Suede : le clip gay du groupe EF

-Hiraeth-Ef« Hiraeth », la vidéo du nouveau single du groupe suédois Ef est magnifique : On y voit un métis (Simon Rodriguez) et un arabe (Alexander Abdallah) s’aimer, se déchirer, se quitter…
« Nous ne voulions pas faire l’habituelle vidéo post-rock mystérieuse où l’on voit quelqu’un dans une forêt, trébucher au ralenti sans raison. Nous voulions quelque chose de plus concret. Quelque chose d’aussi peu orthodoxe que peut l’être une histoire d’amour. La chanson parle d’une personne à l’esprit très perturbé, qui est seul, le cœur brisé. Une personne qui est persuadé que le monde vaut mieux sans elle. Une sacrée prise de tête, n’est-ce pas ?! Nous voulions avoir deux hommes, chacun ayant une origine ethnique différente, afin de montrer que l’amour et la passion n’ont pas de limites. La vidéo montre les hauts et les bas, les ténèbres et la lumière d’une relation. La passion romantique et la rupture douloureuse, c’est quelque chose que nous sommes tous susceptibles de connaître un jour.» explique Niklas Åström, du groupe Ef

Grande Bretagne : L’Eglise anglicane face aux opposants à l’ouverture à l’homosexualité

peter sanlonLes représentants d’une douzaine de paroisses anglicanes de zones rurales de l’Angleterre s’apprêtent à se réunir à Tunbridge Wells dans le Kent, cette semaine, pour créer un « synode de l’ombre » attaché au maintien de l’enseignement traditionnel chrétien sur l’homosexualité.
Cette rencontre sera animée par le prêtre Peter Sanlon de l’église Saint Mark du diocèse de Rochester, dans le Kent. Ce dernier a expliqué au Telegraph :
Si les dignitaires de l’Eglise d’Angleterre diluent les enseignements bibliques de l’Eglise d’Angleterre sur des questions essentielles comme celle de l’homosexualité, ce synode pourrait évoluer vers une nouvelle juridiction anglicane en Angleterre. (…) Ma principale inquiétude est effectivement de voir l’Eglise d’Angleterre abandonner ses missions. Un partenariat avec des Eglises qui promeuvent cela n’est pas possible, notamment avec celles qui soutiennent l’ambiguïté dans l’enseignement de la sexualité.
Ces « traditionalistes » anglicans affirment ne pas avoir l’intention de se séparer dans l’immédiat de la hiérarchie de l’Eglise d’Angleterre mais ils ne cachent pas leur volonté de créer des structures « embryonnaires » utilisables à cette fin si l’Eglise « établie » accentue son orientation libérale.
L’ouverture du mariage aux homosexuels a provoqué une scission parmi les 80 millions de membres de la communion anglicane à travers le monde : des communautés se sont séparées aux États-Unis et au Canada après l’ordination d’« évêques » ouvertement gays.
Ces dissensions au sein de l’Eglise d’Angleterre sont apparues au moment de l’adoption du mariage pour tous au Royaume-Uni. En effet, la loi laissait la possibilité aux religions de célébrer ou non des mariages religieux. Cependant, une exception a été prévue pour l’Eglise d’Angleterre – la seule à avoir le statut de religion d’Etat dans le pays – qui n’était pas obligée de célébrer des mariages homosexuels et ne pouvait être poursuivie pour discrimination, ce qu’elle redoutait.
Au sein de l’Eglise d’Angleterre, de nombreuses voix se sont élevées contre cette disposition, la jugeant rétrograde voire discriminatoire. En effet, l’Eglise d’Angleterre autorise les prêtres hétérosexuels à se marier mais pas les prêtres homosexuels qui ne peuvent que s’unir civilement, tout en devant rester chaste. D’autres positions sont ambiguës. Ainsi, depuis 2013, l’Eglise d’Angleterre a autorisé les prêtres homosexuels à être ordonnés évêques à condition de demeurer célibataires. Enfin, les femmes peuvent devenir prêtres mais pas évêques.
Pour l’heure, leur alliance se veut une « Eglise dans l’Eglise », mais ces anglicans conservateurs n’excluent pas la pleine séparation avec la hiérarchie anglicane si, par exemple, l’Eglise d’Angleterre se mettait à proposer des cérémonies de bénédiction pour les unions des couples de même sexe, question sur laquelle devraient se pencher ses « évêques » dans les mois à venir.
Avec ou sans la bénédiction de cette hiérarchie, les frondeurs attachés aux enseignements traditionnels entendent discuter de la fondation de nouvelles structures anglicanes, dans une démarche qui passerait par l’étape cruciale du refus de subventionner l’Eglise anglicane établie : le fruit des quêtes dans les paroisses concernées serait conservé pour financer leurs propres activités « missionnaires ».
Selon le correspondant religieux du Telegraph, John Bingham, les pourparlers devraient également porter sur le rattachement à un réseau de congrégations qui ne font pas partie de l’Eglise Angleterre, notamment au sein d’une alliance puissante d’évêques anglicans étrangers, Africains pour un grand nombre d’entre eux.
Leur initiative intervient alors que l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, vient de dire qu’il est « constamment consumé par l’horreur » à la pensée du traitement par l’Eglise d’Angleterre des personnes gays et lesbiennes. Interpellé au festival chrétien de Greenbelt en cette fin de semaine, il a répondu à l’interpellation d’un homosexuel sur l’éventualité d’une bénédiction de son partenariat civil qu’il n’avait « pas de bonne réponse » mais que cette question l’empêchait régulièrement de dormir.
Un sondage réalisé par YouGov en début d’année montre que 43% des Anglicans interrogés considèrent que le mariage entre personnes de même sexe est « bon » quand 35% d’entre eux le jugent « mauvais » ; une tendance qui s’est inversée en 3 ans.

