Archives Mensuelles: septembre 2017

Une bande dessinée lutte avec Le Refuge contre l’homophobie

Le Refuge s’associe à Pixel-Fever Editions et au dessinateur de presse Antoine Chereau, en partenariat avec l’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances et le Développement Durable, afin de promouvoir l’album « L’égalité est un long fleuve tranquille ».
Dès aujourd’hui et jusque fin décembre 2017 cet album bénéficiera d’une campagne de communication portée par Le Refuge.
Des rencontres « signatures/événements » seront organisées avec le concours de librairies de grandes villes de France (Paris, Montpellier, Lyon, Bordeaux, Strasbourg…) pour venir compléter ce dispositif.
Cette campagne a pour double objectif de :
Communiquer/sensibiliser le grand public face aux discriminations à tous les stades de la vie
Soutenir les actions du Refuge :1 €* reversé par album vendu
* Pixel Fever Editions via l’Institut Randstad pour l’égalité des chances et le développement durable, reversera 1 € au Refuge
Le livre est disponible dans toutes les librairies et sites d’achat en ligne.
Acheter le recueil sur internet
Dates et lieux des rencontres « signatures/évènements » en soutien au Refuge
Jeudi 26 octobre : LYON – LIBRAIRIE OUVRIR L’ŒIL LYON
Vendredi 10 novembre : PARIS – BD NET NATION
Mercredi 29 novembre : MONTPELLIER – SAURAMPS
Dimanche 3 décembre : BORDEAUX – MOLLAT
Jeudi 14 décembre : STRASBOURG – LIBRAIRIE KLEBER
Les horaires vous seront communiqués très prochainement sur cette page.
stephane chereau
Dessinateur de presse depuis plus de 30 ans, Antoine Chereau s’est distingué en presse, en télévision et au sein de nombreuses entreprises. Fort d’une riche expérience dans des domaines très différents, il a été plébiscité pour ses interventions en direct, incisives et hilarantes, lors de conventions professionnelles ainsi qu’à travers de brillantes campagnes de communication.
Depuis peu, c’est avec un grand bonheur qu’il publie des albums de dessins toujours superbes, toujours très drôles, destinés au grand public, où il aborde des thèmes de société, comme le travail, la santé, l’amour, et les discriminations…

L’Allemagne célèbre dimanche ses premiers mariages homosexuels

Ce dimanche 1er octobre marque l’entrée en vigueur de la loi ouvrant le mariage aux couples hoosexuels
Plusieurs mairies dont celles de Berlin, Hambourg ou Francfort, ouvriront leurs services pour l’occasion.
A Berlin, Bodo Mende et Karl Kreile, très médiatique couple homosexuel qui faisait déjà partie des premiers « pacsés », ouvriront ainsi le bal dans la matinée.
Les premiers mariages se dérouleront dans une atmosphère pacifiée, en dépit de l’opposition de la droite nationaliste de l’AfD qui a réalisé une percée historique lors des élections législatives.
La loi sur le « Mariage pour tous », votée le 30 juin, a modifié le Code civil en définissant le mariage comme « une union pour la vie entre deux personnes de sexe différent ou identique ».
Concrètement, les couples homosexuels qui souhaiteront sceller leur union bénéficieront des mêmes droits que les couples hétérosexuels: en termes d’impôts mais surtout en leur ouvrant la possibilité d’adopter un enfant.
Cette évolution législative est la conclusion de longues années de lutte pour la communauté LGTB.
Appuyée principalement par les Verts, l’Association allemande des gays avait dès 1990 milité pour ouvrir le mariage aux homosexuels.
Aujourd’hui, les Allemands sont à plus de 75% favorables au mariage homosexuel, selon les sondages.
Angela Merkel, initialement opposée à cette loi, a causé la surprise fin juin en autorisant ses députés à se prononcer, en cas de vote, en âme et conscience sur la question. Une manière pour elle de priver ses rivaux sociaux-démocrates d’un thème de campagne porteur.
Quelques jours plus tard, les élus de gauche –sociaux-démocrates, écologistes et gauche radicale– l’ont prise au mot et mis au vote un texte de loi sur le mariage gay qui était bloqué au Parlement depuis des années et attendait dans les cartons.
Le texte a été largement approuvé, une partie des élus conservateurs y étant favorables eux aussi.
Mme Merkel en revanche a voté contre, expliquant que pour elle « le mariage est, au vu de notre Constitution, une union entre un homme et une femme ».

