Egypte : persécution pour les homosexuels

gay egypteLes jeunes homosexuels, bisexuels et les trans vivent un enfer en Égypte, harcelés par la police du régime militaire, jusque sur les applications de rencontre.
Les jours passent et se ressemblent, terribles. Harcelés par la police des mœurs, les hommes bi et homosexuels, ainsi que les trans d’Égypte se cachent, se terrent et parfois se voient obligés de quitter le pays. Cette répression s’est accentuée, paradoxalement, depuis le printemps arabe et surtout la prise de pouvoir du général Abdelfattah Al-Sissi en 2013.
Au point que, pour plusieurs, la vie était paradoxalement plus facile pour les bi et les homosexuels, sous le régime autoritaire de l’ancien président Hosni Moubarak. «Il n’y avait pas de campagne officielle d’arrestation et de contrôle, ce qui est le cas maintenant», explique au site Slate Dalia Abdel Hameed, chercheuse à l’Initiative égyptienne pour les droits des personnes au New York Times. Mais désormais la police fait tout pour arrêter les gais et les femmes trans».

52 personnes accusées d'avoir eu des relations homosexuelles, au Caire, le 14 novembre 2011. REUTERS/Aladin Abdel Naby

52 personnes accusées d’avoir eu des relations homosexuelles, au Caire, le 14 novembre 2011. REUTERS/Aladin Abdel Naby

Sans revenir sur ses positions sur l’homosexualité, le grand mufti d’Égypte Shawki Allam s’est pourtant déclaré opposé à toute forme de violence sur les personnes LGBT. «Nous vivons dans un système gouverné par la loi et nous devons le respecter», a-t-il d’ailleurs déclaré début août au Südddeutsche Zeitung, repris par le journal Egyptian Streets. «Même si l’homosexualité est un péché, cela ne donne le droit à personne de porter atteinte à un autre». Le religieux évoquait notamment l’attentat homophobe d’Orlando, qui avait fait cinquante morts en juin.
Avec l’élection du président Mohammed Morsi, la période de transition islamiste de l’Égypte n’a pas donné lieu à une répression forte de l’homosexualité. La police avait d’autres choses à traiter et ne s’occupait pas des bars du Caire où se mélangeait la population. Mais tout a changé à l’automne 2013, lorsque le couvre-feu assuré par la police a cédé à sa place à la surveillance militaire, expliquait récemment au New York Times Scott Long, un activiste des droits de l’Homme vivant en Égypte depuis de nombreuses années. Surtout depuis que les Égyptiens ont pris conscience de leur sexualité, longtemps cachée.
Techniquement, aucune loi n’interdit l’homosexualité en Égypte. Mais depuis 2013, au moins 250 lesbiennes, gais, bi et trans ont été arrêtés et inculpés pour «débauche récurrente», un motif inventé à l’origine pour condamner la prostitution. Les sentences vont jusqu’à douze ans de prison. Même les applications de rencontres ne sont plus sûres, car la police les utilise souvent pour attirer et arrêter les personnes qu’elle cible. Les photos de nus envoyées sur l’application servent ensuite de pièces à conviction.
Source : http://www.slateafrique.com

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