Fronteras

fronteras

Titre original : A escondidas
Titre international : Hidden Away
Titre français : Fronteras
Réalisation : Mikel Rueda (eu)
Scénario : Mikel Rueda
Avec : Germán Alcarazu, Adil Koukouh, Joseba Ugalde, Moussa Echarif
Sociétés de production : Baleuko et Bitart New Media
Sociétés de distribution : Vertigo Films (en) (Espagne) ; Outplay (France) ; TLA Releasing (en) (USA)
Pays d’origine : Espagne
Langues originales : espagnol et arabe
Durée : 96 minutes
Dates de sortie :
Espagne : 22 mars 2014 (Festival du cinéma espagnol de Malaga) ; 10 octobre 2014 (limitée)
France : 18 mars 2015 (Festival du cinéma espagnol de Nantes) ; 31 août 2016 (nationale)

Synopsis : Rafa est un adolescent espagnol de 14 ans presque comme les autres : il va au lycée, traine avec ses amis, sort en boite… Ibrahim, lui, a une vie plus compliquée. Marocain, sa présence est illégale sur le territoire, et il vient d’apprendre qu’il sera expulsé dans quelques jours. Leur rencontre, un soir dans un club, va changer leur destin. Rafa va tout faire pour aider Ibrahim à rester en Espagne.

Mikel Rueda ne choisit pas la facilité en traitant de front immigration et homosexualité dans une Espagne, et au-delà toute l’Europe et le monde, touchés par des flux migratoires sans précédent et une homophobie de plus en plus revendiquée par ses partisans, allant jusqu’au meurtre, voire de masse (fusillade d’Orlando du 11 juin). « Fronteras » prend d’autant plus de sens que ses protagonistes sont jeunes. Le cinéaste les situe à l’avant-garde de revendications libertaires en butte à un conservatisme dominant incarné non pas par les adultes, mais par leurs congénères du même âge.
Le propos fait montre d’une grande délicatesse en le traitant à un âge où se cristallisent les sentiments, émotions, empathie, répulsions et pulsions formatrices : compassion, amitié, amour, sexualité… Rafa, collégien espagnol de 14 ans et Ibra, Marocain clandestin de 16 ans, vont en faire l’expérience, mais aussi ceux qui les entourent, dans l’établissement scolaire et le club de water-polo qu’ils fréquentent. La découverte par Rafa de son homosexualité quand ses camarades le poussent dans les bras de la jolie et engageante Marta et l’attirance latente entre les deux amis sont traitées avec tact en traduisant à l’image, sans mots, des bouleversements intérieurs puissants.
source :http://culturebox.francetvinfo.fr/