USA : 20% des jeunes s’identifiraient comme LGBTQ

Une étude menée par GLAAD a révélé qu’une personne sur cinq entre 18 et 34 ans s’identifie comme LGBTQ, contre 12% de la population totale des États-Unis, alors que seulement 5% des personnes âgées de plus de 72 ans se disent LGBTQ.
Il y a un écart de génération évident dans les résultats, avec les Millenniaux qui sont deux à 4 fois fois plus susceptibles d’être identifiées comme LGBTQ que leurs aînés des générations X, Y ou des Boomers. D’ailleurs 12% des Millenniaux s’identifient comme non conformes au genre, contre seulement 3% des Boomers. Le sondage a également révélé que les jeunes sont plus susceptibles de se décrire eux-mêmes comme « Alliés » de la communauté LGBTQ, avec 63% des personnes âgées de 18 à 34 ans, comparativement à seulement 39% de ces personnes de plus de 72 ans. GLAAD attribue le grand nombre de jeunes qui s’identifient comme LGBTQ à une acceptation accrue globale: « Cela pourrait être attribué à des environnements de plus en plus accueillants, dans lesquels, pour beaucoup de personnes, le rejet familial est moins fréquent, la sécurité d’emploi est moins menacée et la sécurité globale est moins une préoccupation lors du coming out.
En outre, la visibilité accrue des médias a, pour la plupart, conduit à une meilleure compréhension des personnes LGBTQ, ce qui a diminué les stéréotypes et la stigmatisation qui alimentent la discrimination, rendant généralement moins difficile pour de nombreux jeunes de s’identifier ouvertement comme LGBTQ ».

Le maire de Linas condamné pour harcèlement moral et sexuel

Selon « Le Parisien«, le maire de Linas, François Pelletant, a été condamné par le conseil de prud’hommes de Paris à verser 66.000 € (192.000 dinars tunisiens) à son ancien amant tunisien, en précisant que M. Pellatant, marié et père de famille, a été condamné pour harcèlement sexuel et moral par le conseil de prud’hommes suite à une poursuite judiciaire entamée par son ancien amant, H., un Tunisien sans papier, âgé de 26 ans aujourd’hui.
Selon le journal, le maire de Linas avait rencontré, en 2014, le jeune homme sur un site de rencontre gay et l’avait aidé à quitter la Tunisie pour venir s’installer dans son appartement à Villejuif. Il lui a même proposé un poste de salarié au Carrefour des communes, fondé par M. Pellatant.
«Mais quelques jours après son arrivée en France, il est devenu l’esclave d’un jeu sadomasochiste dont le maire de Linas était le maître», a indiqué « Le Parisien ».
En effet, H. était devenu l’esclave du maire de Lilas tant sur le plan sexuel que professionnel et moral. Tout d’abord, son salaire était transféré directement au compte bancaire de M. Pellatant en tant que bailleur et en tant que son «maître». «Je n’ai jamais voulu ça, j’ai pleuré, j’ai eu très mal», confiait la victime au journaliste avant l’audience.
Un jour, le Tunisien a décidé de quitter l’enfer dans lequel il vivait avec son amant, mais ce dernier l’avait menacé : «Il m’a rappelé que je lui devais tout : mes papiers, mon travail et mon logement; j’étais perdu en pays étranger; j’ai eu peur. Je n’en pouvais plus, j’ai quitté le logement fin mai», a rapporté le journal.
En automne 2016, le jeune homme se fait virer et dépose, en décembre 2016, une plainte pour viol et réclame 35.000 € (102.000 dinars tunisiens) pour le préjudice subi. Mais il retire sa plainte.
Prenant son courage à 2 mains, le jeune dépose une deuxième plainte contre le maire de Linas et la justice française lui a finalement rendu justice.
«Il devra indemniser sa victime à hauteur de 36.000 € pour le préjudice subi, 6.000 € pour des sommes perçues indûment. L’association Carrefour des communes a aussi été reconnue coupable de nombreuses fautes, et devra payer 1.000 € pour non-respect du préavis, 9.000 € pour les indemnités de logement, 2.595 € pour les indemnités de repas, 1.600 € pour non-respect de la procédure de licenciement, 9.500 € pour rupture abusive de contrat. Ainsi que 500 € pour absence de visite médicale, point de départ du harcèlement, puisque François Pelletant avait lui-même ausculté et eu une relation sexuelle avec le jeune homme» a rapporté « Le Parisien ».
En réaction au verdict, l’accusé a indiqué au journal : «Les tribunaux des Prud’hommes en première instance sont toujours à l’avantage des employés contre les employeurs. Je ne sais pas ce que fera le Carrefour des communes mais il y aura sûrement appel pour que ça passe entre les mains de vrais magistrats».

