Ian Brossat poursuit en justice les auteurs de tweets homophobes

ian brossatIan Brossat, adjoint PCF à la Mairie de Paris et élu ouvertement gay, a reçu pendant de deux ans environ sur son compte Twitter des tweets homophobes : »Pas de respect pour ces choses indiforme [sic.], non humaine, 2 cerveaux dans le calbard… Jlaisse pas le pouvoir aux chiens. Elu pd pouvoir danger. Le jour où jte plie ta seule gueule de petite trainée, c’est avec mes mains…Tu te fais enfiler comme un clebs, tu te crois normal sale mysogine ?
C’est pourquoi il a décidé de porter plainte contre les auteurs
Deux personnes, un homme et une femme, identifiés par leur compte Twitter, ont ainsi appelées à comparaître mercredi après-midi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour injures publiques à caractère homophobe.
Les deux accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et 22.500 euros d’amende.
Il entend se battre « pour tous ceux qui, victimes d’insultes et d’agressions racistes ou homophobes, ne peuvent se défendre ».
« Au-delà de mon cas personnel, je souhaite que ce procès envoie un signal pour les centaines d’anonymes qui, sur les réseaux sociaux, ont reçu le même genre d’insultes et n’ont pas souhaité ou n’ont pas pu réagir. À ceux qui subissent, aujourd’hui encore – et mêmeen plein Paris – des menaces, des intimidations, des injures, des coups, des blessures. Que ces faits apportent un démenti cinglant à tous ceux qui veulent revenir sur le mariage pour tous, à ceux qui prétendent que l’homophobie appartient au passé, qu’elle n’existe plus et que les personnes LGBT devraient cesser de se plaindre et de revendiquer », écrit-il.
« Poursuivre les auteurs d’insultes ou d’agressions homophobes devant les tribunaux ne suffira pas à éradiquer la violence homophobe », relativise pourtant Ian Brossat. « Pour y arriver, donner plus de droits aux LGBT et aux couples est une nécessité. Lancer une réelle politique de lutte contre les discriminations, à l’échelle nationale, est indispensable. Car sur ce sujet comme sur tous les autres, si nous reculons, c’est la haine qui avance ».
Le parquet a requis mercredi deux et trois mois de prison avec sursis contre les deux auteurs des tweets. Jugement le 22 février.

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