Egypte : persécution pour les homosexuels

gay egypteLes jeunes homosexuels, bisexuels et les trans vivent un enfer en Égypte, harcelés par la police du régime militaire, jusque sur les applications de rencontre.
Les jours passent et se ressemblent, terribles. Harcelés par la police des mœurs, les hommes bi et homosexuels, ainsi que les trans d’Égypte se cachent, se terrent et parfois se voient obligés de quitter le pays. Cette répression s’est accentuée, paradoxalement, depuis le printemps arabe et surtout la prise de pouvoir du général Abdelfattah Al-Sissi en 2013.
Au point que, pour plusieurs, la vie était paradoxalement plus facile pour les bi et les homosexuels, sous le régime autoritaire de l’ancien président Hosni Moubarak. «Il n’y avait pas de campagne officielle d’arrestation et de contrôle, ce qui est le cas maintenant», explique au site Slate Dalia Abdel Hameed, chercheuse à l’Initiative égyptienne pour les droits des personnes au New York Times. Mais désormais la police fait tout pour arrêter les gais et les femmes trans».

52 personnes accusées d'avoir eu des relations homosexuelles, au Caire, le 14 novembre 2011. REUTERS/Aladin Abdel Naby

52 personnes accusées d’avoir eu des relations homosexuelles, au Caire, le 14 novembre 2011. REUTERS/Aladin Abdel Naby

Sans revenir sur ses positions sur l’homosexualité, le grand mufti d’Égypte Shawki Allam s’est pourtant déclaré opposé à toute forme de violence sur les personnes LGBT. «Nous vivons dans un système gouverné par la loi et nous devons le respecter», a-t-il d’ailleurs déclaré début août au Südddeutsche Zeitung, repris par le journal Egyptian Streets. «Même si l’homosexualité est un péché, cela ne donne le droit à personne de porter atteinte à un autre». Le religieux évoquait notamment l’attentat homophobe d’Orlando, qui avait fait cinquante morts en juin.
Avec l’élection du président Mohammed Morsi, la période de transition islamiste de l’Égypte n’a pas donné lieu à une répression forte de l’homosexualité. La police avait d’autres choses à traiter et ne s’occupait pas des bars du Caire où se mélangeait la population. Mais tout a changé à l’automne 2013, lorsque le couvre-feu assuré par la police a cédé à sa place à la surveillance militaire, expliquait récemment au New York Times Scott Long, un activiste des droits de l’Homme vivant en Égypte depuis de nombreuses années. Surtout depuis que les Égyptiens ont pris conscience de leur sexualité, longtemps cachée.
Techniquement, aucune loi n’interdit l’homosexualité en Égypte. Mais depuis 2013, au moins 250 lesbiennes, gais, bi et trans ont été arrêtés et inculpés pour «débauche récurrente», un motif inventé à l’origine pour condamner la prostitution. Les sentences vont jusqu’à douze ans de prison. Même les applications de rencontres ne sont plus sûres, car la police les utilise souvent pour attirer et arrêter les personnes qu’elle cible. Les photos de nus envoyées sur l’application servent ensuite de pièces à conviction.
Source : http://www.slateafrique.com

Canada : des écoles privées chrétiennes refusent encore d’être inclusive pour les élèves LGBT