Une pétition réclame un droit à l’oubli pour les séropositifs

Deux anciennes ministres de la Santé, Roselyne Bachelot et Marisol Touraine ont signé un manifeste dénonçant les discriminations dont sont victimes au quotidien les porteurs du VIH et réclament un droit à l’oubli pour les personnes séropositives sous traitement.
Nahuel Pérez Biscayart, premier rôle du film « 120 Battements par minute » ou encore du prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, sont également signataires de cette pétition qui parle de « double peine » et revendique un traitement similaire aux personnes ayant guéri d’un cancer pour les séropositifs sous traitement – et donc non contaminants.
« L’ignorance, l’image de maladie honteuse qui traîne encore, alimente les préjugés et donc les discriminations » écrit Camille Genton, l’auteur du manifeste. Au quotidien, les difficultés et les discriminations sont nombreuses pour les séropositifs. Certains doivent mentir pour obtenir un prêt à la banque, d’autres se voient refuser des soins par un médecin ou une assurance. Certains métiers sont également interdits aux personnes atteintes du virus. Gendarme, policier, sapeur-pompier ou militaires, ces professions sont purement et simplement interdites aux personnes porteuses du VIH ».
Le manifeste détaille les difficultés quotidiennes rencontrées par les personnes séropositives alors que leur espérance de vie est la même que celle de la moyenne des Français.

Sida: des chercheurs développent un antiviral capable de bloquer le VIH

Trois groupes de huit singes ont servi de cobayes aux chercheurs. Les deux premiers groupes ont été traité avec de simples anticorps et le troisième avec le triple anticorps qui vient d’être créé. Cinq jours après, les 24 singes ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux dans les deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Mais dans le troisième, il n’y en a aucun.
Cet antiviral a été développé par des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il est présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida, après avoir protégé le groupe de singe du virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).
La grande diversité génétique des VIH de par le monde constitue la principale difficulté pour produire des anticorps capables de combattre efficacement la pandémie actuelle. Testé sur des cellules humaines en laboratoire, ces nouveaux anticorps ont été produits grâce à l’ingénierie génétique pour détecter et neutraliser plusieurs cibles infectieuses simultanément.
Sanofi produit actuellement ce triple anticorps pour mener un essai clinique de phase 1 qui devrait débuter en 2018 à l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il sera effectué sur des volontaires en bonne santé et des personnes infectées par le VIH. Il devrait ainsi permettre de déterminer l’innocuité et l’efficacité de cette nouvelle molécule.

