L’association tunisienne Shams honorée à Paris

L’association Shams, défendant les droits des homosexuels, a reçu, mardi 13 juin 2017, la grande médaille de la ville de Paris pour son action en faveur des droits des LGBT.
Le président d’honneur fondateur de Shams-Tunisie, Yadh Krendel, a été reçu à l’Hôtel de ville par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui lui a remis cette distinction.
Yadh Krendel a remercié dans une allocution toutes les personnes ayant apporté leur soutien à l’association, notamment, madame la maire de Paris, Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Ile-de-France, Mounir Baatour président exécutif de Shams-Tunisie et son directeur exécutif, Bouhdid Belhadi, et toute leur équipe et les militants, qui opèrent depuis janvier 2015, malgré toute la pression que l’on connait en Tunisie, ainsi que Shams-France, pour son soutien inconditionnel à toutes les associations qui luttent pour les droits des personnes LGBTI dans toute la région Mena (Middle East and North Africa).
«Le soutien de la Ville de Paris dénote l’attachement et l’engagement de cette belle ville de tolérance et aussi celui de la France pour le respect des droits humains quels qu’ils soient dans le monde. Il s’agit là d’un soutien historique pour les mouvements LGBT en Tunisie et aussi dans le reste de la région et aussi du monde», a-t-il souligné.
Le fondateur de Shams a rappelé qu’en Tunisie, 42 personnes ont été arrêtées sur la base de leur orientation sexuelle, depuis le début de l’année.
« 42 arrestations depuis le début de l’année. Les article 226, 226 Bis et 230 du code pénal tunisien font toujours des victimes chez les lesbiennes, les gays, les bi et les trans dans ce paus qui a connu la fameuse Révolution du Jasmin. Cette fameuse révolution où tout un peuple à demandé à l’unisson du travail, de la liberté et de la dignité.
Depuis sa création le 23 janvier 2015, Shams Tunisie s’est engagée à ouvrir un débat sociétal, lutter pour la reconnaissance des droits des minorités sexuelles et de genre sans oublier les personnes séropositives. Deux ans après, nous avons parcouru un long chemin qui reste cependant négligeable par rapport à celui qui reste. Nous avons fait et continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir et aider ces minorités sur le terrain. »
«Les articles 226, 226 Bis et 230 du code pénal tunisien font toujours des victimes chez les lesbiennes, les gays, les bi et les trans dans ce pays qui a connu la Révolution du Jasmin. Cette fameuse révolution où tout un peuple à demandé à l’unisson du travail, de la liberté et de la dignité», a-t-il rappelé.

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