« L’homosexualité expliquée scientifiquement »:quand on tente de lutter contre l’homophobie par la science

Maxime Déchelle, alias Max Bird sur YouTube, veut lutter contre les clichés sur l’homosexualité, en expliquant que ce n’est ni contre-nature, ni une « déviance moderne ».
Il a tente d’expliquer qu’un enfant élevé par deux parents du même sexe ne deviendra pas nécessairement gay plus tard.
Seulement, l’un de ses arguments, destiné à prouver que l’homosexualité n’était pas un choix, provoque quelques polémiques
Ce dernier se base sur les travaux d’un biologiste, nommé Jacques Balthazart, un homme dont Max Bird dit dévorer les bouquins. « Il explique que la majorité des animaux mâles, au stade embryonnaire périnatal, donc juste avant de naître, connaissent un pic de testostérone à un moment bien précis. Il va déclencher le développement d’un noyau dans le cerveau, décrit le youtubeur. Les femelles n’ont pas ce pic, leur noyau ne se développe donc pas. Les mâles, avec leur grand noyau, seront attirés chimiquement par les hormones femelles, et inversement. Mais chez certains mâles, le noyau reste petit. A l’âge adulte, ils seront attirés vers les hommes. »
Concernant les femelles, leur homosexualité pourrait s’expliquer par « un surplus de testostérone embryonnaire ». Une théorie bien pratique, qui permettrait de créer par exemple « des souris homosexuelles, et des souris hétérosexuelles ». Et, miracle… cela marcherait aussi avec les humains. A en croire les commentaires sous la vidéo, cette théorie aurait éveillé la curiosité de certains internautes
La vidéo, vue plus de 600 000 fois, a depuis sa publication été vivement critiquée par des spécialistes, qui pointent du doigt une « simplification fallacieuse ».
Pour Odile Fillod, chercheuse indépendante en sociologie des sciences et spécialiste des questions de sexe et de genre, il s’agirait même d’un « désastre ». Au magazine Neon, elle explique ainsi que « sous couvert de vulgarisation, Max Bird prend une hypothèse douteuse, en fait une caricature incompatible avec l’état des connaissances scientifiques, et la présente comme un fait établi. »
Selon la spécialiste, personne n’aurait pour l’instant trouvé de « cause » à l’homosexualité. Le fait d’aimer tel ou telle ne dépendrait « d’aucun facteur biologique prénatal ou inné ». Comme elle le rappelle, tout être humain naît ainsi « équipé d’une disposition naturelle à être attiré par des personnes des deux sexes. »

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