VIH/SIDA : contamination croissante chez les plus de 50 ans

Une étude publiée dans The Lancet HIV fait le point sur les nouvelles infections à VIH en Europe. Les auteurs montrent que si les nouveaux cas sont restés stables chez les 15-49 ans, ils ont augmenté de 2% par an chez les plus de 50 ans, représentant une nouvelle infection par le virus du sida diagnostiquée sur six.
Selon les données communiquées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), entre 2004 et 2015, plus de 300 000 nouvelles infections à VIH ont été rapportées chez les 15-49 ans dans les 31 pays de l’espace économique européen (EEE). Soit une incidence de 11,4 cas pour 100 000 habitants.
Durant la même période, 54 102 nouveaux cas ont été signalés chez les plus de 50 ans (2,6 cas pour 100 000 habitants), soit une nouvelle infection sur six. Ainsi, dans cette population, les taux de nouveaux diagnostics ont augmenté dans 16 pays : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Estonie, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Norvège, Pologne, Roumanie, Slovaquie, République tchèque et Royaume-Uni). Ils ont en revanche diminué au Portugal.
« Les plus de 50 ans sont plus susceptibles d’être diagnostiqués aux stades avancés de l’infection et d’avoir contracté le virus lors de rapports hétérosexuels », expliquent les auteurs. « L’épidémie de VIH évolue vers de nouvelles directions. Des actions de sensibilisation axées sur les populations vieillissantes doivent donc être menées. » Ils insistent notamment sur l’atout que représentent les nouvelles formes de diagnostic comme les auto-tests.

L’ONU dévoile une charte pour lutter contre la discrimination des LGBT en entreprise

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a rendu publique ce mercredi une charte mondiale pour soutenir le monde de l’entreprise dans la lutte contre la discrimination à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) en milieu professionnel.
S’adressant à un public de dirigeants d’entreprises, de militants et de journalistes dans les bureaux de Microsoft à New York, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein, a appelé le secteur privé à jouer son rôle dans la promotion de l’inclusion des personnes LGBTI en milieu professionnel.
« Le changement exige la participation active de toutes les pans de la société – y compris, surtout, du monde de l’entreprise », a-t-il déclaré.
« Les décisions des entreprises, que ce soit en matière de ressources humaines, d’investissement, d’approvisionnement, et même de marketing, peuvent avoir un impact réel, parfois profond, sur les droits de l’homme », a-t-il poursuivi.
La charte du HCDH liste les actions possibles des entreprises pour protéger les droits des personnes LGBTI. Elle inclut la fin de la discrimination sur le lieu de travail, mais aussi dans les opérations commerciales à destination des clients et du public.
Elle encourage les entreprises à défendre les droits des personnes LGBTI dans les pays où elles sont implantées, y compris par la promotion et le soutien aux ONG locales.
« En plus d’être la bonne chose à faire » sur le plan moral, « la défense de l’égalité des droits des personnes LGBTI a aussi un intérêt commercial pour le secteur privé », a noté M. Al Hussein. « Exclure un groupe nous entrave tous. Eliminer la discrimination est la clé pour débloquer les talents et maximiser la productivité », a-t-il souligné.
S’exprimant lors du lancement, le Directeur général d’Accenture Products, Sander van’t Noordende, a jugé la charte « vitale pour les entreprises qui comprennent l’importance d’avoir une ambiance de travail inclusive (…) et veulent savoir par où commencer ».
Il a dit souhaiter que la charte « permette à plus de gens de venir au bureau tels qu’ils sont ».

Marc-Olivier Fogiel va écrire un livre sur la méthode de la GPA qui lui a donné deux petites filles.

