Des WC mixtes au congrès de l’ABF pour “visibiliser les publics” LGBT

Les participants du 63e congrès de l’Association des Bibliothécaires de France, organisé ce week-end à Paris, ont pu voir un panneau invitant à la mixité dans les toilettes publiques.
Ce panneau se veut une invitation à évoquer le sujet de l’accueil des publics LGBT en bibliothèques, par la commission Légothèque de l’ABF.
Créée en 2012, la commission Légothèque était au départ un groupe de travail avant de devenir une commission au sein de l’Association des Bibliothécaires de France, preuve de l’importance des sujets abordés, pour les professionnels. « Son objet est de travailler sur le lien entre les bibliothèques, la construction de soi et la lutte contre les stéréotypes avec trois axes particuliers : l’interculturalité, les questions de genres et d’égalité entre les sexes, et l’orientation sentimentale et sexuelle », nous explique Camille Hubert, qui travaille à la bibliothèque multimédia intercommunale d’Épinal.
Ces thèmes sont abordés selon différents angles par la commission, des collections au bâtiment, en passant par les animations et les services. Outre les interventions en journées d’étude, en conférences et les tables rondes, comme au congrès de l’ABF, la commission Légothèque anime un blog fait de retours d’expérience et de comptes rendus de lectures. En ce moment, elle travaille aussi sur un livre numérique pour l’ENSSIB, École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, qui proposera des textes issus de différentes conférences tenues lors des sommets de l’IFLA sur les bibliothèques LGBT-friendly.
« L’idée n’est pas de mettre des toilettes mixtes partout, car les bâtiments ne permettent pas toujours de le faire, tout simplement », explique Camille Hubert. Cette idée des toilettes mixtes vient d’une initiative américaine en bibliothèque, pour que l’accueil soit le même pour tous, peu importe son identité. « Nous mettons en avant le concept d’inclusion, en nous focalisant sur les besoins particuliers de certaines typologies de publics. C’est important, dans la construction de soi, pour un jeune homo, trans ou lesbienne, de retrouver à la bibliothèque de l’information documentaire pertinente, non stéréotypée, et de la fiction, des livres, des films, qui sont un support d’identification important, quand la société met en avant des modèles hétéronormés », souligne Camille Hubert.
Les professionnels sont généralement sensibles aux questions et sujets que soulève la commission Légothèque, même si certains estiment que la réflexion sur les typologies de public encourage le communautarisme. « Nous avons en France une dimension “universalisme républicain” très forte : on nous répond souvent qu’il faut “parler à tout le monde”. Mais, en réalité, pour “parler à tout le monde”, il faut savoir qui c’est, ce “tout le monde”. Nous avons tous des identités multiples. » ….
A lire sur /www.actualitte.com

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