Suisse: le diocèse de Bâle s’explique sur un poste refusé à un homosexuel

Le refus, début juin, du diocèse de Bâle d’accorder la mission canonique à un agent pastoral, qui avait postulé comme aumônier de clinique psychiatrique, avait été motivé par le fait que le théologien vivait en partenariat enregistré. Le diocèse est pourtant connu pour accorder une attention particulière à ses fidèles homosexuels. Il a ainsi créé, en mai dernier, ‘Arc-en-ciel’, un groupe de travail pastoral à l’intention des chrétiens gay, lesbiennes, bisexuels et trans .
“Les nobles principes cités dans le dépliant d”Arc-en-ciel’ valent-ils simplement le papier sur lequel ils sont écrits?”, se demande ainsi Christian Leutenegger, membre de l’association Adamim, qui défend les droits des personnes homosexuelles engagées dans l’Eglise, dans une lettre envoyée à plusieurs journaux. Il accuse le diocèse de Bâle d’avoir surtout réalisé, avec cette nouvelle pastorale, une opération de communication.
L’agent pastoral fait remarquer que son collègue a été sanctionné parce qu’il vivait dans une union officialisée. Il n’aurait sans doute pas été inquiété si son partenariat n’avait pas été officiel. Il y voit une contradiction avec le fait que l’Eglise promeuve les relations sentimentales sérieuses et de longue durée.
Selon le porte-parole du diocèse de Bâle, Hansruedi Huber, l’institution reconnaît les tensions existant entre les normes de l’Eglises et l’acceptation de l’homosexualité dans la société actuelle. “Ce clivage est une cause de grande souffrance pour Mgr Felix Gmür”, évêque de Bâle, assure Hansruedi Huber. “Notre évêque est très attaché à l’évolution de l’Eglise . La création de la pastorale ‘Arc-en-ciel’ le démontre”.
Le porte-parole souligne cependant que le prélat n’a pas la même marge de manœuvre dans tous les secteurs. Même s’il peut s’engager sur certains changements de normes, il est obligé de garantir l’application du droit canonique en vigueur. Hansruedi Huber note qu’il en va de même pour la promotion des femmes dans l’Eglise. “Dans le diocèse de Bâle, il y a par exemple des femmes dans tous les secteurs de direction. Le fait qu’il n’y ait pas de femmes prêtres ne dépend pas d’un simple ‘changement d’étiquette’, mais implique un processus engagé au sein de l’Eglise au niveau mondial, qui n’a pas encore abouti”.

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