Dans une interview donnée à TVMag ce jeudi 28 septembre à la veille de la diffusion sur C8 d’un documentaire qui lui est consacré, Marc-Olivier Fogiel se livre sur un thème qui lui tient particulièrement à cœur.
S’il confirme qu’il ne « fera pas de télé cette année » en accord avec France 3, il affirme qu’il y aura bien une quatrième saison de son émission « Le Divan ». L’animateur va prendre la plume pour écrire un livre. « J’ai besoin de temps pour écrire quelque chose de personnel, un livre sur la GPA .
Père de deux petites filles nées grâce à cette méthode de procréation qui permet à un couple homosexuel d’avoir recours à une mère porteuse pour mettre au monde un enfant pour un tiers, Marc-Olivier Fogiel explique que ce livre « ne sera ni un livre de témoignage ni un livre d’exhibition, mais une enquête écrite par un journaliste qui connaît très bien le sujet ».
« J’entends trop de clichés, de fantasmes, de délires sur la GPA. Le sujet est trop souvent caricaturé, estime-t-il. Cela en devient insultant pour les enfants qui sont issus de ce mode de procréation. Le débat, tel qu’il existe actuellement, me semble tellement loin du quotidien de ces familles qui y ont eu recours et où l’amour prédomine. Familles qui sont hétérosexuelles dans 70 % des cas. La GPA, j’en connais bien les dérives inacceptables, les excès, mais aussi et surtout les belles histoires. Notamment celles de ces femmes qui, dans un cadre très précis et bien délimité, se réalisent dans ce don d’elles-mêmes. Ce ne sera pas un livre de ‘Bisounours’, mais une vraie enquête pour arrêter la machine à fantasmes ».
Cet été, Marc-Olivier Fogiel dit avoir eu un déclic quand il a vu son collègue Stéphane Bern avec son compagnon en couverture de Paris Match. « Je me suis dit que j’aurais dû accepter de faire ça, il y a des années, explique-t-il alors qu’il avait toujours refusé de faire son coming-out en Une des magazines « considérant qu’il n’était pas nécessaire de le faire ».
Si son statut de journaliste lui a « imposé » de ne pas s’engager publiquement dans le débat sur le mariage pour tous en 2013, il juge que le moment est venu d’évoquer sa vie privée.  » Parce qu’il y a trop de gamins qui ont du mal à s’assumer, estime-t-il. Dire simplement la façon dont on vit, ça peut aider les gens. Donc, mon seul engagement, c’est d’arrêter une forme de non-dit me concernant », explique-t-il.

 

le bus CitizenGo contre le genre arrive à Paris

Le bus CitizenGo sera à Paris et en Ile de France du 3 au 8 octobre. Il « vient dénoncer »  l’idéologie du genre, qui d’après les responsables « s’insinue partout et notamment à l’école ».
L’organisation catholique conservatrice Hazte Oir (« Fais-toi entendre ») avait fait circuler fin février dans les rues de Madrid un bus affichant le slogan « Les garçons ont un pénis, les filles ont une vulve. Ne te fais pas avoir ».
Le bus orange avait été saisi début mars par les autorités de la capitale espagnole et la justice avait ouvert une enquête pour déterminer si le slogan constituait un « délit de haine ».
L’association espagnole Citizen GO lance également une pétition sur internet :
«De plus en plus, l’Education nationale utilise des « études de genre » pour lutter contre les inégalités hommes-femmes. Et le résultat, c’est qu’au lieu de lutter contre ces inégalités, l’Education Nationale promeut l’indifférenciation sexuelle : il n’y a plus d’inégalité puisqu’il n’y a plus de différence ! S’il y a indifférenciation des sexes, si le genre n’est qu’une question de culture, alors on peut choisir son sexe. Pour les enfants scolarisés, on brouille donc les repères de base. Les enfants sont en train de bâtir leur personnalité. Ils sont fragiles et perméables aux enseignements qu’on leur donne.
Leur inculquer dès le plus jeune âge qu’être homme ou femme n’est que le résultat d’une culture et que l’on peut choisir, c’est mettre en danger leur construction. C’est un mensonge, mais c’est également un énorme danger pour les enfants. Nous croyons fermement que les enfants n’ont pas à subir des expérimentations d’idéologues pendant la période cruciale de construction de leur personnalité. Il y a un véritable risque de déconstruction de leur personnalité.
C’est pourquoi nous voulons, par cette pétition et par notre bus, faire savoir à tous les parents d’élèves que l’identité des enfants n’est pas un jeu. Et que leur genre n’est pas un choix. On ne devient pas femme : on nait femme. On ne devient pas homme : on nait homme.»