USA : une journaliste virée aprés avoir dénoncée l’expulsion de trois juives à la Dyke March

Trois femmes qui brandissaient des «rainbow flags», les drapeaux arc-en-ciel de la communauté LGBTQ, ont été exclues de la Dyke March ( «marches des lesbiennes» ou «marche des gouines») de Chocago, après qu’un membre du collectif chargé d’organiser la manifestation aurait dit à ces femmes que «les gens ne se sentaient pas en sécurité» à cause des drapeaux et que la marche était «pro-Palestine» et «anti-sioniste».
La journaliste qui a rapporté en premier l’information de l’expulsion de trois femmes juives de la marche Dyke de Chicago a tweeté qu’elle avait perdu son travail à cause de son article.
Dans un tweet publié lundi, Gretchen Rachel Hammond a écrit sur le compte Twitter de la marche Dyke que « vous m’avez attaquée, humiliée et vous m’avez volé mon travail ». Hammond a confirmé à JTA, le même jour, être l’auteure de ce tweet.
Rachel Hammond, qui travaillait pour le journal de la communauté LGBT de Chicago, a été transférée au bureau des ventes après avoir été la première à faire état du fait que trois femmes juives, qui portaient des drapeaux aux couleurs de l’arc en ciel arborant une étoile juive, avaient été expulsées de la marche, le 24 juin.
Les organisateurs de la marche ont expliqué que les femmes avaient été sorties du cortège parce qu’elles portaient des drapeaux rappelant le drapeau israélien à un événement anti-sioniste et qu’elles ont « exprimé de manière répétée leur soutien au sionisme durant des conversations » avec les autres manifestants.
Le 28 juin, un organisateur de la marche a déclaré à Hammond dans un entretien qu’elle et le journal avaient « échoué dans leur mission journalistique ».
Hammond, qui est juive, a indiqué à JTA que, suite à son article, elle avait reçu des douzaines de coups de téléphone anonymes menaçants. Elle a ajouté que l’un de ses interlocuteurs l’avait appelée « youpine » tandis que d’autres lui avaient dit qu’elle perdrait son travail ou qu’elle avait « trahi » la communauté LGBT.
La marche Dyke a été fondée il y a plus de 20 ans en tant qu’alternative de gauche, centrée sur les femmes, à la Gay Pride annuelle de Chicago, que le site de la marche Dyke qualifie d’ »entreprise dominée par les hommes blancs ». La marche se définit comme anti-raciste, non-violente et anti-sioniste. Cette année, elle a attiré environ 1 500 personnes.
La marche Dyke a suscité les critiques pour avoir utilisé des insultes antisémites, tweetant le 13 juillet que « les larmes Zio  (sionistes)  reconstituent mes électrolytes ». Les suprématistes blancs, notamment l’ancien chef du Ku Klux Klan leader David Duke, utilisent ce terme de ‘Zio’ – dérivé du mot ‘Zionist’- comme insulte envers les Juifs.
Le 14 juillet, la marche Dyke a supprimé le tweet et présenté ses excuses, disant qu’elle ignorait « l’histoire violente du terme ».

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