la bibliothécaire suspendue pour avoir défendu un livre sur l’homoparentalité obtient réparation

Le tribunal administratif de Lille a annulé la mise à pied d’une agent de La Madeleine (Nord), qui avait critiqué l’attitude de la municipalité, défavorable à la mise à disposition sur un présentoir de la médiathèque d’un ouvrage sur l’homoparentalité, destiné aux enfants, suivant les recommandations du rapporteur public.
La ville, dirigée par Sébastien Leprêtre (élu Les Républicains), proche de François Fillon, devra dédommager à hauteur de 1.500 euros la fonctionnaire sanctionnée, qui en avait appelé à la justice, a ordonné la juridiction dans sa décision du 14 mars, communiquée à la presse jeudi.
« Tango a deux papas, et pourquoi pas? », le livre est tiré d’une histoire vraie,  « Cette histoire est issue d’un fait divers…En 1998, Roy et Silo – deux mâles manchots à jugulaire – sont accueillis par le zoo de Central Park à New York. Les gardiens et les soigneurs remarquent vite qu’ils passent tout leur temps ensemble. Lorsque la période des amour arrive, ils ne se quittent pas davantage…Un oeuf laissé à l’abandon par un autre couple va être l’occasion pour Roy et Silo de le couver. Tango va naître, entourée de ses deux papas.Cette anecdote se révèle être un charmant prétexte pour parler de l’homoparentalité. Dans un monde en pleine mutation où les modèles familiaux évoluent, la jolie histoire de Roy et Silo permet d’évoquer avec les enfants un sujet aussi passionné que controversé. Avoir deux papas ou deux mamans, et pourquoi pas ?  »
Lors d’une réunion fin 2014, la directrice générale des services avait rappelé sa consigne de discrétion sur la présentation au public « d’ouvrages dits ‘sensibles' », expose le tribunal.
Au cours de la discussion, l’animatrice de la médiathèque aurait, selon la municipalité, traité le maire d' »homophobe » et estimé que « même à Hénin-Beaumont, on ne demande pas ça ».
Trois semaines après, l’animatrice avait été exclue temporairement pour trois jours, puis son recours auprès de la ville contre cette mesure rejeté. Mais, selon le juge, « il ressort des attestations, circonstanciées et concordantes sur ce point, des six collègues (de l’intéressée), présents à la réunion, que celle-ci n’a pas qualifié d’homophobe la personne du maire, mais a fait état de ce que la consigne donnée pouvait être apparentée à une mesure homophobe ».
Les faits reprochés ne sont donc « pas établis », a considéré le tribunal. (Ell-ico.com)

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