brian-coldwellUn pasteur de Spruce Grove, une cité de la banlieue d’Edmonton en Alberta, au Canada, n’a pas l’intention de se plier à la demande du ministère de l’Éducation et d’établir une politique inclusive pour les élèves LGBT dans les deux écoles privées de confession chrétienne qu’il dirige.
« J’ai un devoir en tant que pasteur de protéger le troupeau de Dieu », dit-il. « Il n’y a aucune façon que je vais laisser des activistes gays remettre en question nos ministères, la liberté de religion et corrompre et confondre nos enfants. »
Le pasteur refuse donc de respecter les instructions du ministre de l’Éducation, qui a demandé aux conseils scolaires de la province d’élaborer des politiques inclusives pour les élèves LGBT avant le 31 mars dernier. Le ministre avait alors dit que des consultants seraient embauchés pour aider les conseils scolaires qui peinent à élaborer une politique.
Brian Coldwell répond que le ministre David Eggen n’a pas le droit de s’ingérer dans ses écoles, qui reçoivent entre 60 et 70 % de leur financement de la province.
Il ajoute que l’intimidation n’est pas tolérée dans les deux écoles privées, Meadows Baptist Academy et Harvest Baptist Academy, mais que les élèves qui ne sont pas d’accord avec ses valeurs peuvent fréquenter d’autres établissements.
Le ministre de l’Éducation a précisé que toutes les écoles doivent respecter la Loi sur les écoles de l’Alberta, mais n’a pas voulu préciser les conséquences possibles pour les conseils scolaires qui refusent de le faire.

USA : Colton Haynes reçoit le Visibility Award

Colton-HaynesColton Haynes a reçu, ce week-end à Seattle un prix très spécial de la part de l’organisation « Human Rights Campaign », le Visibility Award de l’organisation pour sa façon d’inspirer d’innombrables jeunes de la communauté LGBTQ à travers les États-Unis et dans le monde.
Et Colton Haynes n’a pu retenir ses larmes lors de son discours. « On m’a demandé de jouer tellement de rôles en tant qu’acteur mais ce soir, je peux enfin être moi-même pour la première fois. Et c’est incroyable ».
Il a ensuite parlé de son enfance au Kansas puis il est revenu son coming-out qu’il a fait en mai dernier dans une interview pour Entertainment Weekly. Il a ajouté que si beaucoup de personnes savaient qu’il était homosexuel, pour d’autres c’était une réelle surprise. Il dit que d’être gay n’a jamais été une décision qu’il a faite mais que c’est, ce qu’il est.
« Je me sens mal d’avoir menti pendant autant de temps mais on m’a dit que je ne serais jamais populaire. Quand tu es jeune dans ce métier, les gens profitent de toi et ils te disent que tes rêves deviendront réalité », a-t-il dit dans une interview pour le magazine « Out ».
Après une longue absence, Colton Haynes sera de retour dans la cinquième saison inédite de « Arrow », diffusée à partir du mercredi 5 octobre 2016 sur la chaîne The CW. Il avait fait sa première apparition à la fin de la saison 1 et a eu une relation amoureuse avec Thea Queen (Willa Holland).

USA: le bachelor gay

01Finding Prince Charming, autrement dit A la recherche du Prince Charmant, est la nouvelle émission de téléréalité gay qui sera diffusée dès le 8 septembre aux Etats-Unis sur la chaîne de télévision Logo et qui sera présentée par le chanteur Lance Bass.
Robert Sepulveda Jr, le designer d’intérieur de 33 ans dont nous avions fait la connaissance il y a quelques semaines est le héros de cette aventure .
C’est la toute première fois qu’une télé-réalité est entièrement consacrée aux hommes cherchant l’amour… avec d’autres hommes !
Ce Bachelor s’appelle Robert Sepúlveda et est né le 11 février 1983 sur l’île de Puerto Rico. C’est un activiste LGBT . Il est à l’origine des passages piétons aux couleur du raimbow flag à Atalanta.
Le principe de l’émission est basée sur celui du Bachelor : treize prétendants vont se battre pour conquérir le cœur d’un homme riche
On ne sait rien sur celui qui a été choisi, même si le show est déja enregistré .
On a appris que parmi les 13 prétendants, un des hommes était séropositif .

