si c’est une bonne règle pratique pour les personnes vivant dans cette société à cette époque », n’hésite-t-il pas à affirmer, prenant à contre-pied les positions habituelles de l’Église qui, précisément, invite le législateur et les citoyens à agir en accord avec les convictions liées à leur foi.
il conclue : « dans notre société pluraliste, il est meilleur pour la paix et l’harmonie de la communauté que les couples gays aient une place dans les structures reconnues, plutôt qu’ils soient exclus ».
Il reconnaît néanmoins que certaines inquiétudes concernant les conséquences sociales de la reconnaissance du mariage gay sont « légitimes », notamment la liberté future des écoles et des églises d’enseigner le point de vue traditionnel de l’Église sur le mariage, ainsi que la liberté de conscience.

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