Suisse : Pour améliorer la santé des hommes gays et bisexuels, il faut dépasser le VIH

morbiditéLes 18 et 19 aout dernier, la Haute Ecole du travail Social d’Olten accueillait la conférence « Transgressing Boundaries and the Intersection of Sexualities in Social Work ». Organisée par le Sexuality and Social Work Interest Group, elle réunissait des professionnels du secteur, des étudiants et des chercheurs. Dialogai, invitée pour proposer l’une des quatre key notes, présentait sa vision de la santé des hommes gays et bisexuels : dépasser le VIH/IST pour promouvoir une approche préventive et globale.
La santé des gays ne se résume pas aux VIH/IST
Depuis les études menées dans le cadre du projet santé gaie dans les années 2000, Dialogai a démontré que le VIH et les infections sexuellement transmissibles ne sont qu’un aspect à prendre en considération pour agir sur la santé des hommes gays et bisexuels. Si leurs prévalences restent élevées dans la communauté et qu’une infection peut encore conduire à des traitements contraignants, d’autres leviers peuvent être actionnés pour améliorer la santé d’une population moins bien lotie que les hétérosexuels dans quasiment tous les domaines. ( …)
Les hommes gays et bisexuels de Genève sont en plus mauvaise santé que les hommes de la population générale dans la plupart des domaines de santé.
La santé mentale : priorité sans bonnes pratiques
En Suisse, les acteurs publics de la santé reconnaissent que la santé mentale doit devenir une priorité. Les autorités fédérales sont en train de définir les premières stratégies nationales en matière de santé mentale et de prévention du suicide. En 2009, Dialogai et Lestime, exploitant les résultats de l’enquête santé gay, mettaient en place le projet Blues-out qui alliait une information en ligne à des actions de sensibilisation dans la scène LGBT pour informer et prévenir la dépression et le suicide. Aujourd’hui, le défi est d’actualiser ce type d’outil à l’environnement des réseaux sociaux et à l’essoufflement de la scène ; un défi, car aucun inventaire des bonnes pratiques n’a jamais été établi, même si des modèles se démarquent comme par exemple, la campagne Beyond blue en Australie.
A Checkpoint Genève, l’extension des prestations à la santé mentale est un succès. En moins d’un an, les consultations de psychiatrie et les psychothérapies ont rencontré leur public et répondent visiblement à une attente de la communauté. Mais, il n’est pas possible pour Dialogai d’en rester là car l’idéal de l’association est d’éviter aux homosexuels d’avoir des raisons de consulter : prévenir plutôt que guérir. Ces nouvelles prestations ne sont donc qu’un aspect de la réponse aux problématiques de santé mentale : celles-ci doivent être complétées par des actions de promotion de la santé dans la communauté.
La même logique devrait s’appliquer à tous les problèmes de santé auxquels les homosexuels sont exposés. Il se pose alors la question des acteurs à mobiliser. En effet, si les associations VIH, nombreuses et efficaces dans la communauté homosexuelle, sont une bonne base sur laquelle développer de nouvelles prestations de santé, la promotion de la santé et du bien-être demande de dépasser les réflexes liés à la prévention dans le domaine de la santé sexuelle et de développer de nouvelles synergies.

source : dialogai.org

USA : un pasteur homophobe en prison pour pédophilie

pasteur pedophileKenneth Adkins, le pasteur qui avait déclaré que les victimes d’Orlando “ont eu ce qu’elles méritaient”, est accusé de pédophilie. Il a été arrêté par le bureau fédéral de l’Etat de Géorgie vendredi dernier .
Il est accusé par un jeune homme membre de sa congrégation d’attouchements sexuels. Les faits remonteraient à 2010, selon la police.
De son côté, la femme du pasteur Charlotte Adkins a pointé du doigt la santé mentale du garçon.“Ken et moi l’avons traité comme s’il était de la famille. C’est quelqu’un de profondément perturbé, mais nos pensées et nos prières vont à lui même maintenant”, a-t-elle déclaré au Florida Times-Union.
Au moment de la tuerie d’Orlando, qui a fait 49 morts et 53 blessés le 12 juin dernier, l’homme d’église de 56 ans, qui est également une figure politique de Jacksonville, s’était fait remarquer. Le pasteur estimait que les victimes “ont eu ce qu’elles méritaient”.
“J’ai vécu tant de choses avec ces homosexuels de Jacksonville que je ne les vois pas comme des victimes. Elles ont eu ce qu’elles méritaient”, avait-il publié sur son compte Twitter, depuis rendu privé.

Perpignan: exposition «Ekfire, les demi-morts » au couvent des Minimes

B., un transgenre, vit de prostitution et prend régulièrement différents stupéfiants pour supporter son existence marginalisée. Kigali, Rwanda. B., a transgender person, works as a prostitute and takes drugs to help cope with life on the fringe of society. Kigali, Rwanda. © Frédéric Noy / Cosmos Photo libre de droit uniquement dans le cadre de la promotion de la 28e édition du Festival International du Photojournalisme "Visa pour l'Image - Perpignan" 2016 au format 1/4 de page maximum. 
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B., un transgenre, vit de prostitution et prend régulièrement différents stupéfiants pour supporter son existence marginalisée. Kigali, Rwanda.
B., a transgender person, works as a prostitute and takes drugs to help cope with life on the fringe of society. Kigali, Rwanda.
© Frédéric Noy / Cosmos

Avoir des relations sexuelles entre adultes de même sexe est considéré comme un délit, voire un crime, dans 77 États du monde. C’est ce qu’Amnesty International appelle l’homophobie d’État. En Afrique, où plus de trente pays disposent de lois répressives, l’homosexualité est ignorée, instrumentalisée ou stigmatisée par des gouvernements arguant que la population ne veut pas de « ces gens-là » pour des raisons culturelles. Ce serait une pratique déviante importée d’Occident, totalement étrangère au continent africain.
Depuis des années, Frédéric Noy documente la vie des LGBTI dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est où, quelle que soit la législation en vigueur, la mort sociale guette les membres de cette communauté. Lors d’un rassemblement saluant l’avènement d’une loi anti-gay, le président ougandais Yoweri Museveni a qualifié les homosexuels d’ekifire : les demi-morts, en luganda (famille des langues bantoues).
Plus de 30 des 77 États du monde qui condamnent encore l’homosexualité sont africains. Ce qu’Amnesty International appelle «l’homophobie d’État». Frédéric Noy s’est intéressé au Burundi, au Rwanda et à l’Ouganda. Trois pays au «contexte géopolitique commun pour pouvoir comparer leurs situations légales». Qui sont différentes.
Ainsi les LGBTi (pour «Lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels et intersexuels ») encourent-ils deux ans de prison au Burundi, «rien» au Rwanda et la prison à vie en Ouganda. Pays qui a dû renoncer, «pour vice de forme», raconte Frédéric Noy, à sa loi «Kill the gay » qui condamnait donc les LGBT à la peine de mort.
C’est à nouveau la «loi antisodomie», mise en place en 1950 par les Anglais, qui est en vigueur, «les lois anti-gays viennent souvent de l’empire colonial britannique», note Frédéric Noy. «Va déterrer ta mère et demande-lui qui est ton père, y a pas d’homosexuels ici » «Néanmoins il n’est pas question de faire des victimes de ces gays, insiste le photographe. Ils existent, ils sont là et j’ai voulu montrer ce que ça veut dire dans la vie de tous les jours. Et montrer la minorité LGBTi dans son ensemble, activistes ou “lambda”, cette minorité m’a particulièrement intéressé parce qu’elle est la seule qui ne peut pas faire disparaître sa différence. L’identité sexuelle peut être masquée mais pas changée.»
Après cinq ans de travail sur le sujet, le photographe le confirme : «L’homosexualité est le tabou ultime sur le continent africain. Il y a consensus sur les droits humains en Afrique, les droits des gays en font partie mais là, il y a rupture du consensus. Le président ougandais a par exemple déclaré qu’il fallait égorger les homosexuels». C’est pourtant en Ouganda que se sont déroulées quatre gay pride.
Pas de quoi espérer selon Frédéric Noy : «Les photos exposées sont celles de la gay pride de 2015 car il n’y en a pas eu cette année, il y a eu des arrestations pendant les préparatifs. La chape de plomb est retombée. Les sociétés africaines ne sont pas prêtes à accepter les LGBTi».
Comme en témoigne une photo de l’expo dont la légende évoque un père disant à son fils homosexuel: «Va déterrer ta mère et demande-lui qui est ton père parce qu’y a pas d’homosexuels dans ma famille».
«Ekfire, les demi-morts », au couvent des Minimes. Perpignan